Rayondesoleil.org

Un forum pour les victimes d'abus et de violence

Cet exercice est pour vous aider a reconnaitre toutes les bonnes choses en vous.

Partie 1: essayer de penser a toutes vos qualites, ce que les autres personnes disent de bien a propos de vous, ce que vous pensez avoir comme qualites vous-meme.

Partie #2: plus dur, mais essayer de trouver une bonne consequence dans le fait d'avoir ete abuse(e). Mon exemple personnel: j'ai cree ce site, j'ai appris a mieux comprendre les victimes et a etre plus sensible a la douleur des personnes en general.
Alex.

ces deux exercices me paraissent difficiles meme tres difficiles mais je vais jouer le jeux on est la pour ça aussi apres tout  :wink:

partie 1: ce que les autres pense de moi j'ai parfois beaucoup de mal a le ressentir moi meme , je dois surement me refuser cette idée d'etre "mieux que ce que je pense" mes "vraix" amis disent de mois des choses tres positifs mais aussi négatif dans le sens ou je ne me fait pas confiance et je me dévalorise tous le temps ....les choses positifs qu'ils disent sur moi ( je vais me prendre la grosse tete  :wink: ) que je suis quelqu'un de trop gentille, attachante, courageuse, une force sans limite, une volonté d'acier, la rage de vivre, sincère, honnete, serviable, adorable etc...avrai dire les compliments (meme si j'aime ça comme tous le monde) me mettent mal à l'aise ...

ce que je pense avoir comme qualités ? patiente, à l'écoute, courageuse (meme si je ne me l'avou pas toujours), battante, obstiné, serviable, gentille et honnette.


partie 2: par contre la je vais avoir du mal ...trouvez ne serais ce qu'une bonne conséquence de "ça" me parait difficile j'ai beau chercher mais je trouve rien .....a si ....en y réfléchissant le seul point positif ça a été que grace à "ça" ma maladie c'est arreter pendant quelques années et j'ai pu reprendre réellement mes études et profiter de la vie pendant ce "répis" de 5 ans passé sans cette maladie ...je vois vraiment aucun autre point  "positif"

bisous chapounette
la vie malgré tout

:oops: au oui que cette exercice est difficile, mais moi aussi je joue le jeux!!!!!!!!!!!!

1er :   ce que mes amis pense de moi : je suis devouée, gentille et je suis toujours la pour eux, a leur ecoute, et a trouver meme des solutions si je le peut, et de grace, je m'y efforce toujours, ils dises souent que je sui une batante, courageuse, et qu'ils m'aimes pour ca, mais ca moi j'ai du mal a l'entendre.......

           quand au qualité que je pense de moi-meme, ah ouille, que la c'est difficile a dire, quand on a perdu definitivement l'estime de soi, juste peut etre une amie avec un grand A, et ma sincerité, meme si des fois, je ferais mieux de la garder, et ma franchise, je ai les mensonges, et tourner au tour du pot comme on dit...............


2eme :  ce que le viol ma apportée, d'etre devenue tres vite adulte et autonome, ne jamais compter sur les autres, et que pour avancer il faut se battre encore et encore , contre soit et contre le monde exterieur, et ne plus jamais garder le silence, si destructeur a nous meme
LES LIENS DU COEUR
FONT LA DOUCEUR DE NOTRE VIE!!!!!

