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Porter plainte => Infos-conseils juridiques => Discussion démarrée par: Kristel le Juillet 17, 2015, 09:51:08 PM

Titre: Agression en milieu de travail...
Posté par: Kristel le Juillet 17, 2015, 09:51:08 PM
Bonjour la gang!

J'espère que vous allez bien...

J'ai une question qui touche surtout les citoyens du Qc (mais j'aimerais avoir l'opinion de tous et toutes, bien entendu)...

J'ai travaillé dans un hôpital en soins psychiatriques auprès d'enfants de Mars 2008 à Janvier 2015. Il y a une petite partie de l'hôpital qui offre également des soins à une clientèle adulte (lors de la période de désinstitutionnalisation, l'établissement a souhaité fermer plusieurs lit et on plutôt déplacé la clientèle qui était moins lourde vers d'autres types de ressources, comme des "familles d'accueils", c'est-à-dire, des personnes qui ont des lieux physiques (chambres) permettant d'accueillir des gens qui sont incapables de vivre seuls et d'être ainsi supervisés (selon le cas, les personnes en charges sont responsables de s'assurer que la clientèle prend sa médication, mange, a une bonne hygiène et etc.). Les responsables de ces ressources reçoivent mensuellement une somme d'argent pour compenser le temps qu'ils donnent à cette clientèle, de même qu'ils reçoivent des montants pour l'épicerie, les médicaments, les vêtements et autres besoins (shampoing, savon pour le corps, brosse à dent, pâte à dent, lunettes, appareil auditif et etc.). Bref, l'hôpital à par contre fait une entente avec ces ressources externes, de type familiale ou autre, qui stipule qu'advenant que le patient qui leur est confié se désorganise (auto-agression, hétéro-agression, problèmes relatif à la posologie de leur médication), il sera possible d'hospitaliser l'individu et ce, jusqu'à ce que son état soit stabilisé et apte à retourner dans un autre type de ressources. Ainsi, malgré qu'il s'agit d'un hôpital "sur-spécialisé" en soins pédo (enfant) psychiatrique, elle comporte quelques lits pour une clientèle adulte (qui a, pendant leur enfance été hospitalisé dans ce même établissement et ce, généralement pour d'assez longues périodes, soit quelques années pour la plupart). L'unité qui leur est consacré s'appelle "Trouble grave du comportement". Il s'agit majoritairement de clients ayant des diagnostiques tels que : Autisme, déficience intellectuelle, schizophrénie, pica, trouble de la personnalité avec comorbidité, trouble de l'humeur avec antécédents de violence grave *tel que tentative de meurtre* et etc...).

Bon, maintenant que vous connaissez le milieu dans lequel je travaillais (à noter que j'ai été congédié suite à un billet médical qui n'avait pas été remplie selon les "nouveaux" critères de l'employeur, malgré le fait que j'ai proposé de consulter mon Médecin de nouveau, avec la liste de leurs critères afin que la note soit conforme), je vais vous expliquer la nature exacte du problème.

