Bonjour à toutes et à tous, je suis nouvelle. Il y a 2 semaines je me suis rendue chez un ami que j'aimais bien et avec qui j'avais déjà des relations sexuelles. Il était défoncé, je me faisais du soucis pour lui je l'ai rejoins en pleine nuit pour l'aider. Nous avons commencé à coucher ensemble de plein gré, quand tout à déraper. Je suis passée d'une relation consentie à l'obligation de faire des choses dans la violence. Après m'être lavée là où il m'avait salie, j'ai bloqué dans son couloir comme dans un état second, sidérée, dans l'incompréhension, puis nous sommes allée sortir son chien avant que je ne parte et que je me lave et relave... Pourquoi je ne me suis pas enfuie ? Cela me perturbe davantage. Pourquoi je suis allée promener avec son chien si c'était si grave ? Je ne sais pas. j'étais là, sans être là. J'ai voulu déposer une main courante, au cas où, car il avait apparemment prévu de me faire du mal (l'histoire est compliquée je ne vais pas rentrer dans les détails). Il a fallu que ma sœur, qu'une amie et que plusieurs gendarmes m'expliquent et me répètent qu'il s'agissait d'une agression sexuelle et d'un viol pour que je réalise un peu. Même sans mon dépôt de plainte il y a une enquête en cours, les gendarmes sont obligés au vu des faits. Je ne réalise toujours pas très bien, même si j'en prends conscience, mais je n'ai pas envie de porter cette étiquette "V....". Pour moi un viol c'est un inconnu qui vous attrape dans une ruelle et vous force à avoir des relations sexuelles. Je n'ai pas compris ce qui c'était passé cette nuit, pour moi il était trop défoncé et avait dérapé... Et je m'en veux beaucoup car il était en colère de ma faute. Depuis, je prends la dose max d'anxyolitiques, je suis calme, je me réfugie dans le sommeil la journée, je n'ai envie de voir personne, je suis en arrêt, je me force quand même à bouger pour les courses, pour mon fils, par moment je suis très en colère après tout le monde, et surtout après moi même. Je me sens vide. Morte de l'intérieur. Je ne ressens juste plus rien, plus d'envie, plus rien. Je vais voir une psy en mars que l'aide aux victimes m'a proposée, en attendant j'écris beaucoup, j'ai toujours aimé écrire, je tiens un journal et je suis venue ici pour me sentir moins seule dans ce que je vis et pour m'exprimer. J'ai des pensées d'automutilations qui me reviennent (j'en ai déjà eu lors d'une dépession sans passer à l'acte), je n'ai aucunement envie de mourir, ou de tomber plus bas que terre à cause de lui, mais je me sens là sans être là, je me sens morte, vide. Je ne sais pas quoi faire... Je suis perdue... J'ai besoin d'aide...
Salut Iris,
Ce sentiment d'être morte à l'intérieur est bien connu de beaucoup de victimes. Mais, ça ne va pas durer toute la vie. C'est difficile, très difficile, mais avec du soutien, de la force, petit à petit, ça ira mieux. Ne garde pas ça pour toi, continue à demander de l'aide de proches et de professionnels. Ecrire/partager mes écrits est un processus qui m'a beaucoup aidé moi-même. J'espère que ce lieu sera pour toi un endroit où tu peux écrire ce que tu ressens pour t'aider à mettre des mots sur ta douleur pour la diminuer.
Bonjour Iris.
Je commence par te dire que je suis désolé de ce qui t'est arrivée, ensuite, tu devrais peut-être consulter un médecin et faire attention avec les anxiolytiques, ils cachent la dépression et augmentent les tendances suicidaires.
Au sujet de l'étiquette "V..." dont tu sembles avoir peur, je te réponds par une citation « Les étiquettes, c'est pour les boites de conserves. Pas pour les gens. » (Anthony Rapp)
C'est gentil mais j'ai comme ce besoin d'anesthésier tout ce que je peux ressentir : culpabilité, honte, tristesse, je dors pour oublier, et en même temps je n'en peux plus de sentir ce vide en moi, comme si j'étais morte de l'intérieur, par moment je ressens quand même de la colère envers moi et envers le monde entier... là j'ai envie de bouger c'est comme vital. Je retourne voir mon médecin vendredi, j'avais vu son remplaçant et je sais que lui sera contre ce dosage max, mais je ne sais pas... je suis allée courir longtemps tout à l'heure sous la pluie battante, j'étais presque ravie car il n'y avait personne au lac, j'avais la paix, et j'aurais pu courir des heures et des heures, sans rien ressentir j'ai l'impression. Du dégoût quand même peut-être. C'est comme si toutes mes émotions étaient mélangées et en suspend à la fois. A vous aussi ça vous a fait ça ? Ca dure combien de temps cet état ? Ma sœur m'a demandé de garder ses enfants demain, je n'ai pas pu, je ne peux pas j'ai l'impression de ne pas être totalement là... Suis je en train de devenir folle ?