Hem c'est pas facile en effet. du négatif on en trouve toujours mais du positif !
bon mes qualités...les autres croient que je suis détachée de tous les ennuis et que rien ne peut m'atteindre. voila comment je me me montre en tous cas (c'est faux!). Sinon on me trouve trop gentille. je crois aussi que je le suis, trop avec des personnes qui ne le méritent pas. alors je tiens à le rester pour les gens que j'aime ou qui ne m'ont pas fait de mal. je suis donc diplomate.
Sinon je m'adapte facilement à des situations, boulots très différentes voire difficiles. ça vire parfois au désastre, on m'a dit que j'étais capable de supporter des situations intenables sans broncher et à la réflexion c'est vrai. Bon mais ça m'a aidée quand même.
ah voila je suis honnête enfin j'entends le rester, de quoi pouvoir se regarder dans la glace avant de mourir.
Je "souffre" d'empathie sinon. Vraiment cool pour comprendre les amis, ou pour savoir si untel m'aime ou pas, moins cool quand je dois partager le quotidien de gens pas biens (genre collègues...) ça me fait mal à la peau les mauvaises pensées. mais ça me permet de savoir immédiatement si quelqu'un me veut du mal. pratique meme si ça enlève pas mal d'illusions.
Bon voilà.
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aspect positif de l'abus : ?????????
-depuis toute petite j'ai rejeté mes parents (qui ne m'ont pas protégée) pas de calins pas de confidence, recherche de la solitude ; alors l'aspect positif est que je n'ai pas peur d'être seule dans la vie.
-petite et ado j'étais obsédée par le passé oublié (histoires de famille, généalogie) comme si je sentais qu'il fallait retrouver quelque chose dans le passé (ben tiens). résultat je suis devenue archéologue, métier qui ne sert à rien et qui fait mal au dos, mais passionnant.....

ce que les gens pense de moi, il me trouve gentille, sensible, genereuse et calme(en fait ce n'es qu'une apparence car je suis sans cesse nerveuse et stresser mais je ne le montre point devant les autre)moi je me trouve décalé des autre disons vivant un peu dans un autre monde qu'il ne comprenne pas, sinon je pense etre asser genereuse, mais je me trouve pas du tout gentille,je me sent souvent incapable et je manque enormement de confiance en moi, je me sent souvent nul d'arriver a rien a faire et je m'en veut tres souvent.
le coté positif celui la je le trouve plutot dur a trouver c'est  de me rendre compte plus facilement de la souffrance et la douleur des autre meme ceux qui essaye de le cacher, et je sais mieux comprendre ceux ci quand il veule etre seule
La douleur et la souffrance sont des croix personnelles. On est toujours seul à les porter.

Personnellement j'aurais inversé le niveau de difficulté.

La partie n°1 est la plus compliquée. Car ce que les autres disent de moi ne correspond pas à la réalité la plupart du temps, mais à l'image de moi que je projette comme une simulation. Je peux aussi bien simuler volontairement des défauts ou des attitudes qui choquent que des qualités que je n'ai pas. Par exemple il m'est arrivé dans un restaurant où il y avait plusieurs verres et plusieurs fourchettes soit de ne pas savoir laquelle utiliser soit au contraire faire volontairement exprès de ne pas utiliser le bon ustensile. Dans le même ordre d'idée, je ne bois ni café, ni thé, ni aucun alcool en aucune circonstance, d'une part car je n'ai pas envie d'essayer, et d'autre part car je sais que cela se remarque et dérange... Pleins de petits trucs comme cela... Inversement on m'a souvent dit qu'il était impossible de me faire sortir de mes gonds (de me mettre en colère donc), quelqu'un m'a même surnommé une fois zéro de tension car mon humeur semblait en toute circonstance identique et sans aucune réaction face à l'extérieur. Or ces qualités là n'existent pas réellement. Les explosions de fureur, il y en a eu plein, de la forte colère très souvent, mais les gens ne le voient pas.

De même en général les félicitations ne me concernent pas, car ce n'est pas moi qui ait fait le travail, si j'avais essayé je me serais planté complètement. C'est mon cerveau en tâche de fond, sans que j'ai à faire quoi que ce soit qui fait le travail et derrière je n'ai plus qu'à retranscrire quand il me donne le résultat ou à agir en fonction du résultat qu'il me donne. Mais si je m'attaque au problème, si j'essaye d'y réfléchir, c'est loupé. J'ai commencé à avoir de très bonnes notes à l'école quand j'ai compris cela. Moins je travaillais et moins je faisais d'effort plus mes résultats étaient bons. Une dissertation ? Simple : On lit le sujet, puis je n'y pense surtout plus du tout, puis directement au propre introduction développement conclusion sans avoir recherché des idées, sans avoir fait de plans, sans avoir fait de brouillon, sans avoir respecté les méthodes enseignées. Je ne relis même pas. Un exposé de 30 minutes devant un auditoire ? Je le prépare pareille, ensuite je le répète une fois par jour pendant une semaine en lisant ce que j'ai écris, puis la seconde semaine en ne lisant plus, et en utilisant juste quelques mots en note. Je ne sais pas le sujet par cœur, d'une répétition à une autre cela varie pas mal. Et le jour de l'exposé tout se passe bien, même si je suis incapable de dire ce que j'ai réellement raconté. Je pourrais dire une énorme bêtise que je ne m'en rendrais même pas compte, je suis déconnecté. Alors les félicitations là encore ne sont pas pour moi : je n'ai rien fait, c'est mon cerveau qui a agit à un niveau inconscient. Alors non seulement je ne tiens aucun compte des félicitations mais encore elles me gênent car elles ne s'adresse pas à moi : le résultat est là, mais le travail nécessaire n'y est pas. En réalité aujourd'hui que j'ai enfin le diagnostic, toutes ces personnes félicitent une anomalie génétique : le syndrome d'asperger - pas moi.

