Paniquer
être arrachée à la seconde à l'enfance
comme on extirpe l'hameçon de la gueule
d'un poisson , pri , capturé , planifié
Pâlir, et passer dans un monde parallèle , partir
sans pass'port sans papier , pallier au raz-de-marée
du corps , quand l'ogradulte te dévore !
Paralysé , parvenir à survivre
panade dans le coeur
qui pavé à jamais
met la parole en panne
ô parade de la vie cachant
des hurlements de loup dans les steppes de l'âme !
Paraître parmi les siens
polir la vérité , pathétique
glisser sur les parois ne plus savoir
attraper une main ,
ne palpiter que de peur en désarroi
Papillon , paradoxe
intox de palabres en pass'passe
on s'est joué de toi
paradis perdu , particule détachée
à la vision partielle à la boussole détraquée
confusion des sentiments
Patrie , où l'homme se cache t-il
passif et désoeuvré , partout on surprend
ces actes indicibles , palissades
si souvent on couvre et on recouvre
on tait , on bayonne : parapluies !
Parcelles de l'enfant alors se répandent
limailles sans aimant personne pour assumer
ou défendre , sur le tréfond de son coeur lourd
non amarré , porter ce passé , passoire
éteignoir éclipsant l'important
Un jour plus tard
un jour possible : PARLER
et être écouté
grande parabole
venir chercher l'humain
bout de paille oser
pari nouveau
parcourir , déchiffrer
dénoncer
Pacifier
patiemment
pas à pas .
prendre des mots , pour aller jusqu'à vous , définir des ombres et soulager ma vie , écrire en espérant être lue ... une question : des réponses ? qu'est ce que celà vous fait de me lire ?
k
Il parait que je suis passée
à pas de loup
sans faire palir
l'ombre de ta pensée
déposée sur le papier
tappée sur le clavier
Happée par le passé
Rattrapée par une belle journée
Continue de nous faire voyager
La colère cachée
tant de fois refoulée
aux portes des conventions
injonctions familiales, jeysers qui s'enflamment
Quand le serpent enroulé
pourra pleurer ses larmes
que mes paupières alourdies
oseront voir ce cri
Antre de silence inscrit
choix de cécité générale
conspiration transmise
esseulant les douleurs et enterrant les peurs
Lâcher la barre, déchirer les voiles
de leur responsabilités
le ronron du moteur tourne
on se détourne des vérités qui dérangent avec une telle facilité !
Humiliations d'enfance
saupoudrées d'habitude
aux accords dissonants
l'adulte règne de son séant
en maître des illusions
sourd au chant imprévisible de la vie
Et il perpétue, perpétue...
éclaboussant le verbe et frappé d'amnésie
apeuré sûrement de ce qu'il y a en commun
entre son frère et lui
Et les petits quittent le port
et la tempête gronde , et
il est de rigueur de les laisser
se débattre et plonger !
S 'il en est qui reviennent
de rage et de chance mêlée
ils tiendront le secret
le temps de l'oublier
s'il en est qui restent au fond
leurs faiblesses n'est ce pas
l'auront bien cherché
A chaque instant où le vivant
n'est pas respecté
chaque cellule en moi sursaute
dégringole...est ce çà la colère ?
Ce délicat cet indicible cet impensable
le fond de l'océan
ou l'écume des vagues
les ruines de nos frontières
ou les lagunes de mots émus
non reconnus
mars 2007 , pour panthéonne et les amis de Rayon
Je porte cette part manquante
Ce glissement de tous
Et gémissant en creux
Ce qu'en moi je croyais évadé diffracté
Je porte ce cri cinglant
Cette forme cette force pure
Ce retournement, miroir d'enfant insécure
Je transporte ce coulant
Nœud de la vie qui m'a fait
Et fait que ma main se tend
Que mon dos se dresse
Que mes yeux se posent
Sûrs, et survolent et retracent
Une sorte de langueur dans le cœur
Doublée d'un tissu bleu , s'efface .
Je regarde étonnée
Le réel
Depuis toujours, déjà la
Se saisir
Laisser, laisser ce dessein...
Au bord de
Peut être à la frontière
Juste prêt et là
Accompagner sans cesse
Le vide où le vivant se creuse
Le plein dont l'expansion me souffle
Au bord de...