voici mes 4 pages de confession nocturne
Qui suis-je ?
J'ai un nouveau nom, je suis une épouse, une mère aimante. J'existe professionnellement, j'ai des responsabilités, des projets d'avenir. Je suis quelqu'un de bien, je pense ?
Me voici de nouveau sur mon chemin de croix, mes chemins se croisent, se décroisent sans fin.
J'avance, ou je cours devant mon passé en vain car il me rattrape toujours, quand je ne l'affronte pas... Ma mémoire qui revient, était-elle vraiment partie ?
Les médicaments me détachent de mon cauchemar, mais ma conscience me souffle qu'il sera toujours là, sournois, qu'il m'attend tapi dans l'obscurité, patiemment pour me bouffer le coeur... mon cœur repousse, puis ça recommence, comme un supplice. Il ne s'est rien passé angèl, il t'a « juste » touchée, tu l'as repoussé, tu es partie en courant, rideau, fin de l'histoire. Si seulement...
Je ne comprends pas, pourquoi ce sentiment de culpabilité, toujours ? pourquoi je m'inflige cette punition ? Tout est terminé mais moi je continue de souffrir, comme une blessure non soignée qui continue de suinter et refuse de guérir, comme une gangrène.
Une grossesse attendue, des soucis multiples mais sans gravité, décollement de placenta en décembre, hypertension en février, suivi cardiologue et échographies de contrôle, diabète gestationnel en avril, bébé en siège en juillet... mais une petite fille en pleine forme, petite et grassouillette à souhait, avec qui j'ai déjà tissé un lien très fort, qui obéit à ma main et me pousse en avant, me pousse à l'optimisme, au bonheur. Je suis une femme enceinte épanouie, je n'ai jamais été aussi heureuse de ma vie, personne ne pourra me gâcher ça.
Dépassement de terme, suivi à l'hôpital bâclé, décollement de membranes par une sage femme indélicate, anomalie cardiaque, suspicion de liquide teinté, tout s'enchaîne rapidement... mais je suis toujours positive, je suis contente de voir enfin mon bébé en vrai, de le serrer dans mes bras, j'ai tellement attendu ce moment... j'en rêve depuis si longtemps, depuis que je suis gosse, d'aussi loin que je me souvienne je veux des enfants... J*, mon J*, si gentil, si doux, si sensible. On forme une équipe du tonnerre ce jour là à accueillir les contractions ! On fait des mots croisés, il ne veut même pas aller manger parce que j'ai envie de poulet et n'ai pas le droit de manger, mais je le pousse à y aller. C'est une belle journée, ce samedi 12 août, on ne s'ennuie pas, on papote, de temps en temps la sage femme vient contrôler le col qui travaille tout doucement. Je suis immobilisée de partout, ça me pèse beaucoup mais je supporte tout avec le sourire : la péridurale, la sonde urinaire, les positions qu'on me fait prendre pour faire descendre le bébé, le brassard, les capteurs divers... Et puis les choses se gâtent franchement dans la soirée : le bébé ne s'engage pas (évidemment, la position allongée l'interdit), j'arrive à dilatation complète et la péridurale ne fonctionne plus... Je souffre beaucoup, et pourtant même là je reste positive ! si je sens les contractions je vais pouvoir aider mon bébé à sortir, je vais savoir quand pousser. J'ai de plus en plus mal, mon cœur bat si vite que la sage femme ne peut plus savoir où est mon cœur et celui du bébé... elle doit placer un capteur d'oxygène sur sa tempe pour savoir où en est ma puce. Elle me fait un mal de chien et ne comprend pas pourquoi j'ai mal, je commence à m'agacer sérieusement, je n'aime pas qu'on me prenne pour une douillette, je connais la douleur, la vraie !
Là la gynéco arrive, je comprends que ça va mal. Elle parvient à me placer le capteur sans aucun problème, mais aucun feeling entre nous. Elle ne me regarde pas, ne m'accorde pas une parole... Je crois qu'elle ne m'a pas adressé un seul mot... Je n'existe pas, je ne suis personne, juste une incubatrice à bébé. Je pousse mais en vain, le bébé ne veut pas descendre. Aujourd'hui je me dis, en fait que ça devait être moi qui ne la laissais pas passer... Je me demande si elle a eu peur ma L*, comment elle a pu vivre sa naissance à part dans la terreur...