En 2009, j'ai reçu une formation spécifique pour travailler dans cette unité (clientèle adulte), pour le quart de travail de jour (j'étais de nuit auparavant). Lors de ma première journée dans cette unité, j'ai été en contact avec un patient qui avait plusieurs diagnostiques, dont celui du Gilles de la Tourette, Autise, TOC *Trouble Obsessionnel Compulsif*. Une des problématique de ce dernier était qu'il avait une fixation à l'égard de toucher les parties intimes tant auprès des femmes que des hommes. Un brillant psychiatre "sur-spécialisé" a rédigé un plan de soin spécifique à ce patient. Parmi les directives, on pouvait y trouver en autre, que le personnel devait ignorer le comportement d'attouchement, surtout de ne pas lui dire "non" (ce qui allait causer une désorganisation : il allait nous frapper). Puisque le psychiatre ne souhaitait pas que le patient reçoive trop de médication ou bien passe du temps en contention ou isolement (lieu vide, verrouillé, dans le but de protéger le patient et les autres, en principe). Donc, mon équipe de travail (le personnel régulier qui devait me former), m'a fait lire les directives du psychiatre. J'ai à ce moment-là demandé : et si moi, je ne veux pas qu'il me touche, je fais quoi? Alors, on m'a dit, que si je ne lui disais pas non (au contraire, si je l'incitais à faire le geste envers moi), qu'il allait possiblement tenter 1 fois de me toucher et qu'ensuite sa fixation allait arrêter. Dans le cas contraire (s'il persévérait, on m'a incité à reproduire le geste sur le patient, car il n'aimait pas être touché *ce qui est fréquent chez les autistes, ils ont besoin de leur "bulle"*). N'ayez crainte, je n'ai jamais fait d'attouchement envers ce patient (ni qui que ce soit d'autre, d'ailleurs). Donc, puisque j'étais jeune 20-21 ans et que j'étais nouvelle, le patient en question m'a "ciblé" (j'étais son obsession). Alors, j'ai demandé de l'aide à l'équipe, je croyais qu'alors il allait utiliser une mesure de contrôle (médication ou isolement). Ce n'est toutefois pas ce qui est arrivé, bien au contraire. La réponse que j'ai eu de la part de mes collègues, en parlant de moi-même, ils ont dit : Si tu lui dit non et qu'il se désorganise, ce sera à toi de le gérer, nous n'allons pas intervenir, même s'il te frappe. Dans le pire des cas, nous appuierons sur le beeper (un bouton d'alarme que l'on porte en tout temps et qui communique avec les agents de sécurité, 4 étages plus bas, et sur leur écran est affiché l'unité de laquelle provient l'alarme), mais nous n'allons pas te venir en aide physiquement, nous ne souhaitons pas partir en accident de travail de par ta faute, surtout que tu es avisé à l'avance. Aussi, si tu ne peux pas gérer émotionnellement d'être touché par des patients ayant une problématique semblable, tu devrais possiblement te réorienté dans un autre type d'emploi - fin -.
Donc, pendant tout mon quart de travail, il ne m'a jamais laissé tranquille. Cela a donc duré 7h et 15 minutes. Mes collègues quant à eux acceptaient sans dire un mot ces agressions très fréquentes. À tel point que, la situation à tellement été normalisé par ceux-ci, j'en ai fini par me questionner et me demander si je réagissais si fortement (émotionnellement et physiquement) uniquement en raison des agressions que j'avais subie étant enfant. Enfin, ce questionnement a pris fin le lendemain, lorsque j'ai croisé des collègues du secteur pédiatrique. Ils ont tout de suite remarqué le changement dans mon humeur (j'étais toujours souriante, énergétique, motivée et etc.). Alors, que ce jour là, j'étais blême, triste, cernée, "absente", la tête baissée, peu bavarde et etc. Bref, ils m'ont questionné pour savoir ce qui pouvait bien ce passer. Quand j'ai expliqué la situation, leur réaction a été assez forte : cela n'avait aucun sens et je ne devais pas tolérer ces agressions. Ouf, finalement, le problème n'était pas "moi et mon passé". (À noter que ni ceux du secteur adulte, ni ceux du secteur pédiatrique n'étaient, ni ne sont, au courant des évènements qui ont eu lieu alors que j'étais mineure, soit avant mes 18 ans). Enfin, mes collègues des unités de pédopsychiatrie m'ont conduite au bureau de mon syndicat et ils ont eux-mêmes expliqué ce que j'avais subie le jour précédent, dans l'unité adulte. À ce moment-là, on m'a demandé de remplir un document "relevé de condition de travail dangereuse" et par la suite, le syndicat a pris de relais et a libéré mes collègues du secteur pour enfants. C'est donc, avec mon représentant syndical que j'ai été au "bureau de santé et sécurité au travail". La personne qui était en charge de ce service a pris connaissance de l'ensemble de la situation et il a pris certaines dispositions. En premier lieu, ils ont vérifiés si j'avais encore des journées de vacances dans ma banque qui étaient toujours disponibles. Ils m'ont mis en congé (en prenant dans mes propres jours de congés), pendant 2 semaines et par la suite, ils ont pris une entente avec moi (j'avais postuler sur un poste permanent à temps complets, sur l'équipe volante *l'équipe volante, c'est le fait de ne pas appartenir à aucune unité, mais à toutes les unités, selon les besoins *remplacer les absences, congés, les arrêts pour maternités et etc.