Ca va être long...sourire Je suis l'ex compagnon de Féline... Toutes les histoire d'amour peuvent avoir une fin... Et ma nouvelle compagne est hélas aussi touché par ces drames... Pourtant je n'ai pas cherché...sourire
Ces trois ans avec Féline m'ont changé en bien et à jamais. Pas tous les jours facile mais le bonheur a été là...
Je le revivrai sans ne me poser aucune question mais je n'ai jamais caché qu'il y a eu des moments difficiles y compris pour moi.
Mais aucun regret sauf peut être de ne pas avoir su éviter certaines erreurs. Un peu l'objet de ce travail... On ne pourra jamais avoir tout juste et je sais qu'il y a des moments où quoiqu'on fasse on a faux...
Enfin, je souhaitais revoir en quelques sortes les conseils aux conjoints avec un aspect plus relationnel, plus de réciprocité dans l'approche du dialogue. Pas seulement le conjoint qui doit comprendre, mais aussi la victime qui peut aussi faire en sorte de comprendre ce que peut ressentir son conjoint. Pour que ce soit plus facile à vivre sans pour autant renoncer à parler et vivre ses souffrances et aller mieux.
Plus relationnel car nous parlons avant tout d'un couple, donc de deux personnes, d'une relation. Apprendre à gérer ça ensemble... gérer de telle crise et les vivre ensemble, cela peut être fondateur de belles choses, mais c'est aussi parfois destructeur mais je crois qu'on peut éviter beaucoup de destruction en se comprenant mieux... Je suis un fervent défenseur des fondations...
Il y a plein de conseils déjà écrit, tous bons, mais voila... Victimes, conjoints, nous sommes avant tout émotions et imparfait, et nos comportements face à l'autre sont pas toujours idéaux malgré les conseils, malgré qu'on sache, malgré tout, la théorie c'est sympa... la pratique est bien différente...
Et nous sommes uniques. Chacun un peu son chemin, sa façon de faire, ce n'est pas un guide mais un témoignage, un avis, ...
En parler ou ne pas en parler...
Pour moi la réponse est claire, en parler. Pas besoin de détail, mais parler ses souffrances, des bouffées d'angoisses, de rages, etc... Cela me paraît indispensable pour s'éviter une double puis une triple peine et plus encore.
La première peine, c'est votre souffrance.
La seconde, c'est que par moment vos émotions prennent le dessus et votre conjoint peut vous juger mal... « tu as un sale caractère... Arrête de te regarder le nombril »... Etre juger mal par la femme ou l'homme qu'on aime, être incompris(e) ca fait mal...
La troisième... Les petites phrases « assassines » qui peuvent ponctuer le discours de celui qui vous aime, contribuent largement à votre propre perte d'estime et de confiance.
La quatrième... Le masque, le faire semblant, ... Je sais bien qu'une victime s'amuse, rit, fait l'amour aussi quand c'est possible, montre de l'énergie, assume le quotidien mais à un moment c'est épuisant quand les émotions remontent fortement. Pensez à vous et à cette possibilité merveilleusement triste de pouvoir poser le masque pour récupérer un peu, pleurer un peu dans les bras d'une personne qui vous aime et vous comprends...
Peur d'en parler... qu'il ne comprenne pas... qu'il parte... Oui... Je sais... mais si vous l'avez choisi c'est pour ses qualités et son amour aussi pour vous. Même s'il mets un an à comprendre et retrouver sa place, c'est quand même mieux que de rester 50 ans comme ça avec des petites phrases assassines et l'enfer de devoir puiser toutes son énergie à porter un masque.
S'il fuit, s'il juge définitivement ... Aie... Rien d'autre à ajouter qu'il ne vous aimait peut être pas tant que ça. Il veut mieux peut être seule un moment que mal accompagné.
Je ne vois pas un homme qui aime se détourner. Il aura peut être peur, sera dans le deni, sera en colère, sera maladroit, fera des boulettes, mais si il aime, il restera.
S'il reste et que vous pouvez en parler, et que chacun trouve sa place, je suis un fervent croyant dans le fait que votre couple va entrer dans une complicité que peu de couple peuvent atteindre... Malgré le combat, c'est merveilleux.
Votre conjoint ne va pas tout comprendre du premier coup, et il ne va pas savoir forcément comment se positionner, il va vouloir aider, surprotéger, être en colère, vouloir faire à votre place, il aura peut être des phrases culpabilisantes au début, ou ne pas avoir le mot que vous attendiez, il peut être maladroit, ...
Mais surtout et avant tout il peut apprendre et devenir un allié important.
Mais encore une fois ... Combien de fois à faire semblant? Quelle énergie dépenser à paraître, à être juger en fonction des excuses "bidons" qu'on a pu donner? ...
Faire comprendre à son conjoint apporte beaucoup aussi à se dernier en compréhension, en sensibilité, en patience, en émotion, ... Avoir un rôle quel qu'il soit apporte aussi beaucoup. Et puis quelle intimité? Je n'ai jamais développé un partage et une intimité pareille...
En parler, je l'ai pris comme un cadeau, une confiance, une preuve d'amour, j'ai aimé cela malgré que ce soit dur. Quand on aime, on dit pour le meilleur et pour le pire, j'aimai être à ses côtés pour le pire aussi.
