Rayondesoleil.org

Un forum pour les victimes d'abus et de violence

Bonjour

Je suis arrivé ici avec GOOGLE

J'ai 18 ans et suis étudiant à SciencesPo


Je n'ai pas de problème particulier et suis indirectement concerné par les mutilations

Et plus exactement par le problème de savoir comment puis je aider à distance une fille de 15 ans (qui se trouve à 900 kilomètres de Paris ou je demeure) de mettre fin à ses mutilations dont j'ai eu connaissance dans les circonstances suivantes :

Il y a un an déjà. Elle avait 14 ans et moi 17

Je ne sais plus par qu'elle recherche ou surf sur internet Je suis arrivé par hasard sur un blog qui a attiré mon attention par sa perfection technique

Une très belle présentation

Je suis alors passé au contenu

Et j'ai reçu comme un coup de poing au plexus

C'était une longue suite de posts ou une fille disait être sale coupable avoir honte vouloir disparaître ne pas manger etc....

J'ai engagé le dialogue et après quelques mois elle a fini par me dire qu'à l'occasion d'un déplacement de ses parents elle était restée seule à son domicile en compagnie d'un ami de la famille

Elle avait 4 ans et l'ami l'a violée et frappée pour l'obliger

A l'époque elle n'a rien dit et les parents (ni personne) ne se sont rendus compte de quoi que ce soit

Elle n'a jamais parlé

Je suis le premier et la seule personne à partager son « secret » comme elle dit

Elle ne veut en parler à personne et surtout pas à ses parents qui sont pourtant à l'écoute et ne savent que faire devant l'anorexie et les mutilations dont ils ignorent la cause

A force de dialogues elle va mieux sur le plan alimentaire J'ai réussi à lui faire reprendre du poids

Par contre je suis impuissant pour l'aider à cesser les mutilations

je lui ai proposé des méthodes de substitution aux coupures

Mais elle ne veut pas « substituer »

J'imaginais que les coupures génèrent une douleur qui temporairement fait disparaître ou atténue une autre douleur (intérieure) ou des tensions internes

Elle me dit avoir honte se sentir sale vouloir se vider

Faut il alors penser que la coupure n'est pas que la recherche d'une douleur qui soigne une autre douleur

Mais représente également par la vue du sang qui coule une sorte d'évacuation de la « saleté » dont elle veut se vider ??????

Dans cette hypothèse comment parvenir à présenter (a supposé qu'elle existe) une méthode de substitution qui lui serait acceptable ou il serait possible de conjuguer douleur qui soulage et évacuation de la « saleté »

Voir le sang est ce « indispensable » ????


Je ne sais plus quoi dire quoi faire


En fait je voudrais qu'on m'aide à aider

Merci par avance de vos réponses

bonjour,

Voici un lien un forum ou il ne parle que d'automutilation :

l'automutilationceci est un forum entièrement conssacrer au problème des ados...
automutilation.actifforum.com/ - 22k -  

taSanté.com - Cerner l'automutilationL'automutilation commence à 90% aux alentours de 14 ans. Elle s'aggrave en moyenne avec l'âge jusqu'à 20 ans. Et plus le temps passe, plus il est difficile ...
www.tasante.com/sous_rubrique/bien_etre/psychologie/Pages/automutilation.php - 63k - En cache - Pages similaires

Je pense que ton amie a besoin d'etre suivie par un psy, mais peut etre est elle déjà suivie puisqu'elle est anorexique ....

L'automutilation est une sorte de souffrance que les adolescents, enfants s'infligent lors d'un trop grand désespoir..

L'automutilation est  surtout du a des séquelles d'un choc à la petite enfance. Il faut etre à l'écoute de cette personne et faire très attention à tout ce qui la touche.

Je pense que ses parents doivent savoir la vérité pour pouvoir l'aider....
Je pense que c'est bien que tu veuilles aider ton amie, les personnes qui sont fragiles psychologiquement ont besoin d'une aide et de soutien.

