une conséquence d'un abus? tous les jours, depuis 4 ans, je ne sais pas si j'aime ou non mon compagnon! je n'ai pas de déisr pour lui, j'en ai eu un peu au début.. je trouve également qu'il est trop gentil, et cela m'ennuie.. il arrive à certains moments que je me sente très bien avec lui, mais c'est très rare, et j'ai toujours l'impréssion qu'il est su r une autre planète. pourtant, j'ai du mal à le quitter, je n'arrive pas à m'y résoudre. les nouvelles rencontres éventuelles m'éffraient. j'aime être dans ses bras, et je m'y sens en sécurité. j'ai été victime de plusierus abus, et mon père avait (il est mort) une attitude incestueuse. j'ai des doutes, mais ne sui spas sure d'avoir subi un abus physique de sa part, mai sson attitude était ambigu, et je sais qu'il consultait des sites à tendance pédophiles. ma mère était (son état s'est amélioré depuis le décès de mon père) parano, avec des délires de persécution. je sais que mon père l'a violé sous l'emprise des médocs. je vois une psy, mais toutes ces question tournent sans cesse dans ma tête : je l'aime ou pas? désolée pour le désordre de ce post, mais ça peut que sortir comme ça : dans ma tête, tout est si désorganisé.. merci si vous me lisez..
bonjour
tu es içi pour parler comme ça sort, ne te tracasse pas trop.
pour savoir si tu l'aimes ou pas c'est une question difficile, je dirai que l'amour se ressent avant tout.
ce que je ressens est confus.. quand il est pas là, il me manque! quand il est là, il m'agace.. je crois que ce n'est pas aujourd'hui que je trouverais une réponse à ma question... merci de m'avoir répondu
et quand tu es seule un mois?
nous vivons ensemble et j'ai bien souvent évoqué que j'aurais besoin que nous vivions séparés un bout de temps, ce qui est impossible pour le moment. je n'ai pas de boulot, en cherche un mais ai beaucoup de mal à rester à chaque fois, mes relations aux autres sont si difficiles, je ne crois pas en moi, et bien évidemment, du coup les autres ne croient pas en moi... hier, je lui ai proposé une chose qu'il a accepté : passer beaucoup moins de temps ensemble, prendre le temps de réfléchir à soi, et rien qu'à soi... ce qui n'est une chose facile pour moi, mais je veux me la donner.. j'ai besoin de me sentir indépendante, et non redevable : mon père s'est servi de l'argent pour me garder, moi, sa chose.. j'associe beaucoup mon copain à ce qu'il s'est passé avec mon père, car j'ai du me redre à l'évidence que mon père n'était pas "normal" à ce niveau là lorsque j'ai vu les sites internet qu'il consultait..et mon copain était là lorsque j'ai fait cette découverte. je ne sais pas trop où j'en suis.. ça me fait mal de le faire souffrir, et j'en peux plus de me poser sans cesse cette question..je voudrais poser les bagages, et m'arreter de penser, juste un instant..
je comprends et as-tu pensé à aller un mois faire une mission d'intérim au loin?
c'est vrai, je n'y ai pas pensé, mais je dois dire que égoistement, je ne me sens pas le courage d'etre seule en ce moment... c'est la première fois que j'ai un chez moi, et je parle à mes chats, êtres en lesquels j'ai confiance, peut être les seuls avec qui j'arrive à donner et recevoir de la tendresse sans culpabiliser...
ps : me suis trompée et ai fait un nouveau sujet sans faire exprès...