Je ne pense pas que tu deviennes folle mais tu fais peut-être une dépression, or les anxiolytique cachent et accentuent la dépression. C'est ce que je ressentais quand j'ai fait une dépression.
Parles-en à ton médecin.
Courage !
Merci je le ferai... je viens d apprendre que je vais être appelée par une psy pour une expertise psychologique. Quelqu'un a déjà du faire cela ? Est ce que ça veut dire qu on ne me croit pas ? Vu que j étais déjà sous antidépresseurs avant ça va me décrédibiliser ? Comment ça se passe ?
Bonjour,
l'expertise psy est obligatoire pour toute plainte d'agression sexuelle, pour la victime comme pour l'accusé. Le psychiatre ou le psychologue est un habitué, il sait très bien quels sont les effets des antidépresseurs.
Par contre, je n'ai jamais connu ça, je ne peux pas t'éclairer davantage.
Ok, je vous remercie. Je vous raconterai l'expérience alors. Je dois aussi faire un certificat détaillé par mon médecin de mon état physique et mental. C'est magnifique, je n'ai pas porté plainte, j'avais juste voulu faire une main courante pour violence, ce sont les gendarmes qui ont qualifié celà de v... Et qui ont averti le procureur et entamé l'enquête. Je m'en voulais énormément, ils m'ont dit que j'étais la victime, maintenant que je l'ai réalisé j'ai l'impression d'être une coupable avec ces expertises psychologiques... C'est très pénible. Au fait aujourd'hui la colère a pris largement place sur le sentiment de vide intérieur. Vous aussi vous êtes passée par des phases de grande colère après tout le monde ? Ce n'est pourtant pas mon genre... Je suis d'un naturel calme mais j'ai l'impression d'être une cocote minute qui lutte contre moi-même et tout le monde à la fois...
Bonsoir Iris,
sois la bienvenue ici,
je ne sais que dire non plus pour l'expertise psy n'en ayant pas fait :-\...
La colère est un sentiment que l'on croise souvent ici,
parfois c'est un moteur sur une courte période.
Tu es victime oui, en rien coupable,
il faut essayer de canaliser ta colère,
ne pas la retourner contre Toi,
ni contre ceux qui veulent t'aider ou te soutenir...
C'est malheureusement une chose qui arrive souvent,
il devient alors parfois compliqué d'avancer...
J'espère que tu trouveras un moyen de te canaliser,
et n'hésites pas à nous donner un retour des expertises, ce sera utile pour d'autres aussi.
Bon courage.
Citation de: Iris74700 le Février 03, 2020, 07:19:22 PM
C'est magnifique, je n'ai pas porté plainte, j'avais juste voulu faire une main courante pour violence, ce sont les gendarmes qui ont qualifié celà de v... Et qui ont averti le procureur et entamé l'enquête.
A savoir qu'en France (et dans les pays européens de droit civil comme la Belgique), l'action pénale appartient au procureur, la victime n'a qu'une action civile pour obtenir d'éventuels dommage-intérêts. Donc plainte ou pas, le procureur décide des poursuites judiciaires ou pas. Autrement dit, il peut y avoir des poursuites sans plainte et il peut ne pas y avoir de poursuites alors qu'il y a eu une plainte.
Dans le cas où le procureur ne fait pas de poursuites alors que la victime le souhaite, elle peut se constituer partie civile et donc faire désigner un juge d'instruction qui va se charger d'instruire, à charges et à décharge, l'affaire.
De la même façon, le procureur peut lui aussi faire nommer un juge d'instruction, c'est toujours le cas pour les crimes (meurtre, viol, torture, terrorisme).
