Bonjour,
Ça me fait quelque chose tous vos commentaires. En revanche, je me dis que si je n'essaie pas d'avancer, de voir les choses du bon coté on y arrive jamais. Faut être forte.
La première fois
J'étais en 5 ème la fin de l'année scolaire approchait, c'était le dernier jeudi du mois de mai, il y a 11 ans. Je ne peux oublier. On était en salle d'étude et on jouait au carte. Comme nous n'étions pas beaucoup dans la salle, mes copains et copines que je croyais, nous sommes partis jouer dans une autre salle de classe. Nous jouions souvent ensemble. L'école était un moyen d'évacué, de me défouler, je n'étais pas allé en cours. Puis après quelques minutes, nous nous sommes amusé brusquement. Nous étions 5 garçon et trois filles. Les deux filles qui étaient avec moi sont partis. Puis nous avons repris le jeu. On jouait à la belote. Puis un d'entre eux à dit pourquoi on ne joue pas à autre chose. Alors moi je n'ai rien compris. Je n'ai pas eu le temps de réagir. Deux des cinq sont partis bloqués les deux portes de la salle. Pendant ce temps un autre me tenait la bouche et me bloquait le quatrième m'empêchait de bouger. Et le cinquième se branlait. Je n'avais jamais vécu cela avant. Ça m'avait choqué. Puis il m'a demandé de le sucer, j'ai refusé, et il me le redemande encore. Je n'ai pas voulu le faire. Le deuxième qui m'empêchait de bouger m'a tenu la tête, et ils m'ont forcé à le faire. Je n'en pouvait plus. Puis ils sont passés un à un a leur tour. Ensuite un a arraché mon chemisier, chemisier, de la tenu de l'école, blanc. Il ne restait plus beaucoup de bouton. Puis ils me caressaient un à un, puis ils passaient leurs mains sous ma jupe puis dans la culotte, ils me doigtaient. J'avais peur, je pleurais, je ne peux oublier chaque moment passé, chaque instant. Pourtant plus j'avance dans le temps plus les scènes sont plus clair dans mon esprit. Ils me parlaient pendant ce temps. Je ne pouvais crier, malgré qu'il y avait des classes à côté, mais j'ai des frères et soeurs et si je parlais ils s'en seraient pris à elle. Alors je me contentais de pleurer et de me débattre. Ils avait entre 14 et 16 ans. Ils m'ont demandé si ils pouvaient aller plus loin et je disais non , je me débattais. A ce moment, ils m'ont dit tu va voir ça ne fait pas mal ce n'est que du plaisir. Ils m'ont couché sur une des tables de la salle. Pendant que trois me retenaient, un après l'autre ils sont rentrés en moi. J'avais honte et je le suis encore. Cela a durée pendant plus de deux heures. Je n'avais pas de montre. Mais les cours duraient deux heures à la sonnerie d'un cours on est rentré dans la salle . Un cours de deux heures à eu le temps de terminer et on est sorti au prochain cours. Il ne voulait pas se faire remarquer. J'avais mal. Et j'avais honte. Ce jours la je n'étais même pas rentrée avec mes soeurs. Je suis rentrée par mes moyens. Je portais le sac devant pour que l'on ne puisse pas voir ma chemise déchirée. Et surtout que mon père ne le vois pas. Un jeu juste un jeu pour eux. Un jeu qui en plus des violences, de l'alcool, des insultes de mon père, jour et nuit, il fallait que je subisse cela. Je me suis renfermée sur moi même. Et puis je me suis raisonnée. Je ne pouvais laisser mes frère et soeur. Il étais devenu ma raison de vive. Le comble c'est que ces soit disant copains je les connaissais depuis de un bon moment. N'étaient-il pas de mon âge? Je voulais me défouler, oublier mon quotidien l'enfer de chez moi. Ça m'a rapporté cela. J'en m'en veux encore de ne pas avoir été en cours. Ce ne serait pas arrivé. Mon père les connaissait. Je ne lui aurai jamais dit car il est violent, j'aurai eu peur de sa réaction, vis a vis de moi et d'eux, de mes frères et soeurs. Il ne communiquait pas je me disais il ne m'aurai pas compris, ni écouté.
Je ne suis pas rentrée directement. Je suis allée me doucher. Je suis restée un bon moment sous l'eau. Puis je suis rentrée comme si de rien n'était. Ce qui n'a pas plus à mon père. Car en étant l'aîné on ne laisse pas ses frères et soeurs seuls. Je les emmène à l'école, je dois revenir avec. Et c'était reparti pour un tour...
La seconde fois à 15 ans...enfin...