Ca va mal. Elle fatigue trop, il faut m'ouvrir. Je suis déçue, mais surtout noyée dans la douleur, je souffre le martyre, j'ai peur, on ne m'explique rien... Dans la salle d'opération, je n'ai que de vagues souvenirs visuels car très vite je me suis retrouvée attachée. Au secours ! Je suis terrorisée, pourquoi on m'attache ?? pourquoi je ne vois plus rien ? je mets quelques instants à comprendre que j'ai un drap sur la tête. Je hurle maintenant, j'ai très mal. Je suis très agitée. L'anesthésiste arrive, je ne l'ai pas vue mais j'apprécie qu'elle me parle. Elle a une voix rocailleuse de fumeuse, elle doit avoir un certain âge. Elle me tient la tête je crois. Et là le comble de l'horreur, le froid puis la douleur du scalpel. Je le sens, je le sens... Je leur dis mais rien à faire, ils ne m'écoutent pas !! mais combien ils sont là dedans autour de moi ?? pas un seul pour arrêter ce massacre ! Je dois dire je sais où il est, à droite, je sens tout ! pour que l'anesthésiste stoppe l'intervention. Elle s'interroge à voix haute, pourquoi je sens, ce n'est pas normal, je suis sous péridurale ? je sais aujourd'hui que je suis restée beaucoup trop longtemps sous péridurale, qu'elle ne faisait plus effet, tout simplement. Mais ça, elle ne peut pas le savoir, ce n'est pas elle qui m'a posé l'aiguille.
Puis une nouvelle vague de douleur me saisit, le scalpel, encore lui...
Alors elle crie « stop ! » on arrête ! elle me demande comment je me sens. Je suis soudainement trop calme. Je lui dis que je vois des mouches blanches devant mes yeux, je suis en train de partir... elle m'explique très vite qu'elle va m'endormir complètement, je dois respirer dans un masque, en quelques secondes à peine je perds conscience.
J'ai beaucoup de mal à me réveiller, j'entends leurs voix inquiètes autour de moi... pourquoi elle ne se réveille pas ? elles m'appellent de plus en plus fermement. Moi je flotte quelque part dans un monde parallèle, je me demande si je suis morte. Je lutte pour me réveiller, pendant qu'on m'enlève l'intubation. Dès que je peux, mon unique souci, « le bébé... ». Le bébé va bien, c'est une belle petite fille de 48cm et 3,4kgs, elle est en pleine forme. Je suis soulagée, mais elle n'est pas là, elle n'est pas là...
Je sors de la salle d'opération, et là j'entends des pleurs dans le couloir, je tends les bras sans réfléchir, c'est mon bébé, je veux le voir. On me la met dans les bras, son visage tout contre moi, je pleure, elle est tellement jolie, elle ne pleure plus. Je voudrais la garder avec moi mais on me l'enlève encore une fois, je dois aller en salle de réveil. Je ne peux rien dire, je suis si épuisée.
Je la retrouve ainsi que mon mari à 6h le matin, elle hurle et J* ne peut pas la calmer. Elle se calme dans mes bras, et elle tète pour mon plus grand bonheur. Puis s'endort, je peux enfin la garder avec moi, la câliner, la sentir, l'embrasser... Plus jamais on ne me la prendra, plus jamais ! Même la nuit, je refuse qu'elle aille dans la nursery, je suis traumatisée par tous ces bébés qu'on entend pleurer tous ensemble dans l'atmosphère étrange de la maternité. Elle reste à côté de moi, je ne dors pas. Je veille. Je me lève malgré ma douleur, je la change dès qu'on me retire cette fichue sonde, j'en pleure tellement j'ai mal, je me trimballe la perf pendant 3 jours (antibio car j'ai eu de la fièvre en fin de travail, antidouleur et sérum phy), je souffre aussi de l'intubation, à chaque fois que je veux tousser la douleur ds le ventre est fulgurante.
