Bonjour,
Je suis heureuse d'avoir trouvé ce site et ce forum d'échange de poèmes et chansons.
Voilà le premier poème que j'ai écrit, étudiante, alors que je refoulais encore le fait d'avoir été violée à 9 ans.
Combats d'un faune et d'une étoile
Fille,
Folle,_____j'affiche
Fiole, _____je raffole ____une fiévreuse
______tu m'empoisonnes __d'affriolantes____philanthropie
_________________________d'une oisive_____forfanteries
___________________________________________violence.
Corps mort.
Esprit libre des pires hystéries
Le délire désire dominer ta vie.
Vie Violon Long sanglot Eau de Vie
Craintive plainte d'un cerveau ramolli
Rire grinçant
La folie envahit
Mon âme et mon esprit
Jaillis
De la coque, de la bicoque, de ma carcasse
Casse la coquille. Pille, houspille
Écarquillée de l'œil au cœur
Je m'offre à toi !
Cogne, rogne un coin de mon corps
Coupe, goûte un bout de ma souffrance
Rance. Vieillie. Râpée. Ternie.
Broute. Mastique. Recrache : elle ne vaut RIEN.
Le feu la fait fondre :
Corps desséché meurtri.
Je hurle, sans but, je cours,
La tête me fracasse, dedans la roche
Je me redresse Et TOC !
Et bute et rampe, aiguilles de pin dans les poignets
Genoux en sang Me frotte aux ronces
Cris de douleur :
Encore plus fort, folie violette, le corps vainqueur
reprend ses droits.
Franchis le cap Un corps t'attend
Le corps à corps jusques au viol :
Chair nue. Œil luisant de haine.
Souillure La déchirure
Crasse carcasse Un couteau
De traits crissants zèbre ta peau
Sang à gogo
Bats toi. Tue le. Le crime : un choix, un droit...
Le couteau a roulé le sang silencieux coule dans la rigole
Rouge carmin Bleu pâle est ton corps
Violacé Violenté
Le couteau à la main Poing levé sur ce corps
Qui jouit de la mutilation du tien
Enfonce le au cœur puis au cerveau
Fends son crâne et lèche la substance
Visqueuse et mystérieuse qui a donné naissance
À des vices aussi laids.
Vidée tu as pénétré les sphères de la cruauté
CORPORELLE
La Bête Expire Vampirisée
Ton corps se gonfle d'un sang nouveau
Epuisée. Soulagée. Ton esprit te fait rire.
Quelle misère d'invention !
Si le corps n'y est pas...
ton poème est très pronfond il m'a considérablement touché il reflète un peu ce que j'ai vécu! tu as pu t'en sortir ce qui est fort admirable j'éspères qu'un jour j'aurais autant de courage que toi pour enfin sortir la tête de l'eau ton témoignage m'y encourage en tout cas! bonne continuation prends soin de toi biz