Rayondesoleil.org

Un forum pour les victimes d'abus et de violence

Mars 04, 2007, 09:37:01 AM Dernière édition: Mai 01, 2015, 11:30:16 AM par intime idée
Victime d'inceste, de pédophilie ou de viols dans votre enfance ou adolescence : Vous ne pouvez seul(e) gérer votre souffrance, il est important de consulter un professionnel de santé spécialisé en psychologie (un psychiatre, un psychologue ou un psychothérapeute, spécialisé en traumatologie ou en victimologie, ou toutes  autres psychothérapies susceptibles de vous aider à sortir de votre souffrance).

Pour savoir si les problèmes de sexualité que vous rencontrez nécessitent la consultation d'un sexologue, demandez l'avis de votre psy, ou médecin traitant.

Il est important de rester vigilant, et de choisir votre sexologue de la même façon que vous choisissez votre psy.

Conseil pour aborder un problème sexuel avec son médecin :
http://www.adirs.org/v3.1/system/main/index.asp?page=/v3.1/data/fiches/aborder_un_pb-sexuel_avec_votre_medecin.asp

Comment choisir son sexologue
Par Ondine MILLOT

Environ 500 000 Français consulteraient chaque année l'un des quelque 1 000 sexologues recensés. Reste à savoir comment choisir, ce qui n'est pas évident. Un peu plus de la moitié (environ 600) sont médecins. Inscrits sous l'appellation «médecin sexologue», ils sont obligatoirement titulaires d'un diplôme interuniversitaire (DIU) de sexologie. La simple appellation de «sexologue», en revanche, n'est soumise à aucune réglementation. Elle regroupe des psychologues, kinésithérapeutes et autres profils paramédicaux parfois très compétents, parfois moins recommandables. La meilleure garantie est de s'adresser à l'un des trois principaux organismes reconnus :

- le  Syndicats National des Médecins Sexologues (SNMS) . Annuaire National des Médecins Sexologues
- l'Association interhospitalo-universitaire de sexologie (AIHUS)
- la Société française de sexologie clinique (SFSC),

http://www.snms.org
http://www.aihus.fr/
http://www.sfscsexo.com/

Aller voir un sexologue

Je reçois souvent des emails perplexes de personnes se demandant si un sexologue peut résoudre le trouble qu'elles éprouvent et comment, on me questionne sur la spécificité d'un tel métier, s'il est indispensable d'être médecin également, et sur la difficulté à choisir un praticien. Dans la mesure ou cette profession n'est pas réglementée, il est important de définir clairement qui sont ces professionnels et ce qu'on peut en attendre.

Comment trouver celui qui me convient ?
Il existe deux moyens principaux pour identifier la compétence d'un praticien :

- le premier moyen est le conseil de votre médecin traitant : il peut vous orienter vers un professionnel compétent en prenant des informations auprès de collègues éventuellement.
- le second moyen est le niveau de formation du praticien et son appartenance à une association professionnelle (attention, il existe des associations « sélectives » qui exigent le respect de certains critères, et des associations « déclaratives » qui n'exigent que le paiement d'une cotisation).

Si on ne dispose pas d'informations suffisantes, il suffit de prendre un premier rendez-vous avec le thérapeute, de lui exposer le problème, d'évaluer ce qu'il propose et de se faire une idée. Il ne faut pas hésiter à poser des questions, le problème est généralement assez pesant pour le patient pour qu'on y consacre un temps suffisant. En cas de doute, il suffit de questionner, par exemple ici sur le Net, des professionnels qui peuvent donner une réponse.

Qui sont les sexologues ?