La naissance de ma fille... faut-il payer nos plus grands bonheurs ? Rien n'est-il gratuit dans la vie ? Je pleure un peu en rentrant à la maison, je suis soulagée, effrayée, je ne sais pas. Ma maman est là, elle comprend et me soutient beaucoup. Elle n'est pas repartie avec mon père et mon frère, elle est restée pour m'aider, je suis si heureuse qu'elle soit là pour moi.
Et si mes cauchemars n'en étaient pas ? Où est la réalité, ou s'arrête le déni ?
Un an après tout ça, je plonge dans un tourbillon de flash-back très violents. Non, angèl, il ne s'est pas arrêté à de simples attouchements. Tu descendais à la fac, il montait vers *, on aurait simplement pu se croiser sur le chemin, se saluer comme ça arrivait quelquefois entre les marcheurs du matin, ceux qui viennent de la gare de B*, ceux qui y vont.
Je l'ai entendu venir de loin, il chantait je crois. En passant, je balaie donc son geste sur ma poitrine, en alerte après qu'il m'ait fait une remarque salace au passage. Mon cœur bat à toute vitesse, il me dépasse à peine puis m'attrape avec violence et me bascule en arrière. Tout va très vite, il est passé d'une humeur grivoise à subitement un accès de violence, et moi je suis complètement sonnée, encore des points blancs devant les yeux. J'ai des souvenirs très précis des bruits, des odeurs me reviennent qui me soulèvent le cœur, d'alcool entre autre. Mais des bruits qui viennent de moi, aucun. A aucun moment. Il malmène mon corps, le pénètre, ses sales pattes sur moi, sa bouche sur la mienne... Je voudrais disparaître plutôt que d'écrire ça mais il le faut... la douleur me paralyse un temps avant que je retrouve un peu mes esprits... Je le repousse brutalement, je ne sais quel sursaut de conscience me donne de la force, puis je pars en courant, je dois aller en cours, je vais être en retard... Il ne s'est rien passé, ce n'est pas grave, rien du tout, c'est rien, pas grave... C'est facile, tellement simple, n'y pensons plus, tout simplement... Voilà ce que je me dis en arrivant en bas, pendant que je réajuste un temps soit peu mes vêtements.
J'arrive à la fac, je m'enferme dans un toilette et fais le point sur moi. J'essaie d'effacer les traces, pathétiquement, je tremble comme une feuille, je vois les bleus sur moi, je ne pleure pas, je ne parle pas. Je me recompose un visage, une attitude. Je suis choquée, mais repousse avec force tout ce qui s'est passé, je refoule même ma douleur physique. Je m'accorde juste le fait que j'ai fait une mauvaise rencontre, il m'a touchée la poitrine au passage, je l'ai repoussé et suis partie en courant, rien de plus. Et même ça je n'en parlerai jamais jamais à personne, jusqu'à ce que je rencontre julien et commence à faire des cauchemars.
La psy doit sûrement avoir raison, je suis forte, j'ai bien le droit de m'accorder parfois le droit d'aller mal. Ce que je ne lui ai jamais dit, c'est que le lendemain en repassant par le même endroit, j'ai à nouveau entendu mon agresseur sur le chemin... Sans réfléchir, je me suis cachée derrière un arbre, il ne m'a pas vu. Il chantait dans ce beau matin d'automne, comme pour me confirmer dans ma détermination que rien n'était arrivé, c'était tout simplement impossible. Je suis repartie quelques minutes plus tard, dans le silence du bois. Par la suite j'ai continué à passer par là mais en partant plus tard, et en prenant le bus pour remonter dans l'autre sens. Puis j'ai eu mon permis, une petite voiture, et je n'ai plus jamais emprunté ce petit sentier.
Le petit chaperon rouge... Le loup dans les bois... Ouvrir le ventre du loup pour sauver mère-grand, le chasseur...
