Ce premier exercice est tire d'une page du site.
Regardez toutes les consequences possibles. Essayez de reconnaitre si vous avez certaines de ces consequences, si vous pensez qu'elles viennent de votre abus ou non, et decrivez ces consequences, donnez un exemple. Nous discuterons chacune de ces consequences en plus de details plus tard
Liste des conséquences les plus courantes pour les personnes qui ont été abusées
Ceci est une liste par catégories des conséquences les plus courantes rencontrées chez les personnes qui ont été victimes d'un abus sexuel. Cette liste n'est pas exhaustive et de la même manière, les victimes ne ressentent pas tout ce qui est dit ici, mais juste plus ou moins de choses parmi celles qui sont listées ici. Pour les personnes qui ne se souviennent pas d'avoir été abusées, cette liste peut aider à confirmer des soupçons, mais de la même façon, vous pouvez ressentir des choses listées ici sans que cela ait un rapport avec un abus sexuel. Entre paranthèses, si vous avez des doutes sur le fait que vous avez été abusé(e) ou non, sachez qu'en général, si une personne à des doutes, ce n'est pas sans raison.
Estime, image de soi, influence
Se sentir « mauvais(e), sale, honteux/honteuse
Se sentir impuissant, comme une victime
Se sentir différent(e) des autres
Avoir l'impression qu'au fond de vous qu'il y a quelque chose qui cloche, que si les gens vous connaissaient vraiment, ils ne voudraient plus vous parler.
Avoir l'envie de se faire du mal volontairement ou pensées suicidaires. Ou bien simplement vouloir mourir sans pourtant penser au suicide.
Se détester.
Avoir des difficultés à faire des choses pour soi, pour prendre soin de soi, à se sentir « bien ».
Difficultés à faire confiance à son intuition.
Vous êtes incapable de vous protéger vous-même dans des situations dangereuses. Vous avez tendance à vous engager dans des relations abusives.
Pas toujours conscience de ses qualités, capacités, intérêts, buts.
Difficulté pour être motivée.
Peur de réussir.
Essayer d'être parfait(e).
Utilisation du travail ou de certains objectifs pour compenser des manques dans d'autres parties de votre vie.
Sentiments et émotions
Difficulté à reconnaître vos sentiments, à faire la distinction entre vos sentiments
Avoir des difficultés à exprimer ce que vous ressentez.
Vous ne donnez pas forcément de l'importance à ce que vous ressentez.
Manque de confort par rapport à la colère, la joie, la tristesse.
Se sentir troublée ou perdue la plupart du temps.
Ressentir seulement quelques émotions et non toutes une variété.
Tendance à la dépression, aux attaques de panique, cauchemars.
Peur de devenir fou/folle.
Peur de vos sentiments, impression d'absence de contrôle sur vos sentiments, émotions.
Comportement parfois violent ou colère exagérée
Votre corps
Se sentir « en dehors » de son corps souvent, avoir l'impression d'avoir quitté son corps.
Consommation abusive d'alcool, de drogues en tout genre, de nourriture (excessive ou pas assez).
Sentiments très limités au niveau de votre corps. Impression que votre corps est engourdi.
Très grande résistance à la douleur.
Peu conscient(e) des messages provenant du corps : faim, soif, douleur, peur, fatigue. Vous ignorez parfois ces messages.
Vous n'aimez pas votre corps, vous ne vous sentez pas « à la maison » dans votre corps.
Vous avez un problème physique qui pourrait être lié à votre abus (douleurs vaginales, dans la bouche, etc.).
Vous n'aimez pas faire des activités qui impliquent votre corps comme la danse, le sport en général, la marche, etc.
Vous vous êtes blessé(e) de façon intentionnelle (automutilation) ou privez votre corps de ce dont il a besoin.
L'intimité
Difficulté à faire confiance aux gens, à avoir des amis proches.
Difficulté à imaginer une relation saine.
Difficulté à donner ou recevoir de l'amour, à être affectueux /affectueuse.
Peur des gens, se sentir différent(e), fou/folle, seul(e).
Tendance à avoir des relations avec des gens qui ne sont pas bons pour vous ou pas libres
Avez-vous été dans une relation avec quelqu'un qui ressemblait à votre abuseur?
Sentiment qu'on abuse de vous, qu'on profite de vous.
Sentiment que vos relations en général « ne marchent pas ».
Sentiment de panique quand quelqu'un devient trop proche de vous.
Vous êtes capable d'être proche d'amis mais quand il s'agit d'un(e) petit(e) ami(e), ça ne marche jamais.
Tendance à « s'accrocher » de manière excessive à certaines personnes que vous aimez beaucoup.
Tendance à tester les gens de façon répétitive.
S'attendre à ce que les gens vous quittent.
Difficulté à dire non.
Sexualité
Difficultés à rester "présent(e)" pendant que vous faites l'amour ou bien devenir comme engourdi(e) ou effrayé(e).
Usage du sexe pour satisfaire des besoins non sexuels (par exemple, vous avez le sentiment de n'être aimé(e) qu'à travers le sexe, ou que c'est votre seule qualité). Ou difficultés à proche de quelqu'un et accepter des marques d'affection, des contact physiques lors d'un contexte non sexuel.
Eviter toutes relations sexuelles ou au contraire rechercher des relations sexuelles que vous ne désirez pas vraiment en fait.
Difficulté à dire non dans ce domaine.
Sentiment que votre principale « valeur » est sexuelle.
Avez-vous des relations sexuelles avec des partenaires qui vous respectent ? Est-ce que vous avez déjà eu des partenaires qui ont été abusifs?
Est-ce que vous vous êtes prostituée ou avez utilisée les relations sexuelles comme moyen d'exploitation?
Manque de plaisir dans les relations sexuelles, de désir. Sentiment que c'est « mal » de ressentir du plaisir.
Sentiment que le sexe est dégoûtant ou que vous êtes dégoûtant(e) pour ressentir du plaisir.
Est-ce que vous êtes excité(e) par des fantasmes violents, sadiques ou incestueux?
Avoir le besoin de tout contrôler dans une relation sexuelle pour se sentir en sécurité.
Flash-backs pendant les relations sexuelles.
Est-ce que vous avez des relations sexuelles car vous le voulez ou parce que votre partenaire le veut?
Relations par rapport aux enfants et être parent
Se sentir mal à l'aise ou effrayé(e) au contact des enfants.
Peur d'être abusif/abusive avec des enfants.
Difficultés à mettre des limites dans vos relations avec des enfants, d'avoir un équilibre entre leurs besoins et les votre.
Difficulté à se sentir proche des enfants, à être affectueux/affectueuse avec eux.
Avoir un comportement beaucoup trop protecteur avec les enfants.
La famille d'origine
Est-ce que vous avez de bonnes relations avec votre famille ou au contraire de mauvaises et difficiles relations?
Est-ce que les personnes de votre famille connaissent la vérité par rapport à votre abus ? Sont-elles là pour vous aider?
Vous vous sentez fou/folle, dépressif/dépressive, ou non pris(e) en considération quand vous êtes en famille. Avez-vous été rejeté(e) par votre famille?
Vous attendez que les gens de votre famille changent, essayent de comprendre ce que vous ressentez, qu'ils vous croient.
Vous ne vous sentez pas en sécurité dans votre famille.
Autres
Le stress de tous les jours a un exagere impact sur vous.
Vous voyez beaucoup de choses en noir ou blanc mais pas gris.
Vous avez l'impression d'etre un(e) enfant dans le corps d'un adulte.
un exemple qui m'a le plus surpris quand j'ai visiter ce site ( sachant déjà ce que j'avait vécu) c'est la resistance à la douleur, jamais j'aurai penser que ça pouvait avoir un lien avec ça mais quand j'y réfléchit effectivement avant petite j'été tres doullette je hurler pour la moindre piqure puis à l'age environ ou c'est arrivée c'était tous le contraire pour exemple j'ai vécu 1 an et demi avec une hernie discale j'ai commencé a me plaidre vers la fin (plus d'un an apres) quand le médecin m'a demandé quand j'avais commencé a avoir mal il a été étonné que je n'ai pas consulté plus tot ( on avait vu un toubib quelques semaines avant qui avait dit qu'il n'y avait rien) le toubib a été étonné que personnes n'est rien vu et que j'avais pu caché ma douleur jusque là je lui ai dit que j'ai commencé a avoir tres mal y a seulement quelques mois, cette résistance à la douleur est toujours d'actualité ( meme en ce moment) quand j'ai vraiment mal c'est que c'est inssuportable pour les autres ( c'est ce que me dise les personne de mon etourage) mais est ce que c'est vraiment ça être résistante à la douleur ? en tout cas ce n'est pas toujours un avantage malgré ce qu'en pense les autres ....