Savoir en parler pour être comprise
La mesure du drame aussi est complexe pour le conjoint... Comment demander à une personne d'imaginer les conséquences psychologiques durables quand il n'a jamais été confronté à ça ? Il faut mieux à mon sens de parler en premier des conséquences sans rien minimiser, c'est à mon avis le mieux...
Combien de fois j'ai lu... « Voila mon histoire .... Ce n'est pas grave... T'inquiète pas c'est du passé... » Puis ensuite, « raz le bol mon conjoint ne me comprends pas... »
Comment un conjoint peut de premier abord imaginer qu'un attouchements peut avoir des conséquences aussi terribles qu'un viol, voir que des viols ou des relations incestueuses, ... Il lui faudra du temps... Et il vous faudra en parler aussi avec clarté.
Poser ensuite directement et clairement les limites et les problèmes de séquelles...
En parler, en reparler, clairement, simplement... Parler clairement des séquelles sans rien minimiser pour éviter de faire peur. Pour nous permettre a nous les ignorants de comprendre et de ne pas minimiser aussi à notre tour.
Le premier reflexe d'un être aimant c'est de dédramatiser pour rassurer, consoler, ... C'est humain même si ce n'est pas adapté ici car vécu comme une négation de la souffrance de l'autre, mais si en plus la victime par pudeur ou protection de son conjoint le raconte en dédramatisant pour ne pas se plaindre de trop ou dédramatiser... Il ne faut pas s'étonner de ne pas se sentir comprise. C'est un cercle un peu vicieux surtout avec la nécessité d'être crue, comprise et de confiance de la part de la victime.
Cela éviterait tant de douleurs qui proviennent que de la seule absence d'une bonne communication...
En parler, c'est faire comprendre la réalité d'aujourd'hui... Ce n'est pas raconter une histoire sordide du passé même si dans un second temps, il peut être utile de le faire et de parler de ça aussi.
Vous ne serez sans doute pas compris ou comprises du premier coup. Le conjoint devra aussi avoir son cheminement, il doit apprendre, encaisser, s'adapter, ... Il aura besoin d'un peu de temps.
Poser clairement des limites va l'aider, guider le si besoin vers des forum, des lectures, et surtout tout ça va lui éviter de dire trop de bêtises blessantes qui peuvent ôter toute la confiance que vous aviez en lui bêtement. Ne jugez pas ses premières réactions émotionnelles, il changera, il peut changer, évoluer et devenir un grand soutien.
L'apprendre et savoir écouter
Il y a bien un moment ou on l'apprend. Je l'ai appris sous MSN et pas en face à face, cela m'a sans doute bien simplifié la tâche. Puis j'ai peu à peu appris le reste par lettres posées au coin d'une table ou directement en en parlant dans des moments d'intimités forts.
Ma première réaction...euh... aucune...puis ma pauvre, ce n'est pas juste, porte plainte, on ne va pas laisser ce pourri en liberté, puis le choc, ca prends les trippes. A ce moment, je ne savais rien de ses douleurs... Elle m'avait juste dit : 'Tiens au fait, de 6 ans à 12 ans... ». Elle m'a mit au courant de ces premiers faits mais pas du traumatisme permanent qu'elle vivait. C'est en parlant de son mal être que j'ai pris conscience qu'il y avait des traces. Qu'il y avait deux personnes en elle, une petite fille bloquée dans la souffrance et une actrice de talent...
Plus j'apprenais sur sa souffrance, son passé, ses errances, ses erreurs, sa vie et les jugements qu'on avait pu porter sur elle, plus je l'entendais être résignée comme quoi elle ne serait jamais heureuse, plus je l'entendais me dire qu'elle ne souhaitait pas vivre vieille et que vivement que son fils soit autonome, plus je me suis révolté...
Je me suis révolté et j'ai passé mes nuits à lire, à aller sur des forums, à discuter à gauche et à droite avec de victimes, des conjoints, ... Passé mes nuits et mes jours à essayer de comprendre et de comprendre comment l'aider.
Conseil au conjoint....
Ecouter, la croire, ne pas poser de question sur les évènements, sur eux, mais seulement sur sa souffrance pour la comprendre elle, ne pas la pousser dans des démarches judiciaires, comme ne pas lui demander d'aller immédiatement voir un docteur ou un psy, ne pas prendre de décisions à sa place, ... Montrer et dire comment on a compris suffit amplement... être là soutenir, accompagner, comprendre, ... Même si vous avez le sentiment que tout n'a pas été dit, respecter son rythme...
Ne pas hésiter à poser quelques questions à savoir si vous avez parfois des gestes, des mots, de attitudes blessantes malgré vous et malgré que tout cela soit en fait naturel dans des conditions normales.
Eviter aucun sujet, cela peut aller des blagues, à des reflexion devant un film, ou plus souvent des gestes intimes, ... Tout peut être déclenchant de douleurs et votre conjointe victime ne va pas se plaindre à chaque fois, elle aura mal dans son coin... Elle ne voudra pas vous embêter avec ça. Elle peut même rire de chose qui la blesse...
La croire et lui faire confiance
Une victime a été par définition trahie et ne pas lui faire confiance pour ses propres décisions, ou ne pas la croire serait vécu comme une trahison.