On peut distinguer cependant 3 groupes de sexologues :

•   Les sexologues médicaux : ils sont obligatoirement médecins et traitent en priorité les troubles ayant une cause organique (par exemple certains problèmes d'érection pour lesquels des médicaments existent), pour cela ils auscultent ; ils peuvent prendre en charge d'autres troubles quand ils disposent de compétences complémentaires. Ce sont les seuls habilités à ausculter et à pouvoir vous demander de vous déshabiller totalement notamment.
•   Les sexologues cliniciens : ils sont généralement psychologues et réalisent des sexothérapies pour les troubles dits psychogènes, c'est à dire sans cause organique. La nature psychogène d'un trouble n'indique pas que le patient ait un trouble mental, mais surtout que le problème n'est pas organique. Par exemple dans la majorité des troubles de l'éjaculation rapide, la nature psychogène est que la personne ne sait pas comment faire, il s'agit d'ignorance et de la nécessité d'apprendre un nouveau comportement. Avec ces praticiens, on peut faire des exercices corporels, on peut parler, on peut avoir des exercices à faire à la maison, mais ils n'auscultent pas et ne font pas mettre nus.
•   Les autres sexologues : ils peuvent être compétents mais contrairement aux deux premiers groupes ils n'appuient pas leur exercice sur les principes de leur profession d'origine, et parfois les « thérapies » qu'ils proposent sont discutables. Ils peuvent répondre aux souffrances des patients, mais il convient d'être vigilant.

.Lien mis à jour en 2015
"Quand quelqu'un désire la santé, il faut d'abord lui demander s'il est prêt à supprimer les causes de sa maladie. Alors seulement il est possible de l'aider." Hippocrate

Aller voir un sexologue - Qui sont les sexologues
http://sexologue.free.fr/
Je reçois souvent des emails perplexes de personnes se demandant si un sexologue peut résoudre le trouble qu'elles éprouvent et comment, on me questionne sur la spécificité d'un tel métier, s'il est indispensable d'être médecin également, et sur la difficulté à choisir un praticien. Dans la mesure ou cette profession n'est pas réglementée, il est important de définir clairement qui sont ces professionnels et ce qu'on peut en attendre.

http://www.rayondesoleil.org/forums/viewtopic.php?t=2230

Motifs de consultation : Difficultés sexuelles – Difficultés relationnelles

Difficultés sexuelles  
•   Dysfonctions sexuelles
•   Troubles d'éjaculation
•   Troubles de l'érection
•   Trouble de l'orgasme
•   Douleur à la pénétration
•   Trouble du désir sexuel
•   Abus sexuel
•   Orientation sexuelle
•   Identité sexuelle de genre
•   Transsexualisme
•   Compulsivité sexuelle
•   Déviance sexuelle

Difficultés relationnelles
•   Questionnements amoureux
•   Problèmes sexuels dans le couple

Dysfonction sexuelle
La dysfonction sexuelle est une difficulté se rapportant à la courbe de la réponse sexuelle. Cette courbe peut être différente d'une personne à l'autre, en fonction du mode excitatoire dans lequel elle se trouve. Dans un très grand nombre de difficultés sexuelles, il y a un lien de causalité directe entre la difficulté qui est vécue et le mode excitatoire qui est utilisé.

Trouble de l'éjaculation
Éjaculation rapide ou précoce
Lorsqu'un homme éjacule plus tôt qu'il ne l'aurait souhaité, on dit qu'il souffre d'éjaculation rapide ou précoce. Il s'agit d'une difficulté de modulation et de gestion de l'excitation sexuelle. En d'autres mots, l'homme n'arrive pas à diminuer son niveau d'excitation sexuelle. La vasocongestion est maximale et entraîne une décharge rapide. Très souvent, il est dans un mode d'excitatoire mécanique qui ne lui permet pas de développer des points de repère à son excitation sexuelle.
Les problèmes d'éjaculation rapide et précoce provoquent souvent chez l'homme une souffrance et des difficultés interpersonnelles. Un homme qui éjacule rapidement dans la masturbation n'ira probablement pas consulter un sexologue. C'est souvent lorsque la partenaire manifeste son insatisfaction par rapport aux relations sexuelles que l'homme recherche une solution et vient consulter.
Les causes de l'éjaculation précoce sont très rarement d'ordre physiologiques. La plupart du temps, elles relèvent d'un manque d'apprentissage et d'un manque d'appropriations personnelles à sa propre excitation sexuelle.  D'ailleurs, le traitement visera l'acquisition d'habiletés, le développement des points de repère lors de l'excitation sexuelle et l'ouverture du champ de conscience durant les relations sexuelles pour augmenter la satisfaction sexuelle. La modulation et la gestion de l'excitation sexuelle peuvent s'apprendre à partir d'habiletés bien simple à développer.
Il arrive parfois que des situations particulières amènent un homme à éjaculer plus rapidement. Par exemple, une première relation sexuelle, une nouvelle partenaire ou une situation stressante sont autant d'expériences qui peuvent amener l'homme à avoir de la difficulté à contrôler son excitation sexuelle. Généralement, ces situations sont ponctuelles et l'homme retrouve une bonne fonctionnalité une fois le stress passé. C'est la répétition du problème qui amène l'homme à consulter pour devenir un meilleur amant. Les sexologues de la Clinique d'évaluation et de traitement sexologique peuvent vous aider à régler cette difficulté à l'aide de moyens simples, rapides et efficaces.

