Bonjour,
Si je me retrouve sur ce site, à sept heures du matin, après des heures passées sans dormir, c'est parce que je ne sais plus vers qui me tourner. Il y a environ huit mois, j'ai mis fin à une relation très malsaine dont je ne donnerais pas tous les détails, car je n'en suis tout simplement pas capable. Du moins, ici, en public. J'ai déjà tout raconté à mes proches, ma famille surtout, et des amis. J'espérais que ça m'aide à passer à autre chose, mais c'est toujours là, impossible à effacer.
Il était mon premier. J'avais vingt-deux ans et j'étais bien informée sur le sexe, mais pas par expérience, puisque je n'en avais strictement aucune. Mais il y a des choses que l'on apprend pas dans les histoires partagées par les amies et dans les leçons entendues par une mère. On ne sait pas que les abus peuvent prendre place peu à peu, que parfois on en est même à l'origine... Dans mon cas, c'est arrivé comme ça. Je savais que je devais m'occuper de lui si je voulais qu'il se réveille de bonne humeur. La première fois, je l'ai sûrement fait de gaieté de cœur, sans penser que ça allait devenir une habitude et pire encore une obligation. Mais ensuite, j'ai été bloquée dans l'engrenage. Je me souviens l'avoir regardé étendu sur le lit et avoir essayé de me convaincre que j'avais envie, que j'étais excitée, pour pouvoir lui donner sa maudite pipe et qu'enfin la journée commence. Je me souviens que c'était ça que je voulais, au bout du compte. Qu'il arrête de dormir toute la sainte journée, pour que je puisse prendre mon petit-déjeuner et ouvrir les volets, et ne plus être seule. Parfois, je n'arrivais pas à me convaincre que j'en avais envie. Il n'y avait rien pour moi en retour de toute façon, parce qu'il était d'un égoïsme fou, et ça je le savais déjà depuis longtemps. Mais je croyais que c'était normal. En fait, tout est devenu "normal" au fur et à mesure des jours, des semaines... Qui sont devenus des mois et des années. Je me souviens avoir rassemblé mon courage pour demander à ma mère s'il était normal de n'avoir jamais eu d'orgasme en un an. Je me souviens de mon coeur qui s'est serré quand je me suis tournée vers ma grande soeur pour des conseils et qu'elle m'a avoué en soupirant qu'elle avait toujours dû "éduquer" ses copains, leur expliquer quoi faire, leur rappeler de prendre aussi soin d'elle. Cette sensation que j'avais, chaque matin, cette voix dans ma tête qui disait "sois juste une femme normale, prends soin de ton homme et n'attends rien en retour", ça semblait être la vie de tous les jours pour tous les couples. Ça me dégoûtait au-delà des mots.
Un matin, je n'ai pas pu me résoudre à le faire. J'ai regardé son corps nu, étendu sur le lit, la couverture poisseuse de transpiration... J'ai ouvert le velux et j'ai secoué mon compagnon. Je lui ai dit de se lever et je me suis apprêtée à sortir de la chambre. C'était l'été, il faisait chaud. Je portais une robe, cette robe bleue que j'avais achetée au bord de la mer. Je ne sais même pas pourquoi c'est important, mais ça l'est. Je me souviens même des particules de poussière en suspension dans l'air, là où le soleil inondait la pièce. IL m'a rattrapée par le bras. Son regard disait qu'il était contrarié. Nous n'avons pas échangé un mot. Il s'est redressé sur le lit, il m'a tiré vers lui. Il a levé ma robe, repoussé ma culotte et m'a pénétrée. Je me souviens de ses yeux à ce moment-là, qui ne quittaient pas les miens, et j'ai pensé "C'est ma punition". Monsieur n'avait pas eu sa pipe du matin. Alors il prenait ce qu'il voulait, par caprice, sans se soucier un instant de ce que moi je voulais. Je me souviens avoir entamé cette litanie habituelle dans ma tête "J'en ai envie, j'en ai envie, j'en ai envie..." J'ai tenté de me convaincre que c'était une sorte de fantasme qui se réalisait, que tous les couples devaient le faire de temps en temps, mais au-delà du fait que j'étais encore habillée et qu'il m'avait littéralement "prise par surprise", je savais au fond de moi qu'il n'y avait rien d'érotique et de désiré là-dedans. Il me punissait. Et je pouvais le voir prendre son pied pendant que je souffrais, que j'attendais que ça s'arrête. Je ne prétendais même pas y prendre le moindre plaisir, moi qui avais pris l'habitude de prétendre - depuis quand ? pourquoi ? est-ce que je le savais seulement ? - je gardais un visage impassible et IL semblait plus désireux encore de me montrer à quel point lui, il prenait son pied. Quand il en a eu terminé, il a fait comme si de rien était. Nous n'en avons jamais discuté.