La symbolique du conte me pétrifie, la symbolique que je lui donne aussi. Je suis le petit chaperon rouge, l'innocente de l'histoire, je suis celle à qui il a fallu ouvrir le ventre pour sauver quelqu'un. Je suis le loup aussi alors, le méchant... Le loup meurt à la fin de l'histoire d'ailleurs, à moi de décider maintenant, si je dois vivre ou mourir, si je dois accepter tout ça ou bien si je me sens trop coupable pour passer outre. Je suis à un carrefour...
Quelques jours après avoir écrit tout ça, je suis toujours aussi mal... A la fois je regarde mon bras coupé avec horreur, et de l'autre de mauvaises pensées me viennent. A chaque fois que ça va mieux je replonge, comme si le bonheur m'était interdit... Je refuse d'être heureuse, je ne vois que ça moi... un homme extra, un bébé en or massif, un toit sur la tête et une famille formidable, des amis, des collègues, un entourage solide, et non... Je finis même par mentir à Béa, je lui dis que tout baigne dans l'huile, au bahut je suis la reine des déconneuses, alors qu'en fait... J'en ai gros sur la patate, je me sens complètement à plat et n'ai pas goût à grand-chose en ce moment. Je salis tout ce que je touche, je mérite pas du tout ce que j'ai... L* elle mérite une maman mieux que moi, je ne suis pas patiente avec elle en ce moment, et je m'en veux. Je me prends la tête avec cette histoire de pot, la nounou ne me suit pas du tout en plus vu que chez elle elle fait caca dans la couche et réclame le pot à la maison. Et en même temps, si je me fâche après elle, parce qu'elle me fait un caprice par exemple, je prends toujours sur moi de lui expliquer le pourquoi du comment, je me maîtrise énormément. Je ne dois pas me plaindre, elle est vraiment cool comme petite nana, elle sait ce qu'elle veut et comme elle se fait parfaitement comprendre, ben voilà elle est têtue quoi. Elle a de qui tenir... C'est incroyable comme tout commence toujours par L*, mon récit par sa naissance, je vais mal paf je parle de L* et ça va mieux ! je me rends compte qu'elle me rattache à la réalité, je suis humaine parce que je suis maman. Je me sens normale parce que je suis maman. Elle m'a déjà sauvée en fait. Je ne peux pas partir parce que je suis maman. C'est une responsabilité, elle a besoin de moi, je dois la protéger. Je dois l'aider à devenir une adulte, quelqu'un qui aura confiance en lui et s'épanouira dans la vie. Pour l'instant j'ai autant besoin d'elle que l'inverse, c'est clair. Mais si je raisonne à l'extrême, je dois aussi la protéger de moi, de mon histoire, de mes peurs. Je ne veux pas en faire une victime.
Mardi je vais chez le doc et je n'ai pas envie de le voir. Je veux arrêter le traitement mais je connais déjà sa réponse ! Lui et la dame, j'arrive pas à leur mentir, même si je voulais ruser je ne pourrais pas... RDV jeudi avec elle, quand je pense que la semaine dernière je ne voulais plus y aller, et que ce soir je voudrais tellement qu'elle m'aide à me raisonner...
Ça va être long jusqu'à jeudi de tenir, trop de choses dans ma tête je n'arrive plus à trier les déchets
Pour résumer, je suis méchante, je parle mal à J*, je supporte pas qu'il me touche, je supporte rien, s'il m'embrasse je vais même jusqu'à m'essuyer avec la main. Ca me rend malade, je tiens tellement à lui, pourquoi je lui fais ça ?? Même ma fille qui est très tactile, je supporte pas qu'elle mette sa main sous mon pull pour me faire des chatouilles, je l'envoie paître... Puis je me reprends et on fait une partie de chatouilles mais au dessus des vêtements... Je lui concède sa petite main dans mon cou quand elle boit son bib, elle me dit « c'est chaud », elle a raison, c'est doux, chaud, apaisant.