*, bref, c'est de boucher les trous. Ce poste était par ailleurs sur le quart de nuit, ce qui revenait à avoir le moins de contacts possible avec le patient en question. L'octroie des postes devait avoir lieu en septembre, mais compte tenu de la situation particulière, je l'ai obtenu un mois à l'avance. Par contre, rien n'a été changé concernant le plan de traitement du patient.
Bien entendu, cet évènement m'a rappeler mon passé et lentement, ma santé en générale a flanché. J'ai perdu du poids, je faisais des cauchemars, sinon de  l'insomnie, idées suicidaires et etc... Ma santé physique en a également pris un coups... malaise cardiaque, arrêt respiratoire avec convulsions, retour de crises d'asthme, j'ai commencé à avoir des migraines et etc. Enfin, un an plus tard, suite à ces symptômes, suite aux conseils d'une collègue infirmière, j'ai été consulté mon médecin. Celui-ci m'a mise en arrêt de travail et m'a diagnostiqué un état de stress post-traumatique... Médication, thérapie... Par contre, au moment où je devais réintégrer mon emploi, ma mère est décédée. Donc, j'ai consulté à nouveau mon médecin pour prolonger mon arrêt. J'étais déjà encore fragile suite aux agressions, le décès était de "trop"... Maintenant je vais résumé... Depuis ce moment, les symptômes physiques ont persévéré. C'est d'ailleurs à mon retour d'un autre arrêt pour maladie que j'ai été rencontré par ma supérieur et qu'on m'a mise sur une entente de dernière chance. Cette entente mentionnait entre autre, ce que devais contenir les billets médicaux que j'allais fournir dans le futur. Je ne peux pas dire la raison ici, mais pour une bonne raison (connue de mon employeur), j'ai perdu le dit document. J'ai eu des vertiges et j'ai appelé malade. Le lendemain, comme ma voiture était au garage, j'avais un véhicule de location, j'ai percuté une autre voiture, dû à ces étourdissements. Heureusement, personne n'a été blessé et les réparations n'ont pas été trop dispendieuses. Par contre, j'ai eu une légère entorse cervicale et lorsque j'ai vu mon médecin, étant toujours sous l'adrénaline, j'ai omis de lui parler de mes vertiges et je me suis concentré sur l'accident et la douleur que j'avais au niveau de mon cou. Il m'a prescrit un relaxant musculaire et il m'a donné un court arrêt de travail (48h). Par contre, certains détails étaient absents (en lien avec le document mentionnant les critères que devaient rencontrer mes billets médicaux). J'ai donc été convoquée par mon employeur à mon retour au travail pour apprendre que j'étais congédié (et ce, malgré que j'ai proposé de visiter à nouveau mon médecin afin de leur offrir un billet conforme)... Tout cela pour nous conduire à maintenant : Le syndicat a déposé un grief lorsque j'ai été congédié et nous sommes allés en cour à deux reprises, pour l'audition, et ensuite, aujourd'hui, pour la plaidoirie. Le décideur a maintenant 60 jours pour rendre une décision. Compte tenu du déroulement de la procédure avec le tribunal, je ne suis pas certaine de gagner... J'estime que mes chances sont de 50%. Ma question est celle-ci, vers qui devrais-je me tourner si j'en venais à perdre? Devrais-je contacter les médias? (Car je n'ai pas les fonds nécessaires pour les traîner devant un tribunal criminel, relatif aux agressions...). Par contre, si je contacte les médias, il y a de fortes chances pour qu'un avocat accepte de me représenter et de ne prendre qu'un pourcentage de la sommes qui pourrait m'être offerte en compensation financière relative aux agressions et leurs conséquences (psychologique, émotionnelle et physique). Devrais-je tout simplement abandonner et me replacer dans un autre établissement?? Et simplement me taire??? Tout comme j'ai dû garder le silence pour les abus subies dans mon enfance? Je ne sais plus quoi penser, ni quoi faire... Je ne sais même plus ce que je souhaite vraiment... Je me sens perdue.
Que feriez-vous??