J'étais sa copine. Nous avions fait l'amour. Quoi de plus normal ? Pas de quoi en faire un drame.
C'est ce que je me répétais. Très vite, j'ai repoussé ce souvenir tout au fond de moi. Mais aujourd'hui je sais à quel point c'était mal. Je sais qu'il n'a pensé qu'à lui et qu'il a voulu me faire comprendre qu'il était celui qui décidait, toujours. Depuis le début. Jusqu'à la fin. Après notre première fois, il m'avait fait toute une crise, larmes comprises - c'est beau, un garçon qui pleure, n'est-ce pas ? c'est touchant... - et m'avait dit que son ex lui avait mis la pression avec le sexe, qu'elle insistait pour avoir un orgasme et que je ne devrais jamais faire ça. J'ai trouvé la demande un peu étrange, un peu frustrante aussi. Je découvrais tout juste le sexe, je m'offrais à quelqu'un pour la première fois, je pensais en retirer plus de plaisir que ça. En fait, je pensais que nous serions égaux, tout simplement. Mais j'ai accepté, bien sûr. Qui veut ressembler à l'ex ? Personne.
Pendant des mois, j'ai oublié mes propres désirs. J'ai pris plaisir à faire plaisir. J'aimais cet homme, alors ça ne me posait pas vraiment de problèmes. Je pouvais le regarder dormir pendant des heures, chercher un petit coin de chaleur dans son dos pour me blottir contre lui et m'émerveiller de tout, même de la façon dont il respirait dans son sommeil. Chacun de nos moments intimes étaient des souvenirs bénis, et je les revivais dans ma tête avec le sourire aux lèvres. Certes, je n'avais pas d'orgasmes. Certes, il ne prenait que très rarement soin de moi. Certes, ça ne durait pas très longtemps lorsque ça arrivait. Certes, j'avais mal après l'amour et je devais rester un moment sous l'eau glacée, ma peau était irritée et c'était désagréable. Certes, ses doigts qui s'égaraient toujours près de mon anus étaient dérangeants. Mais je le laissais toujours faire tout ce qu'il voulait faire. Il semblait vouloir tout de moi et je voulais lui donner la même chose.
Le soir où il a glissé un doigt dans mon anus et m'a demandé de "faire l'amour comme ça", je m'attendais déjà à la question. Cela faisait des mois qu'il exprimait clairement un intérêt pour cette partie de mon corps. J'ai dit oui après une petite hésitation. C'était une chose que je pensais ne jamais faire, et s'il me l'avait demandé au début de notre relation, j'aurais refusé immédiatement. Mais cela faisait des mois qu'il me préparait à dire "oui". Alors j'ai dit oui. Aujourd'hui encore, je ne sais pas si c'était un vrai "oui" ou s'il m'a manipulée pour que j'accepte. Très vite, j'ai compris à quel point c'était égoïste, une fois encore. L'acte pouvait être un peu agréable, mais il y avait une partie de douleur et surtout il n'y avait rien d'intéressant pour moi là-dedans. Lui, par contre... Il en retirait tout ce qu'il y avait de bien, comme toujours. Mais je n'ai pas dit non. Je n'ai jamais dit non. Pourquoi je n'ai pas dit non ?
