Rayondesoleil.org

Un forum pour les victimes d'abus et de violence

J'ai vécu 12 ans dans un enfer que je ne souhaite à personne. Ma mère est partie un jour pour aller voir sa famille et elle n'est jamais revenue. Arrivée chez elle, elle nous téléphone en disant qu'elle ne reviendrai plus. Mon père est tombé malade, il buvait déjà et il s'est mis a boire encore plus de nuit comme de jour. Et il m'a dit qu'a partir de ce jour ou il n'allait vraiment pas bien que j'étais le piller de la maison. Mon enfance s'est résumée à ma maison. Pour mon père, nos copains et amis devait être nos frères et soeurs. Et nous devions obtenir de contact avec personne. Ça fait drôle d'avoir 7 ans et de s'occuper de choses touchant le monde des grands. Les charges de la maison, les réunions pour mes frères et soeurs, ma scolarité, le compte de mon père, le ménage...enfin la vie de tous les jours. Au bout de 12 ans c'est crevant, usant. Ne pas pouvoir s'amuser comme les autres jeunes. Mes frères et soeur ont eu plus de liberté que moi. Mais, nous n'avons pas eu les choses facile. Mon père nous montait les un contre les autres. On  se battait souvent, s'insultait, se disait des choses dures. A force d'être dans cette univers on croit que cela est pareil chez tout le monde. Que les autres vivent ainsi. Mon père est très violent. Quand il frappait tu restais, tu restais sur le carreau. Il y a des images qui ne s'oublie pas. Moi mes soeurs, mon frère....c'était tout les jours sans arrêt. Pas de fête, pas d'anniversaire....Je ne peux rentrer dans les détailles.
Avec mon père il n'y avait pas de communication. On ne pouvait parler, discuter. Le seul truc avec lui c'est qu'il fallait exécuter sans poser de questions et sans chercher à comprendre. Alors quand j'ai été violé par des personnes que je croyait être des amis, alors je l'ai gardé pour moi j'ai pris peur et je n'ai rien dit. Je m'en veux et j'ai honte en quelque part je ne sais pourquoi. Excusez, j'ai dit en gros une partie de mon histoire la décrire fait mal et c'est dure. J'ai été violé la première fois, j'avais 11 ans par 5 personnes que je connaissais que je côtoyais tous les jours. Puis à 15 ans par une autre personne. Les violences et les viols, je croyais que cela faisais partie de la vie. Que c'était naturel de vivre cela. Jusqu'au ce que je vois le monde tel qu'il est réellement. J'en pleur souvent quand je vois tout ce que j'ai raté ou ne pas avoir fait. Mais bon je me dis que je ne serais pas qui je suis aujourd'hui...


Bonjour, et merci pour vos réponses.
C'est vrai je laisse le temps au temps. Mais c'est pas facile. Je m accroche à mon travaille et a deux personne qui sont tout pour moi. Deu personnes qui sont devenues pour moi mes parents. J'en suis heureuse. Même dans les mauvaise expériences, il faut en tirer du bon. Je le pense. Mais je vis à 600km d'eux. Je les vois pour les vacances. Je n'ai pas d'amis et je n'en veux pas c'est drole et bête à penser. A travers eux je revis le passer et en leur présence je me bloc.
Concernant mes frères et soeur c'est vrai je suis partie. Ai-je été égoiste. peut être Mais la vie en serai autrement. Mais frère j'espère que ça va. bienque je sais et pense savoir ce qui se passe. On ne peut changer du jour au lendemain. Ils sont bientot grand alors il se défendront comme moi. Ne croyez pas que cela me fasse plaisir. Au contraire j'ai honte de moi. Mais le truc c'est que l'on est impuissant dans certaine situation. Oui impuisant. Personnellement, je m'y remets petit à petit. c'est dure. Il y a pire je me dis.Mais on ne peut oublier. je le sais. Mais peut-on vraiment vivre normalement. Car je sais que dans l'esprit ce n'est pas trop cela.

Bonjour Dynastia,
J'ai réuni ton deuxième message à la suite de ton témoignage, pour que l'on puisse te lire et comprendre ton histoire.
Ton histoire est terrible, et c'est terriblement difficile pour un petit bout d'enfant de 7ans, de se voir obligée de faire le rôle d'une grande personne. Tout ce qui t'est arrivé et vraiment injuste et insoutenable, et je comprends que tu sois partis, car effectivement, il y a des situations que l'on ne peut pas maîtriser et régler seule.
Comme tu le dis si bien, tu croyais que dans toutes les familles c'était comme chez toi, jusqu'au jour ou tu as pu te rendre compte que finalement la vrai vie ce n'était pas du tout ce que tu vivais.
Je comprends aussi ta douleur et pourquoi tu as eu tant de mal à l'écrire ta triste histoire.
N'hésite pas à venir ici te libérer un peu de tout ce poids lourd que tu portes depuis tant d'année.

