Pourquoi avoir besoin d'aider les autres ?
- Pourquoi suis-je aussi sensible à la douleur morale d'autrui, allant jusqu'à m'effacer complètement pour aider l'autre ?
- Pourquoi j'ai tant besoin d'aider les autres ? Et pourquoi suis-je incapable de m'aider moi-même ?
Questions très importantes à se poser ?
Peut être trouverez vous une réponse vous correspondant en passant par les liens postés dans ce topic ? »
Aider les autres
lien obsolète effacé en 2015
Un sourire, un geste, une écoute attentive suffisent parfois à soulager l'autre des ses maux. Aider se résume parfois à des actes aussi simples pour celui qui prend le temps pour autrui. Cela va parfois beaucoup plus loin quand l'aide devient un engagement, un acte militant. Mais dans les deux cas, ce don de soi apporte à l'autre autant qu'il nous apporte : un sentiment d'utilité et donc une sensation d'exister. Une compréhension aussi plus grande de ceux qui nous entourent et de ce que nous sommes au plus profond de nous-mêmes. Mais ce don de soi ne doit pas se transformer en abnégation. Car il devient alors très lourd à porter pour celui qui le reçoit, lui infligeant dans un même temps une dette à payer en retour. S'oublier un temps pour aider les autres, certes, mais s'oublier tout le temps n'aidera plus personne.
Pourquoi ils sont bénévoles
Altruisme, envie d'être utile, quête d'authenticité ou manque à combler ?
Le point sur les bonnes et les moins bonnes raisons de vouloir aider les autres.
http://www.psychologies.com/Planete/Solidarite/Articles-et-Dossiers/Pourquoi-ils-sont-benevoles
lien mis à jour en 2015
15 % de bénévoles choisissent de donner de leur temps. Ni héros ni saints, ils ont décidé d'aider les personnes en difficulté, malades, isolées, âgées, illettrées, exclues : tous les laissés-pour-compte de notre société. « Désormais, on parle plutôt de volontariat que de bénévolat, car ce n'est plus l'apanage des retraités ou des femmes au foyer, précise Luis Spinoza, psychanalyste à l'association La Porte ouverte (2). Aujourd'hui, de plus en plus de jeunes et d'actifs se sentent investis d'une mission de solidarité. »
Mais attention, il en va du bénévolat comme de tous nos actes.
« Souvent, la véritable raison à notre soif d'aider nos prochains nous échappe, car elle est inconsciente », poursuit le psychanalyste. Tout se joue en effet autour de la réparation de son histoire personnelle : une culpabilité ancienne, une dette à acquitter, un manque à combler. Ces motivations ne sont pas un obstacle, à condition d'être au clair avec soi-même et de garder à l'esprit qu'on n'est pas là pour soi, mais pour l'autre. « La bonne volonté ne suffit pas pour être un bénévole efficace, confirme madame Ochin. Il faut posséder du bon sens, une qualité d'écoute, de l'empathie, un équilibre affectif et, surtout, la capacité de rester à la bonne distance pour laisser toute la place à celui qu'on vient aider. » Car le bénévolat ne sert ni à se mettre en valeur, ni à se donner bonne conscience, ni à régler ses propres conflits personnels, ni à réparer un deuil mal vécu. Il arrive souvent qu'une personne ayant perdu un proche victime du cancer ou de l'Alzheimer éprouve le besoin immédiat d'aider des enfants cancéreux ou des personnes âgées. Ce désir, mieux vaut le reconsidérer une fois le travail de deuil terminé.
La fondation Claude-Pompidou recrute 10 à 30 % seulement de ceux qui la contactent. Pourquoi si peu d'élus ?
« Parce que nous traquons ceux qui ont de mauvaises raisons, explique madame Ochin.
Les personnes elles-mêmes très en demande d'aide ; celles qui agissent pour des raisons de prosélytisme religieux, voire sectaire ; celles qui sont fascinées par la maladie et la souffrance, et non par la personne ; celles qui s'identifient en permanence à l'autre et se laissent déborder par sa détresse.»
Même sélection drastique à La Porte ouverte : « Accueillir et aider un être humain implique la possibilité de se situer au même niveau que lui, qu'il soit malheureux, démuni ou en grande détresse psychologique, explique Luis Spinoza. Le but est de l'écouter, de le respecter et de lui faire comprendre qu'il a la clé de son propre problème. C'est très dur émotionnellement. » Or le bénévolat ne doit pas déstabiliser mais favoriser l'épanouissement de ceux qui s'y engagent. Si ce n'est pas le cas, mieux vaut trouver un moyen différent de soutenir autrui : donner de l'argent, des vêtements, des vivres, se proposer pour un accompagnement scolaire, etc. L'important, c'est d'aider !