Bonjour,
J'ai été victime d'attouchements sexuel, d'agression sexuel et de viol.
Je ne m'éternise pas sur les détails, je suis désolé. J'ai tout écrit une fois, mais il c'est supprimé, je n'ai pas le courage de tout réécrire.
J'ai subit des attouchement en quatrième pendant les cours. Le garçon à coté de moi et agréable, et on s'entendait plutôt bien. Un jour il a commencé à me caresser la cuisse, je n'ai pas arrêté de repousser sa main, mais rien à faire. Il a finit par faire des aller-retours, allant de mon genou, à mon entre-jambes. 0 ce moment là, je lui ai dit d'arrêter à voix haute de façon à ce que toute la classe entende. Et alors que je pensais qu'on allait m'aider, ma prof m'a dit "Laisse le faire, et concentre toi sur le cours".
C'est en entrant en première que je me suis rendu compte de ce qu'il avait fait. Et sans que je le vois pendant tout ce temps, ça m'avait laissé des marques : plus personne ne pouvait me toucher la cuisse sans que je ne me tende et que j'en ai les larmes aux yeux.
Après le confinement, en juin, j'ai invité mon ex avec qui j'étais toujours ami, à passer la journée avec moi étant donné que j'étais seule chez moi depuis plusieurs jours et que je commençais sérieusement à m'ennuyer. Il est venu, et on a eu un rapport sexuel. Ma première fois. Cependant, je n'en ai aucun souvenir, rien du tout, mais j'avais l'impression d'avoir perdu une partie de moi-même.
La semaine d'après je suis allé chez lui chercher de l'alcool pour une soirée que j'avais le soir même. Chez lui, il m'a immobilisé au sol et touché en répétant " t'inquiète pas, je ne vais pas te violer". En ressortant de chez lui, je me suis mise à pleurer, pendant une heure au moins. J'avais le sentiment que je lui avais laissé une partie de moi. Je suis allée à ma soirée, mais j'ai trop bu pour "tenter" d'oublier. Résultat je me suis remise à pleurer et j'ai fini par expliquer ma situation à mes amis. Ce jour là, j'ai également eu mon premier souvenir sans image qui était "Non je ne veux pas, arrête". J'ai compris que c'était un viol.
Etonnement, je ne l'ai pas mal vécu. Je me suis dit que c'était comme ça, un point c'est tout. C'est plus tard, fin juillet/début août que j'ai commencé à aller mal. J'en ai parlé à ma meilleure amie qui veut m'obliger à en parler à un adulte qui pourra m'aider car elle s'inquiète pour ma santé.
J'avoue que je suis un peu perdue. Je ne sais plus quoi faire, ce qui est bon ou mauvais pour moi, et ce que je dois penser de tout ça. Est-ce que je dois en parler ? Si oui à qui ? Un psy ? L'infirmière scolaire quand je ferai ma rentrée (en terminale) en septembre ? Je ne veux juste pas que mes parents soient au courant. Je ne sais plus, je suis fatigué. J'ai l'impression d'assister à ma propre chute sans rien pouvoir y faire.
Bonjour Louise,
Bravo pour ton courage. Ce n'est pas facile d'écrire des choses comme ça. Je comprends d'une certaine manière ce que tu ressens parce que je suis aussi passé par là. Toutes les victimes d'abus passent par là malheureusement. La douleur ressentie est difficile à décrire mais réelle. Accroche-toi dans ces moments difficiles. Si tu veux, essaye de lire certains messages ici, voir si l'expérience des autres peut t'apporter un peu de réconfort, t'aider à mettre des mots sur ce que tu ressens.
Bonsoir
Moi aussi j'ai subi les mêmes attouchements au collège alors je comprends.
Je pense aussi que tu devrais en parler à un adulte, par exemple à ton médecin généraliste? N'attends pas septembre.
Je suis honnêtement choquée par la réaction de ta prof. "Laisse le faire"? Vraiment? Bon sang, ca fait aussi partie de leur rôle de prendre soin des élèves.
Ce que tu as vécu est effectivement compliqué. Si tu as une bonne relation avec tes parents, tu devrais leur en parler. Ils sont souvent les mieux placés pour t'aider et te soutenir, et peut-être voir avec toi si tu as besoin d'un soutien psychologique. Ils ne vont pas te juger, ils comprendront bien que tu n'y es pour rien. Je sais ce que c'est, on a honte et on se sent coupable, mais sans raison.