Éjaculation prématurée
Il arrive également qu'un homme éjacule avant même qu'il ait atteint sa pleine rigidité au niveau du pénis, dès qu'il a atteint une pleine érection ou dès que son pénis entre en contact avec le vagin de la femme. On dit alors qu'il souffre d'éjaculation prématurée.

Éjaculation retardée
Les problèmes d'éjaculation retardée surviennent lorsque l'homme fait de très grands efforts pour arriver à éjaculer mais qu'il n'y arrive pas. Il peut y arriver dans la masturbation (ou non) et ne pas y arriver dans la pénétration. Dans la plupart des cas, ce trouble est lié au mode excitatoire utilisé. Une bonne évaluation est nécessaire pour trouver les causalités directes au problème.

Troubles de l'érection
Les troubles de l'érection, se définissent comme étant une difficulté fréquente ou permanente à obtenir et/ou à maintenir une érection suffisante dans la relation sexuelle.
Il arrive fréquemment qu'un trouble d'érection survienne à la suite d'une période d'éjaculation rapide. D'ailleurs, comme pour les troubles d'éjaculation rapide, on peut relier cette difficulté à un manque d'apprentissages, à un manque d'appropriations personnelles et à un mode excitatoire limitatif.
Très souvent, les hommes qui vivent une difficulté érectile ont de la difficulté à se poser de façon assertive dans leur masculinité. On peut très bien comprendre ce phénomène puisque chez l'homme, l'érection correspond à sa fonctionnalité sexuelle. Une incapacité à obtenir ou à maintenir une érection peut devenir une situation très difficile à gérer pour un homme.
Un traitement axé sur les différentes habiletés à développer, tant dans l'appropriation de son excitation sexuelle que dans son assertivité sexuelle, sera souvent très efficace et très fructueux, rendant à l'homme sa capacité d'érection et sa fonctionnalité sexuelle.
Afin de déterminer si la cause du problème est psychologique ou physiologique, il arrive qu'un examen médical (fait par un médecin) soit demandé lors de l'évaluation. En effet, les difficultés au niveau de l'érection peuvent découler de certaines conditions ou maladies physiques (ex : diabète). De plus, la consommation d'alcool, de drogue, la prise de certains médicaments, la fatigue et le stress peuvent également influencer la capacité érectile.