Citation de: "marinou"ps : me suis trompée et ai fait un nouveau sujet sans faire exprès...
c'est arrangé :)
je crois que je vais me reposer pour ce soir.. je me sens très fatiguée.. et je dois dire aussi que je me sens honteuse de parler de tout ça, comme si parler de moi m'était interdit.. c'est un début... un bail que je vien sur le forum, et une des premières fois que j'arrive à y participer... merci en core
il n'y a pas de honte à avoir
chère Marinou ,
il me semble avoir vécu ces questions aussi et ce sentiment dissocié d'avoir besoin de l'autre tout en ne sachant vraiment pas s'il est fait pour nous ou si l'on est amoureux , c'est ça ? n'es tu pas encore dans le choc de ce que tu as du découvrir sur ton père ,la relation incestuelle tu sais est aussi extrèmement lourde ( et ambigue) à porter ... celà s'est pasé il y a combien de temps ta prise de conscience ? as tu vécu seule déjà ? quel âge as-tu en fait , si tu veux bien le dire ?
je ne pense pas que lorsqu'on a été victime , encore plus de façon récurrente, on soit à même de décoder bien ce que l'on ressent c'est normal d'être "embrouillée" oui : en matière de sentiments et de corporalité "on" nous a bien brouillé les pistes et pas fait de cadeaux ! Il faut un temps pas croyable pour arriver à discerner son besoin propre de celui d'un autre
comme sa tendance à se dévaluer ne pas aller vers ce qui nous aiderait ne pas savoir qui l'on est ...
puis pour marcher épaulé vers la confiance dans son ressenti (qui a été bafoué, annihilé) et dans l'autre ... tjrs au dedans une voix dit :"et si je me trompais" , une autre "tu as trop besoin d'amour tu dois composer" ! non !
un jour on dit : NON , et on a un besoin immense d'être seule pour oser découvrir ... Soi (la douleur en soi qu'on est seul à pouvoir transformer , mais aussi toute la beauté que l'on a !!!) et, ce qui va nous grandir ; celà il me semble que tu en approches , avec tes besoins d'être sans lui , de respirer et c'est bon signe ... offre toi du temps perso , n'aie pas peur et entoure toi d'amis (et de chats oui ) pour te soutenir ! Moi je suis là aussi si tu veux .
à bientôt
j'ai lu et relu ton message et je vais essayé de répondre à toutes tes questions. Ma prise de conscience, à vrai dire, je ne sais pas quand elle a eu lieu, je crois que je sais depuis toujours que il y avait quelque chose de pas normal dans l'attitude de mon père.. Mais depuis une semaine environ, date à laquelle un ex qui m'a fait subir un viol a retrouvé mon n° ( car il travaille aux impots!!) et m'a appelé, je crois m'autoriser à vivre la douleur de ce passé.. quand à mon père, depuis peu de temps et avec la thérapie, je cherche plus loin d'où me vient cette sensation qu'il s'est passé autre chose dont je ne me souviendrait pas. voici presque 3 ans presque mon père est mort, et il y a 4 ans, dès que j'ai vu le contenu pédophile des sites que consultait mon père, je lui ai parlé de ça, de l'attitude ambigu qu'il avait avec moi.. il m'a dit que il pensait m'avoir appris la tolèrance!!!! il a nié évidemment, et a mis ça sur le compte d'un interet intellectuel!!!! ensuite, dès cette discussion son état de santé s'est dégradé, et il est mort, sans que vraiment on sache de quoi.les viols que j'ai vécu etaient avec des personnes que j'aimais.. je n'ai jamais vécu seule, en fait, mon père me "tenait" avec l'argent, car je n'avait pas les moyens de m'installer seule. il aurait pu m'aider mais il ne l'a pas fait, me gardant aussi par une forme de culpabilité : je me suis toujours occupé de ma mère qui souffrait de parano et délires de persécution.. j'étais la seule en qui elle avait confiance.. mon père l'a violé sous médocs, lorsqu'elle revenue de l'hopital psychiatrique.. je ne l'ai appris qu'après sa mort (celle de mon père, ma mère est encore en vie).. Curieusement, ma mère va mieux depuis qu'il est mort et elle m'apprend beaucoup de choses sur lui, choses dont je me doutais un peu : il était complétement détraqué sexuellement.. je comprend aujourd'hui pourquoi la boulimie, l'automutilation, pourquoi me suis je retrouvé si souvent avec des hommes violents, alcooliques ou autre.. j'ai le sentiment de ne pas avoir encore tout découvert, ma mémoire est un grand gruyère, et chaque pièce du puzzle me fait plus mal encore.Oui, je sens c'est vrai ce besoin d'être seule, mais en ai peur. je n'ai qu'une amie, mais la connais depuis peu, et elle vit des moments difficiles : je ne peux pas l'envahir de trop! j'ai mes chats, et peut être l'espoir de devenir ma propre amie un jour...j'ai 32 ans, mais me sens comme une enfant.. merci de m'avoir répondu et lu.