En fait, la partie 1 n'existe pas à mon avis, ou ce qui existe réellement a probablement été favorisé par l'existence de la partie 2

La partie numéro 2 par contre est facile : Avec le syndrome d'asperger en facteur aggravant, j'ai toujours été seul, donc protégé des mauvaises fréquentations qui auraient pu m'inciter à fumer, me droguer, boire (etc.) ou qui auraient pu m'amener à me trouver dans des situations délicates (fête qui tourne mal et dégénère par exemple). Je n'ai donc eu aucun des problèmes que les parents rencontrent avec les adolescents sur les sorties ou autres car cela n'a jamais existé. Inversement c'est grâce à cela que j'ai connu ma seule et unique amie avec qui j'ai hélas perdu contact un peu avant mes huit ans. C'est aussi sans doute cela qui m'a permis de détecter les autres victimes, et de voler à leur secours (maladroitement hélas dans mon jeune âge) en me moquant des conséquences pour moi.  Chaque victime croisée (beaucoup trop) n'a pu être identifiée comme victime que parce que je connaissais, je savais quoi chercher.

Avec le temps cela a fini par me rendre quasiment insensible à la douleur physique, insensible du moins en apparence aux menaces si je ne cédais pas. Même confronté à une mort imminente, je restais sur ma position.

En aucun cas je ne voudrais ressembler à mon frère, à mon père, aux membre de la famille de mon père. Et sans cela je serais sans doute comme eux. Je serais aussi peut être comme tant d'autres qui ne comprennent rien à rien, qui sortent des conneries du genre "ce n'est pas si grave", "c'est du passé", "ce n'étaient que des attouchement", "tu as bien du le provoquer", ou "n'importe quoi"

Je suis aussi très protecteur et depuis tout petit envers les plus faibles, les plus fragiles, quand bien même cela ne m'apporte rien ou que des ennuis ou bien des souffrances. Je suis passé bien trop souvent près de la mort, et je me suis dit parfois que j'aurais mieux fait de mourir à ce moment, mais à chaque fois si cela avait été le cas il y a quelqu'un plus tard que je n'aurais pas pu aider, soutenir ne serait-ce qu'un peu. Pendant un bref moment j'ai été en contact avec une personne du forum, et je comprenais très bien, je pouvais même deviner ce qu'elle ne disait pas, j'était en mesure d'entendre même de manière très explicite ce que jamais elle n'avait pu dire ou osé dire, car certaines choses étaient si proches. Je pouvais non seulement l'entendre, mais le comprendre et le croire, car même si c'était intolérable (comme d'autres que j'ai connu dans d'autres circonstances) pour moi, cela avait fait partie de ma routine depuis tout gamin. Il parait que je l'ai beaucoup aidé, tant mieux. Mais si je n'avais pas connu, n'aurais-je pas fait comme certains de mes proches à qui pourtant je n'ai presque rien dit ? N'aurais-je pas dit ou pensé que c'est n'importe quoi ? De toute manière je ne l'aurais jamais croisé, et même si j'avais connu seulement une partie de ce que j'ai connu, dans ce cas je l'aurais croisé, mais je n'aurais pas été à son niveau, elle ne se serait pas confiée comme elle l'a fait

En fait, si je n'étais pas passé par tout cela, je ne suis pas certain que j'aimerais connaitre la personne que je serais probablement devenue
Refuser de renoncer c'est refuser d'accorder une nouvelle victoire aux pourris que l'on eu le malheur de croiser

#6 Novembre 15, 2015, 12:06:21 PM Dernière édition: Novembre 15, 2015, 01:21:32 PM par intime idée
Je te trouve assez dur avec toi même :-\...
vu d'ici en dehors de ton besoin d'analyses et de détails approfondis, tu ne sembles pas si différent ;)...