Troubles de l'orgasme
En tout premier lieu, il serait important de définir ce que nous entendons par orgaste (ou décharge orgastique) et orgasme. L'orgaste est la capacité de faire monter son excitation sexuelle, d'atteindre le point de non retour et d'accéder aux réactions spasmodiques de la décharge. Cette montée excitatoire peut se vivre dans une absence de plaisir sexuel.
L'orgasme est la capacité de vivre une montée excitatoire dans le plaisir et une décharge orgastique accompagnée de jouissance sexuelle. C'est le lâcher prise génital (la bascule du haut du corps) qui est accompagné du lâcher prise émotionnel (la bascule du haut du corps) qui permet d'atteindre cet état de jouissance sexuelle.
Il faut bien comprendre que l'excitation sexuelle et le plaisir sexuel sont deux phénomènes distints. Il est possible de vivre une montée excitatoire dans son corps tout en étant dans une absence de plaisir ou, à la limite, dans le déplaisir. L'excitation sexuelle étant une réaction physiologique du corps et le plaisir sexuel étant une perception de niveau émotionnel
L'anorgastie se définie comme une incapacité, dans la masturbation et/ou dans une relation sexuelle, à faire monter l'excitation sexuelle de façon suffisante à l'obtention de la décharge orgastique. Cette difficulté se retrouve plus souvent chez les femmes que chez les hommes. Elle est souvent en lien directe avec le mode excitatoire qui est utilisé. L'excitation sexuelle peut monter très haut dans la courbe, mais elle ne dépasse pas le point de non-retour qui donnerait accès à la décharge.
L'anorgasmie est présente lorsqu'une personne arrive à faire monter son excitation sexuelle jusqu'à la décharge orgastique, mais n'en retire pas un grand plaisir.
Si l'excitation sexuelle est vécue dans un inconfort corporel (grande tension musculaire, respiration coupée, concentration exclusive sur la sensation génitale, ...) il n'y a pas de place au plaisir sexuel. C'est le cas des personnes qui sont dans un mode excitatoire limitatif. La décharge orgastique est alors vécue comme un grand soulagement plutôt qu'une jouissance et un orgasme.
L'anorgasmie coïtale est présente lorsque, dans la pénétration, une femme arrive à vivre une excitation sexuelle et un certain niveau de plaisir, mais qu'elle n'arrive pas à l'orgasme. Un manque d'appropriations au niveau du senti vaginal interne et au niveau de la réceptivité sexuelle en sont souvent les causes. Or, il est possible pour une femme de développer son senti vaginal interne et d'accéder ainsi à un orgasme par pénétration. C'est à partir de moyens simples et efficaces que certaines habiletés peuvent être mises en place lors du traitement sexoclinique pour permettre à la femme d'élargir son champ de compétence érotique.
L'anéjaculation chez l'homme correspond à l'incapacité d'arriver à l'éjaculation lors d'une relation sexuelle et/ou de façon beaucoup plus rare, dans la masturbation. L'homme arrive à avoir une érection, mais il ne parvient pas à faire monter son excitation sexuelle jusqu'au point de non retour pour accéder à l'éjaculation. Comme dans beaucoup d'autres difficultés sexuelles, il y a très souvent un lien directe à faire entre cette difficulté et le mode excitatoire qui est utilisé.

Douleurs à la pénétration
Dyspareunie
La dyspareunie se définie par une sensation douloureuse chez la femme (et plus rarement chez l'homme) lors de la pénétration. C'est la dysfonction sexuelle qui est la plus souvent associée à une cause physiologique. C'est pour cette raison qu'une consultation médicale est souvent préalable à une consultation avec un(e) sexologue. Lorsque aucune cause médicale n'est trouvée, un sexologue peut alors s'avérer très utile et très aidant.
Parmi les causes probables, on retrouve un manque d'appropriations et de points de repère à l'excitation sexuelle, certaines craintes et peur par rapport à l'exercice de la sexualité, un système de pensée plutôt rigide et négatif face à la sexualité, un niveau d'excitation plutôt bas lors de la pénétration ce qui amène une lubrification insuffisante et une irritation des parois vaginales ou du pénis.

Vestibulite vulvaire
La vestibulite vulvaire consiste en une inflammation chronique du vestibule (situé à l'entré du vagin). C'est une cause physiologique fréquente qui explique les douleurs à la pénétration.