Je me sens perdue, je veux aller trop vite mieux, je minimise ce qui m'est arrivé... soit je me sens coupable, ce qui sûrement me sert à me sentir moins faible, soit c'est lui qui ne l'était pas, coupable je veux dire. En plus il n'y aura jamais de plainte, je le réalise petit à petit depuis quelques jours. Et moi je fais quoi ? je peux pas oublier, et pour l'instant j'essaie de comprendre, pourquoi c'est arrivé, pourquoi ? Et comme il n'y a pas de réponse, et que dans ma logique je dois en trouver une, parce que c'est pas possible que ça arrive des choses comme ça sans raisons, alors qu'est ce que j'ai pu faire pour que ça arrive ?? c'est pas « pourquoi moi ? » c'est « comment ça a pu se produire ? »
Je suis fatiguée de me prendre la tête, fatiguée d'avoir peur, fatiguée fatiguée... Je me sens différente d'avant, je me sens protégée par ces gens qui ont partagé mon fardeau, et en même temps je me découvre fragile, moi qui prends tout sur moi je n'assume plus comme avant, j'ai l'impression de faire un pas en avant et deux en arrière... je me sens toute petite ce soir, comme une petite bête qui est traquée dans les bois et le chasseur c'est moi encore, c'est moi qui me prends la tête toute seule ! L'agresseur il n'a rien à voir là dedans... Je tourne en rond complètement, le moteur tourne dans le vide et les mots m'écorchent toujours autant la bouche, m'écorche même les doigts même si c'est plus facile d'écrire.
tout ça c'était il y a 2 mois environ...
depuis je continue d'avancer à mon petit rythme, j'ai signalé les faits auprès du procureur de la république même s'il y a prescription, j'ai envoyé une lettre à ma soeur pour tout lui dire... mais depuis jeudi, silence radio je ne sais même pas si elle a reçu ma lettre. J'espère que je ne vais pas perdre ma soeur, je suis morte de trouille... j'ai peur, de sa réaction va dépendre beaucoup de choses... personne de ma famille n'a jamais rien su...
j'ai l'impression que le toit va s'effondrer sur ma tête :evil:
Non au contraire aujourd'hui tu as décidée de faire face et c'est le début de la fin de cette souffrance. Le chemin sera rude mais tellement de bon moment t'attends avec ce petit bout que tu as mis au monde et je pense que c'est pour lui que tout ceci s'est mis en train.Il va te falloir beaucoup de courage et surement des déception mais le bonheur de ta vie avec ton petit boutchou sera la victoire de tout cela et c'est pour toi et pour lui qui vaut que tu te batte et fasse face. Je ne sais pas si tu es suivi par une professionnelle mais je te conseil cela t'aidera dans ton chemin. Il est temps pour toi comme pour ce petit être que tu tourne la page sur ce qui t'es arrivé. Ta réussite professionnelle et personnel qui te suffisait jusqu'alors ne te suffit plus.
Je te souhaite bon courage et bienvenue sur ce site qui t'apportera plein de bon conseil dans ton combat.
tite souris
bravo pour ce temoignage cela a du etre si dur d'arriver a ecrire tout ceci et bienvenue parmis nous sur ce forum.Oui c'est tres bien d'avoir envoyé cette lettre a ta soeur, c'est dur mais c'est en affrontant la vérité et en la faisant eclater que tu pourra enfin t'en sortir,te reconstruire et enfin vivre comme tu le merite et pouvoir vivre pleinement aupres de ton enfant et ton mari, oui je suis d'accord avec ta psy que tu a le droit parfois d'aller mal et tout encaisser c'est rarement bien bon, alors si tu craque n'hesite pas a parler a julien, il sera surement te comprendre t'aider et te soutenir alors courage,fait lui par de tes peur et tes doute, prend soin de toi.
:oops: :oops: bonjour angelalie
félicitation pour ton témoignage.... il m'a vraiment touchée, étant moi aussi maman, et m'ayant moi aussi, repris mon vécu, en pleine face, a la naissance de mon fils........ et il a fallu passer un psy, pour que je puisse moi aussi aprecier les calin de mon enfant, et encore cela n'est pas gagné tous les jours.........
alors bien venue sur le forum, accroche toi, et delivre toi, tu t'ai rendu compte que on ne peut pas tous enfouire et gerer tous seule, et que des fois une main tendu, aide vraiment................