je reçois tes mots ce matin , qu'ils sont justes et explicites ! et viennent me toucher ... ton coeur est gros et ce que tu as du vivre est inadmissible je suppose . Je pense que une relation thérapeutique pourrait être trés soutenante pour toi , soulager et aider la mosaique de tes expéiences à se former : au début on s'en rapproche(de son histoire) puis le travail sur soi (cette énergie que l'on donne pour comprendre sentir et , comme tu dis devenir son amie son gardien )...aprés alors on peut justement s'en éloigner que celà soit moins présent , pesant et on retrouve plein de force . Pour moi on ne peut s'épargner cette traversée en qql sorte, et c'est réparateur d'avoir un humain avec nous pour ça .
Dis moi as-tu un métier , qu'aimes-tu faire aujourd'hui ? as-tu déjà été en thérapie? tu parles de viols avec pers connues , l'as tu vécu plrs fois ? que s'est il passé , seulement si tu as envie d'en parler ; autrement rien ne t'oblige et parle moi de ce que tu ressens là ,depuis que tu es sur rayon , cette date aussi depuis laquelle il y a un changement ?
à tout bientôt , marinou , tiens bon
pour une raison que je n'explique pas encore, j'ai lu quantité de tes messages postés sur le site, et tes mots me parlent. je suis contente que tu m'ais répondu... dans ton message, tu parles de mosaique, c'est marrant, je suis justement en train d 'en faire une, représentant le corps d'une femme bleue (c'est un tableau de matisse). Ce n'est pas un hasard, et chose curieuse, c'est la première fois pour ainsi dire que j'arrive à aller au bout d'un ouvrage : je crois que pour la première fois de ma vie, je vais aller au bout de la compréhension de mon histoire, j'ai pu tant de fois me défiler, mais aujourd'hui, c'est fini : je me donnerais le temps de m'aimer, je me donnerais le temps de pouvoir être bien un jour. ce beau cadeau je me le dois. Mon métier jusqu'alors était animatrice pour enfants, mais il me semble qu'il faudrait que je m'en éloigne un peu car je n'ai pas assez de recul avec eux, je prend tout trop à coeur et cela m'empeche bien souvent de les aider comme il faudrait. ce que j'aime aujourd'hui, je dois dire que je commence à peine à me poser la question, toutes choses faites avec mes mains : vetements en crochet, mosaique, peinture, laine cardée, et un petit dernier qui est une soupape de bien être : le jardinage (enfin, en intérieur : je reverais d'avoir un jardin), et au plus haut de mes passiosn : la musique : j'écris des chansons, les chante, et mon copain compose la musique (c'est une épreuve parfois, mais nécessaire : entendre sa propre voix, c'est dur). je me suis dailleurs demandé, et je ne sais si elle existe, si ça ne serait pas bénéfique d'avoir sur ce site une rubrique sur nos créations car je sais que la création peut aider à exprimer ce qui est impossible à dire avec des mots. Les viols, je ne pourrais pas en parler trop pour l'instant, je pourrais juste te dire que c'était des petits amis : un qui était alcoolique, l'autre le frère d'une amie... Oui, il est évident que mon arrivée sur ce site correspond à ce changement, je deviens interessante pour moi même. ce que je ressens est à la fois un grand désarroi, et un soulagement, de me dire que j'ai le droit d'avoir mal. J'ai l'impréssion d'avoir été une adulte toute ma vie, j'ai aussi l'impréssion de chercher mon enfance : je dors avec un nounours!! depuis petite, j'ai toujours considéré mes nounours et poupées comme des chevaliers me protégeant contre les cauchemards! j'ai plus de questions que de réponses, et j'espères un jour que toutes ces questions seront apaisées, comme le constat