Vaginisme
Le vaginisme se caractérise par la contraction involontaire des muscles vaginaux lors d'une tentative de pénétration. Cette contraction peut rendre la pénétration du vagin très difficile, voir impossible. Le vaginisme est souvent accompagné de douleurs lorsqu'il y a une tentative de pénétration.
Très souvent, les femmes qui vivent du vaginisme ont une connaissance plutôt limitée des sensations qui accompagnent leur excitation sexuelle. Dans la plupart des cas, elles ont très peu d'appropriations personnelles sexuelles. Elles vivent leur sexualité davantage sur un mode relationnel et amoureux. Lorsqu'il est présent, le mode excitatoire est généralement limitatif. Elles sont également dans un système de pensée et une idéologie qui accorde une très grande importance au sentiment amoureux et au lien fusionnel avec l'autre, sans tenir compte de l'importance du «génital » lors des relations sexuelles.
Après avoir fait une bonne évaluation sexologique, il nous arrive de constater que certaines femmes souffrant de vaginisme ont très peu développé leur sentiment d'appartenance à leur sexe. Elle se perçoivent comme fille ou adolescente et elles ont de la difficulté à entrer dans leur rôle de femme. Elles sont dans ce que l'on appel un « syndrôme fusionnel » où la relation sexuelle, particulièrement la pénétration, ne trouve pas sa place.
Lorsque la pénétration est difficile et douloureuse, les femmes qui souffrent de vaginisme peuvent développer des peurs et se sentir anxieuses par rapport aux relations sexuelles. Cette anxiété peut contribuer à maintenir et à renforcer cette difficulté. Il arrive également que cette anxiété se transforme en phobie de la pénétration. Le traitement sexoclinique s'accompagnera alors d'une désensibilisation progressive à la peur.

Trouble du désir sexuel
L'inhibition ou la diminution du désir sexuel peut provenir de différentes causes. Elles peuvent inclure des difficultés personnelles, relationnelles ou, plus rarement, physiologique. L'insatisfaction par rapport au niveau de désir sexuel de l'un ou l'autre des partenaires est l'un des motifs de consultation le plus fréquent chez les couples qui consultent en sexologie. Les rencontres thérapeutiques aident à cerner les sources de cette difficulté et favorisent la mise sur place de moyens efficaces pour que les couples ou les individus vivent une vie sexuelle plus satisfaisante.
La plupart du temps, l'absence ou la diminution du désir sexuel est attribuable à certains apprentissages personnels qui n'ont pas été acquis au cours du développement sexuel de la personne. Le désir sexuel est une habileté qui est d'abord personnelle. En d'autres mots, le désir sexuel ne naît pas à partir de ce que l'autre fait (ou ne fait pas), mais plutôt à partir de soi. Une personne ayant fait peu d'appropriations personnelles au cours de son développement sexuel, aura peu de point de repère à son désir sexuel. Il existe quatre composantes essentielles à la présence du désir sexuel : érotisation de la différence, érotisation de la distance, attractivité sexuelle et point de repère à son corps lors de la manifestation de l'excitation sexuelle. C'est lorsque l'une ou l'autre de ses composantes ne sont pas ou peu développées que survient une diminution ou une inhibition du désir sexuel.
D'autres facteurs personnels peuvent expliquer cette difficulté. La dépression, l'anxiété, de mauvaises expériences, des perceptions négatives de la sexualité et/ou de l'intimité, un manque de connaissances générales sur la sexualité, un système de pensé plutôt rigide et un imaginaire sexuel pauvre ou absent.
Au niveau des facteurs relationnelles pouvant influencer le niveau désir sexuel, on retrouve entre autres un désinvestissement face à la relation amoureuse, une routine ennuyante, une mauvaise communication ou des conflits fréquents entre les partenaires.
Finalement, en ce qui concerne les facteurs d'ordre physiologiques, un déficit hormonal ou la prise de certains médicaments, de drogue ou d'alcool peuvent influencer le niveau de désir sexuel. Il est à noter que la plupart des personnes qui consultent pour une difficulté au niveau du désir sexuel le font rarement en relation avec les facteurs d'ordre physiologiques. Il s'agit, dans la plupart des cas, de facteurs d'ordre personnel.