Les petites irritations désagréables au niveau de mon vagin sont peu à peu devenues davantage. J'ai commencé à avoir mal au bas du ventre constamment. La douleur était de plus en plus présente et de plus en plus forte. IL s'est inquiété d'avoir causé ça, avec le sexe anal. Je l'ai rassuré, aimante, prévenante, mais je lui ai dit que je ne voulais plus le faire tant que je n'irais pas mieux. Il n'a pas insisté. De toute façon, à cette époque, les joints qu'il enchaînait toute la journée affectaient sa libido. En silence, je pensais "tant mieux". J'ai consulté des médecins et des gynécologues, inquiète par la force avec laquelle ma douleur se manifestait. Pendant mes règles, je ne pouvais plus bouger du lit. Et puis, je ne pouvais plus, même en dehors des règles. J'ai commencé à dormir avec un coussin de grossesse calé contre mon ventre. Et puis, une bouillotte bien chaude. IL la préparait même pour moi parfois. Souffrir m'a rendue plus égoïste. J'ai forcé mon compagnon à prendre soin de moi et lui ai reproché le fait que ça ne lui vienne pas naturellement. Le gynécologue qui me suivait suspectait de l'endométriose et je m'étais renseignée sur le sujet. Sur mon groupe de soutien, les témoignages étaient terribles. J'ai mis les choses au clair avec mon compagnon. Je lui ai reproché son égoïsme dans la partie sexuelle de notre relation et je lui ai dit que je tenais à avoir un minimum de plaisir. Il a fait des efforts. J'ai découvert que ça pouvait ne pas être si nul. Mon premier orgasme, après un an et demi de relation, m'a montré à quel point j'avais été peu prise en compte avant. Tout ce temps, je m'étais dit que c'était de ma faute, que j'étais sans doute compliquée, qu'il me fallait longtemps. IL avait dès le début avancé l'hypothèse que j'étais frigide. J'en avais parlé à ma mère, qui avait éclaté de rire et m'avait dit que tous les hommes dans sa vie lui avaient dit ça. Armée de cette connaissance, j'ai affronté mon compagnon et lui ai suggéré la possibilité qu'il n'y mette simplement pas assez du sien. Et donc, il y a eu cet orgasme. Je me vois encore assise dans l'eau froide, dans ma baignoire, après l'acte. Je me souviens de tout ce côté nouveau de ce qu'il venait de se produire et ça me faisait un peu tourner la tête. Avec le recul, j'ai pitié de cette fille toute nue, obligée de calmer la douleur de son corps à chaque fois. Cette fille qui pendant un instant a cru que le monstre d'égoïsme qu'elle aimait aveuglément avait peut-être changé.
Cet amour, IL l'a détruit morceau par morceau, jour après jour.
J'étais déterminée à avoir une vie sexuelle malgré cette endométriose qui me semblait très probable, bien qu'elle n'avait pas encore été prouvée. Je m'entêtais, et me culpabilisais à l'idée qu'IL n'avait plus sa dose de sexe. Qu'il était privé. Je voulais aussi me prouver que, malgré les 20 kilos que j'avais pris à cause des traitements, j'étais toujours désirable à ses yeux. Mais il m'avait à peine pénétrée que la souffrance était déjà trop intense et je l'ai repoussé. Je me suis précipitée dans la salle de bain, comme toujours. L'eau froide m'a apaisée mais ça n'a pas suffi. Et puis, j'ai vu le sang. Toutes ces petites tâches de sang qui retraçaient mon chemin entre la salle de bain et le lit, jusqu'à une tâche plus grosse, sur le lit lui-même. Après ça, la pénétration est devenue hors de question.