Merci de votre attention et merci à l'avance pour vos commentaire,

Kristel xx
Titre: Re : Agression en milieu de travail...
Posté par: fr69400 le Juillet 17, 2015, 10:44:18 PM
Vers qui te tourner, ne connaissant pas du tout le Québec je n'en sais rien

Te tourner vers les médias ? Déjà il faudrait que l'histoire les intéresse, et si c'est le cas, il vaut mieux que tu aies des preuves solides car si toi tu n'as pas les moyen d'attenter une action en justice, eux pourraient le faire pour diffamation ou encore violation du secret professionnel (à moins de pouvoir parler du problème sans mentionner à aucun moment le moindre aspect relatif aux diagnostics ni le nom du patient).

Enfin à moins que les diagnostics soient incomplets je ne vois pas de rapport. Un TOC est une action que l'on fait sans s'en rendre compte, que l'on ne peut s'empêcher de faire. Je ne vois pas dans cette définition la volonté de choisir une cible particulière, et je ne vois pas en quoi dire non poserait problème. De plus les TOC font partie du SGT, donc on peut résumer en fait à Autiste et SGT. SGT peut impliquer une crise de rage, mais je ne pense pas d'après ce que j'ai compris que ces crises de rages soient déclenchées par le simple fait de dire non. Surtout que selon la définition de la SGT que j'ai sous les yeux, le comportement est involontaire, et tu semble le présenter comme volontaire. Donc diagnostic incomplet ou erroné. Ou alors la définition que j'ai est très incomplète ...

Quant à la partie autiste, là c'est plus simple, oui souvent quand le degré d'atteinte est assez important, il y a un refus de contacts (de la part d'étrangers en tout cas). Mais s'il faisait une fixation sur toi, alors il t'avait forcément inclus dans sa bulle, le toucher dans ces conditions n'aurait pas provoqué plus de réaction que cela, donc le conseil sur la réaction à adopter était non seulement un manque à l'étique, mais d'une inefficacité totale. Si on se limite à l'autisme, il ne comprendra pas le non, il ne comprendra pas ce qu'il a fait de mal, mais il se rendra coupable du reproche et s'enfermera davantage dans la bulle. Limité à cette composante, le non ne génèrera donc pas de réaction violente, mais plutôt un repli plus grand sur lui même.

Pour moi ton "super psychiatre" a fait une erreur de diagnostic ou un diagnostic très incomplet. Je ne vois aucune cohérence entre les faits observés, le ciblage spécifique, et les prétendus réactions au non. Quelque chose cloche là dedans, même si je ne saurais pas dire quoi précisément

Quant à ne rien faire, ce n'est pas non plus une solution. Mais porter plainte pour agression ne marchera pas. Dans ce cas précis n'importe quel tribunal reconnaitra le patient comme non responsable. Il faut plutôt orienter le problème sur le psychiatre et son mode de traitement, qui vous mettait en danger à mon avis.

Titre: Re : Agression en milieu de travail...
Posté par: intime idée le Juillet 18, 2015, 09:43:52 AM
Coucou Kristel,
comment vas tu?

Ne connaissant pas la législation de ton grand pays, il me sera bien difficile de te conseiller.
Deux possibilités utilisables ici, prendre conseil auprès du délégué syndical cela semble déjà fait dans ton cas...
la seconde, voir un conseiller juridique, ici dans le cadre des assurances personnelles on dispose en général d'une clause de protection juridique qui permet d'avoir une couverture et tous les conseils nécessaires pour trouver la meilleur solution à tes soucis...
Personnellement j'ai plusieurs fois fait appel à leurs  services et en ai tiré une grande satisfaction...
Bon courage pour la suite...
Ton corps t'appartient, tu n'as pas à subir d'attouchements même dans ce cas particulier...
:-* :-*
Titre: Re : Agression en milieu de travail...
Posté par: Kristel le Juillet 18, 2015, 06:15:57 PM
Bonjour Fr69 & Intime Idée

Comment allez-vous?

