j'avais 14 ans quand ce garçon de 19 ans m'a emmené à une soirée avec ses copains au bord de la plage. J'étais en vacances avec mes parents. Ce soir là, j'ai vu toutes sortes de drogues, seringues, héroïne, etc puis... trou noir. Je me suis réveillée le lendemain matin dans l'appart de location avec une douleur au bas ventre et du sang sur ma culotte et mes cuisses. J'ai fermé les yeux, j'ai jeté le slip et je n'ai rien pendant 13 ans. 15 ans, je rentre en seconde et ma copine craque pour un terminal, pour faire bien, je fais semblant de m'intéresser à son copain mais je suis allée jusqu'à accepter un rendez vous en tête à tête chez lui sans ses parents. a peine arrivée, il m'emmène dans sa chambre et me demande de me déshabiller, j'ai peur de lui, je ne peux plus bouger puis il s'approche et me touche sans que je n'ose dire STOP. Je fini nu sans comprendre ce qu'il m'arrive, là il me parle vulgairement, me dit qu'il va me faire jouïr et qu'il veux me faire mal, il est excité et moi terrorisé, je suis raide et je ne suis plus capable de bouger. Il n'arrive pas à me pénétrer car je suis trop crispée mais j'ai honte, je me sens sale. Là encore, je mets ça dans un coin de ma tête et je ne dit rien pendant des années.
Aujourd'hui, j'ai 26 ans et je couche avec tout ce qui bouge depuis quelque mois. Je prends des anti dépresseur depuis plus d'un an et je suis très mal dans ma peau depuis quelques années. Dès qu'un homme me regarde et me sourit, je le mets dans mon lit pour pleurer ensuite pendant des heures, je me dégoûte à faire ça mais je ne peux pas m'en empêcher, je cherche sans arrêt à souffrir. UN homme m'aime depuis 4 ans, il me l'a prouvé encore et encore mais je le fuis, je refuse d'être heureuse alors que j'aimerai tellement une vraie vie de famille. J'ai l'impression d'aimer dès que je rencontre quelqu'un mais il me faut pas longtemps pour comprendre que tout les mecs qui m'intéressent sont des personnes qui n'ont rien dans la tête. Je fuis les mecs bien, j'ai tellement envie de hurler, je ne m'aime pas, je n'aime pas ce que je fais et je veux m'en sortir, je prends vraiment conscience de ce que je suis devenue depuis que j'ai réouvert les volets de mon passé. Je me sens comme une traïnée et je souffre terriblement, depuis peu je pleur tous les soirs, j'ai juste envie de me coucher et de ne plus me réveiller. J'ai besoin d'aide et de conseils Je suis perdue.....
bonsoir!
j'ai été comme toi apres mon viol...
une fois remise physiquement,j'ai multiplié les aventures tout en me dégoutant apres!
je me sentais sale alors il fallait que je me salisse encore plus,de plus en plus!....
un homme m'a aimé mais je ne voulais pas lui dire pour ce qui m'était arrivé avant lui....j'ai donc tout fait pour le dégouter...autant que,moi,je me dégoutais....il est parti!!
je trouvais normal de tout faire pour cela car je ne méritais pas un peu de bonheur...un peu de "merde" au paradis....ça ne se fait pas!!!
maintenant apres avoir gagné le procés,je me sens lavée,et même seulement le fait d'avoir réussi à en parler sereinement à des personnes professionnelles avec le temps je retrouve un peu d'estime de moi...
il existe surement pres de chez toi une association pour les victimes,n'hésite pas à y aller mm si tes agressions datent de plusieurs années,une oreille attentive,une épaule ou pleurer,ça aide toujours...
on garde tout pour soi,mais le corps se souvient de tout,et un jour ou l'autre on craque sans pouvoir s'arrêter....
c'est tres dur de faire un premier pas mais ça peut changer ta vie!!!!
courage
Je te remercie de m'avoir répondu aussi rapidement, ça fait du bien d'être comprise, je l'ai dit à ma mère hier et tout ce qu'elle a pu me dire c'est d'oublier et que c'est vieux.Elle m'a dit de tourner la page et que ça n'excuse pas les mecs qui passent dans mon lit. ca fait 13 ans maintenant que je ne suis pas bien et j'ai l'impression d'enfin commencer ma thérapie, je suis prête à affronter la réalité et toutes les larmes que je versent sont un pas de plus vers la victoire. Merci pour ta réponse et pour ton témoignage, ce sîte est vraiment très bien.
Bonjour Manayko,
Hier, j'ai voulu t'envoyer toutes les adresses pour que tu puisses t'informer sur les quelques meilleures associations qui existent et sur lesquelles tu peux compter pour te venir en aide.
Ce qui t'es arrivé, est inacceptable mais hélas assez fréquent. Beaucoup de jeunes adolescent(es) sont piégés par des jeunes mal intentionnés, proches de leur entourage (Collège, Lycée, Voisinage). Je ne sais pas si aujourd'hui, les jeunes sont informés par les établissement scolaires des dangers à éviter, mais c'est vraiment un problème de société. Bien sur il y a prévention contre le tabac, la drogue, la sexualité et les maladies transmissibles etc... mais est ce que l'on parle assez clairement du viol, de l'inceste, de la pédophilie, la maltraitance en générale, de la violence familiale ? pas sûr du tout.