évidemment je me reconnais dans beaucoup d'autres conséquences qui est a peu pres aussi longues que la liste....
c'est difficil ce petit bilan mais peut être necessaire quand on y reflechit, il a beaucoup plus de consequence que l'on aurait penser, mais il me semble que c'est important de prendre en compte de toute ces consequence.
j'aurais jamais penser que certaine soit lié les une aux autres comme la resistance a la douleur se lie pour moi a de me blesser intentionnellement(automutilation) mais elle ont leur logique a force de se faire des crises d'automutilation , on ne ressent presque plus la douleur.
le fait se sale honteux, sale est tres lié pour ma part avec l'impuissance,le fait de se detester et de se sentir troubler.
les flash cauchemar, crise de panique et d'automutilation me montre que je deviens folle.
avec ce que j'ai vécu moi il me parait tres dur de se faire confiance, de faire confiance aux autres.
Je refuse souvent d'ecouter les message de mon corps.
et lorsqu'on pense a tout cela ca fait asser mal de toute les consequence que l'on a , que l'on es plus toute a fait nous même a cause de ce qu'on a subit, vécu , je trouve ce bilan enfin compte asser dur et troublant mais je pense que c'est important de se rende compte de ces choses la.
pas facile cet exercice de style (ou plutôt d'introspection) qui me fait réfléchir à l'empreinte de mes blessures sur le déroulement de ma vie , de mes relations ... il y a tant de choses qui font écho !
même avec des dizaines d'années passées depuis les violences : il faut bien me rendre à l'évidence , je souffre encore au travers de conséquences qui se sont immiscées , installées ! j'ai moins ce mal brut qui prends la gorge et le ventre mais , je peux voir que :
- oui mes relations avec ma famille sont difficiles , certaines même rompues pour mon juste équilibre , et c'est vrai j'ai tjrs attendu d'eux des formes de "réparations" ... alors qu'ils ne me voient pas (comme je suis , avec ce que j'ai vécu) . depuis que j'ai laché ce besoin de reconnaissance , ma mère a pu faire un bout de chemin d'ailleurs !
- je retrouve globalement une méfiance des autres , et cette caractéristique du "tout ou rien" (cf blanc et noir) je suis svt faite d'excés entre des besoins++ et des peurs diverses , un manque fondamental de repères , dans l'intimité surtout
- au niveau de la sexualité justement , c'est un peu la cata ... aprés une pratique échevelée basée plus sur les désirs des autres, je n'en ai maintenant plus du tout envie ! (repos du guerrier) j'ai appris le "non" au moins , mais j'ai des difficultés à rester "là" (présente) pendant et tjrs le besoin de contrôle de ce corps ! (qui m'a échappé dans les agressions) enfin je ne lâche pas ma vigilance , même avec mon amour ...
- plus généralement je peux confondre les messages de mon corps oui . entre la faim , le sommeil , le désir , mes différents besoins : les choix à faire ne font pas librement je dirais ; je me mets à l'écoute qd même .
- parfois c'est vrai la peur de devenir folle , d'être trés différente des autres , de ne jamais savoir où sont les limites !!
- je note aussi mon incapacité à voir venir des situations dangereuses , à me protéger à temps d'une relation abusive
- difficulté à prendre soin de moi à me faire du bien : avant , car là j'apprends celà de mieux en mieux (et vive les thérapies!). à 40ans tout de même il est temps que des choses s'améliorent , et mes proches en sont bienheureux ! Et je revis peu à peu .
Bilan : trop injuste l'ampleur des conséquences qd même , pour nous comme ceux qui nous cotoient , nous et nos INSECURITES ! Je les retournerais volontiers à "l'envoyeur" ( qu'le responsable se les coltinent !!) enfin chez eux le bilan, y doit pas être beau à voir !! :wink:
ouh la la ! jai répondu enfin honnetement à e questinonaire, c'set long... trop long je ne le poste pas vous y échappez ! j'en ferai peut etre un résumé apres relecture et reflexion, ca peut aider...
j'ai quand meme compris grace à cela des choses de ma vie passée qui restaient inexpliquées...ma faculté de tomber dans des relations abusives, mon impuissance à me défendre, l'impossibilité de me mettre en colère meme si on m'insulte... etc etc etc ouh ca donne le tourni
tu peux nous l'écrire toma si tu en as envie meme si c'est long tu sais on te lira jusqu'au bout :wink:
bisous chapounette
bon bon OK c'est gentil... mais je vais quand meme résumer avant ! en tous cas c'est tres intéressant, ça permet de comprendre pas mal de choses, rien qu'avec des questions. je pensais avoir des défauts, pensais que ça faisait partie de ma personnalité et que je ne pouvais rien y faire. NON ! ce sont des conséquences de labus ! je culpabilise moins, mais surtout, il y a l'ESPOIR qu'on peut changer tout ca pour vivre mieux !
Bonjour, :D
Milles mercis d'avoir mis cet exercice à disposition.
Grâce à ce test j'ai réalisé que j'avais certainement été victime d'abus sexuels. J'ai toujours eu un doute mais maintenant je commence à prendre conscience de la possibilité. C'est juste très dur à vivre de ne pas savoir.
Comme je l'ai dit dans ma présentation, mon problème c'est que je n'en ai aucun souvenir. Si ce n'est un image qui m'est revenu mais qui est très brève.
Deuxième chose qui est dure à vivre, c'est que je n'ai personne à qui en parler. Je n'ai actuellement pas de psy, et pas d'amis à qui en parler.
Si d'autres comme vous on le même problème que moi, je serais ravie de partager avec vous !!! les autres aussi bien-sûr...
Je me sens un peu désemparée car je ne trouve aucun forum sur des gens qui ont un doute.
C'est pourquoi je me suis inscrite ici, en espérant ne pas vous déranger, car je sais qu'ici, vous avez été abusée et que vous vous en souvenez.
J'espère pouvoir rencontrer d'autes personnes dans mon cas et sinon pouvoir comprendre et connaître ce qu'avoir été abusé implique.
Merci de m'avoir lue,
Bon après-midi,
Zita :D
bonjour Zita
n'hésite pas à te confier, car parfois en écrivant, on se souvient. aussi, c'est parfois tellement dur d'admettre une vérité difficile qu'on oublie de façon superficielle des souvenirs trop douloureux. je te conseille de trouver un psychothérapeuthe qui t'aidera à t'y retrouver. tu trouveras plein d'infos sur ce site pour t'aider. bon courage à bientot
Peur de vos sentiments, impression d'absence de contrôle sur vos sentiments, quand j"ai de la colère ou de la tristesse profonde!
Se sentir « en dehors » de son corps souvent, avoir l'impression de en plus y être totalement connecté!
Difficulté à donner ou recevoir de l'amour, à être affectueux /affectueuse peur de souffrir encore si je m'attache
Sentiment de panique quand quelqu'un devient trop proche de vous.
Tendance à tester les gens de façon répétitive
Avoir un comportement beaucoup trop protecteur avec les enfants.
Peur de devenir folle , de perdre le contact avec la réalité ou de mettre a crier comme une dingue
Peur de tomber en dépression et ne plus jamais me relever ou de finir scyzophrene
Voila les conséquences que l'anxiété post traumatique due a mon expérience en tant que victime de violence conjugale et de tentative de ***meurtre*** durant ma grossesse ma amené!Je panique souvent pour des riens , je vie dans la peur , je coupe souvent les ponts avec des gens de peur qu'ils me fassent du mal , a la moindre petite erreurs je les floches!J'ai tendance a m'embarquer dans des projets qui n'ont pas d'allure , qui demandent beaucoup d'énergie pour ne pas avoir a penser a ce problème qui me ronge parfois!J,ai commencé a garder les choses en dedans car après 4 ans les gens autour de moi ont commencé a me dire , Nancy passe a d'autres choses!Donc même si j'ai encore besoin d'en parler j'ai tout ravaler face a mes parents , qui même s'ils ont été la avec moi ne comprennent même pas le tier de ce que j'ai vécue!Être victime ces très difficile , mais je sais que ces possible de retrouver le bonheur!