La croire, la croire, la roire et tenter de le comprendre... C'est le plus important.
Je vais citer un passage de Mélusine...
« Les souvenirs flous et embrouillés des victimes, le choc traumatique, le temps écoulé entre le moment où l'acte a eu lieu et où la victime parle sont autant de facteurs qui donnent lieu à des contradictions de lieux de dates etc etc...
C'est normal et pas du tout signe de mythomanie. »
Je vais ajouter aussi une dimension temps. Il est parfois difficile de comprendre le ressenti d'une victime et ce qu'elle peut dire un jour va se contredire plus tard. C'est normale elle est en plein travail sur elle-même.... Elle évolue et tant mieux.
Je me souviens de ses changements de positions avec sa mère en une année ... maman je t'aime, maman pourquoi tu m'as pas protégée, maman t'es une s...., maman je fais mon deuil de toi, mamam je reviens mais ce sera plus jamais comme avant, maman tu es ma génitrice point barre...
Idem sur la perception de son vécu, son problème c'était en premier lieu sa mère alors que c'était un membre de la famille le responsable de 6 à 12 ans, et que les 6 ans de mauvais trainements par un homme ignoble, l'errance, la rue, les autres viols, ... Cela paraissait secondaire... Mais plus après évidemment.
Il y a une grande évolution des positions et des idées, des questionnements d'une victime, ses besoins évoluent en même temps.
Et il fait s'adapter en termes de pensée à ces changements pour rester proche d'elle ou de lui.
Aider... pas trop
Je crois que j'ai fait peut être la plus belle chose de ma vie à par mes enfants...rireee mais aussi une belle connerie en poussant le bouchons un peu loin.
Je l'ai analysé, j'ai analysé son passé, je lui ai parlé et j'ai démonté un à un les mécanismes de perte d'estime, perte de confiance, les mauvais jugements sur elle, ses erreurs, sa culpabilité, son agressivité, lui rendre son honneur, et mêmes expliquer son caractère en fonction de ses traumatismes. Enfin lui donner l'espoir de vivre, de construire sa vie, de pouvoir rêver à nouveau...
Quelque part « mission » réussie, mais j'ai aussi été beaucoup trop loin et faisant le psy qu'elle refusait d'aller voir et en refusant qu'elle souffre et en le faisant pour elle, pas malgré elle mais un peu à sa place par moment.
Croire, valoriser, déculpabiliser, rassurer, aimer, comprendre, soutenir... Mille fois oui... Revoir le post de Melusine... Lui assener son innocence, sa valeur, lutter contre sa dévalorisation, ...
J'aurais du m'arrêter là.
Premièrement, même si la voyait d'abord et avant tout comme ma compagne et aimait toutes ses qualités et avant tout elle, l'analyser et vouloir qu'elle change (se construise) pour qu'elle souffre moins, c'est aussi la rejeter tel qu'elle est, la refuser d'où la question qu'elle a fini par me poser : « mais pourquoi tu m'aimes ? » Et elle refuser peu à peu les réponses à ce pourquoi...
Deuxièmement, expliquer son passé et ses actes par rapport aux divers drames qu'elle a subi, son instabilité, la drogue, le sexe, la soumission, et j'en passe... C'est également la mettre dans un questionnement infernal de qui elle est vraiment, ... Si je ne suis rien de ça, si mon caractère est forgé par ses épreuves... qui suis-je ? Cela paraît évident après, mais en expliquant tout et même en le faisant très bien, c'est lui faire renoncer quelque part à ses racines. Elle a repris espoir certes, elle va mieux et bien certes, mais elle ne savait plus qui elle était. Et moi non plus à force... Vu que sa vie n'avait été que violence, si on ôtait tout que restait-il ?
Troisièmement, le conjoint analyste que j'ai été à un moment, finit par tout expliquer en fonction du drame. J'exagère bien sur, mais oui à force de chercher et d'essayer de comprendre, de chercher à tout prix, on finit même par trouver ce qui n'existe pas...zic
Enfin, la dette... Un couple c'est un équilibre d'apport mutuel et réciproque. Non seulement, elle n'avait pas totalement conscience de ce qu'elle m'apportait en tant que femme mais en plus, elle savait ce que je lui avais apporté. Bref, dans son esprit une dette s'est formée, cela a provoqué un déséquilibre total dans le couple... On ne peut pas vivre dans la dette de l'autre.
Il faut quand même que je relativise un peu se discours, notre vie commune n'était pas qu'analyse... On s'amusait, on vivait, on s'aimait, et pleins d'autres choses...
Conseil aux conjoints... Ne pas aider au-delà du soutien... C'est ma position aujourd'hui avec ma nouvelle compagne. A elle de se déconstruire et de se reconstruire, je serai là mais voila... Et puis, il y a des souffrances ou seules les victimes peuvent intervenir... S'y attaquer c'est se bruler.... On peut faire beaucoup mais pas tout, vouloir tout, c'est se mettre soi même en situation d'échec....
Conseil aux victimes... Ne pas parler pour ne pas être analysé serait aussi un mauvais plan, mais imposez des limites. Imposez des limites à votre conjoint. Ma compagne actuelle me parle de rocher et d'huitre....zic Je lui ai dit que je n'étais pas son rocher. Cela peut paraître confortable, rassurant et même efficace, mais attention à ne pas tomber dans un piège. On parle beaucoup de « chevaliers servants ». C'est aussi facile au conjoint de le devenir qu'à la victime de vouloir être servie... Il y a une double responsabilité...