L'attitude de mon compagnon dans le cadre du sexe était assez représentative de son attitude dans tout autre cadre. Il était un enfant pourri gâté, qui exigeait, prenait, se plaignait et attirait l'attention sur lui. Il s'estimait plus intelligent que les autres et rabaissaient constamment le monde entier. Il y a d'autres facteurs aggravants, et même très aggravants, mais je ne peux pas me résoudre à en parler maintenant. Toujours est-il que j'ai fini par voir son vrai visage. Cet homme que je regardais autrefois avec amour, pendant des heures, sans m'en lasser... J'ai cessé de l'aimer. Après plusieurs disputes, ruptures et retours en arrière... J'ai su que c'était véritablement la fin. J'avais bu, ce soir là. J'avais bu parce que nous étions à table, au restaurant, avec ma mère. IL me servait son habituel discours grandiloquent, que je n'écoutais plus depuis longtemps, et je buvais du vin pour m'occuper. Quand j'ai croisé le regard de ma mère, j'ai vu qu'elle hallucinait devant les mots de mon compagnon. Il faut dire qu'il était complètement dans son monde et ennuyant à en mourir. Ma mère n'a rien dit, mais je connaissais son regard, et pire encore, j'étais totalement d'accord avec elle. J'ai terminé mon verre et je me suis empressée de m'en servir un autre. Je ne me suis pas rendue mal, j'ai arrêté quand j'ai été pompette. Je suis allée me baigner dans un lac toute habillée, pour faire la planche sous les étoiles, parce que c'était l'été, parce que je me sentais jeune, parce que je voulais vivre un moment spécial. IL était sur la plage, inutile et inintéressant, et j'ai pensé "vais-je passer ma vie avec toi, dans un ennui mortel ?" Ce soir là, avant d'aller me coucher, j'ai failli lui dire que c'était terminé. Mais je ne l'ai pas fait. Je savais que j'étais encore bien saoule, et je ne voulais pas prendre cette décision de cette façon. Mais, au fond, j'avais les idées très claires ce soir là.
Je l'ai quitté. De mon côté, je l'ai bien vécu, parce qu'on avait vraiment touché le fond, usé notre histoire jusqu'à ce qu'il n'en reste plus rien. Il a supplié, pleuré, menti, tout essayé. Mais c'était vraiment la fin pour moi et je le lui ai dit. Sans rancune, prête à tourner la page, à oublier les abus (que je ne considérais même pas vraiment comme tels, à ce moment-là, en tout cas je savais que je ne voulais pas y penser). C'était du passé. La page était tournée.
J'ai rencontré quelqu'un d'autre. Nous avons parlé sur le net puis nous avons très vite décidé de nous rencontrer. Je ne savais pas ce que je voulais à ce moment-là, à part de la simplicité. Quand j'ai senti que j'en avais envie, j'ai fait le premier pas vers un rapport sexuel. L'autre partie étant consentante, c'est arrivé. Mais mes douleurs persistaient, alors j'ai seulement pris plaisir à faire plaisir. C'était douloureusement familier et je n'étais pas certaine de vouloir continuer. Mais d'autres choses n'étaient, elles, pas familières. Quelqu'un m'enlace la nuit plutôt que de me repousser. Quelqu'un qui remonte la couverture sur mes épaules et quitte la pièce à petits pas pour me laisser dormir à mon aise. Quelqu'un qui me prépare un bon repas. Quelqu'un qui m'attend après une journée difficile avec des bougies allumées dans toute la pièce et un bon bain chaud préparé spécialement pour moi. Quelqu'un qui prend plaisir à me faire plaisir. Quelqu'un qui s'y prend bien et fait disparaître mes douleurs comme si elles n'avaient jamais existé. Quelqu'un qui me réveille même la nuit, avec un regard d'excuse, parce que son désir pour moi le maintient éveillé. Quelqu'un qui donne avant de prendre, ne demande même rien en retour. Mais je donne quand même, retrouve le plaisir réel de donner, la vraie normalité.