que la vie vaut la peine, et qu'il y a tant de choses à découvrir : on peut se batir un avenir tendre, sur un passé cruel : après tout, n'avons nous pas survécu? voici ce que rayon de soleil m'apporte : l'impréssion enfin de pouvoir faire partie d'un tout, l'idée de ne plus etre invisible.Pour enfin répondre à ta question, oui, j'avais déjà tenter la thérapie, mais les psy que j'avais rencontré ne m'écoutaient pas : il y en a même un qui lisait le journal!! puis , il y a eu ceux qui d'office me méttaient sous médocs : impensable, vu ce qui c'est passé pour ma mère! voilà, je te remercie sincèrement, tu m'aides à libérer des mots justes, ceux qui sont en adéquation avec moi même. merci beaucoup
oui se reconnaitre , faire partie d'un ensemble , sensible visible oui parler enfin et délicatement s'apprivoiser ! tu es bien créative c'est chouette , celà doit être agréable tout ce que tu fais , c'est bon hein quand on peut aller au bout de qql chose ... l'accord avec soi , le corps qui consent , c'est l'intention ou l'étoile au loin , qui guide nos pas !?
Toi aussi travaille avec les enfants alors , que faisais tu avec eux ?les garder, des activités ? c'est exigeant tant ils voient en nous ,non ?
Bonsoir Marinou,
J'ai 55 ans et je me pose les même questions que toi, à savoir si j'aime vraiment, si on m'aime vraiment ou si je suis manipulée.
Manipulée, je l'ai été et pourtant je me méfiais.
Aimée, peut-être mais je me demande purquoi quelqu'un m'aimerait.
J'ai beaucoup de mal à m'y retrouver dans mes sentiments avec les hommes.
Pourtant ce n'est pas avec les hommes que j'ai eu des problèmes dans mon enfance mais avec ma mère.
Je n'arrive plus à faire confiance à quelqu'un dont je me sens dépendante.
Les mots me manquent pour m'exprimer.
J'ai souvent envie d'être seule et quand je suis seule j'ai envie d'être dans les bras de quelqu'un.
Les seuls êtres dont j'accepte les câlins intéressés ces ont commetoi, les chats.
Bises
c'est une longue route et je pense que commencer à se poser vraiment la question, c'est se donner une chance d'avoir la réponse un jour. depuis que j'ai posé ce post, j'ai déjà il me semble beaucoup avancé, je sais aujourd'hui que personne d'autre n'est plus important que moi même pour moi. l'autre n'est que le reflet de soi même, alors, quand on ne s'aime pas, il est vain de penser aimé quelqu'un d'autre. Il est évident que tu mérites d'être aimé, aussi logique que la réponse puisse te paraitre, ton inconscient doute toujours autant. je crois que le mot qui m'a sauté aux yeux quand j'ai lu ton message Trauma (peut être souhaite tu que je te vouvoie : hésites pas à me le dire), c'est "quelqu'un dont je me sente dépendante" : je crois que ça peut être un début pour t'aider : tu dois à tout prix devenir indépendante, de qui que ce soit, et répondre avant tout toi même à tes propres besoins, ainsi, tu y verra plus clair. c'est ce que j'essaie de faire aujourd'hui, et il est probable que cela fasse du mal à ceux qui m'aiment, mais c'est ainsi, c'est ça ou rien.. ta mère t'a trahie, et lorsqu'on est enfant, une mère, c'est tout. alors, comment ne pas se méfier des autres puisque même celle en qui tu devrais avoir total econfiance n'est pas fiable? aujourd'hui, tu es adulte et tu as le pouvoir de faire tes propres choix, alors n'hésites pas et pense à toi avant tout. je crois que c'est le chemin que je vais suivre aujourd'hui... je pense bien à toi
je voulais juste te dire que, en me relisant, j'ai eu peur d'avoir été un peu trop "moralisatrice"... j'espères que ça n'est pas le cas;, et si oui, excuse, si tu le veux, mes paroles maladroites..