Mais se laisser aider quand même....
Ca y est, je vais me contredire...rireeeeeeee
Quoi de plus insupportable de voir celle qu'on aime souffrir... Et de se sentir inutile. Je peux l'avouer c'est même destructeur pour le conjoint. Il m'est même arriver de me mettre en colère après elle, tellement c'est insupportable. Vachement utile de se mettre en colère après elle...arfffff
Face aux pleurs, à la rage qui s'exprime, aux angoisses, aux séances de auto –mutilations, crises de tétanies, aux cauchemars si terribles et terrifiants qu'elle en vomissait la nuit, mais aussi le simple mutisme comme si elle était ailleurs, ou un période de mélancolie qui dure, sans envie, sans joie, sans rien, ... Pour un conjoint....c'est quand même déjà pas top... Mais s'entendre dire en plus, tu ne peux pas m'aider...aie
Mon intelligence l'accepte mais mon cœur le refuse, s'entendre dire par la femme qu'on aime qu'on ne sert à rien... Autant qu'elle nous poignarde un coup ca fait moins mal.
(Sorry, les gars, je dis toujours elle mais tout l'inverse est vrai...)
Le cœur le refuse totalement. Ce n'est pas acceptable, ce n'est pas humain quand ça dure. Et puis quelque part, on peut finir par le comprendre comme un rejet de nous, un amalgame avec le passé ou encore un refus de l'amour qu'on lui porte.
Mon conseil, et on l'a un peu fait. C'est que fasse aux principales situations, de donner un rôle au conjoint. Ce rôle peut être totalement indirect, comme prendre le relais le matin pour les enfants, ou faire couler un bain, ou préparer le repas, ou simplement ouvrir ses bras en se taisant, un massage (et même peut importe celui qui masse), une longue ballade silencieuse, un dvd, de la musique, sortir, ... Ou même que le conjoint aille se détendre ailleurs vers une activité à lui ce qui peut être possible quand on sait que cela aide.
Car ce qui n'aide pas c'est que le conjoint se sente inutile, en soit frustré, et tire lui aussi une tête de si pieds de long, ...
Un rôle, une place, c'est essentiel pour le couple. Essentiel d'en parler hors crise aussi.
Elle ne l'accepte pas...pouvez vous l'accepter pour l'aider
Nombreuses sont les victimes qui n'acceptent pas et presque donc ne s'acceptent pas. On a parlé de soutien, valorisation, ... Mais on parle rarement d'accepter de la part du conjoint. Je crois que c'est pourtant une étape aidante de dire qu'on accepte que ce soit arrivé et qu'on l'accepte elle avec ce passé.
Je parle d'une vrai acceptation et pas seulement d'un je t'aime quand même....ou je t'aime malgré...
Les moments difficiles... les disputes, les tensions, ...
Ici, je vais parler des moments de tensions exclusivement du à la situation ou aggravée par la situation. Apres tout les couples vivent et se disputent aussi un peu... N'est-il pas ?
Dire que j'ai vécu des moments parfois difficiles et reçu des explosions de colère, de rage en pleine tête sans comprendre ce qu'il m'arrivait. C'est peu de le dire. Et malgré une lecture assidue du livret pour conjoint comme quoi je dois être compréhensif, patient...muahahahaha
Je revendique aussi mon droit à péter les plombs... Et à dire sous la colère des phrases que je regrette beaucoup mais voila... Je ne suis pas un livret mais un homme.
Bref, je pense à trois personnes à qui je parle en mp et à moi-même, mais il y a un véritable problème sur la fréquence de certaines tensions. Aucun livret ne peut totalement empêcher tout cela, la théorie on la connaît par cœur...Je crois sincèrement quand la relation dure qu'on accumule peu à peu contre l'autre, d'où une perte de patience par moment.
Le conjoint a parfois tendance à s'effacer, à effacer ses douleurs qui lui paraisse dérisoires par rapport à l'autre en souffrance, c'est peut être aussi le rôle de l'autre d'ouvrir ce débat. En tout cas, dans un couple comme je l'ai vécu, nous aurions eu avantage à le faire.
Je relis encore un post ici, on enfin bref, la seule douleur qui compte c'est celle de la victime, ... Bref, même si c'est dit de manière indirecte en indiquant clairement une priorité aux victimes, c'est assez réducteur et faux. Zut on parle de couple avant tout.
Et puis un conjoint qui de son côté accumule la douleur, il part en souffrance et cette souffrance si elle n'est pas également entendue va avoir à un moment des répercutions sur le couple... Trop plein, raz le bol, impatience, mutisme, colère, phrases assassines, et j'en passe, ... C'est certain que quand on est dans cet état là, et bien on n'est incapable d'aider correctement voir même on devient à notre tour nuisible.
Et quand le tout est secoué à la sauce amour et la douleur d'être incapable d'aider, de voir les souffrance de l'autre et le tout en recevant parfois une agressivité directe de la part de l'autre, l'autre qu'on aime tant...arffff
Je m'aperçois parfaitement que ce discours peu académique peut déranger et qu'il charge d'une responsabilité supplémentaire la victime. Injuste cet effort, oui, mais on parle de couple.