Il y aura donc un juge d'instruction, c'est pourquoi je te recommande de prendre un avocat, de te constituer partie civile, et ainsi, par l'intermédiaire de ton avocat, tu auras une copie de tout le dossier et tu vas savoir où l'affaire en est, sinon tu ne seras avertie de rien du tout.
Merci pour ces info Anayl,
je voulais juste ajouter que prendre un avocat est toujours judicieux à mes yeux,
ayant fréquenté les tribunaux ces dernières années pour des motifs autres que ceux qui nous mènent ici,
j'avais hésité à prendre une avocate pour une affaire ou ma défense semblait si évidente et claire,
au final j'en ai trouvé une sur Brest qui avait une véritable éthique, contrairement à beaucoup d'autres,
elle pratique des honoraires différents selon les revenus déjà et ne commence pas par vous plumer avant même de savoir si elle peut vous aider, elle avait une formidable capacité d'écoute et de conseil, elle savait prendre le recul nécessaire aussi, ce que je pensais savoir faire, mais quand on est directement impliqué ça devient difficile, et puis les gens du métier connaissent le jargon, les pratiques et déroulements, c'est un monde tellement à part que je pense aujourd'hui qu'ils sont réellement indispensables dans toutes les affaires...
Il y a aussi un système d'aide juridique pour ceux qui n'en ont pas les moyens,
alors il ne faut pas hésiter...
Pour revenir aux affaires de viol,
il y a aussi des associations d'aide qui disposent de services juridiques pour les victimes dans de nombreuses grandes villes ;)...
Bonsoir Iris,
J'ai lu ton témoignage et je suis très touchée par ce que tu as traversé..
J'ai eu quelques expertises psy il y a quelques années, je pense que ca n'a pas trop changé dans la procédure.
Ca peut être déstabilisant c'est sûr, mais comme dit Anayl c'est obligatoire et ca n'a rien à voir avec un quelconque doute sur ta crédibilité.
De mon côté, le psy m'avait fait parler de moi, de ce que j'aimais, de mes cours, mes projets.. De ma "sexualité", ma vie sentimentale, avant et après.
Je n'avais pas eu à raconter en détails les viols, juste les grandes lignes et surtout les répercussions que ca avait eu sur moi. Là, il voulait pas mal de détails.
J'avais aussi passé des petits tests psychotechniques, juste pour éliminer une déficience intellectuelle.
C'est tout ce qui me revient.
J'espère que ca pourra t'aider à envisager cet entretien plus sereinement.
Je t'envoie plein de bonnes ondes.
Prends bien soin de toi.
Merci beaucoup Bee pour ces infos, pour l instant toujours pas eu de coup de fil de la psy pour le rdv, le gendarme m avait pourtant dit qu elle m appellerait hier mais si la semaine prochaine je n ai pas de nouvelles je les recontacterai pour savoir où cela en est... je n ai pas envie que tout ça traîne en longueur mais c est mal parti. Rdv pour un certificat médical par le doc remplaçant qui m avait vu après les faits que dans 2 semaines... LUI dans tout ça, il est tranquille pendant ce temps car il ne sera pas convoqué avant que tout soit fait de mon côté si j ai bien compris... Demain j aurai sûrement une prolongation de mon arrêt, j ai envie de reprendre pour me changer les idées et pour les enfants mais je suis là sans être vraiment là, et les après-midi je dors beaucoup. Je serai inefficace au travail et il faut être bien pour s occuper d enfants, mais je culpabilise car ils ont besoin de moi (j accompagne des enfants en situation d handicap au collège). Avez vous été en arrêt les filles après... Pendant longtemps ? Je vous raconterai dès que je passerai cette expertise. Bonne soirée à toutes, les Warriors...
Bonsoir
En ce qui me concerne, les agressions ont eu lieues quand j'étais enfant donc je ne pourrais pas te répondre sur un arrêt maladie.
Garde courage !
