Quand j'était adolescente, j'ai eu une épisode d'automutilation qui a durée 4 ans. Ça me faisait un bien énorme de me faire du mal. J'était physiquement endormie à cause des viols que je subissais dans ma famille d'accueil. À l'époque, je n'était même pas consciente de ce que cet homme me faisait, mais quand je retournais à la maison, parce que je n'habitais là que quelques jours par semaine, mes crises se faisaient ressentir. J'avais besoin de ressentir ma peau, mon corps. Le plus fou dans tout ça, c'est que je ne ressentais même pas les coupures ou les surdose de médicaments qui me faisaient peur qu'après et beaucoup trop tard.
J'ai réussi à arrêter ces comportement que lorsque je suis partie de cette maison d'accueil. Peut-être parce que je n'avais plus a subir cet homme épuisant et aussi j'ai réalisé après un certain temps que je perdais mes amis. Ça leur faisait trop mal de me voir me tuer à petit feu comme ça.
Aujourd'hui, avec tout le travail que je fais en thérapie, avec tous les souvenirs qui me reviennent de ces choses horible que cet homme là, mes oncle et ma mère m'ont fait, je retrouve ces envies folles de tuer mon corps. Je me sens tellement salle et inappropriée. Quand mes souvenirs sont très intenses, mon corps, ma peau, mon revêtement corporel me fait mal. Je veux l'éteindre.
J'ai peur quand je me sens comme ça parce que je ne veux pas perdre les gens qui sont importants autour de moi. J'ai travaillé fort pour me batir cet environnement sain et je ne veux pas le voir disparaître. La raison pourquoi j'en parle aujourd'hui c'est que quand l'envie est là, c'est très intense et j'ai peur qu'une bonne journée je ne puisse pas résister. La seule chose qui me permette de me faire confiance à ce niveau là, c'est de me donner le bénifice du doute et me laisser croire que j'ai et que j'aurai toujours là force de résister.
mila tu a cette force en toi mais tu ne la connais pas encore .
tu t'automutile car c'est ta maniere de laisser sortir ta douleur interieure une sorte de soulagement , une sorte de colere mal exprimer embrouiller dans ta tete ton inconscient un peu comme si il falait un coupable et il ya personne dans ton esprit pour prendre alors il reste toi et donc tu te fait ses marques visibles .
le faite que tu a perdu des amies amis n'est pas lier je pense a l'automutilation mais plutot a ton traumatisme car on n'a plus confiance en personne ni en soi meme alors on s'exclue de la vie exterieur inconsciement unesorte de bulle quel'on installe autour de soi pour ne pas que l'on nous fasse du mal a nouveau ;
tu verra tu va te refaire des amies amis , au fur et a mesure que tu va avancer :wink:
cathy
Ça fait bien du sens ce que tu dis. Je vais garder ce message pour essayer de mieux comptendre ce que tu disais à propos de ceci. Tu sais il faut quand même que je dise que ça fait maintenant 10 que je ne me suis pas automutilié. C'est sûre que la cigarette me fait du mal, mais c'est à petit feu et ça me donne du temps pour gérer les raisons pourquoi j'ai ce besoin là. Les coupures et les surdoses ne me donnent pas nécessairement le temps de me rendre à destination (être bien dans ma peau). Je dois aussi dire que dans les dernière 5 années, je me suis fait de vrais bons amis. Ils m'acceptent comme je suis et me valorisent dans la personne que je suis. Je les aime beaucoup et je me considère chanceuse de les avoir. Il reste quand même que pour moi, l'association entre l'automutilation et la perte d'amis est significative. Je ne veux plus revoir ceegard blessé m'abandonnant parce qu'ils ne peuvent plus continuer d'endurer ce mal. C'est probablement la pensée qui m'a le plus restée de mes souvenirs de cet époque.
Mila
Je me retrouve dans ton histoire car moi aussi j'ai pratiqué l'automutilation, mais à chaque fois que tu résiste c'est une victoire sur toi et ça c'est très important. Tu as la chance d'avoir des amis qui t'accepte comme tu es alors dans les moments difficiles repose toi un peu sur eux.
Je peux te dire qu'on arrive à s'en sortir et même si aujourd'hui tu en doute un jour on arrive à se regarder dans une glace et on est surpris de voir qu'en fait on est pas si mal que ça et même fier de ce qu'on voit.
Continue comme cela.
Martine