alors continue a en parler autour de toi, et tu pourrais profiter pleineemnt de ton nouveaux role de maman
bon courage
Citation de: "tite souris"Non au contraire aujourd'hui tu as décidée de faire face et c'est le début de la fin de cette souffrance. Le chemin sera rude mais tellement de bon moment t'attends avec ce petit bout que tu as mis au monde et je pense que c'est pour lui que tout ceci s'est mis en train.Il va te falloir beaucoup de courage et surement des déception mais le bonheur de ta vie avec ton petit boutchou sera la victoire de tout cela et c'est pour toi et pour lui qui vaut que tu te batte et fasse face. Je ne sais pas si tu es suivi par une professionnelle mais je te conseil cela t'aidera dans ton chemin. Il est temps pour toi comme pour ce petit être que tu tourne la page sur ce qui t'es arrivé. Ta réussite professionnelle et personnel qui te suffisait jusqu'alors ne te suffit plus.
Je te souhaite bon courage et bienvenue sur ce site qui t'apportera plein de bon conseil dans ton combat.
tite souris
merci tite souris
oui je suis suivie par une psy formidable, qui a été pour moi bien plus que ça depuis octobre, j'ai projeté une forte image maternelle sur elle qui m'a beaucoup aidée à avancer. Maintenant je commence mon "sevrage" car bientôt je vais déménager et ne verrai plus ma psy... c'est pour ça que j'ai ressenti le besoin de me confier à quelqu'un de ma famille...
d'ailleurs elle n'a toujours pas reçu ma lettre ma soeur, je suis très angoissée par la réaction qu'elle aura... si je pouvais rappeler ma lettre je le ferai...
Citation de: "panthéonne"bravo pour ce temoignage cela a du etre si dur d'arriver a ecrire tout ceci et bienvenue parmis nous sur ce forum.Oui c'est tres bien d'avoir envoyé cette lettre a ta soeur, c'est dur mais c'est en affrontant la vérité et en la faisant eclater que tu pourra enfin t'en sortir,te reconstruire et enfin vivre comme tu le merite et pouvoir vivre pleinement aupres de ton enfant et ton mari, oui je suis d'accord avec ta psy que tu a le droit parfois d'aller mal et tout encaisser c'est rarement bien bon, alors si tu craque n'hesite pas a parler a julien, il sera surement te comprendre t'aider et te soutenir alors courage,fait lui par de tes peur et tes doute, prend soin de toi.
merci à toi pantheonne! merci de me rappeler pourquoi j'ai écrit cette lettre, j'ai plus que ça pour reprendre pied... je suis en pleine phase boulimique c horrible...
Citation de: "marmotte2401":oops: :oops: bonjour angelalie
félicitation pour ton témoignage.... il m'a vraiment touchée, étant moi aussi maman, et m'ayant moi aussi, repris mon vécu, en pleine face, a la naissance de mon fils........ et il a fallu passer un psy, pour que je puisse moi aussi aprecier les calin de mon enfant, et encore cela n'est pas gagné tous les jours.........
alors bien venue sur le forum, accroche toi, et delivre toi, tu t'ai rendu compte que on ne peut pas tous enfouire et gerer tous seule, et que des fois une main tendu, aide vraiment................
alors continue a en parler autour de toi, et tu pourrais profiter pleineemnt de ton nouveaux role de maman
bon courage
merci à toi aussi! je veux tellement être une maman à la hauteur... elle me pousse en avant ma puce, tant pis pour cette naissance catastrophe, je ne pense pas qu'elle m'en veuille pour ça dans le fond...
bon courage à vous toutes également, et encore merci pour vos réponses!! j'ai commencé à lire les autres posts mais pas trop le courage de répondre encore...
oui d'aprés ce que tu nous dit et que j'ai lu avec une grande attention , il est juste que tu aies écrit cette lettre ce témoignage que tu portes ta parole
ne pas garder tout figé en soi / ouvrir et partager et éclairer aussi ceux qui t'aiment et se demandent peut être ... bonne chance à ces mots , donnes leur le temps d'arriver , d'être entendus ressentis de trouver une place chez l'autre (s'il le peut) .
prends bien soin de Toi en attendant , de toi de vous de ton enfant , c'est tellement important :wink: