Bonjour,
Avant tout, merci pour cet espace.
Je ne sais par où commencer. J'ai 47 ans et je suis la mère d'un ado de 17 ans.
Afin de ne pas "trahir mon fils", je vous copie ici, les faits dont il a été victime la nuit des mercredi 24 juin au jeudi 25 juin 2009, transcrits par écrit sur ma demande par mon fils à la mi-juillet avant sa rencontre avec l'avocat (je remplacerai les noms de personnes ou de lieu par des xxxxx ou une description générique):
Mercredi soir en rentrant de chez ma copine, j'ai regardé sur mon portable en arrivant à l'internat et j'ai vu que mon copain de chambre m'avait laissé un SMS en me disant de le rappeler.
Quand je suis arrivé à l'internat, je l'ai vu (mon copain) et il m'a dit que le surveillant avait deux bouteilles mais qu'il en avait cassé une, et qu'il nous invitait à boire. J'ai vu le surveillant, on s'est mis d'accord sur l'heure, il m'a dit qu'il viendrait plus tard car il allait boire avec un autre surveillant et d'autres jeunes. Nous sommes montés dans notre chambre, mon copain et moi à 22h30, l'heure de l'appel, et on a confirmé avec le surveillant ce que l'on avait dit. Il nous a répété qu'il passerait après avoir bu en bas avec les autres . Mon copain et moi l'avons attendu jusqu'à minuit, minuit et demi. Il est arrivé avec la bouteille de vodka, le Kas et les chips. Lui avait déjà bu. Il a pissé dans notre douche, je l'ai pris en vidéo. Moi et mon copain on a bu deux verres quand il nous a dit qu'il redescendait pour boire en bas. Quand il est parti on l'a attendu jusqu'à une heure, une heure et quart. Entretemps, je suis allé demander de la musique à la chambre 116 chez xxxx et xxxxx. J'ai toqué, xxxx a ouvert et ne m'a pas donné de musique, le surveillant "autre surveillant" m'a vu et m'a dit de retourner dans ma chambre, ce que j'ai fait.
Le surveillant (agresseur) est revenu juste après et nous a dit de boire. On l'a écouté, moi j'avais un grand gobelet et mon copain un petit verre. On a bu, arrivé à deux verres il nous a dit de boire vite, ce qu'on a fait. Je ne me rappelle pas avoir fini la bouteille. Je me souviens de mon copain qui criait aux filles qui étaient dehors qui rentraient de boîte (xxxx et d'autres filles). Je me souviens quand je vomissais et quand le surveillant pratiquait une fellation sur moi, tout ça était flou. J'ouvrais les yeux et le voyais et les refermais car j'étais dans un état second, je comatais un peu mais je le voyais, la lumière était éteinte, le volet à moitié fermé, il y avait la lumière de dehors qui me permettait de voir son visage quand il faisait cela et je me souviens surtout de son souffle. Quand je me suis réveillé, j'étais tout mouillé, mon copain m'a dit que j'avais pris une douche. Mes draps étaient trempés. Je me souviens de ça mais je croyais que c'était une hallucination et je n'y ai pas prêté attention, je me suis dit que cela était impossible.
Comme je n'allais plus au collège pour réviser le Brevet, je suis resté dans ma chambre pour réviser alors que mon copain est parti en cours. A 19 heures, j'ai mangé et à 20 heures ou 19 heures 30, mon copain m'a dit : il faut qu'on parle, il y avait un majeur du xxxxxx, on est allé dans sa chambre. Quand mon copain m'a dit qu'il se souvenait de plein de choses. Je lui ai demandé de quoi, il m'a dit du surveillant et là j'ai commencé à douter sur cette soi-disant hallucination, il m'a dit qu'il se souvenait du surveillant qui lui touchait le sexe, il ne m'a pas dit trop de détails et il m'a dit qu'il l'avait vu me faire une fellation, là je me suis dit que ce n'était pas une hallucination que ce que j'avais ressenti était réel. Le majeur nous a dit de le dire à quelqu'un. Mon copain et moi en avons parlé, il a pleuré et moi aussi. Il a appelé son père. Mon copain a eu vraiment peur car son père était fou de rage, il est venu immédiatement. Mon copain et moi sommes partis à l'accueil pour attendre son père sauf qu'une surveillante nous a demandé ce qui n'allait pas car on pleurait. On ne lui a pas répondu et on s'est mis à courir car le surveillant était derrière elle. On s'est séparé, il a continué tout droit, j'ai sauté un portail, je suis allé dans la chambre d'une fille, je ne savais pas où était mon copain. Un jeune sportif XXXXX m'a demandé de le suivre à la caféte. Des pions et son coach m'ont interrogé. J'ai vu le père de mon copain, mais lui ne m'a pas vu, je suis allé dans la chambre d'une autre fille XXXX et j'ai attendu la police. Je suis allé déposer plainte et faire des examens médicaux.