Bon, j essaie de reprendre le boulot demain, même si je ne me sens pas prête. Le doc veut que j arrête de m isoler et que je pense à autre chose. Il va falloir que je me fasse violence... je commence à diminuer légèrement les anxiolytiques aussi. Je me sens vraiment mal. Hier je l ai aperçu au loin avec son chien. J ai ralenti (j étais à vélo je rentrais de courses avec mon fils) pour ne pas le croiser. Mon cœur s est soulevé. Depuis je me sens encore plus mal. Car c était quelqu'un que j aimais bien. Comment a t on pu en arriver là ? Tristesse, colère, dégoût, mort intérieure, culpabilité et même affection qui reste malgré tout pour lui... tout se mélange en moi. Je lui cherche même des excuses. Je suis fautive du mal qu il a voulu me faire... il était en colère après moi et pouvait l être... il était déjà en couple, au début il m a menti sur cela mais je l ai su... et j ai continue à avoir des relations avec. Et quand sa copine l à découvert et m a demandé si nous nous voyions toujours je lui ai avoué à demi mot... Et il lui a dit qu il me ferait du mal, donc il m en voulait et me l a fait payer... je suis responsable, je suis vraiment une moins que rien... je me dégoûte. Désolée de me plaindre mais c est ce que je ressens et je suis sûr qu en en sachant un peu plus sur cette histoire vous pensez peut-être aussi que je l ai bien cherché et mérité... je n arrive même pas à le détester...
??? ??? ???
Ha bein oui, c'est sur que raconté comme ça ::),
et bien non tu ne me feras pas changer d'avis ;)...
Tu es bien la victime, il n'a pas de circonstance atténuante,
ni la colère, ni la vengeance ne justifient ce qu'il a fait...
C'est bien de reprendre le boulot demain,
ils sont assez nombreux ici ceux qui se jettent à corps perdu dans le boulot pour ne plus penser au reste,
j'en ai longtemps fait parti, et ça fonctionnait plutôt bien...
Ce n'est pas la panacée non plus hein j'ai fini en burn-out, mais fut un temps ça m'a aidé...
J'espère que cette reprise d'activité t'aidera aussi,
bon courage...
Et bon dimanche... :-*
Moi aussi je suis en plein sevrage d'anxiolytiques, d'antidouleurs, suite à mon opération, et c'est pas évident, ça vous chavire.
Par contre je suis d'accord avec Intime idée, tu n'es en rien responsable. S'il avait crevé les pneus de ta voiture, là oui, mais il t'a, en toute connaissance de cause, agressé sexuellement pour te détruire, c'est minable.
Merci Intime idée et Anayl. J ai un moment de lucidité... C est vrai que les circonstances font que ma culpabilité est d autant plus grande car je m en veux énormément vu la situation complexe. J ajoute qu il m avait menti et disait ne pas être en couple, quand je l ai su, il me disait qu'il se séparait d elle, que ça n allait plus depuis un moment, quand elle a su je n ai fait que confirmer la vérité, oui nous étions ensemble, quand j y suis retournée cette journée là, il disait que c était définitivement fini entre eux et cette nuit là je voulais juste le réconforter, il m a appelée et avait l air mal. Lui a choisi de continuer à mentir à sa copine ou son ex, je ne sais pas ce qu il en était au final, et à moi, et lui disait au même moment qu il me demandait de venir qu il prévoyait de me faire une crasse, de me faire du mal. Pourquoi de cette façon ? Les gendarmes ont récupéré les appels et messages... oui c était une relation au départ consentie pour moi, qui a dégénéré violemment en agression sexuelle et en viol. J arrive à le dire maintenant. En y réfléchissant bien, il m a fait payer pour le mal que LUI avait causé... mais voilà, la culpabilité est très intense au vu de la situation et parfois je me perds... merci de m aider à reprendre mes esprits. Et bon courage Anayl pour le sevrage, c est en effet une étape difficile et c est vrai que personnellement je serai bien tentée de les augmenter encore pour tout anesthésier mais j ai passé assez de temps à dormir, il faut que je me reprenne, donc soit on décide de s'en sortir, soit on plonge... Heureusement que ce forum existe, la psy en mars ça fait long... mais je vais me battre. Courage à vous aussi et merci encore.
Citation de: Iris74700 le Février 09, 2020, 05:17:41 PM
il m avait menti et disait ne pas être en couple, quand je l ai su, il me disait qu'il se séparait d elle, que ça n allait plus depuis un moment, quand elle a su je n ai fait que confirmer la vérité, oui nous étions ensemble, quand j y suis retournée cette journée là, il disait que c était définitivement fini entre eux
Quand bien même tu aurais su qu'il avait une femme et 53 enfants, et que ça aurait été toi qui aurait pris l'initiative de la liaison, ça ne justifie pas un viol. D'ailleurs, rien ne justifie un viol. Tu n'es absolument pas coupable là dedans.