Autant à des moments la victime doit penser à elle en premier lieux, autant elle ne doit isoler son conjoint...
Une personne qui souffre au delà d'un certain stade devient égoïste, égocentrique, réagit émotionnellement et avec ses tripes plutôt que son intelligence analytique. Dans la souffrance plus aucune logique, on a l'impression parfois de manipuler de la nitro chauffée à blanc. Tout est interprété en fonction de sa souffrance, des émotions et des peurs qui elles mêmes sont situées à un niveau irrationnel. Le moindre mot et il y a impression de ne pas être comprise, de ne pas être écoutée, et que le monde entier est contre soi...
Et sachant que du monde entier, elle n'avait que moi en face...qui prenait? ...rireee
Et bien, le conjoint quand il ne décharge pas de sa propre souffrance, il rentre dans le même schéma, et ça devient explosif...
Comment éviter le cumul et que ce cumul devienne explosif. Thérapie de couple préventive, en reparler, en rediscuter, arriver à se pardonner totalement et pas seulement excuser... Comment éviter qu'à la prochaine tension ne s'ajoute pas de rancœurs non réglées dues aux souffrances mutuelles ? Comment évité que ces accumulations interviennent dans la quotidien ?
Je n'ai pas la réponse, mais nous aurions eu avantage à en parler et essayer de faire quelque chose. Personnellement, j'ai envisagé d'aller voir un psy pour me décharger de ça, de l'accumulation, pas seulement en terme de colère mais aussi en terme de souffrances, comme la voir se couper, boulimie, toc, ...
Décharger le couple des tensions dues en fait aux traumatismes au fur et à mesure, afin de garder que l'essentiel...l'amour.
Thérapie de couple, prendre un temps calme pour en parler, se faire un petit journal pour se souvenir et prendre le temps de dire à l'autre quand on a été trop loin car il y avait de la souffrance, ... Eviter l'empilement.......
EVITER L'EMPILEMENT DES RANCOEURS... Un vrai conseil, parlez de ce pont entre vous et trouver votre solution pour éviter ça. Ca évitera bien des petits soucis supplémentaires et inutiles.
Je relis ce passage et je me dis pauvre moi... rireeee Mais ce ne serait pas juste, il y a eu ça, mais on ne s'est pas quitté pour ça, et j'ai aimé vivre avec elle....
La voir se couper, pleurer, manger...vomir... ne plus manger...
Je ne vais pas vous dire que ça fait plaisir mais oui, on est capable de comprendre. De comprendre et même de soutenir pendant ces moments là, de soigner, de nettoyer, de partager, ...
D'être complice de ça dans le sens noble de la complicité de couple.
C'est dure mais moins dure que de se trouver isoler et rejeter. Pas de honte à souffrir... Même si se faire du mal semble irrationnel, la personne qui vous aime peut être là. J'ai mis la pression pour qu'elle se coupe devant moi. C'est moi qui désinfectait les ciseaux, les plaies, j'était complice... J'ai été jusqu'à la conseiller ou le faire et comment le faire pour minimiser les cicatrices...
Bien sur, j'ai également lutté contre mais sans jamais la culpabiliser.
Idem pour les crises pas de boulimie ni d'anorexie mais une période ou elle ne gardait pas ce qu'elle mangeait... Pas grave, une petite banane, un milkshake, une barre énergétique glissée la ou il faut, ...
Et même si cela vous paraît affreux de l'humour, de la dérision, pour lui dire que je continuais à l'aimer et que j'avais confiance en elle... Mon petit zèbre...zic Je lui exprimais même (après avoir testé ça avec extrême prudence) mon désir d'elle et de son corps qu'elle n'acceptait pas dans ces moments là...
Bien sur cela ne regarde que nous deux et notre façon que nous avions de fonctionner ensemble. Mon seul message c'est que vous pouvez vous aussi trouver votre fonctionnement ensemble même sur des sujets si fort.
Quel gain pour la victime ? Cela libère la parole, on peut en parler sans jugement. Parler de ça, quand elle me parlait de ça, elle se parlait aussi à elle-même, ce qui a du l'aider à arrêter. Elle m'interrogeait, ne se jugeait plus folle, se savait soutenue malgré ça, culpabilisait moins, se sentait comprise même dans l'irrationnelle de se faire du mal...
Se positionner vis-à-vis de la famille en cas d'inceste
Grande question... C'est dingue comment on peut parfois défendre ses bourreaux, les aimer et les détester. L'opinion varie également dans le temps et même si son opinion sur sa famille est très mauvaise elle peut vous refuser le droit de porter une opinion sur sa famille ou un membre de sa famille et se mettre à le protéger...le défendre ce qui va à l'inverse de son cheminement.
Conseil... Limiter son opinion à un acte, juger l'acte et pas la personne. Croire en son jugement à elle, approuver ou ne rien dire, en tout cas ne pas en rajouter.
Patience et impatience
Hier soir grosse crise... Et le matin, le conjoint empli d'amour dit ... « Bonjour comment ca va ? ca va mieux... Et tes angoisses ?