Ma résilience ma place derrière la façade quasi permanente du sourire, ça n'est qu'un masque que d'autres utilisent aussi ici même sans résilience...

On a appris pour nombre d'entre nous à passer inaperçu, ne pas faire de vague,
s'adapter à toutes situations même si elles ne nous correspondent pas du tout et que l'on s'y sent vraiment très très mal, rien y parait...

Ça demande beaucoup d'énergie, et bien souvent fini par se retourner contre nous avec les gens les plus proches, nombre de mes "amis" n'étaient là que parce que je ne savais pas dire non, j'étais juste la bonne poire de service...
D'autres ont difficilement essayé de chercher derrière la façade, sans réellement y arriver ont cru que au final je n'étais pas très humain, que je ne ressentais rien ???...
Ça leur semblait si étrange qu'ils s'écartaient d'eux même :-\...

Ta différence fait partie de toi, même si tu as aussi deux états de consciences,
celui qui te protège et ton moi profond qui peut être aux antipodes de ce que tu laisses voir....
Alors peut être que l'on ne félicite que cette partie visible, qui n'est qu'une partie de toi, qui n'est pas ce que tu ressens vraiment, mais ça reste toi  ::)...

Il est si difficile de baisser sa garde, si périlleux  aussi...
De visu avec d'autres je n'y suis arrivé que très rarement, quelques heures tout au plus...
ça fait un bien fou, mais ça chamboule aussi à un point qu'il est difficile de s'en remettre,
et pose des doutes sur tout ce que l'on a connu jusqu'alors :P....
Alors venir ici me fait du bien parce que ces questions ne se posent plus ici  ;) 8)...

" Les cicatrices nous rappellent d'où on vient, mais elles ne doivent nous dire où aller."

Exercice qui reste complique pour moi malgre des annees de therapie...

Seul point positif...je me sens aujourdhui plus sereine et plus forte pour vous apporter le meilleur de moi meme

Mireille

Je pense que le côté le plus positif des abus a été pour moi de vraiment explorer mon humanité.

Faire notamment la différence entre 'le comportement' d'une personne et 'ce qu'elle est' a été vraiment une étape clé qui m'a ramenée vers plus de compassion pour moi-même, pour l'autre en général et mes deux bourreaux qui sont eux-mêmes deux victimes violées par leur père.

Je pense que la victime peut s'en sortir en rompant les 3 grands maux qui la maintiennent dans ce statut:

1) l'isolement avec son secret/ les détails de ses abus, les visions

2) la honte et la culpabilité (de penser que peut-être elle est responsable pour le comportement agresseur de son agresseur alors que non, le choix d'avoir un comportement agresseur est la responsabilité du bourreau entièrement)

3) la difficulté de donner du sens à cette situation terrible de trauma (Donner un sens au fait d'avoir été abusé. Dans mon cas comprendre ma propre dissociation traumatique et supposer très fortement que mes deux bourreaux anciennes victimes sont aussi probablement dissociés m'a permis de faire sens de leurs actes d'agression sur moi: ils essayaient probablement de soulager leur propre douleur de dissociation psychique par ces actes. Cela ne change rien au fait qu'ils portent la responsabilité d'avoir CHOISI ce moyen là pour se soulager - et non pas la thérapie par exemple - et me renforce dans l'idée qu'ils doivent être puni non pas pour voir tenté de soulager leur réelle souffrance mais pour avoir utilisé un moyen criminel)

1- Mes amies et ma famille tiennent à moi comme je tiens à eux, j'ai de la chance de les avoir et je fais de mon mieux pour être à la hauteur de l'amour qu'ils me portent

2-C'est une question que je me suis souvent posée. Je pense que ça m'a rendue plus empathique et plus humaine en un sens car je comprends ce qu'est la douleur. Ca m'a aussi fait grandir plus vite et ça a fait de moi la personne que je suis aujourd'hui et que malgré tout il m'arrive d'apprécier.