A bientot de te lire
Amicalement Coraline

Merci pour tes infos Coraline

Effectivement elle est suivie par un psy pour son anorexie

Mais elle ne lui a jamais parlé du viol

Quant aux parents elle refuse catégoriquement de les informer

Arguant  de ne vouloir  les perturber et les voir se fâcher (pour reprendre son expression) avec l'ami dont elle a été victime

Par peur aussi elle ne le dit pas mais je le devine de ne pas être crue et de se voir rejeter

Bonsoir Kkaouette,
Si, son agresseur, est toujours l'ami de ses parents et donc présent dans la famille, les souvenirs du viol remontent en surface, chaque fois qu'elle est obligée de se retrouver en sa présence, ou, chaque fois que les souvenirs refont surface, se déclenchent certainement les mutilations qu'elle s'inflige, à cause du fait qu'elle ne peut pas en parler.
L'effort suruhumain qu'elle doit faire pour ne rien laisser apparaitre, et refouler la souffrance d'un tel traumatisme, se traduit par l'automutilation, puisqu'elle ne peut pas parler et dénoncer ce viol.  
L'idéal, c'est qu'elle arrive à en parler à son psy et qu'elle en arrive à lui demander qu'il mette ces parents au courant, pour qu'ils ne s'obstinent pas à dire que leur enfant ment. Hélas, les victimes pensent avant tout à protéger leurs parents de la réalité et de l'horreur dont elles sont témoins. Elles craignent également très souvent de ne pas être cru, et de perdre la moindre affection que leurs témoignent leurs parents.

"Les adolescents qui s'automutilent ne parviennent pas ou n'ont pas la possibilité à verbaliser leurs émotions, leurs souffrances.

L'automutilation est une forme particulière de lutte contre le mal de vivre, analyse David Le Breton. En s'infligeant une douleur incontrôlée, l'individu lutte contre une souffrance infiniment plus lourde.
Ce type de comportement est utilisé comme moyen d'auto préservation et de régulation des émotions, pour diminuer la Dissociation, la Détresse émotionnelle, et les Symptômes post traumatiques. L'abus sexuel durant l'enfance a été associé à l'automutilation."

Ex : A 37 ans, Céline revient avec lucidité sur les années où elle se lacérait les cuisses à coups de cutter : « J'ai été élevée dans une famille où la morale prédominante était : "Tu n'as pas le droit de te plaindre si tu n'as pas de raisons de te plaindre." Mes parents étaient très durs avec les gens qui prétendument "avaient tout pour être heureux" et ne l'étaient pas. Au cours de mon adolescence, lorsque je me sentais mal et que je n'arrivais pas à mettre des mots sur cette souffrance, je me blessais. C'était une façon de me dire : "Maintenant, tu sais pourquoi tu as mal." Puisque personne, moi la première, ne voulait entendre ma souffrance, c'était un moyen de lui donner une légitimité. »
"Quand quelqu'un désire la santé, il faut d'abord lui demander s'il est prêt à supprimer les causes de sa maladie. Alors seulement il est possible de l'aider." Hippocrate

Merci de ta réponse

En l'espèce "l'ami"-violeur a changé de de domicile.

Elle ne le voit plus

ce qui fait obstace à ce qu'elle en parle à ses parents c'est la peur de ne pas être crue

Peur d'un rejet

elle deviendrait "sale" aux yeux des parents
dit elle

Bonsoir,

Il faudrait essayer d'expliquer à ton ami le faite de parler à ses parents, pourrait expliquer les divers comportement de leur enfant. En tant que fille violée, et maintenant mére de famille, je pense que j'aimerais etre au courant si ma fille avait subi un viol ou autre agression.

Tu vois j'ai été violée à 5 ans et je n'ai jamais rien dis à ma mére et je pense que cette dernière s'est toujours demandé pourquoi je faisais des crises de tétanie, spasmofélie ....ect..... Maintenant, je n'ai plus la force de lui dire la vérité. Je sais qu'elle me croirait ....
Il ne faut que ton amie attend de dire la vérité à ses parents....

N'aimerais tu pas faire connaitre le site du rayon de soleil à ton amie ? cela l'aiderait peut etre à prendre conscience qu'elle n'est pas la seule à vivre ce cauchemard.

Bon courage pour la suite
Amicalement
Coraline

Bonsoir

Les choses ont évoluées elle vient de raconter ce qui lui est arrivé mais pour une raison qui m'échappe elle protège l'anonymat du coupable

je lui ai bien sur communiqué l'adresse du forum mais j'ignore si elle est venue

a bientot et bonnes fêtes

bonjour Klouette
Je pense très sincérement que c'est bien que ton amie te parle de son agression. Laisse lui le temps pour te devoiler son agresseur. C'est peut etre un membre de sa famille ou un ami...
Je pense qu'il faut qu'elle soit suivie par un psy et que tu continues a l'aider dans ces démarches et l'écouter.
Je te souhaite de bonnes fetes de fin d'année et une bonne année 2007 pour vous deux....
Respectueusement
Coraline