Mais ce quelqu'un est juste un quelqu'un, avec des problèmes aussi, et si la compatibilité affective et sexuelle existe, tout n'est pas toujours si facile. Ce quelqu'un est sorti de ma vie sans m'avoir vraiment aimée, sans avoir osé ouvrir son coeur peut-être, et dans une trahison qui m'a blessée profondément.
J'ai été opérée, quelques jours après. J'ai découvert que ces douleurs, qui m'avaient maintenue au lit pendant des mois, forcée de prendre tant de médicaments, ces douleurs qui avaient commencées avec LUI... n'étaient pas liées à l'endométriose. Mais, au fond, je le savais depuis que j'avais eu cette autre relation. Les douleurs venaient des abus. Du mensonge. De mon corps qui LE rejetait. Et c'était moi qui en avait payé le prix.
J'ai réalisé l'ampleur de ce qu'il m'avait fait. Les répercussions.
Je suis terrifiée. Terrifiée de cette ligne un peu trop fine entre le consentement et l'abus. Terrifiée par la facilité avec laquelle cet homme m'a pris ma virginité en étant conscient de ne pas m'aimer (il vous manque cette partie de l'histoire, alors juste croyez moi sur parole). Terrifiée par la facilité avec laquelle j'avais couché avec cette autre personne, à notre deuxième rencontre seulement. Terrifiée parce que je me sentais gâchée, moi la précieuse petite fille innocente qui croyait au prince charmant.
Terrifiée quand j'ai découvert que, bien qu'étant la pire, je n'étais pas la première victime de cet homme. Terrifiée à l'idée qu'il y en aurait d'autres. Terrifiée, par-dessus tout, à la pensée d'être un jour comme LUI.
De mal interpréter les signes. De me laisser emporter par mon désir. De croire que "être en couple, c'est pouvoir faire ce qu'on veut à l'autre, quand on veut". De ne plus savoir quand je franchissais la ligne.
Aujourd'hui, je suis hantée par ces souvenirs. Je me sens toujours gâchée, souillée, comme si je ne méritais plus ce que je me sentais mériter autrefois. J'étais pure et innocente, pas seulement parce que j'étais vierge mais parce que mon coeur l'était aussi, lorsque je l'avais rencontré. Maintenant, je sais. Je sais que ma tante n'a jamais eu d'orgasme en 60 ans de vie. Je sais que ma mère a été traité comme un vulgaire objet sexuel. Je sais que ma soeur vit mal l'égoïsme sexuel de son compagnon et que cela pèse sur leur relation depuis déjà 7 ans. Je sais que penser à autre chose pendant l'acte finit par devenir normal. Je sais qu'attendre que ça passe finit par devenir normal. Je sais que c'est la vie quotidienne de beaucoup de gens et qu'ils ne la remettent plus en question. Je sais avec quelle horrible facilité on s'y résigne, par amour, par dépit, ou parce qu'on se dit qu'en fait c'est comme ça partout.
Mais je sais aussi que ça peut être bien. Je sais que la compatibilité sexuelle est une chose réelle et qu'elle est importante. Je sais que je ne suis pas frigide. Je sais que ce qu'IL a fait était mal. Je ne me résignerais jamais plus à l'idée que tout ça est normal.
Mais...
Je n'arrive pas à oublier.
Je suis dégoûtée, écoeurée par mes souvenirs. Même ces souvenirs qui autrefois étaient bons.
Je ne me sens plus digne d'être aimée, et plus capable d'aimer aussi fort que je l'ai fait.
Je m'en veux de n'avoir pas dit non. Je vis dans cette culpabilité.
Je ne sais plus quoi faire. Vers qui aller.
Comment tout recommencer.
Parce qu'au fond je sais que ça ne va jamais s'effacer.
