Auteur Sujet: Partager entre l'envie de justice et la peur des représailles  (Lu 428 fois)

Femme de valeur

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Bonjour,

J'ai envie de porter plainte pr que justice me soit rendu et que je puisse enfin être reconnu en temps que victime et tourner la page,  mais j'ai peur des représailles,  peur de ne pas être cru au commissariat car j'ai oublié plein de souvenirs,  peur de brisé la famille,  que feriez vous à ma place ?

Bee

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Re : Partager entre l'envie de justice et la peur des représailles
« Réponse #1 le: Mai 18, 2021, 05:12:19 pm »
Cette décision est très personnelle, toi seule peut la prendre selon ton état actuel et tes besoins.
Il faut peser le pour et le contre.

Je suis persuadée qu'il est primordial de se sentir prêt(e) psychiquement avant de démarrer une telle procédure, c'est pour ça que tu es la seule à pouvoir prendre cette décision.

Tes peurs sont légitimes, je les ai eues aussi..
A toi de voir si porter plainte t'apporterait plus de bénéfices que de contraintes.

Bon courage à toi.
« Modifié: Mai 18, 2021, 05:54:25 pm par Bee »

intime idée

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Re : Partager entre l'envie de justice et la peur des représailles
« Réponse #2 le: Mai 19, 2021, 10:23:50 am »
Je rejoins Bee pour tout ce qu'elle a dit,

j'ajouterais juste que ça me parait peu envisageable en vivant sous le même toit que celui ou ceux contre qui tu veux porter plainte...

Bon courage.
" Les cicatrices nous rappellent d'où on vient, mais elles ne doivent nous dire où aller."

Aurélie

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Re : Partager entre l'envie de justice et la peur des représailles
« Réponse #3 le: Mars 23, 2022, 02:29:39 pm »
Personnellement, j'ai sauté le pas mais juste pour moi.
En fait, ça faisait dix ans que je vivais avec ça et j'étais incapable de ressentir ou de faire confiance à nouveau.
Au bout de 10 ans, j'ai commencé à avoir des beguns mais à chaque fois je faisais machine arrière. J'ai compris que si je voulais avancé je n'avais pas le choix.

Pour moi c'était évident que 10 ans après, sans preuve, mon agresseur n'aurait rien et que de vider mon sac m'aiderait certainement à aller de l'avant.

Et bien, je me suis trompée. Les enquêteurs mènent une vraie enquête, et en 1 an et demi pleins de gens ont été auditionnés (des anciens camarades de classe, ma famille proche).

Au bout de 2 ans, on m'a demandé de rencontrer un psychologue judiciaire. Le rdv était hier.

En fait, j'étais tellement persuadée qu'il ne se passerait rien, qu'il ne serait pas condamné faute de preuve que je ne me suis pas du tout préparé à se revirement et qu'aujourd'hui ça me fait peur.

Quelqu'un a déjà vécu cette situation ?