Abus sexuel
L'abus sexuel survient lorsque des gestes abusifs sont posés sur une personne par un individu en position de force, d'autorité ou d'abus de confiance. L'abus sexuel peut être vécu de façon très malheureuse, extrêmement difficile, voire même traumatisante. Les conséquences d'un abus sexuel peuvent être multiples et diffèrent en fonction de la nature des gestes abusifs qui ont été posés.
Un abus sexuel ne signifie pas nécessairement que la personne a vécu un traumatisme. Elle peut garder un très mauvais souvenir de cette expérience sans nécessairement en être traumatisée. Il faut faire attention à ne pas confondre abus, geste abusif et traumatisme puisque les conséquences sur la vie sexuelle de la personne sont très différentes dans une situation ou dans l'autre. Avant de conclure au traumatisme, il est important de vérifier les conséquences qu'ont eu les gestes abusifs au moment où ils se sont produits.

Lorsqu'une personne rencontre des difficultés dans sa vie sexuelle, il arrive souvent que l'abus sexuel en devienne spontanément l'explication. Les difficultés sexuelles sont alors mises en relation directe avec les gestes abusifs subis dans le passé. Or, si la personne a vécu un traumatisme en lien avec les gestes abusifs qui ont été posés, il peut effectivement y avoir un lien de causalité directe avec ses difficultés sexuelles actuelles. Par ailleurs, s'il n'y a pas eu de traumatisme à la période où les gestes abusifs ont été posés, la personne peut conserver un mauvais souvenir de cette expérience, mais les difficultés sexuelles seront davantage liées à des troubles d'apprentissage survenus au cours du développement sexuel.
Pour ceux et celles qui rencontrent des difficultés sexuelles et qui ressentent le besoin de consulter afin de trouver des moyens pour se sentir mieux, une évaluation sexologique complète s'impose. Cette évaluation permettra de dégager les causes directes des difficultés sexuelles vécues afin de traiter les causes réelles et de ne pas tomber dans un cheminement thérapeutique illusoire.

Orientation sexuelle
L'orientation sexuelle est définie par l'attirance sexuelle que l'on éprouve pour un sexe ou pour l'autre. Lorsque le désir sexuel se dirige vers les personnes de sexe opposé, il s'agit d'une orientation hétérosexuel. Lorsque le désir sexuel se dirige vers une personne de même sexe, il s'agit d'une orientation homosexuelle. Il faut faire attention à ne pas confondre désir sexuel et lien affectif ou amical. Par exemple, un homme peut se sentir mal à l'aise en présence des femmes et confortable lorsqu'il est avec un homme sans être pour autant dans une orientation homosexuelle. Le fait de se sentir bien auprès d'un homme ne veut pas nécessairement dire qu'il ressent du désir sexuel et une envie de vivre des contacts sexuels avec lui.
De la même façon, il faut faire attention à ne pas confondre orientation sexuelle et identité sexuelle. On ne naît pas « homo » ou « hétéro » de la même façon que l'on naît homme ou femme. Le processus de développement sexuel peut amener une personne à ne pas érotiser la différence physiologique, mais ce n'est pas quelque chose qui est pré-inscrit chez une personne avant ou au moment de la naissance. Il est plus juste de dire qu'un homme ou une femme est d'orientation homosexuelle plutôt que de dire qu'il ou qu'elle est homosexuelle, cela faisant davantage référence à l'identité.
La fragilité du sentiment d'appartenance à son sexe et/ou une difficulté à érotiser la différence morphologique sont souvent des facteurs qui amènent des hommes et des femmes à se questionner sur leur orientation sexuelle. Les personnes d'orientation homosexuelle qui vivent bien leur sexualité et leurs relations amoureuses ne viennent pas en consultation avec un sexologue. Ce sont ceux qui se questionnent ou qui ne se sentent pas confortable avec leur orientation qui recherchent une aide professionnelle. En faisant une évaluation juste et précise des différentes composantes qui intéragissent dans leur sexualité, il est possible d'arriver à une bonne compréhension de leur mode de fonctionnement sexuel et relationnel. Dans le traitement sexoclinique, un renforcement du sentiment d'appartenance à son sexe (assertivité sexuelle) et un élargissement du mode et des sources excitatoires peut donner accès à l'érotisation de la différence et au désir sexuel pour le sexe opposé, chez ceux et celles qui en font la demande.