Ca vous rappelle quelque chose ? Rireeeeeee
Et chaque jour depuis que la victime a pris RDV avec le psy... Le conjoint toujours empli d'amour... Ca va ? Bravo, tu n'angoisse pas trop... Ben si c'est normal d'angoisser, t'inquiètes pas, je suis avec toi... Et la victime in petto se dit : « Punaise, il va m'en parler 1à fois par jours pendant 15 jours ce con... ; Comme si je n'angoissais pas déjà assez... raz le bol. »
Bah, il n'y a pas que les conjoints, même ici sur ce forum, c'est bourré de « tu vas mieux, alors ton rdv psy, ca va tu n'angoisses pas trop... courage pour dans 5 jours.. » ?
Et si on n'en parle pas... Bien en tout cas, moi je me souviens que je m'en foutais... Bref ce truc est un truc de dingue... Tu en parles, t'es un con... Tu n'en parles pas... Tu t'en fous...
J'en rigole encore... Mais pas si drôle que ça.
Pas d'idée de parade à ça... Mais bon en avoir conscience que tout le monde s'inquiète de tout le monde avec maladresse peut aider à supporter cette maladresse et aider à être moins maladroit...
Ne pas se carboniser...
Votre conjoint(e) est triste, souffre, dans le mutisme alors on est tenté de redoubler d'énergie pour la faire rire, sourire, la sortir de ses idées noir, la faire aller lieux, ...Et quoi de plus normal... On prépare un petit repas, on offre un bouquet, on fait une surprise, on lui demande de quoi elle a envie, on se met en quatre, bref... On devient parfait mais voilà... Ca ne marche pas toujours...
Alors, il peut nous arriver d'être frustré car malgré tout nos efforts cela n'a servi à rien puisqu'on n'a aucun retour positif.
La bonne nouvelle c'est qu'il y a des retours souvent positifs mais on ne le sait que bien après... La mauvaise, c'est qu'en donnant tout ce qu'on a on peut aussi involontairement dire à l'autre... je veux que tu ailles mieux et vite... Une forme de pression et par opposé, être déçu de ne voir aucune réaction... La déception de notre propre espérance. Cela peut faire mal à force. Mais en fait, c'est nous même qui projetons notre envie sur l'autre et nous sommes le créateur de cette déception.
La encore, pas de solution miracle, mais prendre conscience de ce phénomène et de nos propres limites à encaisser à faire sans retour. En plaçant moins d'espoir et plus de patience dans nos propres actions, on reste plus solide et plus en place, on s'use moins...
J'avoue avoir eu des périodes ou je me suis carbonisé seul en en faisant trop au quotidien, pas en terme d'analyse mais de petites et grosses attentions amoureuses pour lui rendre le sourire. On s'use pour traverser ensuite une période ou je ne faisais plus rien... j'étais juste là... A attendre, usé aussi et tout tristoune de ne pas avoir pu, pas avoir réussi, ...
Admettre ses limites... Admettre les limites de ce qu'on peut apporter... Donner sans attendre de retour, donner sans espoir d'un mieux immédiat, juste donner avec amour, ...
Et pour la personne qu'on aime, si je pouvais espérer faire passer le message qu'on a parfois aussi besoin de vous... Juste d'un petit mot...
Bien sur, je ne tire aucune généralité de ma relation, ni une leçon à donner. Mais c'est le témoignage de mon vécu. Je ne lui en veux pas mais un petit mot m'aurait donné une grande énergie. Elle le disait mais bien plus tard. C'est encore une histoire de couple avant tout, de dialogue, de compréhension mutuelle de ce que vie l'autre.
Ne pas se mettre de côté... Ne pas s'oublier
A force de s'oublier, d'oublier nos besoins on peut développer de la rancœur ou de l'impatience, ou les deux.
La phrase 'ne vous oubliez pas', qu'on trouve dans de nombreuses lectures... C'est facile à dire et pas à faire. Car ne pas s'oublier dans certains domaines cela peut être destructeur pour l'autre. Et on le sait...
En parler c'est clair. Essayer ensemble de trouver de substitut si le besoin ne peut être réalisé. Essayer de trouver un exutoire quand le besoin est trop fort.
Et comme pour le chapitre disputes, il est indispensable d'avoir un moment pour soi, le conjoint, un moment de parole ou sans rien exiger que nos besoins soient entendues et qu'on ne garde pas ça au fond de nous. Eviter l'accumulation, la rancœur, la colère, ... Exiger son temps d'écoute...
Ne pas hésiter à être aussi parfois égoïste et peut être même sortir entre amis ou seul, avoir une échappatoire, un exutoire, ...
Le conjoint Parano
J'avoue, je suis devenu un peu parano... Et je ne dois pas être le seul. Ben oui, quand une maladresse et une très bonne intention déclenche une réaction forte que même un an après on est incapable de comprendre... On finit par avoir peur de dire, peur d'oser et être rassuré du fait que quand on dit ou fait quelque chose, ce soit bien.
J'ai eu une période... ben je ne dis plus rien, je ne fais plus rien, je suis... Je suis toujours d'accord pour tout... Une démission totale.
Ne pas hésiter à rassurer l'autre même si il n'y a rien à commenter. Ca le rassure et le conforte d'être sur la bonne voie.
La aussi pas de remède miracle... en avoir conscience de part et d'autre.
Notre Bibelot...