Il y a bien évidement des choses que je retrouve en moi de cette liste.
Ceci dit toutes ne sont plus d'actualités, la vie évolue.
1.Estime, image de soi, influence
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Se sentir « mauvais(e), sale, honteux/honteuse C est le sentiment que j ai de moi lorsque je pense à ce qui c est passé
Se sentir impuissant, comme une victime Je me sens impuissante face à ma capacité à me sortir de ce malaise et de ces conséquences
Se sentir différent(e) des autres Je suis réellement différente des autres puisque je suis moins stable dans ma psychologie, mes émotions et donc, ma manière d etre avec les autres et ca me rend honteuse
Avoir l'impression qu'au fond de vous
qu'il y a quelque chose qui cloche, que
si les gens vous connaissaient vraiment,
ils ne voudraient plus vous parler. Raison pour laquelle je me "cache" perpétuellemnt et reste distante
Avoir l'envie de se faire du mal volontairement
ou pensées suicidaires. Ou bien simplement
vouloir mourir sans pourtant penser au suicide. Mon seul espoir pour tenir le coup...c est qu un jour, je ne serai plus là! Mais je ne suis plus du tout suicidaire
Avoir des difficultés à faire des choses pour soi,
pour prendre soin de soi, à se sentir « bien ». Je ne suis jamais heureuse mais ca fait qlq temps que je me sens bien (pas tout le temps évidament), j ai des mauvaises passes aussi
Difficultés à faire confiance à son intuition. J ai assez confiance en mes intuitions par rapport à ce que pensent les autres de moi sauf quand on m en fait douter (moi ou qlq un d autre). En ce moment, je suis assez attaquée dans se sens par une collègue qui m a dit que j irritais tout le monde avec mes airs de fille parfaite et je le vis mal (je suis un peu en crise car me sentir bien parmis mes collègues m est indispensable)
Vous êtes incapable de vous protéger vous-même
dans des situations dangereuses. En fait, je m en fout complètement, j essaye d ailleur (et y arrive bien) de ne meme pas voir le danger...on doit tous mourir un jour!
Vous avez tendance à vous engager dans des
relations abusives. Je dois bien avouer que je n y vois pas tres clair à ce sujet, je ferme bien trop les yeux pour ca ou parfois, suis trop parano.
Pas toujours conscience de ses qualités, capacités,
intérêts, buts. Je connais mes capacités et qualités mais effectivement pas du tout l intéret que j apport aux autres et mon but
Difficulté pour être motivée. Ca dépend pourquoi...pour les autres, je suis tout le temps motivée. Pour ce qui ne regarde que moi...je ne suis jamais motivée.
Peur de réussir. Peur de ne pas etre à la hauteur (ca me pousse à essayer d etre parfaite pour ne gener personne, c est une pression incroyable et en plus...ca irrite les gens et moi meme)
Essayer d'être parfait(e). Pour cacher le faite que je me sente si imparfaite et me sentir droite dans mes bottes au moins pour ca. C est mon réconfort à moi mais je pense que les autres ne m apprécient pas pour ca et sa me déstabilise énormement (merci ma petite collègue de m avoir fait part de l irritation des autres!!! Ca m aide vraiment pas!)
Utilisation du travail ou de certains objectifs
pour compenser des manques dans d'autres parties
de votre vie. Ben oui, mais il va peut etre falloir que je trouve autre chose maintenant
2.Sentiments et émotions
_________________________
Difficulté à reconnaître vos sentiments,
à faire la distinction entre vos sentiments Je ne sais pas...peut etre!
Avoir des difficultés à exprimer ce que vous ressentez. Je ne sais pas me lancer à en faire part, et si parfois j y arrive, manifestement, je ne m exprime pas en francais car les autres ne comprennent pas(diificultés à me concentrer dans un cas ou je dois parler de mes sentiments ou émotions.
Vous ne donnez pas forcément de
l'importance à ce que vous ressentez. Je ne le montre ni ne le dis jamais mais seule face à moi-meme...c est terrible comme je peux avoir mal
Manque de confort par rapport à la colère,
la joie, la tristesse. J ai l impression d etre carrément mytho de réagir tant ou pas du tout!
Se sentir troublée ou perdue la plupart du temps. Parfois, mais pas trop souvent (ca dépend de mes"périodes noires" qui étaient plutot rare...ca va surement passer...c est la chute des feuilles on dira)
Ressentir seulement quelques émotions et
non toutes une variété. C est certain! dans la palette, il me manque les plus belles couleurs je pense.
Tendance à la dépression, aux attaques de panique,
cauchemars. Avant oui, maintenant, je ferai tout pour ne plus y retourner, c est carrément traumatisant de vivre dans de pareilles souffrances
Peur de devenir fou/folle. Ca a été le cas, durant ma dépression majeure, mais c est fini et j en veux plus
Peur de vos sentiments, impression d'absence de
contrôle sur vos sentiments, émotions. Parfois oui!!! c est vraiment très pénible à vivre
Comportement parfois violent ou colère exagérée J evite, je prends sur moi pour etre sur de ne pas y venir et parfois, c est vraiment hyper pas facile parfois
3.Votre corps
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Se sentir « en dehors » de son corps souvent,
avoir l'impression d'avoir quitté son corps. Souvent, non! Mais quand je suis agressée (et les gens sentent bien qu avec moi, on ne risque pas grand chose) là, c est carrément frustrant comme je reste bouche bée sans la moindre réaction, ni défance, ni rien. Je deviens carrément absente. (Parfois, je m épate de rester moi-meme mais c est assez rare et récent...avancement?)
Consommation abusive d'alcool, de drogues en
tout genre, de nourriture (excessive ou pas assez). J ai parfois des périodes
Peu conscient(e) des messages provenant du corps :
faim, soif, douleur, peur, fatigue. Vous ignorez
parfois ces messages. Oui, ca passe et n est pas un problème
Vous vous êtes blessé(e) de façon intentionnelle
(automutilation) ou privez votre corps de ce dont
il a besoin. Ca a été le cas de manière hyper exagérée mais c est fini, simplement parfois, j apprécie bien d avoir faim (je pense que sa démobilise plus rationnellement mon cerveau des mes souffrances morales
4.L'intimité DIFFICILE voir PAS ENCORE A MA PORTEE!
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Difficulté à faire confiance aux gens,
à avoir des amis proches. C est plutot à moi que je n ai pas confiance! Alors je reste à l écart, je reste seule
Difficulté à imaginer une relation saine. Ben oui, puisque je ne peux pas rester moi-meme trop longtemps !
Difficulté à donner ou recevoir de l'amour,
à être affectueux /affectueuse. A fond!!!!!!! sauf avec mes enfants
Peur des gens, se sentir différent(e),
fou/folle, seul(e). Peur de moi et de ce que les gens pensent de moi
Tendance à avoir des relations avec des gens
qui ne sont pas bons pour vous ou pas libres hahahahahaha!!! quelles relations????
Avez-vous été dans une relation avec quelqu'un
qui ressemblait à votre abuseur? Je ne sais pas!
Sentiment qu'on abuse de vous, qu'on profite de vous. Dans la relation homme/femme...toujours. Dans la vie....on abuse toujours un peu de la "gentillesse" des gens! c est moins grave
Sentiment que vos relations en général
« ne marchent pas ». La preuve!!!!
Sentiment de panique quand quelqu'un devient
trop proche de vous. Toujours
Tendance à « s'accrocher » de manière excessive
à certaines personnes que vous aimez beaucoup. Oui, mais toujours à des personnes qui ne peuvent pas etre proche de moi réellement (quelle souffrance!!!)
Tendance à tester les gens de façon répétitive. Ca arrive surement mais toujours de manière incontrolable et pas du tout voulue.
S'attendre à ce que les gens vous quittent. Ca arrive tout le temps dans la vie!!! surtout s ils me connaissaient vraiment (pourtant, je sais que je suis quelqu un de vraiment bien dans mon petit coeur!!!)