Identité sexuelle de genre
L'identité sexuelle de genre est le sentiment profond d'appartenir à l'un ou l'autre sexe. C'est le sentiment de se sentir femme ou de se sentir homme, de vivre sa féminité ou sa masculinité en relation avec son sexe biologique. Le sentiment d'appartenance à son sexe commence à prendre place et à se développer vers l'âge de 2 ans, où les enfants commencent à prendre conscience qu'ils sont un petit garçon ou une petite fille et qu'il y a un sexe différent du leur. Ce développement se poursuit à l'adolescence et même à la vie adulte.
La plupart des gens vivent en harmonie avec leur sexe biologique et ont développé un bon sentiment d'appartenance. Par ailleurs, pour différentes raisons, le sentiment d'appartenance peut se trouver fragiliser ou encore, certaines personnes se retrouvent dans une ambivalence face à leur identité sexuelle de genre, ne sachant trop si elles appartiennent au groupe des hommes ou au groupe des femmes. Ils peuvent alors se demander : « Est-ce que je suis réellement un homme? », « Est-ce que je suis réellement une femme? ». Ces interrogations face à l'identité sexuelle de genre peuvent faire vivre beaucoup de détresse et d'anxiété puisque le sentiment d'appartenance à notre sexe constitue une base essentielle à notre bon fonctionnement relationnel et sexuel.
Si vous êtes actuellement dans un questionnement face à votre identité sexuelle de genre, une évaluation sexologique pourra vous permettre d'y voir plus clair. En faisant une évaluation précise de chacune des composantes qui intéragissent dans votre sexualité, il vous sera possible de mieux comprendre le système dans lequel vous fonctionner. À partir de là, un traitement sexoclinique peut être proposer afin de vous aider à vous situer par rapport à votre identité sexuelle de genre et vous aider à renforcer votre sentiment d'appartenance à votre sexe. Nous disposons de moyens efficaces pour vous aider à y parvenir et ainsi, vous aider à trouver un confort et un bien-être sexuel.

Transsexualisme
Le transsexuel est un individu qui a le sentiment marqué et persistant d'appartenir à l'autre sexe que son sexe biologique.  Il se sent inconfortable et inadéquate par rapport à son propre sexe anatomique. Cet individu entretient le souhait permanent d'être débarrassée de ses organes génitaux et de vivre comme une personne de l'autre sexe. Il est bien évident que dans une telle situation, le sentiment d'appartenance à son propre sexe biologique ne s'est pratiquement jamais mis en place. Toutefois, compte tenu que la sexualité est développementale, il n'est jamais trop tard pour faire des apprentissages pouvant aider à retrouver un équilibre en soi.
Si vous vous retrouvez dans une telle situation, sachez qu'il existe des moyens autre que médicamenteux ou chirurgicaux pour vous aidez à retrouver l'harmonie en vous et ce, que vous soyez homme ou femme. Certaines bases incontournables doivent être mises en place et cela est un projet thérapeutique qui est réaliste et réalisable.

Compulsivité sexuelle
La compulsion sexuelle se manifeste par un besoin irrésistible de poser un geste à caractère sexuel afin de soulager une tension qui devient intolérable. La personne compulsive se sent envahie par une grande charge émotionnelle et par des pensées sexuelles qui l'accompagne. Cette charge émotionnelle atteint un point tel que la personne se sent obligée de passer à l'acte pour soulager cette tension, au moins temporairement. Elle passe le plus clair de son temps à tenter d'élaborer un plan pour pouvoir réaliser son fantasme.
Une fois que le geste est posé, la personne compulsive se sent souvent coupable, tout en se sentant soulagée d'une grande tension émotionnelle. De façon générale, ce soulagement ne dure que quelques temps. Puisque le passage à l'acte ne sert qu'à soulager la tension et non à la gérer, dès que la personne sent une tension montée à nouveau, elle se sent de nouveau poussée à refaire les mêmes gestes. Ce rituel peut continuer pendant une longue période de temps, jusqu'à ce que la personne souffrante décide d'aller chercher de l'aide.
Très souvent, la personne compulsive développe un grand sentiment de détresse.  Elle se sent isolée et seule face à cette difficulté. Elle hésite à en parler, de peur des jugements et des représailles que cela pourrait lui occasionner. Les comportements compulsifs interfèrent et nuisent à ses activités journalières, devenant ainsi une difficulté quotidienne dans sa vie.
Si vous croyez vivre des compulsions à caractère sexuel, il vous est possible de recevoir une aide concrète et efficace. Suite à une bonne évaluation sexologique, vous serez capable de mieux comprendre votre mode de fonctionnement et, déjà, amorcer une démarche vers un mieux-être. C'est par la gestion de vos charges émotives et par le développement adéquat de votre fonctionnalité sexuelle que vous arriverez à ne plus ressentir ce besoin irrépressible de passer à l'acte.