Je n'aurai pu le dire à personne, pas à mon frère, pas à mes soeurs, pas à mon père. Je ne côtoyais personne. Mon père est un homme gentil dans le fond mais ravagé par la vie. Il s'en servait comme prétexte pour justifier son attitude et pendant toute ses années je l'avais cru. Je croyais que cela faisait parti de la vie. Je me suis trompée. Tout son argent passait dans l'alcool ou le jeu (loto pmu) comme il disais c'est sa passion. Il y a des jours qu'on en mangeait pas sans raison pourtant il y avait à manger, d'autre jour ou tu restait à genoux des heures et des heures sur des tiges de fer. Les genoux saignaient. Et quand il frappait, tu restais marquer pendant un bon moment. A peine tu avait pris des coups et tu en prenais encore. Même il attendait que tu dormes quand cela il était sur que tu ne partirais pas, tu ne fuirais pas. De la violence gratuite. Il faut vivre pour croire, ressentir, comprendre je pense, et malgré cela il est dans mon coeur . C'est mon père. Tant je peux le pardonner, mais je ne pardonnerai jamais ma mère....
excusez..................
Je voudrais te bercer, te consoler, te chercher la lune, t'offrir des fleurs ... que sais-je ... Tu dois avoir l'âge de ma dernière à 1 ou 2 ans près et je pourrais tuer si on touchait à un seul de ses cheveux. Pardon si je suis maladroite, Dynastia, j'ai tellement de peine pour toi. Ma tite douce, arrête de t'en vouloir, de t'excuser. Tu n'y es pour rien dans rien de ce qui est arrivé pas plus que dans ta façon de réagir, de faire. Tu es une femme remarquable, d'un courage hors-norme. Sois fière de toi, de cette façon que tu as de te tenir debout, de venir écrire l'insoutenable, de t'acharner à avancer.
Tu termines par quelque chose que j'ai découvert aussi chez moi .... j'ai mis des années à comprendre çà; on ne pardonne pas à sa mère. on ne lui pardonne pas l'abandon, la fuite, le silence. C'est impardonnable ...
Je t'embrasse très fort, tu es dans mon coeur ...
TERRIBLE temoignage!!!
j'ai moi aussi envie de te serrer dans mes bras calins et protecteurs pour apaiser toute cette souffrance et gommer ces horreurs que tu as subi...
tu es tres courageuse d'avoir reussi a l'ecrire...
continues a ecrire et a te liberer par la parole,par les ecrits...
avec tout mon amour de maman
mireille
Dynasty,
Je te trouve très courageuse, d'avancer comme tu le fais malgré ces odieuses années que tu as subis. Je salue même ta volonté de réussir ta vie de te construire.
Je comprends que tu aimerais vivre comme tout le monde. Tu vois la vie différemment parce que tu n'as pas grandit dans un environnement familial structuré comme dans la plupart des familles. Et tu croyais que la vie, que tu menais était la même dans les autres familles.
Tu le décris parfaitement bien : « Les violences et les viols, je croyais que cela faisais partie de la vie. Que c'était naturel de vivre cela. Jusqu'au ce que je vois le monde tel qu'il est réellement. »
Et quand tu as découvert, que la vie, ce n'est pas du tout ce que tu croyais, cela a sûrement été un soulagement pour toi, mais en même temps un grand choc psychologique. Tu as pris conscience que tu es passé à côté de beaucoup de choses, qui sont importantes pour se construire un avenir. Tu le dit très bien :
« J'en pleure souvent quand je vois tout ce que j'ai raté ou ne pas avoir fait. »
Alors il ne faut pas avoir honte de ce qui t'arrives aujourd'hui. Les colères, et les sautes d'humeurs, les crises de nerfs, ou les crises de larmes, sont légitimes. Ce qui ne serait pas normal et inquiétant, c'est que tu prennes tout ce qui t'es arrivé à la légère, et que tu te dises c'est pas grave, tout va bien.
Ce dont tu as besoin, c'est d'un accompagnement psychologique, pour t'aider à te libérer de tout ce qui te préoccupe, et ce que tu as souffert, par la parole.
En attendant, viens t'exprimer dans le forum comme tu as déjà commencé à le faire, d'avoir l'avis de plusieurs personnes qui ont vécus les mêmes schémas que toi, t'aideras beaucoup, et surtout ne crois pas un instant que quelqu'un ici dans ce forum, te jugera d'une façon ou d'une autre. Toutes les victimes d'inceste, ont eu les mêmes ressentis que tu as.
Le but du forum, c'est d'aide les victimes à prendre confiance en elle progressivement, de retrouver l'estime d'elle mêmes qu'elle n'ont pas eu la chance de développer compte tenu du climat familial violent dans lequel tu as du grandir sans aucun repère.
N'hésite pas à écrire à la suite de ton témoignage, à poser des questions, tes angoisses, tes craintes. Ici, tu sera toujours bien accueillis.
Tu le trouveras Dynasty cet équilibre que tu recherches, mais il faut faire un énorme travail sur soi même, et seule tu ne peux pas y arriver, il te faut l'aide d'un psy. Tu sais aujourd'hui il y en a de bien, il y en a aussi encore des mauvais, mais c'est comme dans tout, un mauvais boulanger, se devine au pain qu'il fabrique, on rne etourne pas une deuxième fois quand on a le choix d'en choisir un autre.
C'est normal que tu ne veuilles pas refaire l'expérience de voir un psy, puisque tu en as un mauvais souvenir. Peux tu dire ce qui c'est passé exactement avec les psy quand tu avais 5 et 6ans ? Quel âge as-tu aujourd'hui ?
Continue à prendre soin de toi
Sincèrement Laurine