Difficulté à dire non. TOUJOURS
5.Sexualité
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Difficultés à rester "présent(e)" pendant
que vous faites l'amour ou bien devenir
comme engourdi(e) ou effrayé(e). Non, mais par contre...j aurrais bien envie que ca m arrive parfois!!!!
Difficulté à dire non dans ce domaine. Difficultés à dire oui plutot!!!
Sentiment que votre principale « valeur »
est sexuelle. au yeux de l autre!!! pas des miens et comme je suis trop nulle... ca me donne l impression d etre une simple proie et que c est le seul intéret pour l autre (pas d amour, juste un cul à baiser!). Et comme je ne suis pas du tout d accord, je ressens alors de la colère envers l autre et le quitte. A l heure actuelle, je suis sure que je serai célibataire toute ma vie et ca me désespère mais en meme temps...je suis protégée dans ce sentiment.
Avez-vous des relations sexuelles avec des
partenaires qui vous respectent ? Est-ce que
vous avez déjà eu des partenaires qui ont été abusifs? Je pense que oui mais n arrive pas à le vivre comme ca quand ca arrive!
Manque de plaisir dans les relations sexuelles,
de désir. Sentiment que c'est « mal » de ressentir
du plaisir. Manque de désire oui, manque de plaisir tres souvant(trop souvant, presque toujours), c est mal de ressentir du plaisir...oui et aussi que c est mal de ne pas en ressentir!!!!
Sentiment que le sexe est dégoûtant ou que
vous êtes dégoûtant(e) pour ressentir du plaisir. Sentiment que si ce n était pas le cas...je serrais peut etre coupable du passé (bienque je ne me rapelle pas avoir eu du plaisir...je ne crois vraiment pas en fait!)
Est-ce que vous êtes excité(e) par des fantasmes
violents, sadiques ou incestueux? Parfois par des idées d etre convoitée et touchée par un inconnu qui n en veut qu a mon corps de petite naive, d un coup comme ca, au détour d une ruelle (mais jamais dans la violence)
Avoir le besoin de tout contrôler dans une
relation sexuelle pour se sentir en sécurité. Surement pas!!! d abord, je ne controle jamais, et puis, ce serait avouer que j aime ca (c est hors de question) et c est rarement le cas
Flash-backs pendant les relations sexuelles. Non, mais sérieux bloccages
Est-ce que vous avez des relations sexuelles
car vous le voulez ou parce que votre partenaire
le veut? Parce que l autre le veut presque toujours
6.Relations par rapport aux enfants et être parent
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Avoir un comportement beaucoup trop protecteur
avec les enfants. Oui, et d etre trop permissive pour ne pas les blesser ou les frustrer
7.La famille d'origine
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Est-ce que vous avez de bonnes relations
avec votre famille ou au contraire de mauvaises
et difficiles relations? C est bizarre mais je suis avec eux comme si rien ne s est jamais passé. Je me sens quand meme à l écart, différente et ne leur parle pas vraiment de moi
Est-ce que les personnes de votre famille
connaissent la vérité par rapport à votre abus ?
Sont-elles là pour vous aider? NON!!! c est hors de question!!! ce qui est bizarre, c est que c est avec .... que tout cela c est passé et que d autres ont été témoins de certaines choses mais tous ont l air de ne rien savoir (c est plutot confortable pour moi)
Vous vous sentez fou/folle, dépressif/dépressive,
ou non pris(e) en considération quand vous êtes
en famille. Avez-vous été rejeté(e) par votre famille? La famille de ma mère, je m en fout et oui, je me sens non prise en concidération par elle et je concidère avoir été rejetée par elle...la famille de mon père, je l aime beaucoups bien que je ne me sens pas trop intégrée (manque de proximité réelle en fait par rapport aux autres qui vivent plus entre-eux ). Bref...rien avoir!!!
8.Autres
________
Le stress de tous les jours a un exagere
impact sur vous. Ca arrive selon les périodes
Vous voyez beaucoup de choses en noir ou blanc
mais pas gris. je vois les gens "contestés" en gris mais jamais en noir et je manque de nuances dans mes émotions
Vous avez l'impression d'etre un(e) enfant
dans le corps d'un adulte. J ai bien l impression d avoir un retard de maturité par rapport aux autres, je me sens une petite idiotte aux yeux des autres (ca qui serait logique vu que je le suis quand je suis face aux gens)
Pas évident cet exercice, même très difficile... Dur, dur de se retrouver face à soi-même et à ses responsabilités...
La honte et le dégoût de moi, je ressens ça depuis toujours je crois. Quant aux pensées suicidaires, et bien pour être complètement honnête elles sont quotidienne. Je les caches comme je peux, avec de faux sourires et un humour parfois un peu décalé, mais elles sont là et bien là... C'est très dur de l'avouer d'ailleurs.
J'ai l'impression de ne m'entourer quasiment que de personnes qui abusent du fait que je ne sais pas dire NON. Et quand j'ai la chance de rencontrer des gens bien comme mon meilleur ami, ou encore une autre personne avec qui je crée des liens depuis peu, et bien j'ai très peur de les attirer vers le bas ou bien de leur faire du mal ; alors j'ai tendance à m'éloigner...
La peur d'échouer dans ce que j'entreprends, de ne jamais être à la hauteur de ce qu'on me demande, ou bien de ce que les gens attendent de moi est un sentiment permanent, et je le reconnais très handicapant.
Concernant les émotions, je ne sais pas les gérer, pleurer est quelque chose qui paraît tellement simple pour tout le monde, mais c'est quelque chose qu'il m'est juste impossible de faire. J'ai pourtant très souvent un gros nœud serré dans la gorge, mais les larmes ne sortent jamais, à croire que je suis une handicapée des voies lacrymales...
La colère est également un sentiment que je ne ressent pas, sauf contre moi. Et je pense que le fait que certaines personnes abusent de moi en est une conséquence. La colère des autres me fait très peur également. Dans ces moments là, j'ai tendance à me renfermer complètement, comme-ci je n'existais plus, et je reste complètement terrifiée. J'ai très peur de tout ce qui se rapproche de la violence en générale, qu'elle soit physique ou juste verbale.
Quant à la famille ; je ne me sens pas bien du tout quand nous nous retrouvons tous ensemble. J'adore ma famille (en partie), mais lorsque je suis avec eux, et bien cela me ramène à trop de souvenirs. Trop de flash sur mon propre vécu ou bien encore sur celui de ma mère.
Concernant les évènements qui m'ont amené sur ce forum, aucun de mes proches n'est au courant, alors quant à savoir leurs réactions, il m'est tout à fait impossible de répondre.
Je me rends compte que ça fait pas loin de deux heures que je suis sur cet exercice, et malgré ça je n'arrive pas et je n'ose pas répondre aux ¾ des rubriques proposées. C'est sans doute un peu creux comme réponse, mais pour le moment c'est tout ce que j'arrive à sortir de moi.
En tout cas ça fait sacrément réfléchir...
c'est toujours extrêmement difficile de plonger dans l'ensemble des marques et conséquences des traumatismes que l'on a vécu.
d'avoir un vue d'ensemble avec la sensibilité que l'on a, et que l'on a développée. souvent extrême. C'est beaucoup à sentir et à penser d'un seul coup, alors que l'on est seul derrière son clavier.
l'avantage de ce genre d'approche -travail sur soi, à l'américaine je dirais- c'est la clarté, mettre des mots et des compréhensions sur les choses et mille symptômes, et les proposer au tout venant; l'inconvénient c'est la force de ce qui est abordé sans vrai filet sans soutenance pour les personnes qui lisent, et fonction de là où on est sur le chemin cela peut être violent de prendre en compte tout cela à la fois; comme dit Alex il faut pouvoir discuter de tout cela après. Mon avis est qu'il faut un travail thérapeutique à coté, parallèlement qui permette de progresser doucement et à la mesure de l'être, de ce qu'il a vécu et de son développement. Le mental ne peut pas guérir seul, il faut traverser des émotions, découvrir les choses que l'on a enfermé, parfois distordu pour pouvoir survivre, trés intelligemment; renaître lentement à une nouvelle personne qui ne fait pas que comprendre, mais qui a appris à être au plus près d'elle même.
C'est cela qui me vient. Me souvenant de l'impact de ce bilan lorsque je l'avais fait. Soyons indulgents avec nous mêmes ! si la barre est trop haute il est sûr que l'on avancera pas.