Déviance sexuelle
La déviance se traduit par des comportements sexuels impliquant des objets ou des situations inappropriées qui reviennent de façon marquée et persistante. Les personnes qui vivent des déviances sexuelles se trouvent souvent dans des codes d'attractions limitatifs. Par exemple, on retrouve des personnes qui n'érotisent qu'une seule partie du corps (ex : pied, seins), qu'un seul objet (ex : soulier, bas nylon) ou qu'un seul scénario (ex : domination, soumission) pour arriver à faire monter leur excitation sexuelle. Leur fonctionnalité sexuelle s'en trouve souvent affecté et les relations amoureuses sont plutôt difficiles. C'est souvent dans un état d'anxiété et de détresse que ces personnes viennent en consultation. Comme dans toutes autres difficultés sexuelles, une bonne évaluation sexologique est nécessaire pour bien comprendre la difficulté et le mode de fonctionnement. Il est possible d'élargir son registre excitatoire et d'avoir accès à un plus grand nombre de source d'excitation afin de ne plus vivre sa sexualité dans un corridor aussi étroit. Si tel est votre souhait, un traitement sexoclinique pourrait grandement vous aider à vivre une vie sexuelle et amoureuse plus agréable et plus satisfaisante.

Questionnements amoureux
Dans une relation de couple, il arrive parfois que les conjoints se questionnent par rapport aux sentiments amoureux qu'ils éprouvent l'un pour l'autre et par rapport aux raisons qui les motivent à continuer ensemble.
Est-ce que je l'aime encore? Suis-je heureux(se) dans cette relation? Est-ce que je ressens encore de l'attirance pour mon/ma partenaire? Quels sont nos projets d'avenir? Est-ce que cette situation me convient? Est-ce qu'ils nous arrivent d'avoir du plaisir ensemble? Quel est mon degré de satisfaction face à mon couple? Quels sont les avantages que j'ai à demeurer dans cette relation amoureuse? Est-ce que je me sens toujours amoureux(euse) de mon/ma partenaire?
Les questionnements amoureux arrivent souvent à la suite d'événements importants survenu dans le couple (engagements financiers, naissance, maladie, perte d'emploi, ...).
Si vous vous questionnez par rapport à votre vie couple et que vous avez l'impression que cette réflexion ne vous mène nul part, les sexologues de notre clinique peuvent vous aider à y voir plus clair et à renouer avec le sentiment et le désir amoureux.

Problèmes sexuels dans le couple
Lorsqu'il est question du couple, la sexualité occupe souvent une place importante. Un problème sexuel est souvent lié à des facteurs personnels, mais il peut aussi être en lien avec des facteurs relationnels. Par exemple, il peut provenir de difficultés dans la communication entre les partenaires, d'un questionnement amoureux, d'une difficulté d'engagement ou d'intimité dans le couple, d'une absence de séduction ou même d'une anti-séduction de l'un ou l'autre des partenaires ou d'un manque de compétence dans les habiletés érotiques qui entraînent une perte d'intérêt aux relations sexuelles.

Source
http://www.sexologues.ca/texte_motif.htm#Trouble%20ejaculation
"Quand quelqu'un désire la santé, il faut d'abord lui demander s'il est prêt à supprimer les causes de sa maladie. Alors seulement il est possible de l'aider." Hippocrate