Le dossier du patient en question comportait plusieurs diagnostiques, mais je n'en ai soulevé que quelques uns (les grandes lignes) : exactement pour ne pas permettre à quiconque de reconnaître le patient en question... tout en démontrant qu'il ne peut pas être tenu responsable de ses actes. (Par contre, le dossier est archivé et pourrait être utilisé dans le cas d'une poursuite). Évidement que je ne mentionnerais jamais le nom du patient en public (tout comme je ne l'ai pas fait ici). Les médias aiment bien les scandales relatifs aux institutions, et selon des cas en jurisprudences, il y a plusieurs personnes qui ont tirés profits des médias en suscitant chez un ou des avocats l'envie de représenter quelqu'un, contre un pourcentage de la sommes payée pour les dommages subis. Dans les faits, peu m'importe de recevoir de l'argent ou non, je souhaite simplement que justice soit faite. Donc, même si l'avocat voudrait prendre le montant total, c'est correct pour moi (bien que je saches que ce ne serait sans doute pas le cas)... Je suis d'accord avec toi, je ne peux pas poursuivre le patient (et de toute façon, il est récemment décédé). En effet, c'est contre le psychiatre et l'équipe de soins avec laquelle je travaillais : psychologue, psychoéducateur, éducateur spécialisé, infirmière clinicienne, omnipraticien (Md généraliste), travailleur social, et etc... Bref, tous ceux qui ont collaborés à mettre en place ce "fameux plan de traitement". J'étais sarcastique quand je disais que le psychiatre était sur-spécialisé : car à mon avis, il est autant, voir même plus malade que le patient ne l'était. Par contre, l'établissement le considère vraiment comme étant sur-spécialisé, en fait, l'établissement en soit est considéré comme sur-spécialisé.
Effectivement, j'ai parlé avec le représentant syndical, en fait, j'ai même parlé avec la présidente et le vice président, de même que l'avocat représentant mon syndicat.
Quant aux assurances collectives, tu as raison, on a le droit de consulter un conseiller juridique : malheureusement, comme j'ai été congédié (pour motifs médical, nous sommes actuellement en arbitrage de grief car, selon mon syndicat *et je suis du même avis*, le congédiement était injuste et illégal). Bref, je ne suis plus couverte par l'assurance collective...  :-\
Quant à la partie preuve, j'ai profité de l'arbitrage pour mentionné l'évènement et l'arbitre a demandé à voir les documents qui étaient dans mon dossier d'employé, relatif à l'évènement. Donc, j'ai la déclaration faite auprès du syndicat où l'ensemble est écrit et daté du lendemain de l'agression (jour que j'ai consulté le syndicat et le bureau de santé et sécurité au travail).
Intime Idée : Je n'ai aucune idée de comment je vais... J'ai l'impression d'avoir bloqué toute la gamme des émotions... mise à part un sentiment d'injustice... rien.

@+,

Kristel xx
Titre: Re : Agression en milieu de travail... -
Posté par: Dolcezza le Juillet 18, 2015, 06:31:29 PM
J'ai beau être dans le même coin de pays que toi, je ne sais pas non plus quoi dire...

La justice est tellement de la merde tout court que je me demande souvent si on doit s'y fier... Enfin, je ne peux vraiment donner de conseils, mais je suis désolée pour toi que ça tourne ainsi...  Fais au mieux avec les ressources que tu as, je crois que tu as beaucoup de gens autour de toi qui peuvent te conseiller...
Titre: Re : Agression en milieu de travail...
Posté par: Kristel le Juillet 18, 2015, 06:50:18 PM
Merci de ta réponse Dolcezza,

Oui, j'ai fait le tour un peu des gens qui sont autour de moi. Par contre, très peu sont au courant de mon passé et de ce fait, leur opinion peut différée de ceux et celles qui ont vécus une ou des situations d'abus par le passé. D'où m'a démarche ici.

Je suis tout à fait d'accord pour dire que la justice est de la merde... malheureusement  :( , il n'y a pas vraiment d'autres recours.

Ne sois pas désolée, je me suis toujours battue et même si, en ce moment tout ça peut être "lourd", je vais continuer de me battre et j'irai aussi loin que ce sera nécessaire. D'ailleurs, je suis dans l'attente d'un appel de l'unité spéciale pour les victimes d'agressions sexuelles relativement à l'un de mes agresseurs contre qui j'ai porté plainte il y a environ 3 mois, car j'ai appris qu'il a fait deux autres victimes (une deuxième s'est ajouté récemment)... Du coup, je me suis sentie un peu coupable de ne pas avoir porté plainte, ce qui aurait pu protéger "possiblement", les deux autres victimes. Mais je suis déterminée à présent à mener cela jusqu'au bout. Pour protéger d'éventuelle victime, tout comme pour supporter celles qui l'ont dénoncé, ainsi que pour moi-même.

Alors, on dirait bien que mon futur va m'appeler à passer pas mal de temps devant les tribunaux... Je devrai m'armer de patience, de force et courage... Mais j'ai confiance que j'y parviendrai.

Merci encore pour ta réponse,

Kristel xx
Titre: Re : Agression en milieu de travail...
Posté par: Dolcezza le Juillet 18, 2015, 06:53:07 PM
Oui, te connaissant, je sais que tu as cette force, et que si tu le veux vraiment, tu vas y parvenir...