A noter qu''aucune analyse de sang n'a été effectuée ni de prise en charge psychologique. J'ai été bouleversée lorque j'ai lu "je me souviens surtout de son souffle", ce détail, mon fils peu enclin à l'expression écrite n'a pu l'inventer !!!
Suite au dépôt de plainte, et aux confrontations avec chacun des jeunes l'agresseur a été mis en examen pour viols sur mineur par personne ayant autorité et incarcéré. L'autre jeune se plaint d'avoir subi une masturbation et une pénétration anale sans doute avec un doigt (détails très importants pour la suite de l'affaire).
Je vis à plusieurs centaines de kms de l'internat de mon fils à cette époque. C'est le papa de l'autre jeune victime (qui vis près de l'internat) qui m'a appelé pour me mettre au courant. Le ciel m'est tombé sur la tête, je hurlais intérieuremement. Lorsque j'ai connu l'identité de son agresseur, je n'arrivais pas à le croire car je connaissais un peu cette personne (étant moi-même très impliquée dans le sport que pratique mon fils), quand j'ai entendu "surveillant", je pensais automatiquement qu'il s'agissait de quelqu'un d'autre. Je n'ai pas dormi et ai pris la route pour rejoindre mon fils le lendemain. Dès le départ, la personne représentant l'internat que j'ai eu au téléphone, a essayé de me convaincre que c'était sans doute moins grave qu'il n'y paraissait et qu'elle me conseillait de tenir mon fils éloigné de l'autre victime et de sa famille. J'ai appelé des amis qui vivent près de l'internat (parents d'une jeune interne du même établissement) et ils ont rejoint mon fils au commissariat, ce qu'a fait aussi le papa de sa petite amie.
Mon amie m'a dit que mon fils était en état de choc. Qu'une des personnes représentant l'internat a dit qu'elle était" là pour l'honneur de l'établissement". Mon amie a pris à part mon fils et s'est assuré qu'il n'était pas influencé par son copain, ce qu'il a fermement rejeter et lui a affirmé qu'il était sûr de l'agression et de l'identité de son agresseur.
A partir de là, mon fils est devenu une cocotte minute. Complètement refermé sur lui-même, collée à sa petite amie. Mais refusant toute prise en charge psychologique. 2 semaines, plus tard, pendant les championnats de France auxquel il participait, mon fils et moi avons apris que son agresseur avait été libéré. Ce soir là, il a été pris d'une crise, maux de ventre, respiration coupée, incapable de marcher. La nuit je l'entendais sangloter mais il niait que c'était en relation avec son agression. Il a passé l'été renfermé sur lui-même, sans voir ses copains, sans pratiquer son sport. Et à la rentrée, il intégrait une autre structure dans une autre ville (prévu avant les faits).
2 semaines après la rentrée, un soir au téléphone il sanglotait "j'en peux plus maman, je veux qu'on me frappe, je veux frapper, je revois son visage" il m'a avoué avoir ces crises tous les soirs. J'ai aussitôt alerté le responsable de l'internat et de la structure sportive que j'avais mis au courant de l'affaire et un suivi psychologique a été mis en place avec le CMP local. Lors d'une crise aigüe où il avait menacé de se mettre par la fenêtre, je me suis rendue sur place et là j'ai proposé à mon fils de rentrer à la maison, ce qu'il a refusé "sans mon sport je perds tout", la psy qui le suivait m'a effectivement dit que c'était ce qui lui permettais de tenir.
Mais jusqu'au mois de mars, mon fils a continué à ne plus être lui. Complètement fermé, à cran, se mettant parfois en danger en buvant. En mars, j'ai pensé le retrouver. Il semblait aller beaucoup mieux. De plus, les conclusions de son expertise pyschologique m'avaient rassurée: 1/ correctement structuré 2/ troubles en relation avec les faits dont il se dit victime 3/ ses dires ne sont pas affabulatoires. Je passe les détaisl, mais nous avons du changer d'avocat, devant l'immobilisme du premier. L'agresseur s'était inscrit à une compétition où mon fils était déjà inscrit (il le savait vu que les inscriptions individuelles sont automatiquement mise à jour sur internet) bien que son contrôle judiciare lui interdise tout contact avec les 2 jeunes. Il m'a fallu alerter le juge d'instruction personnellement. La fédération s'en remettant au principe de présomption d'innocence.
Puis en juin, nous sont communiqués les résultats de l'expertise ADN, nous plongeons dans le sordide: boxer de mon fils : traces de son sperme + cellules épithéliales (autres que sperme) de l'agresseur, boxer de l'autre jeune: mélange de sperme de lui et de mon fils + cellules épithéliales de l'agresseur, prélèvement anal du copain de mon fils: sperme de mon fils. A la lecture de ce raport, j'avais l'impression de violer l'intimité de mon fils. Je ocntacte notre avocate, et nous envisageons 2 interprétations: soit mon fils a eu une relation homo avec son copain, et l'agresseur les a touché soit ils n'ont pas eu de relation homo, l'agresseur ayant transporté sur son doigt du sperme de mon fils suite à la fellation. Le copain de mon fils s'étant douché le matin suivant de l'agresion, les cellules épithéliales disparaissent, seules le sang et le sperme restent après la douche. De plus à aucun moment les 2 jeunes n'ont parlé du sexe de l'agresseur lors de leur agression, ils ont parlé de bouche et de mains, excusez d'être si cru.
Mon fils a donc un long entretien avec l'avocate qui va lui demander avec beaucoup de diplomatie et lui assurant sa plus grand discrétion s'il a eu une relation avec son copain. Mon fils l'assure que pas du tout. De mon côté étant si mal à l'aise, j'attends que mon fils m'en parle, ce qu'il fait sans aucune gêne, ni trouble. Je lui assure que pour moi il n'y a aucun problème si'il a eu une relation homo avec son copain et là il me dit très clairement: Mais maman, je vais pas dire que je suis homo juste pour prouver que je suis victime.
Juste avant la confrontation, nous sommes sereins (victimes, parties civile et avocats), nous sommes convaincus que le juge d'instruction va questionner les jeunes mais qu'il va aussi questionner l'agresseur sur ses traces à lui sur les boxers des 2 jeunes. Mias là, non la confrontation est une mise en accusation des 2 jeunes par le juge d'instruction: vous êtes homos, vous avez menti, reprochant au copain de mon fils des bêtises qu'il a faites à l'internat (vols qu'ils avaient déjà avoués avant l'affaire), les traces de l'agresseur: " il les a manipulé pour les mettre en position de survie" lorqu'il a vu que les 2 jeunes étaient ivres morts!!! L'agresseur pleurant en quittant la pièce : vous avez ruinez ma vie, j'i parris que ma compagne était enceinte en prison. Mon fils: Espèce d'enc.... regarde-moi dans les yeux et dis moi que tu ne m'as rien fait. La greffière prendra soin de retranscrire la phrase de l'agresseur mais pas celle de mon fils dans le procès verbal !!
Les 2 jeunes et les avocats sortent sidérés. Mon avocate a les larmes au bord des yeux "jen 'ai jamais vu une confrontation menée de la sorte de ma carrière".
Depuis nous avons fait 2 demandes au juge d'instruction: contre expertise pour avoir la localisation exacte des traces de l'agrsseur sur le boxers iface interne/ externe: RJETEE ! Demande d'audition de témoin : l'amie qui a acompagné mon fils au commissairat, qui a connu mon fils avant les faits et qui peut témoigner de ces crises notamment lorsqu'il se frppait la tête contre les murs enfermé dans sa salle de bains après les faits : REJETEE.