La personne que j'aime a été blessée... Ah ben je vais prendre soin d'elle, la cajoler, faire pour elle pour qu'elle se repose, assumer plus le quotidien, lui ôter tout soucis, pas une semaine sans une attention particulière amoureuse et romantique...
Pareil au lit, douceur, douceur, douceur, douceur, douceur, ....
Euh... Ce n'est pas un bibelot mais une femme ou un homme... Il est responsable, on ne doit pas trop changer même si on doit s'adapter. Ce n'est pas parce que c'est une victime qu'on doit la poser sur une étagère à l'abri de la poussière et être seulement là pour elle...
Elle a droit à ses envies même sexuelles, elle a droit d'être engueuler, elle a droit à ses besoins, .... Et nous aussi....
Ce n'est pas un bibelot qu'on a choisit d'aimer... Avant de savoir c'était un homme ou une femme qui nous a plu avec ses qualités et ses défauts... A-t-elle besoin d'être sacralisée pour ça ?
La je vais m'adresser au bibelot... Comme on a un peu de mal à ne pas vous surprotéger, il faut être claire dans vos besoins. Une besoin mal exprimé peut entrainer une nouvelle surprotection ou alors on va se remettre en cause et se mettre en quatre pour répondre au besoin du bibelot mais pas de la femme... arffff Encore raté...rireeeee
Pas de solution...en prendre conscience.
Notre victime... Justement non, notre conjoint ou notre conjointe mais pas victime
Beurk, revoir le paragraphe précédent et se dire que de rappeler en permanence par nos mots et nos actes son statut de victime à notre conjointe. C'est l'enfoncer.
Si elle est triste... il faut dire « ma pauvre » ou l'entrainer avec vous à sourire, rire, sortir, vivre, ... Je vous laisse cocher la bonne réponse.
Il faut écouter, la comprendre mais par forcément accepter que cela reste comme ça. Sans pour autant être pressant ou impatient ou réclamant, je ne crois pas qu'il soit bon d'acquiescer aux phrases : « je ne serais jamais heureuse, je ne pourrai jamais faire ça, ça, ça, je ne pourrais pas avoir une vie normale, je n'aurais jamais d'enfant, ... »
Au contraire, je pense qu'il faut à la fois comprendre mais aussi lutter contre ces idées reçues. Sinon, c'est accepter définitivement la souffrance à vie... Ah non !!!
Ca ne veut pas dire qu'il faut exiger des progrès en permanence... mettre des dates limites, ...
Reconnaître qu'elle a été victime, comprendre les séquelles, ne pas lui renvoyer ses souffrances en permanences avec les meilleures intentions du monde et aussi refuser ce statut à vie...
Etre normal, vivre, vivre, s'amuser, ...
Passé sulfureux...
En souffrance, manque d'estime, manque de repère, nos conjoints ou conjointes se sont parfois perdues dans une sexualité débridée, nymphomanie, prostitution, infidélité chronique, rapport SM, acceptation d'une domination d'un pervers manipulateur, ...
C'est compliqué, j'ai effacé ce chapitre puis je le remets... En soulignant, son passé... Arf
Comment avoir confiance en elle, elle qui a besoin de votre confiance ? Malgré l'amour, malgré la confiance, comment ne pas avoir peur ? Le simple fait d'évoquer cette peur provoquait des réactions assez négatives... Et comment résister pas à un besoin de flicage mais de se rassurer... Pas facile à vivre.
Pour autant, j'avais compris son errance et sa sexualité, compris pourquoi et je lui avais expliqué, elle s'est sentie rassurée de cette compréhension sans jugement. Mais j'avoue, qu'elle n'a jamais totalement réussi à me rassurer moi.
Un petit mot sur l'intimité
Il faut essayer d'en parler clairement avant. Ce qui peut se faire et ce qui ne peut pas se faire ou alors renvoie dans des pensées noires.
En parler avant... Car en pleine action si on demande d'une petite voix angoissée : « ca va »... Tiens elle n'y pensait pas et cette question vient de lui rappeler pourquoi on lui demande si ça va...zic
Quand on voit que ça ne va pas, il faut arrêter à mon sens, ne rien dire, juste se coucher tranquillement à cotés et passer à un tendre câlin ou massage. Ne pas aborder le sujet, il y aura un meilleur moment après.
Si c'est la victime qui ne va pas, et que le conjoint ne remarque rien... Nous avions mis au point un petit geste tout simple qui voulait dire stop... Pourquoi un geste ? Afin d'éviter des petites phrases dures et blessantes. Après, même plan... ne rien dire sur le moment, juste partager de la tendresse... Se blottir.
A ne pas faire... Ca ne va pas, des idées sombres vous traversent la tête mais pour votre conjoint vous continuez... A un moment, il l'apprend... Vous pensez qu'il va ressentir quoi... Moi je suis allé vomir un coup... Clair et net... je préfère 1 000 000 de fois qu'on m'arrête que d'avoir à supporter l'idée d'avoir fait endurer cette souffrance à celle que j'aime et aussi plus égoïstement cette idée fausse mais insupportable d'avoir été confondu...
Je sais que je ne suis pas confondu mais le conjoint a aussi des émotions qu'il ne contrôle pas...