Il te faut seulement les bons outils.. et toutes tes capacités mentales, physiques, etc... 

Je suis contente de voir que tu veules porter plainte, tous ici seront d'accord j'imagine pour se croiser les doigts pour que ça se passe pour le mieux pour toi dans tout ça, meme si c'est lourd pour le moment.

Titre: Re : Agression en milieu de travail...
Posté par: intime idée le Juillet 18, 2015, 11:45:29 PM
Bloquer ses émotions pour continuer d'avancer oui je connais et ai du utiliser ça plusieurs fois dans ma vie :-\...

Bon le conseil juridique ça semble cuit, reste le syndicat qui peut t'épauler pour le licenciement abusif aux Prud'hommes  (En France, chez toi ça porte peut être un autre nom ???)
Ces procédures sont longues et souvent déprimantes, impression de bataille entre un pot de terre et un pot de terre :P....
Mais avec l'appuis d'un syndicat nombres d'affaires aboutissent ici ;)....

Avant d'arriver au tribunal, les employeurs proposent aussi souvent un accord amiable, quand ils sentent que c'est du sérieux, ces accords ne sont pas forcément à négliger, la couverture des frais engagés et la sauvegarde de l'emploi en est souvent la clé ;)...

Pour l'autre affaire je ne peux que t'encourager à ajouter ta voix à celle des autres victimes, l'union fait la force... ;)

Je croise les doigts pour que tu aboutisses aux solutions les plus acceptables pour toi...

Bon courage..
:-* :-*
Titre: Re : Agression en milieu de travail...
Posté par: Kristel le Août 09, 2015, 04:42:20 PM
Bonjour à vous!

Désolée pour le délai : ma connexion internetétait en panne. Hier, un technicien est venu a la maison et a tout arrangé (du moins, pour le moment)...

Merci Dolcezza pour le compliment. Je suis de ton avis... Tu as raison, j'ai besoin d'être à mon 100% tant sur le plan physique que psychologique. Je fais ce qu'il faut pour maintenir cela. À vrai dire, si l'arbitre me redonne mon emploi, je devrais être, dans un certain sens reconnaissante envers l'employeur pour m'avoir congédié. En première partie, parce que cela m'a donné de temps de m'occuper de mes problèmes de santé (d'ailleurs, le problème de migraine à été résolu. Toutefois, il m'a fallu consulter un médecin dans une autre province... Le médicament par voie nasale qui m'avait été prescrit l'an dernier ne fonctionnait plus et j'étais à bout de la démarche des médecins qui n'en finissait plus de faire des essais et erreurs). J'ai un membre de ma famille qui m'a conseillé fortement d'aller en Ontario (j'ai de la famille qui y vit), et après quelques tests de sang, ils ont découvert la nature de mon problème, de même que ce qui me rendait autant épuisée. Ce que je croyais venais de la médication que je prenais venais d'ailleurs... Je fais de l'anémie sévère. Mon hémoglobine avait chuté à tel point que lorsque j'ai consulté, le 31 décembre, ils ont suggéré de me garder car ils craignaient que j'aie une hémorragie interne... mais comme tu connais mon amour pour les hôpitaux, j'ai négocier avec le médecin de repasser le lendemain pour passer d'autres tests et si, mon hémoglobine avait chuté malgré les traitements qui ont commencé le jour même de ma visite aux urgences, alors, j'accepterais l'hospitalisation. Heureusement, cela n'a pas été nécessaire, ayant débuté le traitement, mon hémoglobine est demeurée stable. Elle n'avait pas augmenté, mais elle n'avait pas chuté. Donc, le médecin m'a expliqué tous les "dommages collatéraux" de l'anémie et il avait prévue une période de recouvrement allant de 3 à 6 mois. Je suis heureuse que ce soit finalement revenu à la normale. Et sans tricher, le délai d'attente dans cet hôpital en Ontario est de 15 à 30 minutes pour voir le médecin!  :o (Ahaha, désolée pour cette parenthèse, mais pour nos amis de l'europe ou d'ailleurs, nous avons des problèmes avec nos hôpitaux, les délais pouvant dépasser les 24h dans certains cas, aux urgences)... je dois même dire avoir entendu des situations, lorsqu'il y a de nombreux appels, qui a résulté en un délais frôlant les 48h. Enfin, quelques comprimés de fer et de complexe de vitamines B et je suis bien en forme, pour faire face à cette situation.