Utilisons les indicateurs qui nous parlent afin de marcher à notre rythme. Il ne s'agit donc pas de répondre Carpe mais de laisser se déposer ce qui peut te servir, à ce moment là de ta vie; peut être éclairer ton rdv qui vient de qql concepts, mais surtout reste bien près de ton ressenti du moment, c'est lui qui te/nous parle de toi et qui se déroulera peu à peu. ;)
oufff, alex, ton bilan est plus que bien tombé por moi,
je vais vaiment me poser dessus, et y repondre le plus vrai,
meme si les mots sont encore interdis dans ma bouche et sur papier, ils sont encore destructeur!!!!
bonne journée
tes mots seraient destructeurs ?? :-[ :-X
Bon.. j'essaie de faire une petite mise au point sur moi-même... ce qui est encore d'actualité aujourd'hui dans tout ça....
Se sentir différent(e) des autres
Avoir l'impression qu'au fond de vous qu'il y a quelque chose qui cloche, que si les gens vous connaissaient vraiment, ils ne voudraient plus vous parler.
Avoir des difficultés à faire des choses pour soi, pour prendre soin de soi, à se sentir « bien ».
Difficultés à faire confiance à son intuition.
Vous êtes incapable de vous protéger vous-même dans des situations dangereuses. Vous avez tendance à vous engager dans des relations abusives.
Pas toujours conscience de ses qualités, capacités, intérêts, buts.
Difficulté pour être motivée.
Peur de réussir.
Essayer d'être parfait(e).
Utilisation du travail ou de certains objectifs pour compenser des manques dans d'autres parties de votre vie.
Avoir des difficultés à exprimer ce que vous ressentez.
Vous ne donnez pas forcément de l'importance à ce que vous ressentez.
Manque de confort par rapport à la colère, la joie, la tristesse.
Tendance à la dépression, aux attaques de panique, cauchemars.
Peur de devenir fou/folle.
Peur de vos sentiments, impression d'absence de contrôle sur vos sentiments, émotions.
Comportement parfois violent ou colère exagérée
Peu conscient(e) des messages provenant du corps : faim, soif, douleur, peur, fatigue. Vous ignorez parfois ces messages.
Vous n'aimez pas votre corps, vous ne vous sentez pas « à la maison » dans votre corps.
Vous n'aimez pas faire des activités qui impliquent votre corps comme la danse, le sport en général, la marche, etc.
Difficulté à faire confiance aux gens, à avoir des amis proches.
Sentiment qu'on abuse de vous, qu'on profite de vous.
Tendance à « s'accrocher » de manière excessive à certaines personnes que vous aimez beaucoup.
Tendance à tester les gens de façon répétitive.
S'attendre à ce que les gens vous quittent.
Difficulté à dire non.
Difficulté à dire non dans la sexualité
Sentiment que c'est « mal » de ressentir du plaisir.
Avoir le besoin de tout contrôler dans une relation sexuelle pour se sentir en sécurité.
Flashbacks pendant les relations sexuelles.
Avoir un comportement beaucoup trop protecteur avec les enfants.
Le stress de tous les jours a un exagère impact sur vous.
Oh....
ça "agresse" mon cerveau de voir tout ça...
Je ne pensais pas que tout ça pouvait être relié aux agressions que j'ai vécu... c'est gros.. c'est un méchant gros morceau.. :(
jpense bien qu'il me reste encore un bon bout de chemin à faire avant de réussir à vivre comme il faut.... ca me semble une énorme montagne..
ouais c'est impressionant d'un coup, et les bilans sont à double tranchant... le mieux est d'ouvrir cela pas à pas :)
et puis nous ne sommes pas issus d'une seule histoire, mais d'une mosaique d'un tressage de choses, heureusement : des bonnes aussi !
Pas à pas... c'est toujours ce qu'on se dit.. mais au fond, on a envie de sauter plusieurs étapes.. pour arriver au mieux-être directement..
c'est dur sur le moral de me rendre compte à quel point je peux être aussi faible encore aujourd'hui.. je me sens inutile.. comme si tous les efforts que j'y mettais ne donnait rien.. ou plutôt.. ne donne plus rien maintenant.. comme si j'étais arrivée au bout de ce que je pouvais faire.. au bout de la guérison possible.. et que là.. je me trouve devant un mur.. :S aaaa bref.. laissons aller le temps encore..
Ne dit on pas "l'espoir fait vivre" ?
Alors courage il faut le garder ;)...
:-* :-*
Oui l'espoir, l'espoir, l'espoir...
Voilà un mot qui veut dire tant de choses.. et qui en même temps parfois se retrouve dans le néant car on ne sait plus le décrire comme il se doit... le vivre.. parfois un mot plein de positivisme mais parfois un mot qui fait mal quand on perd ses repères et qu'on ne sait plus sur quoi fonder cet espoir...
Dur dur cet exercice :'(
depuis je me rend compte de pas mal de choses qui sont liées à mon agressions ( la liste est longue !!!)
Je fais de très très mauvais rêves (lol). En tous cas une chose de positif ressort de cela : je suis sortis un peu plus chaque jour de ma léthargie.
Je relis et refais régulièrement cet exercice, parfois je me dis que je suis un peu maso. Je commence à trouver des réponses par exemple ma résistance à la douleur, le fait de m'oublié au profit des autres même si je sais au fond de moi que je ne devrait pas et que les autres pensent d'abord à eux (enfin maintenant de temps en temps j'ose pensé à moi, mais c dur car il faut changer un mode de fonctionne ment que j'ai mis en place depuis + de 10 ans ).
Les douleurs que je traîne au ventre que je traîne depuis viennent surement de là, je me dis !! A certain moment j'ai des douleurs à certaines parties de mon corps : là où l'autre m'a attrapé.
Je me fais mal s'en m'en rendre compte, je m'arrache des bouts de peaux, je me gratte le crâne jusqu'au sang mais je mettais tous cela sur le compte de la nervosité mais en y réfléchissant je me rend compte que ce n'est peut être pas qu'a cause des nerfs.
je suis en pleine introspection :-\ :-\ :-\
Impressionnant hein, on lit ça et soudain tant de manies nous sautent aux yeux et deviennent si révélatrices ::)...
Quand on lit les "histoires" des autres, c'est un peu pareil, on se trouve des points communs, et l'on se sent tout de suite bien moins seul(e)... ;)
:-* :-*
Je voulais juste faire remonter cet exercice pour les nouveaux membres car il peut etre utile...
salut
sympas de partagez ces exercices,
je me suis reconnu dans plusieurs points dont j'interprétais autrement : "penser que les gens s'ils me connaissent, ne m'aimerai pas.""et m'attendre tout temps à ce qu'on me quitte", ''me sentir pas a l'aise dans mon corps, ma maison'', et les angoisses, et de ne pas m'écouté si j'ai faim, soif.. ne pas me sentir en sécurité et ne pas savoir quand il y a du danger...
j'ai eu du mal à rencontré des personnes biens, j'ai mon copain maintenant, c'est génial, et pour zita, moi je m'en suis souvenu il y a quelques moi,quand mon copain c'est coupé ses longs cheveux, et c'est rasé comme mon agresseur, le choque ! et flashs, je ne pouvais plus rien faire avec.. laisse le temps venir, les souvenirs sont toujours en toi, mais se caches.. si t'as écrit un poste je viendrai volontié te lire.
biss et bonne matinée ;) courage à toussss
Je deteste les homes avec les cheveux rases pour la meme raison... C'est parfois etonnant de realiser comme il y a beaucoup de choses que l'on fait sans se render compte qui sont des consequences "typiques" de personnes abuses.
salut,
oui alexandra je comprend ! mais je dois m'habituer en plus à la coupe de cheveux de mon copain car lui ça lui plait !(c'est un peu moins rasé ouffffff ;) )
bon je vais me coucher, je suis en mode insomnies... je sais que ça fait partie de la liste, dérnièrement j'ai peur de me coucher par peur de mes cauchemars ! ça parait bête ! mais bon !
bisouss bon courrage pour les symptoms
Bonjour à vous,
Je me suis inscrite très récemment et j ai pu faire ce test très éloquent. Je suis majoritairement assez proche de ces descriptions... Mais une fois que les faits ont étés désignés, que l'on sait que nous avons plusieurs pb relationnels, de concentrations, de dissociations, comment tenter de recouvrir, en parallèle d'une aide psy, une vie plus agréable?