La réquisition du procureur vient de nous être commnuniquée: les 2 jeunes sont homos et ont menti le non-lieu est requis!!!! Nous avons 1 mois pour répondre, sommes décidés à fire appel mais sommes très pessimistes quant à l'issue judiciaire de l'affaire.
Entretemps, durant les chamionnats de france en juillet, des rumeurs distillées par l'agresseur se sont propgées dans le milieu sportif dans lequel mon fils évoluent, insunuant qu'il n'était qu'un menteur et que son agresseur était innocenté. Là mon fils crqaue me dit j'en peux plus je vais tout arrêter, en fait il m'avoue que sur chaque compétitions il est face à des comportements hostiles vis à vis de lui qu'il pne m'en aviat pas parlé pour ne pas me préoccuper. Il fera néanmoins sa course de ces championnats, réintègrera sa structure fin aout et début septembre finira par craquer les rumeurs ayant cours dans son groupe d'entrainement: " Je vais en tuer un si ça continue, j'arrête tout, je rentre à la maison". Mon fils met un terme a son projet sportif qu'il le passionnait; 2 années de structures de haut niveau, des heures d'entrainement, les qtges les déplacements les compétes tout ça jeter d'un coup. L'agresseur lui a réussit son CAPES de sport et a été affecté dans un collège à la rentrée !!!
Je me sens impuissante, mon fils ne souhaite pas retourner voir un psy. Il m'a même dit "j'auris mieux fait de me taire". Je ml'ai bien entendu démenti femrement. Mais les mots qui revinnnent c'est la honte, la rage et "De toutes façons je vais le fracasser" Depuis qu''il est rentré, il ne pratique que très superficiellement son sport (un sport nature) et s'est mis à la boxe anglaise 4 à 5 fois par semaine!
J'ai contacté la thérapeute que le suivait avant mars, m 'a dit que mn fils avait été durant toutes les séances en stratégie d'évitement. Je sais donc qu'il a besoin de cette attention mais il la refuse et reste enfermé dans sa haine.
De mon côté, je suis suivi par un psy et j'ai trouvé une association locale», j'ai rencontré la responsable (elle-même a été victime) et enfin je suis face à une véritable empathie et à une connaissance des mécanismes de « survie » de la victime.
Suite à ma présentation du cas de mon fils, elle m'a déclaré « Votre fils a bien été victime, vous ne devez avoir aucun doute, tout ce que vous m'avez raconté est le schéma typique des victimes d'abus. » Vous ne pouvez savoir combien cela fait du bien de l'entendre d'une tierce personne. Elle m'a conseillé la patience, et surtout de me regonfler pour que mon fils sente que je suis forte et que je suis à même de le soutenir et ainsi lui permettre de reconnaitre ses souffrances.
A la fin de l'entretien, elle m'a interpellée sur ce sentiment si fort d'injustice que je resssentais. Je suis rester silencieuse et nous avons convenu d'un autre rendez-vous. Mais arrivée à la maison, tout d'un coup le miroir s'est brisé, j'ai retrouvé la petite fille de 7/8ans victime d'agression sexuelle: attirée dans le sous-sol de son batiment, faisant une fellation et pensant que le monsieur me fait pipi dans la bouche, je suis teroirisé, heureusement un voisin arrive au sous sol, mon agresseur est surpis, je m'enfuis, arrivée dehors, je cours chez moi, sururtout surtout ne rien dire à Papa et Maman, ils vont me disputer. Je ne l'avais jamis oublié, mais j'avais mis un voile dessus, j'avais dédramatiser l'évènement, vu que je m'en sentais repsoonsable d'avoir suivi ce monsieur et donc coupable. En surfant sur les sites sur les troubles suite à des agressions sexeulles tout d'un coup ça a résonné en moi: dormir avec mes ours jusqu'à 17 ans, à 7/8 ans une hospitalisation pour maux de ventre inexpliqué, régles douloureuses à en tomber dans les pommes chaque mois, 1ère relation sexeulle à 13 ans et demi avec un jeune ami de 24 ans de mon père, aventure sexeulle sur aventure sexuelle, acceptation de rapoorts non désirés, l'envie d'ailleurs, la sensation d'être différentre, cuachemar recurrent avec un homme qui me poursuit avec un couteau après les faits je pense, auto-mutilation, ne pas être actrice lors des rapports sexuels mais spectatrice, négligence de mon corps. Et puis suite à mon veuvage à 30 ans (j'étais enciente lorsqe mon compagnon est décédé) et quelques rares aventures sans lendemmain, je n'ai plus du tout de sexualité depuis 4 ans, je suis solitaire, repliée sur moi, angoissée pour rien, voualnt tout controler. Et à 47 ans je prends conscience combien cet évènement subi à 7/8ans a conditionné ma vie jusqu'à présent.