Merci Intime Idée pour ton support. Ce blocage, je ne l'ai pas fait consciemment... et même si, j'ai essayé d'y voir plus clair depuis que j'ai écrit ce message ici, j'en suis au même point, je n'ai absolument aucune idée de ce que je ressens face à la situation ci-haut mentionné... Je suis d'accord avec l'émoticône qui a été utilisée; c'est moche de bloquer ses émotionner, par contre, c'est fort possiblement essentiel pour me garder la tête froide pendant ces démarches... car, à l'opposé, pour mener à bien ces démarches, je ne peux pas être "envahie" par mes émotions ou me laisser guider par celles-ci...
Tu as également raison, cela porte vraisemblablement un autre nom au Québec... tu parle sans doute du code du travail (document légal qui comporte les droits et responsabilités des employés et employeurs). Ils ont en effet proposé une entente hors-cour. La somme proposé était à mourir de rire : 2000$ soit + ou - 1200 Euros. Entente que j'ai bien entendu refusée. D'autant plus que, lorsque je leur ai dit que mes prestations d'assurance chômage allaient être diminuée et qu'en fin de compte, cela ne me donnait rien du tout, ils ont voulu me donner le montant de façon à ne pas le déclarer au gouverment, ce qui constitue une fraude et est passible d'emprisonnement : et devinez qui auraient été coupable : MOI! Alors, j'attends maintenant le jugement, d'ici 1 mois 1/2... en souhaitant de retrouver mon emploi et être indemnisée. Bref, dans le cas où la conclusion ne me plairait pas, j'opterai pour les médias et médias sociaux. Dans tous les cas, ils devront payer! J'ai fini d'être abusée et de rester tétaniser... maintenant, je suis prête à me défendre!

Merci à vous deux pour les réponses! Vraiment apprécié!

Kristel -xx-
Titre: Re : Agression en milieu de travail...
Posté par: Alexandra le Août 09, 2015, 09:25:05 PM
Ce n'est pas facile comme situation, tu as peux de chance de gagner malheureusement mais ca ne veut pas dire que tu ne dois pas essayer. Je suis contente de lire que tu as resolu beaucoup de problemes de sante, c'est une bonne chose!
Titre: Re : Agression en milieu de travail...
Posté par: intime idée le Août 10, 2015, 10:05:34 AM
Coucou Kristel,
ça me fait plaisir de savoir que tu as sans doute enfin la solution pour tes soucis de santé  8)....
être en phase avec son physique est essentiel pour pouvoir avancer le reste ;)...

Méfies toi, effectivement dans les procédures les parties adverses usent souvent de "malice" pour l'emporter, je me souviens d'un cas ou la partie adverse proposait un accord qui portait vraiment à réflexion ???.
Dans le courrier de leur avocat, ils laissaient trois semaines pour y réfléchir 8)....
En réalité c'était une feinte, les délais légaux n'étaient en fait que de 15 jours, au delà l'accord devenait tacite, et c'est juste cette histoire de délais dépassés qui a fait perdre l'affaire au plaignant :(...
Il faut vraiment l'assistance d'un aide juridique qui analyse chaque mot :P....

Dolcé ne te répondra plus, elle a fait le choix de nous quitter pour plus se recentrer sur sa famille,
C'est bien dommage, mais c'est son choix et le motif est des plus respectables...

Tiens bon, et donnes nous des nouvelles :)...
:-* :-*
Titre: Re : Agression en milieu de travail...
Posté par: Kristel le Août 10, 2015, 10:39:19 PM
Bonjour Alex : Oui, je sais que mes chances sont petites, mais comme tu dis, mieux vaut au moins tenter le coup, car autrement, c'est certain que je ne vais pas gagner... Moi aussi, je suis contente que mes problèmes de santé sont sur le point d'être réglé ou bien ils le sont...

Intime Idée : Je me méfie en effet des procédures, et puis, même si j'ai reçu l'aide d'un avocat, ce dernier n'était pas très compétent malheureusement!

Quant à Dolce, j'avais cru comprendre, mais j'avais toujours un doute...

Je tiens bon! Et je vous tiendrai au courant dès que possible...

Kristel -xx-