Après, je vous assure qu'avec confiance et patience, la sexualité peut devenir et devient parfaitement normale et merveilleuse. Je l'ai vécu une fois avec succès totale, je suis en train de le revivre et ça avance avec moins d'erreurs car je suis mieux rodé...rireee
C'est une histoire de confiance et d'abandon avant tout, puis de découverte. A cause de mes deux expériences assez riches, nous avons essayé pas mal de chose dont le détail n'a pas sa place ici. Les deux expériences sont d'ailleurs totalement différentes comme quoi, il n'y a aucun schéma.
La seule chose que j'ai envie de dire. C'est qu'il ne faut pas accepter le fatalisme d'une sexualité médiocre et dans le même temps, ne jamais rien s'imposer qui provoque de la gêne ou de la douleur ou avec des idées noires. Par respect pour vous et votre compagnon, mais aussi pour d'éviter d'associer une sexualité normale à la souffrance qu'elle soit physique ou psychologique.
La sexualité peut prendre beaucoup de formes, il y a plein de moyens, d'idées, de trucs pour peu à peu, pas à pas, reprendre le dessus même si cela reste fragile pendant un certain temps. J'ai eu la chance que ce soit devenu assez satisfaisant en quelques mois.
A chaque fois, et c'est d'une grande banalité, la solution des maux est venu avec des mots crus, directs, sans fard et en ayant parlé avant l'acte. Pas d'improvisation surprenante, mais une mise au point avant permettant à chacun d'avoir l'esprit libre dans un cercle de gestes fini, cerné, accepté à l'avance.
Une relation intime qu'on parle simplement de nudité, de s'allonger simplement, d'un massage à une relation complète doit être un moment magique alors ce n'est pas pendant qu'il faut se poser les questions. Ca je peux. Et la ca va ? Ou pire attendre les larmes pour voir que c'est trop ou pas le jour... Avant, avant, avant et dans le détail...
La vie, les joies, le bonheur, l'amour, ....
Peut-on être heureux malgré tout ce que je viens d'écrire....La je ne dis rien car il me faudrait mille pages... Peut être dix milles... je suis bavard...mdrrrrrrr
Ecrivez les vôtres et surtout vivez les... Profitez de chaque instant....
Si vous avez tout lu...vous êtes fous...sourire
Si vous avez des questions... j'y repondrai....
Bonjour Chris!
merci beaucoup pour ce monstre de reflexions et de générosité que tu as eu à synthétiser pour enfin nous faire partager tout ça.
J'ai tout lu, je suis donc complétement folle!! sourire
J'ai pas tout compris du reste mais ce n'est pas une mince affaire, et cela génère aussi tant d'émotions, il faut laisser au coeur le temps d'accélerer son rythme.
Je vais imprimer ce que tu as écrit, loin d'en faire une "bible" mais un manuel permettant des pistes, refléxions, et j'aimerais pouvoir ici donner mes constats de ce que nous aurons essayer.
Mon homme a posé cette fameuse question hier : comment faire pour t'aider?
Alors, si la vie est une hyenne parfois, elle est aussi bien faite : tu as écrit pour moi tout ce que ej n'arrive pas à lui expliquer, trop dedans pour sortir tout cela.
merci pour cela.
Mon esprit souvent est habité par des chansons se repètent dans ma tête jusqu'à ce que j'en ai compris le message. Voici celle qui me trotte à ton sujet depuis que je t'ai lu : "je l'ai tant aimé, que mon coeur était pris des parfums de sa vie" (Axel Bauer, pas de la grande littérature mais on s'en fout!!)
je me permets de souligner un passage, celui qui compte vraiment beaucoup pour moi : pas notre victime, notre conjoint!!!
Car avant tout, même si l'inceste a tant devasté nos vies qu'il donne l'impréssion de nous définir, il n'est qu'une seule partie de nous, et ce sont ces autres parties que nous souhaitons vivre, apprendreà vivre, dévellopper avec vous, hommes ou femmes de notre vie.
merci encore....
Merci de ne pas en faire une bible...
C'est juste mon expérience... Déjà quelques retour et retouches du texte vont être nécessaires, je le veux vivant en tout cas dans un premier temps afin d'être le mieux partagé possible.
Je n'explique pas tout la honte, culpabilité, mutilation, estime de soi, le chemin de reconstruction, ... Il y a plein de bonne lecture sur le sujet...
C'est vraiment mieux se comprendre entre conjoint et mon expérience.
Ta réaction m'encourage et à mon tour je te remercie...
N'hésite pas à me dire ce que tu n'as pas compris. Non seulement je peux répondre mais aussi cela peut aider la mise au point du texte. Toutes les critiques sont bonnes.
En te souhaitant du bonheur
Salut Chris,
Je n'ai pas le temps de tout lire maintenant malheureusement, mais le peu que j'ai lu est tres bon! Je pense que ca aidera une personne qui connait une victime. Aussi, il est important pour les victimes de se rappeler qu'il est presque aussi dur d'etre le conjoint, ami, etc d'une victime que d'etre une victime soit meme.
Je reviendrais lire le reste plus tard. Merci d'avoir partage ton experience!
Je découvre ce message 11ans plus tard ..
Cela fait beaucoup de bien de lire que certains hommes peuvent essayer de comprendre, vraiment comprendre.
Je doute que Chris lise ce message mais un grand merci a lui.