Amicalement Laurine
"Quand quelqu'un désire la santé, il faut d'abord lui demander s'il est prêt à supprimer les causes de sa maladie. Alors seulement il est possible de l'aider." Hippocrate

bonjour Dynastia, je voulais simplement te dire que je t'embrasse fort.

chère Dynasta , oui l'impuissance fait écho et barrière à tout ce que l'on pourrait faire en tant qu'enfant , il ne faut s'en vouloir même si c'est dur à "avaler" ,et c'est vrai que notre vie n'est pas comme "celle des autres" ... mais chacun a son histoire à porter , et je pense que nous sommes (les enfants du silence) des personnes enrichies , et avec un rapport à la vie qui s'il est particulier , n'en est pas moins grand ! et que l'on a développé comme un 6ème sens ...  Courage à toi , continu de chercher à t'exprimer !  k
heureux les coeurs purs ... ce long chemin

J'aime beaucoup le nom de ce site rayon de soleil. Je le trouve génial.
Chaque personne à sa façon et sa manière d'encaisser les choses subies. Mais malgré tout ce négatif, on peut en tiré du positif ça cela m'a forgé sur la vie. Dans un sens c'est, dans un autre non car j'ai beaucoup de manque, amour, affection, contrôle sur moi-même, connaissance sur moi, sur la vie, ma condition de femme. Je veux et je souhaite m'en sortir seul, me relever seul. Aujourd'hui, je le fais et je souhaite le faire avec vous. Car beaucoup de choses sont facile à dire et difficile à réaliser. Mais si on veut on peut. Le temps passe mais avec la volonté et le courage, on y arrive. Je veux apprendre et connaître les belles facettes de ce monde, de ce que je suis, car je pense qu'il n'y a pas que de mauvaises choses en ce monde. Il faut se redonner espoir et courage même quand on ne l'a pas. Parfois, on chute plus que l'on est debout. Mais quand on reprend le conscient de soi, on peut se remettre en question sur ce qui nous arrive. Du moins je le pense.
Un rayon de soleil c'est ce qui illumine le coeur, un coeur meurtri, un coeur blessé. Mon histoire est banal car il y a pire, et nous en avons tous un bien différente selon les degrés mais dans le fond identique.
Pourtant on a mal, j'ai mal. Mais ça passera je pense avait le temps. Je n'ai pas de repère, je n'ai pas d'entourage, mes seuls entourages sont deux personnes que j'aime profondément qui vive à 600km et mes frères et soeurs malgré tout qui sont à plus de 8000km. Je je m'accroche à ce que j'aime vraiment c'est ce qui me redonne vie et espoir en tout et pour tout. Parfois je ne supporte pas l'amour que l'on puis me porter ni l'affection et ça m'énerve......... subir des coups, voir son frère et ses soeur se faire battre ou se tordre de douleur, ça fait mal. Non seulement on porte ses trace dans le coeur, dans l'esprit et sur le corps. Des blessure s peut être qui cicatriseront un jour j'espère. Et en plus, se faire violer par des gens que l'on connaît c'est comme la cerise sur le gâteau. Et que pour eux ce n'était qu'un jeu, rien qu'un jeu. Comment peut on prendre cela pour un jeu? Je positive beaucoup car bien que dans le fond je suis perdue, mais c'est la seul solution, il faut se faire un raison du moins je pense

quel courage et quelle lecon de vie tu nous donnes petite dynastya!!!
ton histoire est bouleversante et touchante a la fois car qui pourrait croire qu'une petite fille a vecu un tel calvaire et une suite incaculable de ce que l'on appelle communement les "mauvais sorts de la vie"
malgre ta souffrance il y a une tres grande force en toi,saches l'utiliser pour te liberer de ce passe bien trop lourd...as tu deja vu un psy???ou parle de ton vecu a un professionnel de sante???car je pense que meme si tu en parles de facon positive...les blessures et les meurtrissures du passe demeurent en toi...et tu dois t'en liberer pour pouvoir mieux te reconstruire et etre enfin maitresse de ta destinee...
avec toute mon affection
pretty

bonjour

ce 'nest jamais facile de parler, la honte et le reste...