Le plus horrible, c'est que c'est parce que mon fils a été lui aussi victime.
Désolée pour la longueur de ce message, je me rends compte que je suis devant cet écran depuis pratiquement 4 heures.
bonsoir nathalie, je vous ai bien lu jusqu'au bout quel courage d'avoir partagé là, clairement un tel témoignage
je sens la vie dans vos mots et dans la lutte de votre fils de cette souffrance innommable
monte aussi en moi la colère devant la manipulation de ceux qui ne veulent entendre ni assumer, et l' in jus tice
cela est une nouvelle blessure approfondissant les autres, que de n'être entendu reconnu au coeur de la tourmente
alors que ce jeune garçon a eu le courage de parler et quelle force de sa part, que je suis déçue avec vous de tant d'obscurantisme
je suis aussi avec cette petite fille dans le sous sol, trop jeune pour comprendre et organiser l'abus dans sa tête, et qui va prendre tant sur elle au cours du temps !
il me vient l'idée que de votre expérience vous allez trouver la façon de comprendre et d'aider votre fils, grâce à un travail sur/pour vous bien-sûr
peut être serait-il bien de lui parler à coeur ouvert de ce qui vient de remonter à votre esprit ?
comment vous sentez vous après nous avoir parlé et résumé ainsi vos deux parcours ?
paix à vous et à la petite fille innocente
Bonsoir nathalie,
terrible récit! :'(
J'admire la force dont tu fais preuve face à la vie qui ne t'épargne pas toi et ton fils.
A mon arrivée ici je dénonçais moi aussi les abus en internats...
Je suis horrifié de voir que presque trente ans plus tard ça n'a pas changé. ???
J'admire aussi ta relation avec ton fils, pleine de confiance, et d'unité.
C'est tellement important de se sentir écouté et soutenu...
La justice ne faisant malheureusement pas son boulot corectement, a bien compliqué vos vies.
Elle lui apporte le doute, la colère....
La pratique de sport de combat est un bon moyen d'apprendre à canaliser cette colère.
Le retour de la petite fille est normal, tout ces "évenements" ne pouvaient que la "réveiller". Son retour manifeste le besoin d'évacuer tout ça, d'allèger ce fardeau.
Le partager avec ton fils pourrait le moment venu, retablir beaucoup entre vous.
Bon courage à vous deux.
:-*
bravo nathalie pour ce terrible témoignage j'imagine qu'il a fallut beaucoup d force pour l'écrire.je suis boulverser de la manipulation du systeme, ds refus des contre expertise et que tout le système protège toujours les agresseur c'est effroyable.c'est super que tu sois la pour aider ton fils.
Je pense aussi a cette petite fille qui vivait en pleine confiance t qui es nullement responsable de ce qui c'est passer et encore tant boulvrsr en elle même qui a si besoin de mettre des mot sur ces maux.
je vous envoi plein de courage a vous 2 pour qu toi et ton fils puisse se reconstruire face a ces horrible acte
Merci kentaka, intime idée et panthéonne pour vos messages qui me vont droit au coeur.