Je me pose vraiment la question du comment, se réapproprié notre passé pour qu'il nous affecte moins. Comment réecrire en quelque sorte le scénario pour qu'il soit moins douloureux et surtout, se construire une personnalité, une identité autre que celle d'une victime ou d'une petite fille.
Je sais que depuis que les flash sont apparut, et que j ai accepté de consulté, il y a 6 ans maintenant, j ai complétement changée... Je suis devenue une femme nettement plus vulnérable, plus sérieuse, plus craintive, moi qui était avant une fille qui renvoyait aux autres de l'humour, de la force et de la joie.
Comment retrouver cette énergie? J'ai l'impression que, depuis que cela est sortis de moi, ces événements ont accaparés beaucoup trop d'espace dans la construction de mon identité et j aimerai tellement arrêter d'être obséder par ça!!! Car en période de difficulté, cela reviens tout le temps et cela ne me permet pas d'aller de l'avant....
Bref, recherchant des solutions, quand à comment réparer ces profondes blessures de l'estime et de l'égo, je suis tomber sur ce site http:www.relation-aide.com/dos_description.php?id=38&
qui peut être, vous aidera. Je n ai pas pris le temps de faire les démarches des lettres mais il me semble que cela peut être des nouvelles pistes à creuser: Extrait
Les techniques du traitement
L'écriture de lettres et les jeux de rôles sont indiqués tant en thérapie de groupe ou individuelle. Chaque patient doit écrire une série de lettres (une par semaine) à différentes personnes et les lire au groupe. Il doit refaire l'exercice autant que nécessaire. Ces lettres seront des instruments de guérison, des baromètres indiquant le progrès accompli. On ne demande pas aux personnes de les envoyer, elles pourront le faire quand elles se sentiront assez fortes. Les différentes lettres à rédiger sont à destiner à
1/ lettre à l'agresseur : elle devra exprimer toute l'indignation ressentie pour faciliter la prise de conscience des responsabilités de l'agresseur. Les lettres font resurgir plus de sentiments que des heures d'entretien. En exprimant ainsi l'indignation, on abandonne une grande part de dégoût et de haine de soi. On s'engage sur la voie de la guériso
2/ lettre à l'autre parent : elle devra exprimer toute l'indignation pour son manque de protection, de son incrédulité et d'avoir sacrifié son enfant pour satisfaire ses besoins propres.
3 / lettre à l'enfant blessé qui se trouve dans l'adulte : elle met en route le processus destiné à redonner un substitut parental. Elle console, rassure et protège cette partie de soi restée vulnérable et pleine de frayeur.
4/ un « conte » à propos de sa vie : on réécrira son histoire en utilisant « il » ou « elle ». cela aidera à regarder son monde intérieur dans une perspective nouvelle, plus objective, en plaçant une distance entre soi- même et ses traumatismes d'enfant. Malgré un début triste, le conte devra obligatoirement avoir une fin plein d'espoir, cela permettra à la personne d'avoir des rêves plus positifs dans sa tête.
5/ lettre au conjoint ou à celui qui les aime : elle devra expliquer comment ce traumatisme d'enfance affecte la relation. Pour se libérer de la honte, il faudra parler ouvertement.
6/ lettre à chacun de leurs enfants : elle servira à affirmer la capacité d'aimer et de trouver la force intérieure pour être un meilleur parent.
7/ Réécrire sa vie en disant « non » : En visualisant yeux fermés la scène du premier abus, on peut se représenter qu'on repousse l'agresseur, qu'on lui dit « non » qu'il quitte la pièce. Ainsi renaît sa propre force, on réapprendra à dire « non ».
Bonsoir,
j'ai repris le questionnaire pour compléter là où je me sentais concernée, j'espère que ce sera compréhensible!
Estime, image de soi, influence
Se sentir « mauvais(e), sale, honteux/honteuse. Je ressens totalement ça
Se sentir différent(e) des autres? J'ai l'impression d'être à part, hors du monde
Avoir l'impression qu'au fond de vous qu'il y a quelque chose qui cloche, que si les gens vous connaissaient vraiment, ils ne voudraient plus vous parler. J'ai peur de me révéler et que la personne qu'ils voient soit hideuse
Avoir l'envie de se faire du mal volontairement ou pensées suicidaires. Ou bien simplement vouloir mourir sans pourtant penser au suicide. J'ai envie de disparaître sans vraiment mourir mais juste disparaître
Se détester. Je me hais
Sentiments et émotions
Avoir des difficultés à exprimer ce que vous ressentez. J'ai du mal à dire vraiment ce que je ressens car j'ai peur que ça se retourne contre moi
Tendance à la dépression, aux attaques de panique. J'en ai par intervalles
Peur de devenir fou/folle. J'ai peur de perdre contrôle de moi-même
Votre corps
Se sentir « en dehors » de son corps souvent, avoir l'impression d'avoir quitté son corps. Parfois je ne me sens pas rattachée à moi même
Consommation abusive de nourriture (excessive ou pas assez). Avant je faisais des crises de boulimie avec le sucre principalement maintenant je mange toujours des grosses quantités mais je ne touche plus au sucre et ça va de mieux en mieux
Vous n'aimez pas votre corps. J'ai k'impression qu'il ne me correspond pas
Vous vous êtes blessé(e) de façon intentionnelle (automutilation). Pendant mes crises de panique je me mords
L'intimité
Tendance à avoir des relations avec des gens qui ne sont pas bons pour vous ou pas libres. Je ne choisis jamais la bonne personne
Avez-vous été dans une relation avec quelqu'un qui ressemblait à votre abuseur? Oui mais j'ai vite arrêté et ça ne s'est plus jamais produit
S'attendre à ce que les gens vous quittent. C'est souvent le cas
Difficulté à dire non. Je n'aime pas décevoir mais je fais des efforts pour m'imposer
Sexualité
Difficultés à rester "présent(e)" pendant que vous faites l'amour ou bien devenir comme engourdi(e) ou effrayé(e). Ca dépend mais je peux me tétaniser
Usage du sexe pour satisfaire des besoins non sexuels (par exemple, vous avez le sentiment de n'être aimé(e) qu'à travers le sexe, ou que c'est votre seule qualité). Ou difficultés à proche de quelqu'un et accepter des marques d'affection, des contact physiques lors d'un contexte non sexuel. Ca m'arrive
Eviter toutes relations sexuelles ou au contraire rechercher des relations sexuelles que vous ne désirez pas vraiment en fait. J'ai fait les deux et souvent j'oscille
Avez-vous des relations sexuelles avec des partenaires qui vous respectent ? Est-ce que vous avez déjà eu des partenaires qui ont été abusifs? Oui et non (heureusement)
Sentiment que le sexe est dégoûtant ou que vous êtes dégoûtant(e) pour ressentir du plaisir. Je me sens sale après
Est-ce que vous êtes excité(e) par des fantasmes violents, sadiques ou incestueux? Il m'arrive d'en avoir ce qui me fait me sentir encore plus sale surtout que je ne les apprécie pas mais ils s'imposent à moi des fois
Flash-backs pendant les relations sexuelles. A certains moments
Est-ce que vous avez des relations sexuelles car vous le voulez ou parce que votre partenaire le veut? Il y a eu des deux
La famille d'origine
Est-ce que vous avez de bonnes relations avec votre famille ou au contraire de mauvaises et difficiles relations? De bonnes relations
Est-ce que les personnes de votre famille connaissent la vérité par rapport à votre abus ? Sont-elles là pour vous aider? Non et je n'ai pas l'intention de leur dire
Vous vous sentez fou/folle, dépressif/dépressive, ou non pris(e) en considération quand vous êtes en famille. Avez-vous été rejeté(e) par votre famille? Ils font ce qu'ils peuvent pour m'aider même s'ils ne comprennent pas
Vous attendez que les gens de votre famille changent, essayent de comprendre ce que vous ressentez, qu'ils vous croient. J'aimerais que quelqu'un me sauve
Autres
Le stress de tous les jours a un exagere impact sur vous. Je réagis mal au stress
Vous avez l'impression d'etre un(e) enfant dans le corps d'un adulte.