je te félicites pour y parvenir, et jespere que tu vivras désormais le meilleur de ta vie
« Les Hommes naissent libres et égaux en droit. Après, ils se démerdent. » (Jean Yanne)

bonjour

je ne pense pas que ton histoire est banal, et il n'y a  pas une histoire plus horrible que l'autre. Chaque histoire vécue est une histoire avec ses souffrances ......
Le faite de ne plus avoir de maman a l'age de 7 ans a du te faire prendre énormémenent de responsabilités... les  viols subis a 11 ans et 15 ans sont horribles...
Je pense aussi que tu aurais besoin de te confier et évacuer toute cette souffrance en toi. Tu avances dans la vie en foncant et voulant tout réussir c'est bien et je t'en félicite.
Je félicite encore pour  ton courage a avoir mis ta souffrance sur sur ce site.
Je te souhaite la bienvenue au  Rayon de Soleil.
je t'envoie mon amitié
coraline

Bonjour,
Ça me fait quelque chose tous vos commentaires. En revanche, je me  dis que si je n'essaie pas d'avancer, de voir les choses du bon coté on y arrive jamais. Faut être forte.
La première fois
J'étais en 5 ème la fin de l'année scolaire approchait, c'était le dernier jeudi du mois de mai, il y a 11 ans. Je ne peux oublier. On était en salle d'étude et on jouait au carte. Comme nous n'étions pas beaucoup dans la salle, mes copains et copines que je croyais, nous sommes partis jouer dans une autre salle de classe. Nous jouions souvent ensemble. L'école était un moyen d'évacué, de me défouler, je n'étais pas allé en cours. Puis après quelques minutes, nous nous sommes amusé brusquement. Nous étions 5 garçon et trois filles. Les deux filles qui étaient avec moi sont partis. Puis nous avons repris le jeu. On jouait à la belote. Puis un d'entre eux à dit pourquoi on ne joue pas à autre chose. Alors moi je n'ai rien compris. Je n'ai pas eu le temps de réagir. Deux des cinq sont partis bloqués les deux portes de la salle. Pendant ce temps un autre me tenait la bouche et me bloquait le quatrième m'empêchait de bouger. Et le cinquième se branlait. Je n'avais jamais vécu cela avant. Ça m'avait choqué. Puis il m'a demandé de le sucer, j'ai refusé, et il me le redemande encore. Je n'ai pas voulu le faire. Le deuxième qui m'empêchait de bouger m'a tenu la tête, et ils m'ont forcé à le faire. Je n'en pouvait plus. Puis ils sont passés un à un a leur tour. Ensuite un a arraché mon chemisier, chemisier, de la tenu de l'école, blanc. Il ne restait plus beaucoup de bouton. Puis ils me caressaient un à un, puis ils passaient leurs mains sous ma jupe puis dans la culotte, ils me doigtaient. J'avais peur, je pleurais, je ne peux oublier chaque moment passé, chaque instant. Pourtant plus j'avance dans le temps plus les scènes sont plus clair dans mon esprit. Ils me parlaient pendant ce temps. Je ne pouvais crier, malgré qu'il y avait des classes à côté, mais j'ai des frères et soeurs et si je parlais ils s'en seraient pris à elle. Alors je me contentais de pleurer et de me débattre. Ils avait entre 14 et 16 ans. Ils m'ont demandé si ils pouvaient aller plus loin et je disais non , je me débattais. A ce moment, ils m'ont dit tu va voir ça ne fait pas mal ce n'est que du plaisir. Ils m'ont couché sur une des tables de la salle. Pendant que trois me retenaient, un après l'autre ils sont rentrés en moi. J'avais honte et je le suis encore. Cela a durée pendant plus de deux heures. Je n'avais pas de montre. Mais les cours duraient deux heures à la sonnerie d'un cours on est rentré dans la salle . Un cours de deux heures à eu le temps de terminer et on est sorti au prochain cours. Il ne voulait pas se faire remarquer. J'avais mal. Et j'avais honte. Ce jours la je n'étais même pas rentrée avec mes soeurs. Je suis rentrée par mes moyens. Je portais le sac devant pour que l'on ne puisse pas voir ma chemise déchirée. Et surtout que mon père ne le vois pas. Un jeu juste un jeu pour eux. Un jeu qui en plus des violences, de l'alcool, des insultes de mon père, jour et nuit, il fallait que je subisse cela. Je me suis renfermée sur moi même. Et puis je me suis raisonnée. Je ne pouvais laisser mes frère et soeur. Il  étais devenu ma raison de vive. Le comble c'est que ces soit disant copains je les connaissais depuis de un bon moment. N'étaient-il pas de mon âge? Je voulais me défouler, oublier mon quotidien l'enfer de chez moi. Ça m'a rapporté cela. J'en m'en veux encore de ne pas avoir été en cours. Ce ne serait pas arrivé. Mon père les connaissait. Je ne lui aurai jamais dit car il est violent, j'aurai eu peur de sa réaction, vis a vis de moi et d'eux, de mes frères et soeurs. Il ne communiquait pas je me disais il ne m'aurai pas compris, ni écouté.
Je ne suis pas rentrée directement. Je suis allée me doucher. Je suis restée un bon moment sous l'eau. Puis je suis rentrée comme si de rien n'était. Ce qui n'a pas plus à mon père. Car en étant l'aîné on ne laisse pas ses frères et soeurs seuls. Je les emmène à l'école, je dois revenir avec. Et c'était reparti pour un tour...
La seconde fois à 15 ans...enfin...
Je n'aurai pu le dire à personne, pas à mon frère, pas à mes soeurs, pas à mon père. Je ne côtoyais personne. Mon père est un homme gentil dans le fond mais ravagé par la vie. Il s'en servait comme prétexte pour justifier son attitude et pendant toute ses années je l'avais cru. Je croyais que cela faisait parti de la vie. Je me suis trompée. Tout son argent passait dans l'alcool ou le jeu (loto pmu) comme il disais c'est sa passion. Il y a des jours qu'on en mangeait pas sans raison pourtant il y avait à manger, d'autre jour ou tu restait à genoux des heures et des heures sur des tiges de fer. Les genoux saignaient. Et quand il frappait, tu restais marquer pendant un bon moment. A peine tu avait pris des coups et tu en prenais encore. Même il attendait que tu dormes quand cela il était sur que tu ne partirais pas, tu ne fuirais pas. De la violence gratuite. Il faut vivre pour croire, ressentir, comprendre je pense, et malgré cela il est dans mon coeur . C'est mon père. Tant je peux le pardonner, mais je ne pardonnerai jamais ma mère....
excusez..................