Merci d'avoir lu jusqu'au bout si vous l'avez fait. Poser tout ça par écrit m'a fait du bien. Avoir un retour m'aiderait beaucoup. Une opinion, quelle qu'elle soit. Je suis prête à tout pour surmonter les abus et aller mieux. Je veux m'aimer à nouveau et avoir une belle relation saine. Je ne veux pas qu'IL ait tout fichu en l'air, pour le reste de ma vie, après m'avoir déjà gâché deux ans et demi de cette même vie. Je viens ici pour demander de l'aide.
Je vous attend.
Bonjour Ellie,
sois la bienvenue ici!
Je suis navré pour cette longue et douloureuse histoire :-[,
Te fais tu aider?
Il me fait penser à la description que tu en fais,
à un pervers narcissique,
un manipulateur qui ramène tout à lui,
et est d'une toxicité telle,
qu'il détruit petit à petit, par le verbe,
par les gestes,
par ses attitudes...
Ces gens sont malades,
mais comme ils ne le reconnaissent pas,
personne ne peut rien pour eux...
Et quand on est sous leur emprise,
les manipulations sont telles qu'il est très difficile de s'en sortir...
Parfois après longtemps enfin une petite voix,
un instinct de survie fait réagir et fuir....
De toute façon avec eux il n'y a rien d'autre à faire,
il faut fuir...
Et après se reconstruire...
Un long travail!
Retrouver de l'amour propre,
et encore plus difficile faire confiance en l'autre...
J'ai croisé en 2015 une magnifique personne,
victime durant presque 20 ans de l'un d'entre eux,
j'ai tout donné pour qu'elle essaye de me faire un peu confiance,
mais c'était trop tôt!
Elle est repartie,
après une prise de conscience quand même,
En me remerciant,
car elle avait pris rendez-vous le jour même avec un psy...
L'Amour c'est un partage,
quand on se sent lésé ,
il faut l'exprimer,
et l'autre doit réagir durablement...
De toute façon,
l'Amour ça doit être porteur,
une belle relation tire vers le haut les deux personnes...
Si on ne se sent pas porté de belles attentions, de beaux gestes,
qui trouvent un retour... ??? :-[
L'Amour doit toujours être synonyme d'équilibres,
de réciprocités, de partages....
Je te souhaite de le croiser un jour,
de mon coté après des années d'errances je crois l'avoir enfin trouvé... 8)
Comme quoi,
il ne faut jamais perdre espoir 8)...
Bon courage à Toi...
Il semble que tu ai été manipulé psychologiquement par cet homme qui ne pensait qu'à lui. Il a profité de fait que tu ne savais pas ce qu'était une relation équilibrée. Le consentement semble s'être arrêté très tôt d'après ce que tu décris et la plupart de ton temps avec cette personne, tu étais victime d'abus. Quand tu ressens que tu ne veux pas faire quelque chose mais tu dois le faire quand même, ce n'est plus du consentement, c'est de la manipulation psychologique.
Ca ne va pas être facile de retrouver un équilibre après des années sous l'emprise de cet homme, mais pas impossible non plus.
Bonjour Ellie,
Je suis désolée de ce qui t'est arrivé..
Mais quel cheminement tu as fait ! Bravo !
Et surtout bravo de l'avoir quitté.
Intime idée le dit très bien, la seule façon de sortir de ces relations toxiques et malsaines, c'est de fuir..
Et de se reconstruire..
Nos histoires sont très différentes et pourtant nos corps ont fait la même chose..
Comme quoi, notre corps parle parfois à notre place, quand nous en sommes incapables. Il tire la sonnette d'alarme pour nous dire que quelque chose ne va pas..
Quoi qu'il en soit, tu mérites de trouver un amour sincère et respectueux.
Tu es digne d'être aimée.
Ce que tu as vécu est terrible et ca brise totalement la confiance en soi et la confiance en l'autre, mais ce n'est pas de ta faute et ça ne définit pas qui tu es non plus.
On peut s'en sortir et avoir des relations saines, ne perds pas espoir.
Même question qu'Intime idée, as tu déjà envisagé l'aide d'un professionnel ?
Bon courage à toi !