Rayondesoleil.org

Un forum pour les victimes d'abus et de violence

Je vivais un cauchemar
Il m'a violé tu ne l'as pas vu
Quand je criais au secours
Toi tu ne m'as jamais entendue
Oh mais...attends!
Les traces que j'avais sur mon corps
C'est lui qui me les a faites
J'ai trop pleuré sur mon sort
J'peux pas croire que cet homme soit mon père

[Refrain] :
Oh Oh Ouh...
Je ne le laisserai jamais
Te refaire souffrir comme il l'a fait
Je me sens si sale, j'aimerais qu'il paie
J'ai mal...
A présent tu peux dormir en paix
Je garde un oeil sur toi baby
Je prie et le temps te fera oublier
Ton père à jamais...

Devines ce qu'il m'a fait ?

Il rentrait saoul, te frappait
Après comme si de rien était
Te disait je t'aime, Oh non
Et toi la nuit tu priais
En pleurant pour que ta mère t'entende et revienne
Qu'aurait-elle pensé de lui?
Mais surtout de moi
Ces dernières volontés étaient que je prenne soin de toi
Qu'adviendra-t-il de nous?
La tête vers le ciel, je suis à genoux
Et crie mon dégoût

[Refrain]

Ouah, ouah...
Je m'en veux chaque jour, chaque nuit , chaque heure
Comment veux-tu que ça aille si tu as mal,
Il nous a brisés
Oh wouah, wouah...
Je le déteste tant, j'aimerais qu'il meurt
Comment veux-tu que ça aille si tu as mal
Il nous a brisés

[Refrain]


chanson de Matt Houston reprise par Kaina Samet

CHANSON CONTRE LE VIOL

Au coeur du Vietnam à la fin de l'hiver
Des centaines de femmes survivaient à la guerre
Les GI sont arrivés
Les ont toutes violées
Torturées, massacrées
C'était à My Lai
Moi je dis que ces viols ne sont pas fatalité
Mais sont enseignés dans toutes les armées
Dans toutes les armées
De notre société
Fascistes au Chili
Français en Algérie

Nous femmes nous disons non à la fatalité
Nous femmes nous disons non au viol légalisé
Victimes d'un ordre que nous subissons
Victimes d'un ordre que nous changerons (bis)

Le sang des femmes qui sont mortes sans un rêve
La mémoire des corps mutilés par centaines
Diront mieux que toi ma colère qui monte
Parleront mieux que toi de la révolution (bis)

Au sud de l'Europe à la fin de l'hiver
Des miliers de femmes survivaient à la guerre
Les soldats sont arrivés
Les ont battues, violées
Torturées, massacrées
C'était en Yougoslavie.
Moi je dis que ces viols ne sont pas fatalité
Mais sont enseignés dans toutes les armées
Dans toutes les armées
De toutes les sociétés
Rwanda, Algérie,
Timor, Tchétchénie.

Nous femmes nous disons non à la fatalité
Nous femmes nous disons non au viol légalisé
Victimes d'un ordre que nous subissons
Victimes d'un ordre que nous changerons (bis)

Le sang des femmes qui sont mortes sans un rêve
La mémoire des corps mutilés par centaines
Diront mieux que toi ma côlêre qui monte
Parleront mieux que toi de la révolution (bis)

Au coeur de leur chambre à la fin du jour
Des centaines de femmes font quand même l'amour
Comment le désirer
Quand on est fatiguée
On ne peut refuser
Quand on est mariée
Je dis que c'est du viol très bien dissimulé
Et que celui qui viole est lui-même abusé
Ce devoir conjugué
Tous les samedi soir
Cette misère dans le noir
Est-ce la fatalité ?

Nous femmes nous disons non à la fatalité
Nous femmes nous disons non au viol légalisé
Victimes d'un ordre que nous subissons
Victimes d'un ordre que nous changerons (bis)

La vie des femmes qui rnourront sans un rêve
La mémoire des corps résignés à l'extrême
Diront mieux que toi ma colère qui montè
Parleront mieux que toi de la révolution (bis)

Au coeur des usines, au fond des ateliers
Des centaines de femmes travaillent épuisées
Et pour l'augmentation
Faut pas faire la fière
C'est dans le lit du patron
Qu'i faut régler l'affaire
Je dis que c'est du viol tout à fait Intégré
Dans les cadences folles de tant d'ateliers
Si le droit de cuissage
Date du Moyen-Age
Il est toujours vivant
Dans nos chaînes maintenant.

Nous femmes nous disons non à la fatalité
Nous femmes nous disons non au viol légalisé
Victimes d'un ordre que nous subissons
Victimes d'un ordre que nous changerons (bis)

La peur des femmes qui mourront sans un rêve
La honte des corps qui se louent et s'achètent
Diront mieux que toi ma colère qui monte
Parlerons mieux que toi de la révolution (bis)

Le jour viendra où nous imposerons nos rêves
Le jour viendra où nous briseronS nos chaînes
Demain tu verras entre nos mains une arme : (bis)
Arme que nous forgeons : c'est la lutte des femmes.

(Sur l'air Italien La Comtessa. Paroles de la troupe des femmes de Marseille : la Serpillère)