Il faut que tu comprennes et que tu acceptes, que ce qui t'est arrivé n'est pas de ta faute, et que cela ne fait pas partie de ta personnalité. Non, tu n'es pas un objet sexuel, tu es une personnes à part entière. Et, tu as le droit comme toutes personnes à ta part de bonheur et au respect. Tu as le droit d'aimer et d'accepter d'être aimé. Et les hommes bien, ou plutôt celui qui est là à vouloir te rendre heureuse, à vouloir te faire partager le meilleur de lui-même, il a le droit aussi de t'aimer, d'apprécier la personne que tu représente à ses yeux et de te protéger, lorsque les sentiments sont réciproques.
La vie à deux est très agréable lorsque nous avons des points communs qui nous rassemblent, les mêmes projets à réaliser, la complicité, la tendresse, le respect de l'autre, enfin, le désir d'avancer ensemble dans la même direction.
Souvent les victimes, femmes ou les hommes violées, qui n'ont pas pu verbaliser durant des années, les agressions qu'elles ont subit, se retrouvent à s'abandonner sans aucun plaisir et sans comprendre pourquoi, à des hommes qui leur rappellent inconsciemment par leur attitude, leur agresseur. Ces scènes se répètent (sûrement une manière de parler de ces viols, de lancer un SOS) jusqu'à ce que la victime craque et fasse une dépression.
Il est important de parler sans tabou, avec son psy, de cette période sombre de ton adolescence, et des conséquences qui ont suivi. Le thérapeute, est un professionnel formé pour aider son patient à évacuer toute sa souffrance vers l'extérieur, et à mieux comprendre et gérer ses émotions et sa vie.
Comment se déroulent tes séances Manayko ?
A bientôt de te lire et prend soin de toi tu as le droit de prendre soin de toi aussi.
Sincèrement Laurine
Bonjour Manayko,
Je viens de relire le témoignage que tu as laissé dans le forum « Rayon de Soleil ».
Dans lequel tu déclares avoir été violée à l'âge de 14ans. Qu'un garçon de 19ans t'avait invité à une soirée de copains de vacances au bord d'une plage. Rien ne pouvait te laisser entrevoir ce qui allait se passer. Toutes sortes de drogues y étaient consommées à cette soirée, a ton insu, on à du verser une substance dans ta boisson qui ne t'a laissé aucun souvenir de cette soirée, mais, le lendemain, tu avais des douleurs au bas ventre, et du sang sur tes vêtements. Gravement choquée, honteuse et culpabilisée, tu a refoulé cette épisode dans ta mémoire, et, puis à tes 15ans une autre scène de viol se répète, même s'il n'y a pas eu pénétration, le traumatisme est trop important pour toi.
Pas de soutien psychologique, des parents qui minimisent les faits, personne à qui exprimer et expliquer ton désarroi et les conséquences de ces violences subits. Désemparée, tu continue à grandir en gardant tout en toi. Se déclanchent des mois de dépendances sexuelles incontrôlables qui te désespèrent, tu ne comprends pas, tu finis par te persuader n'être qu'un objet sexuel, et rien de plus.
Généralement, quand une victime de violences sexuelles n'a pas été entendu, cru et reconnue en tant que victime, qu'elle n'a jamais pu exprimer sa souffrance et les violences qu'elles a subit, et bien elle le dit avec les réactions de son corp, en retournant la violence contre elle, en se mettant en danger. C'est un appel au secours criant, que personne ne voit, en tout cas pas tes parents, ni tes partenaires éphémères.
Tu as besoin d'aide Manayko, pour te sortir de ton calvaire.
Si le psy ne te convient pas, cherche en un(e) autre jusqu'à ce que tu trouves celle ou celui qui te convient. Il faut absolument que tu arrives à verbaliser ces périodes sombres de ton adolescence, qui sont la cause de tout tes maux.
En parallèle, il est nécessaire de traiter ta dépendance sexuelle liée aux viols que tu as subi, et c'est principalement avec l'aide d'une sexologue, que tu pourras apprendre à guérir de cette dépendance sexuelle qui t'empêche de te réaliser et te nuis dans ta vie personnelle.
Je te donnerais des adresses dans un prochain message.
Suite à une bonne évaluation sexologique, tu pourras mieux comprendre ton mode de fonctionnement et, amorcer une démarche vers un mieux-être. C'est par la gestion de tes charges émotives et par le développement adéquat de ta fonctionnalité sexuelle que tu arriveras à ne plus ressentir ce besoin irrépressible de passer à l'acte.
Pour retrouver ton équilibre, il est important que tu prennes soins de TOI, que tu reprennes les rennes de ton existence, ne laisse plus ces viols et leurs auteurs diriger ta vie. Ta fille a besoin de toi, et elle sera ton moteur pour t'aider à tourner le dos à ces mauvais fantômes du passé. Il y a aussi cet homme qui t'aime et ne demande qu'à t'aider, à te sortir de cette impasse, sont soutien est très important pour TOI, pour VOUS trois.
Je t'ai envoyé un message privé (mp) dans le forum, pour le lire, connecte toi au site avec ton pseudo et ton passe.
J'espère de tes nouvelles Manayko. A bientôt de te lire Laurine
Si tu préfères me répondre en message privé dans le forum, n'hésites pas