Ca fait une très longue liste... Et je ne suis pas sure que ce soit pertinent pour moi de faire ça si peu de temps après les événements, mais autant tenter.
Se sentir « mauvais(e), sale, honteux/honteuse
Même s'il m'a forcée et manipulée, je reste persuadée que c'est de ma faute d'avoir cédée, et d'y être allée. Je me sens effectivement terriblement sale. Je n'avais jamais touché qui que ce soit avant, et, bien que je ne juge pas les actes des autres, pour moi il était impensable d'avoir un quelconque contact sexuel sans amour véritable. Pour moi, mon premier rapport sexuel serait avec une personne que j'aime et qui m'aime, en qui j'ai confiance et avec qui j'ai déja une relation sur le long terme. Je tenais à l'image de pureté et d'innocence que je m'étais forgée. Alors, oui, finir par donner ma virginité à un mec que je connaissais à peine, un connard qui a profité de moi et ne me montre aucun respect, ça a sacrément abimé mon image de moi. J'ai terriblement honte de ce que j'ai fait, de ce que j'ai laissé faire, et je me sens profondément sale... Je me dégoute, même. Je me dégoute d'avoir été aussi docile, d'avoir finalement été une "fille facile". J'ai tellement honte de moi, de ce que je suis devenue.
Avoir l'impression qu'au fond de vous qu'il y a quelque chose qui cloche, que si les gens vous connaissaient vraiment, ils ne voudraient plus vous parler.
Je n'arrive pas du tout à parler de cette histoire à mes proches, à mes amis, ou à qui que ce soit que je connaisse "pour de vrai" (mais je peux m'étaler sur internet derrière un pseudo). Car je suis persuadé qu'ils seraient déçu de mon comportement, voire totalement dégoutés de ma personne. Ma mère serait si déçue que je finisse par céder mon corps à un connard sans respect. Mes amis seraient si déçus que je ne sois finalement pas la fille pure et intègre qu'ils connaissaient, de se dire que je suis finalement prête à sucer à la demande juste parce qu'on me force un peu. Je reste persuadé que je pourrais même perdre quelques amis, perdre leur affection, s'ils venaient à savoir.
Je me suis aussi persuadée que je ne pourrais pas être en couple après ça. Que si un mec tombe amoureux de moi, puis apprend comment s'est passée ma "première fois", il sera dégouté, me pensera sale et ne voudra plus de moi. Je sais que j'ai des pensées un peu moyennageuses, mais je n'arrive pas à me défaire de cette idée.
Avoir l'envie de se faire du mal volontairement ou pensées suicidaires.
Je dirais que ça ne compte pas trop puisque j'ai toujours été suicidaire. Mais ces pensées s'étaient très fortement atténuées suite à une rencontre au début de l'année (oui, il suffit parfois d'une rencontre pour changer toute une vie.... en mal ou en bien, finalement). Mais au final, avec ça, ces pensées sont revenues en force. La peur de l'avenir, de ce que les gens vont penser de moi. Etre persuadée que personne ne peut vouloir de moi en sachant ça. La peur de perdre la personne la plus importante pour moi, la seule qui puisse me donner envie de vivre, car cette personne est aussi un ami très proche de mon agresseur. Ca va être difficile sur le long terme de voir l'un sans voir l'autre, et je ne sais pas comment je vais gérer ça. Au final, si je devais perdre cette personne qui fut la seule à me donner le gout de vivre, mais, surtout, de la perdre à cause de ma propre faiblesse, je suppose que je n'aurais pas la force de continuer plus loin. Je culpabiliserais bien trop d'avoir perdu ça à cause de cette histoire là. C'est simplement quelque chose que je ne peux pas me pardonner.
Se détester.
Evidemment, je me déteste d'avoir été aussi stupide, d'avoir laissé faire ça, d'avoir potentiellement perdu quelque chose de très important, qui aurait pu totalement changer ma vie, en positif pour une fois.
Avoir des difficultés à faire des choses pour soi, pour prendre soin de soi, à se sentir « bien ».
J'ai des difficultés à faire quelque chose de façon globale, que ce soit pour moi ou quoi que ce soit d'autre. Je suis incapable de me concentrer sur quoi que ce soit. J'essaye de me détendre, mais j'ai perdu le goût de tout. Je ne joue plus, je n'écris plus, je ne dessine plus, je ne lis plus, c'est à peine si j'arrive encore à rêver...
Pas toujours conscience de ses qualités, capacités, intérêts, buts.
En effet, si je reste bloquée dans ma recherche de travail, c'est bien parce que je suis incapable de me trouver la moindre qualité ou capacité. J'ai le sentiment de ne pouvoir remplir aucune tâche. Je ne me sens donc pas légitime à postuler.
Difficulté pour être motivée.
Je n'arrive à rien. Je ne fais plus rien de ma vie.
Difficulté à reconnaître vos sentiments, à faire la distinction entre vos sentiments
Ca, c'était mon principal soucis juste après les faits. Le mec m'a forcée la première fois que j'étais chez lui. Après ca, j'étais complètement perdue dans mes émotions et sentiments. J'avais peur de lui, j'angoissais à la seule vue de son nom, il me manquait et j'avais envie de lui parler, je voulais ne plus jamais le revoir, j'espérais le revoir au plus vite, j'étais dégouté par ce qu'il m'avait fait tout en me persuadant que j'en avais eu envie, il m'intimidait et je l'admirais, j'étais dégoutée de l'avoir laissé me toucher et j'avais envie d'aller plus loin encore avec lui. Je le haïssais et je l'aimais. Et au final, j'étais tellement perdue que j'ai finalement répond à sa seconde invitation. Je ne comprend toujours pas.
Se sentir troublée ou perdue la plupart du temps.
Tout le temps.
Ressentir seulement quelques émotions et non toutes une variété.
Tendance à la dépression, aux attaques de panique, cauchemars.
Ca, c'est finalement habituel.
Peur de vos sentiments, impression d'absence de contrôle sur vos sentiments, émotions.
Oui. Comme dit plus haut, mes sentiments foutent le bordel dans ma tête, à tel point que j'ai fini par retourner chez cet homme, et ca, je ne peux pas me le pardonner. Du coup, j'ai peur qu'il vienne à nouveau me parler et me proposer de passer chez lui, car même si j'ai terriblement peur de lui et que je reste persuadée que je saurais l'envoyer chier maintenant que j'ai compris ce qu'il se passe dans ma tête, j'ai tout de même peur d'être finalement trahie par... par moi même? Car j'ai finalement le sentiment d'avoir perdu tout contrôle sur moi même.
Se sentir « en dehors » de son corps souvent, avoir l'impression d'avoir quitté son corps.
Sentiments très limités au niveau de votre corps. Impression que votre corps est engourdi.
Vous n'aimez pas votre corps, vous ne vous sentez pas « à la maison » dans votre corps.
Vous n'aimez pas faire des activités qui impliquent votre corps comme la danse, le sport en général, la marche, etc.
Ca encore, ce n'est finalement pas nouveau....
Difficulté à faire confiance aux gens, à avoir des amis proches.
Je ne fais plus confiance à mes amis les plus proches... Nous étions très affectueux l'un envers l'autre, mais je ne supporte plus qu'il me touche. Et il ne comprend pas pourquoi, puisque je ne lui ai pas parlé de ça....
Difficulté à imaginer une relation saine.
Comme dit plus haut, je reste persuadé qu'aucun homme ne voudra de moi après ca.
Avez-vous été dans une relation avec quelqu'un qui ressemblait à votre abuseur?
Je suis amoureuse (en secret) de l'un de mes amis proches qui lui ressemble beaucoup. Mais la situation est inversée, puisque je suis tombée amoureuse de cet homme avant l'agression. C'est plutôt parce que l'abuseur est proche de l'homme que j'aime que j'ai voulu devenir amie avec lui, à la base. Mais maintenant, ces ressemblances me perturbent. Je me sens parfois mal à l'aise en présence de mon ami, car certains traits en lui me rappellent l'abuseur.
Sentiment qu'on abuse de vous, qu'on profite de vous.
Bah euhh lui, clairement, oui.
Tendance à « s'accrocher » de manière excessive à certaines personnes que vous aimez beaucoup.
