Florent Pagny
le vent ne change pas
il vient comme un appel
le signal et la voix
qui chaque fois me réveille
il me renvoie tout mes cris
on n'a que ce qu'on rêve
un désir qu'on oublie
c'est un peut de nous qui s'achève
un peu de sable fin
qui nous glisse entre les mains
le temps joue contre nous
le temps ne donne rien
on doit rester debout
et chaque jour tracer son chemin
le temps joue contre nous
le temps ne donne rien
on doit aller au bout
vivre aujourd'hui pour croire à demain
avancer malgré tout
même si...
le vent ne change pas
c'est un ami fidèle
il m'ouvre grand ses bras
et chaque fois me rappelle
qu'un seul élan qu'on retient
une chance qu'on ne prend pas
c'est une trace en moins
qui restera après nos pas
un peu de sable fin
qui nous glisse entre les mains
le temps joue contre nous
le temps ne donne rien
on doit rester debout
et chaque jour tracer son chemin
le temps joue contre nous
le temps ne donne rien
on doit aller au bout
vivre aujourd'hui pour croire à demain
et suivre son destin
même si...
le temps joue contre nous
Petus !
Florent Pagny
Les ombres
dans ma maison
un étrange phénomène
me rappelle que tu
que tu n'es plus là...
sur les cloisons
des ombres se promènent
et me livrent un curieux combat...
au mépris de ma peine
elles dansent en file indienne
pour me laisser noyé
d'impressions bizarres...
inlassables elles reviennent
comme une douleur ancienne
m'empêcher d'oublier
ce qui nous sépare...
tant d'illusions
qui sait où ça nous mène?
je me sens dans un drôle d'état...
je tourne en rond
a longueur de semaine
a ne rien faire de mes dix doigts...
au mépris de ma peine
elles dansent en file indienne
pour me laisser
noyé
d'impressions bizarres...
inlassables elles reviennent
comme une douleur ancienne
m'empêcher d'oublier
ce qui nous sépare...
dans ma maison, y a rien
dans ma maison
Petus!
Florent Pagny
Y'a pas un homme qui soit né pour ça
Le jour n'est pas levé mais ça ne change rien
Les murs sont condamnés à ne voir aucun matin
Y a qu'une lumière filasse sur le froid du carrelage
Et la peur qui vous glace, vous tasse et vous ravage
Quand ça arrive
Quand on y est
Alors on sait
Y a pas un homme qui soit né pour ça
Des cris dans le couloir, le visage dans les mains
On compte l'éternité d'avoir les mêmes lendemains
On se sent seul et sale à bout de tout courage
Comme au fond d'une cale quand on sait le naufrage
Quand ça arrive
Quand on y est
Alors on sait
Y a pas un homme qui soit né pour ça
La nuit n'est pas levée mais ça ne change rien
La vie est condamnée à n'espérer plus rien
Et ces jours que l'on raye
Ou qu'on décide pour vous
Est-ce qu'on en sort pareil
Ou plus sage ou plus fou
Y a pas un homme qui soit né pour ça
Petus
Florent Pagny
Ailleurs land
Avant de vivre ici
Jai connu quelques mondes
Bien sûr celui qui brille
Et qui innonde
De fleur de pacotille
Les grands comme les immondes
Dans ce drôles d'élevage
Ou les dindes farcies
Cotoient les oies sauvages
Les farines ou on se roule
Ne sont pas animales
Et devant la vitrine, la foule
Pas toujours amicale
Et si on te demande dis-leur
D'oublier de m'attendre
Car ici c'est ailleurs
Ailleurs Land
Et si on te demande dis-leur
Je travail de mes mains,
Je regarde le ciel
Je vais à l'essentiel
Ailleurs Land
Avant d'être avec elle,
J'ai connu quelques filles
Parmi les plus belles
Celles qui scintillent
Qui font des étincelles
Quand on les déshabille
Ces grands gibiers de courses
Ces belles de magazines
Toujours cotées en bourse
Offraient des avantages
Images à deux dimensions
En long, en large, mais pas trop en profond
Oh la belle illusion
Et si on te demande dis-leur
D'oublier de m'attendre
Car ici c'est ailleurs
Ailleurs Land
Et si on te demande dis-leur
Je travail de mes mains,
Je regarde le ciel
Je vais à l'essentiel
Ailleurs Land
Ici tu vois
On est loin de tout ça
Et toi
Tu retournes là-bas
Moi je reste
Tu dis, tu me regretteras
Et moi, je ne me regrette pas
Et je sais loin des hommes.
Pour devenir humains.
Ici c'est ailleurs
Ailleurs Land
Petus!