Oui kentaka, il va me falloir en parler à mon fils. Car en fait, c'est ça le plus incroyable, c'est que jusque présent je ne lui ai rien dit de ce qui m'était arrivé. Lorsque je prends du recul et que je rationnalise, je ne comprends pas mon silence, c'est comme si j'avais complètement déconnecté cet évènement, non pas de ma mémoire vu que je m'en souviens, mais plutôt comme s'il était rangé dans une boîte complètement à part, un caisson hermétique. En fait en ce moment, je ressens à la fois un immense besoin de lui en parler, mais en même temps je veux trouver le moment, le liant qui me permettra de laisser couler mes mots. C'est depuis que mon fils a mis fin à son projet, que je suis une fontaine : mon âme, mon coueur ressentent l'injustice et dès que j'en parle les larmes coulent comme elle n'avaient jamais coulé.
Depuis que j'ai écrit nos 2 parcours, dans cette "maison virtuelle" magnifique, où nous "victimes ou/et proches de victimes" pouvons plonger au plus profond de notre humanité, j'ai fait un pas de plus vers ce moment où je me sentirai libre de lui dire.
Mais dans le même temps, il me faut endosser un habit de guerrière, forte, froide et déterminée, pour tout faire pour que la "Justice" ne convertisse pas mon fils en accusé.
Cette guerre judicaire, ne me permet pas de tout laisser remonter, de détruire pour reconstruire. De retrouver cette terreur étouffée, gelée pour enfin reconnaitre, identifer et éradiquer tous ses avatars qu'elle a fait germer dans mon existence.
Lorsque j'ai appris l'agression de mon fils, la douleur que j'ai ressentie était sournoise, salissante, viscérale. Je dois même avouer qu'elle ma semblée plus horrible que la souffrance que j'ai ressentie lorsque mon compagnon est décédé. Face à la douleur du deuil; douleur franche, cette douleur est insoutenable, comme si elle prenait le masque de la perversité de l'agresseur et s'imisçait au plus profond de vos entrailles.
Je me rends compte que j'ai oublié un détail quant au récit de l'agression de mon fils. Le surveillant en question, en plus d'être son surveillant d'internat, mon fils le considérait comme un grand pote, vu qu'ils pratiquent le même sport (ce qui n'était pas le cas de l'autre victime). Cette personne continue à encadrer des jeunes dans son club et a même un comitié de soutien. C'est cette proximité dans le milieu sportif qui a amplifié le mal-être de mon fils et l'a amené à tout arrêter. Etre considéré comme un menteur lui est insoutenable.
Je suis consciente qu'aujourd'hui, la pratique de la boxe lui permet d'évacuer toute la rage intérieure qui le ronge de manière positive. Mais je suis consciente que cela ne suffira pas pour qu'il se reconstruise.
Mardi prochain, j'ai à nouveau rv avec l'association locale. Cette fois-ci je ne resterai pas silencieuse et me sens prête pour dire.
Je reprends le travail lundi, après un arrêt de 3 semaines. Je ressens comme un peu de panique, parce que la personne qui va retourner au bureau n'est pas tout à fait la même que celle qui l'a quitté.
Merci d'être là. La chaleur de ce Rayon de soleil m'est très précieuse.
alors cette journée retour au travail, cela s'est bien passé ? jour après jour nous nous transformons à traverser la vie et encore plus les moments forts et difficiles de la vie... cette croissance est tout à notre honneur je crois et les personnes qui vous ont retrouvée aujourd'hui devaient projeter celle qu'ils connaissent ET bénéficier de ce nouveau en vous et je suis sûre une clarté dans le regard :) ???
je sais en moi comme cohabite aussi la guerrière et l'eau du puits sans fond de peine... comme les faces différentes mais d'une seule pyramide... celle de la mère aussi qui sera toujours là (j'ai un fils de 17ans)...& le sol c'est cela qu'il nous faut reconstruire, le nouveau sol sur lequel nous pourrons nous appuyer ::)
je pense à vous pour ce rdv demain qui sera bénéfique j'en suis sûre, c'est important de poser en de bons lieux cette part de vie même fragile
votre combat ne sera que plus vibrant
Ouiii :); force et parole seront au rendez vous demain!
Partage ton fardeau, il n'en sera que moins lourd pour toi.
Tu pourra ainsi conserver ton énergie bien nécessaire dans ces moments ou tu dois te battre, pour ton fils et par la même occasion pour la petite fille.
un joli rayon de soleil pour réchauffer son coeur... ;)
:-*