Il n'y a aucune excuse pour la vérité du fait qu'il t'a agressé physiquement et mentalement aussi. C'est lui le responsable, le coupable. Je comprends que parfois tu as des doutes car on a une tendance naturelle a remettre la culpabilité sur soi-même mais si c'était quelqu'un d'autre, pas toi, une amie par exemple, est-ce que tu douterais de qui est coupable et qui est une victime?
J ai un gros travail à faire pour ça, parfois je lui cherche même des excuses et ça me rend encore plus responsable... et triste... parce que mine de rien j avais de l affection pour lui. Parfois j ai envie de l avoir devant moi et de lui demander : pourquoi ? N a t il jamais eu d affection pour moi ? Me haïssait il autant pour me le faire payer de la sorte. Parce qu on était bien avant ça. Je vais bientôt voir des psy pour m aider... c est pénible de ruminer. J ai pas envie de m apitoyer sur ça mais je n ai que ça en tête, dès mon réveil jusqu'à ce que j aille me coucher. D ou ce besoin de dormir pour ne pas penser... je suis une femme brisée... cassée... une coquille d œuf vide écrabouillée... mais ça va aller car je vais me battre... parfois je me demande même si c était vraiment une agression sexuelle et un viol, vous aussi ça vous a fait ça ? Mais je ne l ai pas rêvé... ça s est passé... va y avoir du chemin à faire... j espère pouvoir être de celles qui se porteront mieux un jour et qui pourra donner des conseils, des aides, et surtout une écoute bienveillante comme vous le faite. Merci.
Le fait est que, contrairement à ce que la TV ou le cinéma nous montre, le viol se passe très souvent au sein du cercle privé : famille, école, et couple. Il est donc normal d'être perdu face aux conséquences et à ce qu'on ressent : culpabilité, etc.
Wii être victime du cercle privé est hyper déroutant :P...
CitationJe vais bientôt voir des psy pour m aider... c est pénible de ruminer. J ai pas envie de m apitoyer sur ça mais je n ai que ça en tête, dès mon réveil jusqu'à ce que j aille me coucher. D ou ce besoin de dormir pour ne pas penser... je suis une femme brisée... cassée... une coquille d œuf vide écrabouillée... mais ça va aller car je vais me battre
Oui fais Toi aider autant que possible,
rumine autant que tu en as besoin,
ce n'est pas de l'apitoiement,
juste une recherche intérieur pour classer et assimiler l'inconcevable,
trouver une solution pour apprendre à vivre avec...
Citationva y avoir du chemin à faire... j espère pouvoir être de celles qui se porteront mieux un jour et qui pourra donner des conseils, des aides, et surtout une écoute bienveillante comme vous le faite. Merci.
C'est tout le bien que je te souhaite,
je croise fort les doigts pour Toi,
bon courage...
:-*
Merci beaucoup vous êtes supers. Je vais avoir une prise en charge psychologique, 1 mois et demi après les faits, c est quand même long quand vous êtes au plus mal. Hier j ai rencontré la juriste de l aide aux victimes, vraiment gentille, qui m a expliqué que l enquête prendrait des mois, que le rdv avec pour l expertise psychologique pouvait se faire aussi que dans quelques mois, que LUI, sera arrêté qu à la fin de l enquête... qu après le procureur décidera s il y a assez d éléments pour amener l affaire au tribunal... ce qui n est pas gagné j imagine, mais ne voudra pas dire si ça ne va pas plus loin, qu il n y a pas eu ce qu il y a eu. Mais on verra. Tout cela est long, et elle m a conseillée de laisser la justice faire son travail et de penser maintenant à prendre soin de moi, réparer le traumatisme vécu et la blessure affective en plus. Tout cela va prendre du temps, mais je vais y travailler. Merci pour votre soutien. Je vous tiens au courant.
Bonjour Iris,
Tout d'abord, désolée de ce qui t'es arrivé et j'espère que tu vas mieux...
Je me reconnais beaucoup dans ce que tu décris. Moi aussi j'ai eu l'impression d'un dérapage, j'ai l'impression que c'était un peu de ma faute et j'ai du mal à admettre que c'était un viol (c'est plutôt mes amies qui m'ont alertée aussi). Mais bon les conséquences sont là, je me sens très mal et je me dis que c'est un bon indicateur, que ce n'est pas pour rien...
Vas-tu mieux ? Où en est ta plainte ? As-tu des nouvelles ?