Bonjour à tous,
Cet été, une amie m'a parlé de ses problèmes. Elle a été abusée par 2 personnes différentes. Et peu après, elle a commencé à avoir des sortes de flash-backs. Des visions un peu embrouillées, d'après ce que j'ai compris, de choses qui se seraient passées quand elle était petite.
Elle pense avoir été abusée par son père. Le problème, c'est qu'elle n'a pas de réelle certitude, les visions sont assez troubles.
[juste une précision personnelle. Même si je ne peux pas connaître la vérité, j'ai beaucoup moins de doute. Je suis pratiquement sûr qu'elle a bien été abusée par son père. Elle a eu beaucoup de mal à m'en parler. Mais quand elle a réussi à me le dire, c'était plutôt clair. Et puis après, elle a beaucoup insisté pour me dire qu'elle n'en était pas sûre. Un peu comme si elle s'interdisait de l'accuser. Mais je vous assure que sur le moment, la première fois qu'elle m'en a parlé, il y avait beaucoup moins d'hésitation. Et puis, je crois qu'une de ses soeurs a plus ou moins confirmé.]
Aujourd'hui, elle n'est plus en réel danger, du moins d'après ce qu'elle m'a dit. Elle aime beaucoup son père. Seulement, elle a beaucoup de problèmes. Elle s'automutilait régulièrement (aujourd'hui, elle semble avoir vaincu ce problème). Elle a souvent des "flashs", ou entend des voix. Mais au-delà de ça, je crois que ses problèmes sont surtout relationnels. Elle a beaucoup de mal à faire confiance à quelqu'un. Elle est souvent angoissée, a souvent l'impression que les autres la détestent.
Voilà, j'ai essayé de résumer un peu la situation actuelle. Maintenant je voudrais vous expliquer pourquoi je vous écrit.
Très peu de personne sont au courant, pour ses souvenirs à propos de son père. Il y a quelques temps, elle a "évoqué" les abus sexuels avec sa psy. Sans parler clairement de son père, en restant dans le flou. Naturellement, depuis, sa psy essaie d'en savoir plus et de lui faire dire ce qui s'est passé. Mais elle refuse pour l'instant d'en dire plus. A cause de ses doutes. Elle a très peur de l'accuser alors que ça pourrait être faux.
Nous avons discuté. Pour l'instant, elle a vraiment un "blocage" avec sa psy, je ne pense pas qu'elle lui dira ce qui s'est passé. Elle a très peur de ce qui pourrait se passer si elle disait tout à sa psy.
Surtout, je pense que ce qu'elle veut vraiment, c'est avoir une certitude. Parce que ses doutes la bouffent, lui font vraiment mal. Elle ne veut pas faire de mal à son père, elle a peur de se tromper.
Elle m'a demandé si je pensais qu'on pouvait enterrer certaines choses dans un coin, passer à autre chose. Je lui ai dit que ce n'était pas à moi de répondre.
Voilà, elle est un peu perdue. Et je ne sais pas comment l'aider.
Je voudrais connaître votre avis.
Savoir si d'autres personnes ont déjà vécu cette expérience, ont déjà eu ce problème de "doute". Est-ce que ça peut évoluer, ou bien le doute reste toujours présent ? Comment en parler à la psy, alors qu'elle n'a aucune certitude ? Est-ce qu'en parlant à la psy, elle ne risque pas de mettre en marche une procédure qu'elle ne contrôlerait plus ? Est ce que "passer à autre chose" est possible sans en parler à son psy, sans connaître la vérité ?
Voilà, je voudrais connaître votre expérience, ou bien vos conseils, votre avis. Ca l'aiderait sans doute un peu d'avoir d'autres "éclairages", d'autres points de vue (je lui transmettrais vos réponses), et ça me permettrait peut-être aussi de savoir comment me rendre utile.
Merci d'avoir lu, désolé si c'est un peu confus.
Salut Fenril,
Bon, je vais tenter de répondre un maximum à tes questions. Le doute est quelque chose de "normal" dans la vie, le raisonnement d'une victime. Ce doute est lié à la culpabilité, mais aussi, et tu le fais bien ressortir dans ton message, dans le cas d'inceste, à l'attachement qu'il peut y avoir avec le parent.
Je n'ai pas vécu l'inceste, juste pédophilie et viol. Et il m'arrive de douter encore. Cela fait un peu plus de 3 ans que je suis en psychothérapie, mais tu vois, je dotue parfois encore. Je pense sincèrement que ce doute est normal, il nous protège aussi un peu... on peut refuser de voir la vérité en face, elle serait peut être trop dure à accepter, alors on doute, petit échapatoire.
Pour ce qui est d'en parler au psy, je pense que ton amie devrait essayer de franchir ce pas. Ce n'est pas en parlant de cela à son psy qu'une procédure judiciaire sera lancée. Il faut voir la psy comme réellement un/une confident(e), qu'elle essaye de lui parler de ses doutes. J'imagine qu'elle doit culpabiliser de penser cela sans en être certaine. Il faut bien qu'elle sache qu'en en parlant à son psy, si cela se révèle faux, sa psy l'aidera à se déculpabiliser d'avoir pensé ça. Sa psy est là pour l'aider. Si elle n'en parle pas à sa psy, elle restera avec cette culpabilité d'avoir un jour pensé ça.... bref, je lui conseillerai d'en parler... ç'est dur sur le moment, mais ça soulage réellement.
My 2 cents ;)
fenril,bonjour.
Perdue est ton amie ,donc un psy peut lui faire que du bien pour rassembler ses flach blak pour mieux comprendre se que vois
Perdue cest normal les flach blaks sont dure en émotions quand ils surgisent ,elle a besoin d'une personne qui la ghuide et qui la soutienne,car tout ce que tu décris c'est les conséquences d'un viol (automutilation etc).
Et qu'elle aime encore son père si ,cela est vrai ,c'est une chose normal ,d'abord on aime tous nos parents et de plus il aurai mis sur un pied d'estalle beaucoup plus haut que celle que sa simple fille e les flach blaks et la psy vont lui permettre de réalisé la vérité (dur eet éprouvante et longue) .La il est fait par le trouble que son père à mis .Son estime se fera avec ses souvenirs et le jugement d'une personne adulte contre les agissements faits a une petite fille.
bon courage :wink:
petite
fenril , tu peux rassurer ta copine car comme te le dit did , la psy est là pour écouter et pour l'aider a y voir plus clair. moi , quand j'ai fait le choix de porter plainte j'ai demandé a ma psy un certificat et elle a seuleument écrit qu'elle me consultait depuis telle date et elle m'a dit que en aucun cas tout ce que je lui est révéler elle le dira car il y a secret médical. il faut mon accord pour qu'elle en parle mème devant un procureur , rien ne l'oblige a le dire.
alors elle ne crains rien, par contre il faut qu'elle prenne son temps elle n'est pas obligerd'en parler pour le moment avec sa psy si elle n'y aarive pas mais il faudra qu'elle le fasse un jour car c'est la seule solution pour se reconstruire.
Pour son père , moi je n'ai pas subit d'inceste , mais je pense que ce n'est pas facile , de passer se capte , d'accepter que son propre père nous a détruit et que c'est lui le coupable .
Ce cheminement , elle va y arriver avec la psy , en parlant.
bon courage cathy.