dynastya courage c'est horrible ce qui t'est arrive mais n oublie surtout pas que ce n'est pas a toi d'avoir honte... PARLE, parle nous on est la ne garde pas ca pour toi

Courage
J'ai besoin de ta force parce que je suis faible, de ta constance pour combler mes errances, de ton courage parce que je suis lâche, de ton amour pour me réparer... J'ai besoin de toutes tes qualités qui me font défaut

merci à tous.

Pour répondre à vos questions, j'ai 22 ans.
Je n'ai pas vu et je ne vois pas de professionnel de santé, ni de psy.
Quand j'avais 5 et 6 ans la psy que je voyais sur demande de l'école avais mis ma haine, mon mépris, et mes attitude vis à vis des autres sur le fait que j'étais juste nerveuse et qu'il fallait que j'aille à la piscine pour me détendre.
Enfin, ce n'est pas grave.

Je me sens heureuse car  j'ai la force de caractère d'avancer, mais en quelque part malheureuse. Mais je pense que cela sera toujours ainsi. enfin bref.

Enfin comme tu dis laurine je dois surement prendre à la légère ce qui m'est arrivé. Il faut dire que je me suis fais beaucoup d'idée en tête pour essayer de ne plus souffrir. est-ce vraiment la bonne solution. je ne sais pas. C'est vrai que dans le fond, j'avance avec cette souffrance en voulant la fuire ou la cacher. en voulant l'ignorer. Ou me convaincre que cela ne sais pas passer. Et pourtant je me dis que tous moyens sont bon. Mais au fond j'ai mal je le sais.

bisous à tous et prenez soin de vous tous........

Ca fait un moment que je ne suis pas venue. Il est bien ce site. Je remercie tous le monde  de leur témoignage. Comment faire pour oublier. Vivre sans. J'arrive a certains moments de ma vie de mettre entre parenthèse et d'autre moment ou je suis perdue. Perdue avec ce qui m'entoure. Enfin, on se sent vraiment pas bien......
Bon courage à tous....

Bonjour Dynastya
on en est tous là, à croire qu'on va oublier et puis vlan ça nous revient en pleine face... mais parmi nous heureusement il y en a qui nous montrent le chemin, de l'espoir, parce qu'on peut arriver à exorciser le passé.  nous aussi on a droit au bonheur, c'est juste qu'il est plus difficile et plus long à atteindre pour nous, par la faute de ces bourreaux. j'espère que tu trouveras des idées sur ce site (que j'aime aussi beaucoup) pour te guider, pour aller mieux, bon courage

Oublier est impossible, mais quand ca va mieux, tu n'y penses plus aussi souvent, ca ne fait plus aussi mal. Je compare ca a une cicatrice. Il te reste une marque, mais ca ne fait plus mal.
Essayer d'oublier n'aide pas, il faut au contraire faire face au passe, souffrir, l'accepter, afin de pouvoir avancer. C'est dur, mais c'est le seul moyen.
Alex.