Quelques personnes que je ne connais pas (rencontres sur internet) m'ont apporté du soutien vis à vis de cette histoire, et j'ai l'impression de m'être accrochée à eux de façon excessive....
Eviter toutes relations sexuelles
J'étais déja assez fermée au sexe avant (jamais voulu faire quoi que ce soit avec qui que ce soit), mais là, c'est mort, je me suis mis dans le crâne de ne plus jamais me laisser toucher par qui que ce soit.
Il n'y a pas seulement le dégoût physique et la peur de réveiller un mal-être, mais aussi de profondes angoisses accompagnant l'acte sexuel (et s'il m'avait refilé des maladies? Et si j'étais enceinte? Et si je faisais un déni de grossesse?), et je me rend compte que, même dans le cadre d'une relation saine, ca ne vaut pas le coup de risquer sa vie juste pour coucher avec quelqu'un.
Manque de plaisir dans les relations sexuelles, de désir. Sentiment que c'est « mal » de ressentir du plaisir.
Pas vraiment une question de plaisir, puisque je n'en ai jamais ressenti dans le sexe, mais le sentiment que c'est mal de ressentir du désir. Quelque chose que je ne comprend pas, c'est la réaction de mes hormones. J'étais asexuelle, je n'avais jamais ressenti le moindre désir pour qui que ce soit, et je n'avais pas même de désirs solitaires. Rien du tout, aucune sexualité, ni seule ni à deux. Pourtant, depuis ce qu'il s'est passé, c'est comme si mes hormones réclamaient quelque chose qu'elles n'avaient jamais voulu. J'ai fini par ressentir du désir envers cet homme. C'était la première fois de ma vie que je ressentais du désir envers quelqu'un, alors pourquoi lui? Comment puis-je avoir envie de ce mec qui m'a traitée comme une merde? Je me sens tellement sale....
Est-ce que les personnes de votre famille connaissent la vérité par rapport à votre abus ? Sont-elles là pour vous aider?
Je suis bien incapable de leur en parler. Trop peur qu'ils soient dégoutés de moi.
Ce que tu ressens maintenant est "normal." Par-contre, ça ira mieux un jour et tu pourras avoir une vrai relation et un partenaire qui comprendra ce qui t'es arrivé et qui respectera tes désirs.
Tu sembles avoir déjà eu des problèmes de dépression. Est-ce que tu es suivie? Est-ce que tu prends des médicaments?
Tout ce qui est écris c'est ce que je ressens ,c'est dingue je peux enfin mettre des mots sur mes maux , je ne me sebs plus seule a ressentir tout sa; moi j'ai un vaginisme je pense qyd c'est psychologique vu que je n'ai pas de rapports sexuels, j'ai peur des hommes, peur de l'intimité , bref ya bcp de choses qui me parle .
La majorité des choses sité ,c'est ce que je ressens, je déteste mon corps car mes bourreaux mon utiliser pr assouvir leurs pulsions dégueulasse, j'ai du mal a faire confiance donc j'ai pas d'amies, sa fais 10ans que j'ai pas eu de relations sexuels car sa me degoute mon ex me violait a chaque fois .
Je tombe aujourd'hui sur ce questionnaire.
Même si cela fait longtemps qu'il existe, voir des réponses similaires aux miennes fait du bien.
la peur de devenir folle, ne plus sentir son corps..et donc se faire mal pour le sentir a nouveau. Comme pour être sûre que je suis toujours là.
La résistance à la douleur.🤦🏻♀️...j'ai eu une hémorragie utérine pendant 5semaines..j'ai nié en bloc ce puissant message du corps. J'ai continué à aller bosser comme un bon petit soldat. Qd je suis finalement allée aux urgences, les docteurs ne comprenaient pas comment je n'étais pas morte depuis plusieurs jours.
Etc..
Votre site me faire sentir moins seuleet moins folle🙏merci
Sonia.
Je suis heureuse que cela vous aide à réaliser que vous n'êtes pas seule et pas folle. Il faut savoir reconnaitre les problèmes pour les résoudre.
J'en ai écris des pages sur ce sujet lorsque je l'ai lu. J'ai pris chaque ligne et il m'a fallu des jours et des jours. J'ai déroulé chaque point. Cela a fait écho en moi pour chaque ligne. Alors j'ai gratté des pages, et des pages. Au point que je me suis demandée à un moment si n'importe qui ne pouvait finalement pas dérouler sur chaque ligne, victime d'abus ou pas. Mon esprit de contradiction, toujours. Et puis je suis arrivée au bout. Et en relisant j'ai constaté que j'avais sauté une partie. Celle sur mon corps. Et j'avais beau essayé d'y retourner, toujours mon esprit sautait. Comme ma tête contre le mur cette nuit là. Mon cerveau qui fait des siennes. Foutu traître. Comme mon corps. Comme lui. Mon corps donc, car je ne voulais rien sauter et que même si une partie de moi ne voulait pas y venir, moi je ne voulais rien sauter. Et là je dois dire que je ne l'avais pas vu venir mais je me suis sentie à l'opposé de ce qui est indiqué ici. Mon corps, dont je n'arrête pas de me dire que s'il n'avait pas été aussi faible, peut-être que j'aurais pu faire quelque chose (point que je n'arrête pas de disséquer dans ma tête, sans réponse aucune, j'en voudrais tellement une).
Je n'ai pas l'habitude de me sentir en dehors de mon corps. C'est même l'inverse. Je me sens tellement prisonnière de celui-ci. J'ai beau tenté, celui-ci n'arrête pas de me trahir et de me garder enfermée. Maladie, douleur,blessures, fatigue. Si d'ailleurs je devais faire un lien avec cette nuit-là, c'est qu'il m'a trahi en me laissant à sa merci.
La seule impression d'être sortie de mon corps est arrivée lorsque j'ai explosé. Je m'étais dit que finalement je ne dirai rien à certains. Mais ce soir là, une phrase m'a faite exploser. Littéralement presque, puisque je suis sortie de mon corps. "Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire". Et me voilà me tenant à la droite de moi-même et ne pouvant plus être que spectatrice de mon explosion. Les mots d'horreur sortant de ma bouche avec une force et une rage que moi-même je redoutais.
Mon corps n'est pas engourdi, il est faible. Mon corps crie en permanence toutes ses douleurs, depuis des années. Mal dans les os, mal dans mes chairs, mal à ma tête qui cogne toujours, mal dans mon bas ventre. La fatigue. Alors, oui, j'essaye de l'ignorer mon corps car j'essaye d'avancer, sinon je passerais mon temps à me plaindre. Et je ne le veux pas. Cela aussi fait partie de ma vie de faux-semblants de toutes ces années. Plaisanter sur ma malchance lorsque je ne peux cacher mes problèmes de santé. Sourire sinon quoi qu'il en soit. Ca va? Oui, toujours au top... Mais la douleur est réelle et est quotidienne. Je ne suis pas anesthésiée, je suis à vif. Et pourtant, je le sais, je ne prends pas les antidouleurs.
Alors lorsque j'arrive à sortir de ma tétanie pour aller courir, marcher, danser, ce sont les seuls moments de plaisir non feints que j'ai. Le seul moment où je récupère mon corps même si ce n'est que pour une heure et qu'il me faudra des jours pour m'en remettre. Y arriver me demande un effort considérable à chaque fois, mais je m'y tiens comme au fil de la vie.
Je sais que c'est assez différent des expériences partagées sur le sujet, mais c'est justement pour cela que je voulais la partager.
Merci pour le partage.
Et bravo à toi d'avoir pu mettre des mots dessus.
Le rapport à notre corps peut être tellement compliqué..
Chaque expérience est unique, mais parfois les traumatismes sont similaires. Merci d'avoir partagé tes difficultés. Cela permettra peut-être à une autre personne de se sentir un peu moins seule.
De vivre avec de telles douleurs doit être tellement difficile :( Je ne connais pas tes circonstances, mais je doute que ton corps t'ai trahi. C'est la personne qui a causé cette douleur qui t'a trahie.
Merci, je pense que pendant toutes ces années, j ai réussi à avancer sur un certain nombre des conséquences de ce viol (même si j ai parfois l impression de reculer aussi). Peut être qu un des prochains sujets pour moi sera simplement de faire la paix avec mon corps.
Bonjour Nalou,
tu es passée par ici hier,
comment vas tu?
A bientôt j'espère :)