vers toi ,
pour que ces mots ne soient pas vains
pour que le pont invisible
esquissé entre nous , entre tout
que mes pas funanbules , que mon âme égarée
que ma peau sans limite , que ma gorge repliée
que mes yeux vers le sol qui cherchent
trouvent un point qui retient , une couleur qui se donne
un axe vertical , un respir un inspir
un sentier , une balise
un coin doux et ferme ou l'on puisse
s'enrouler , puis s'appuyer
pousser et finir par s'ouvrir , sortir , s'enfuir
laisser l'appel du vide insensé
quand la terre de mon corps tremble
s'écarte , que je chancèle
ne plus avoir peur des gouffres , des apnées de vie
des cyphons de solitude ... échapper
au sentiment de n'être vue , de n'être plus
courir , courir sans savoir ou , combien de temps , pourquoi
se défiger , oser, parler , dessiner , écouter
un bout de fil , sur , au delà , un cable fiable , regarder droit
enlever du mental le précipice , du coeur les barricades
de la chair la cape sombre , et l'heure , qui s'est arrétée
garder , soigner , faire sécher la blessure
mais jetter les bandages , les processus-couvertures
les détournements , les non-dits , les humiliations
jetter les vécus qui nous extirpent le peu d'humanité encore
elle seule à rassembler , à assembler
les éclats du miroir de l'enfance cassé
de la femme volée en son centre
elle aux multiples visages , pour capter l'énergie extérieure
ainsi alimenter ce feu intérieur , secret du dedans
de l'humain , des limites , de la chaleur !
vos présences en moi depuis vous lire
vos voix qui mettent des mots en vie sur ma peur
de l'élan dans le grand silence
une pointe de lumière sur mon errance
impression de me tenir , me sentir à peine
sur la pointe des pieds , sur un petit rocher
il y aurait donc des personnes , qui pourraient me regarder
me reconnaitre , sans honte ,
et qu'à mon tour alors ... je pourrais regarder !
paroles de kentaka
:wink: :wink:
Bienvenue parmi nous Kentaka,
Merci de venir oser nous écrire pour la première fois
en préférant la forme d'un poême de Toi
écrit l'an dernier
ce poème auquel tu tiens tant
et qui en dis tant
Sincèrement Laurine