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Un forum pour les victimes d'abus et de violence

voilà je suis venu il y'a trés longtemps. J'allais vraiment trés mal. Je n'ai pas été violé à proprement parler, j'ai juste subit des attouchement sexuel entre 1995 et 2002. C'a na pas été facile mais j'ai réussi à parler a l'infirmière scolaire. J'ai du le faire car ma santé en dépendais et je me sentais vraiment mal. Mais j'ai porter plainte avec mes parents ( j'étais encore mineur) cela ma permis de mettre des mots sur mes souffrances et de m'enlever un poids. La procédure a été longue mais maintenant ma souffrance a été reconnu.

Voila en résumé rapide mon cheminement. Je voulais juste dire que si des gens pouvais avoir besoin de quelque chose, de se confier ou n'importe quoi, je suis prète à les aidée. Voila bon courage à toute

bonjour Tit-miss
C'est bien que tu ailles mieux et bravo d'avoir pu porter plainte, et bravo à tes parents de t'avoir accompagné... Quant à savoir si subir "que" des attouchements est moins pire que le viol, je sais pas, je suis dans le même cas que toi. La violence est moins "violente" c'est sûrement vrai, mais il y a peut-être plus de confusion après... Enfin, merci de (re)venir avec nous !

bravo a toi pour la plainte les demarche, super que tu aille mieux aujourd'hui, c'est important des temoignage comme le tient pour permettre au victime un jour avoir l'espoir de passer ce cap infernal ou on es si mal.quand a violer ou attoucher je suis pas sur que l'un es pire que l'autre, c'est juste different et que dans les deux cas "on viole notre intimité" donc pour moi c'est aussi grave et que c'est bien que ca été reconnu par la justice, ca a du te faire du bien qu'il es été coupable, ce mot es si important pour nous victime
La douleur et la souffrance sont des croix personnelles. On est toujours seul à les porter.

Je suis désolé d'avoir dit que des attouchements été moins grave. Au niveau de la souffrance c'est la même chose mais au niveau juridictionnel, il est moins considéré. La plainte m'a surtout permis de grandir dans ma tête. Je suis beaucoups moins à fleur de peau qu'avant. Même si de temps en temps certains troubles ressorte. J'ai refusé de me faire suivre. Mais c'est vra que je suis beaucoup mieux et plus hereuse j'ai réussi à construire une vie de famille.

Bravo "tite-miss" t'as réussi là ou moi je n'ai pas eu le courage!
A mon grand regret, car c'est la question qui me trotte le plus dans la tête depuis:
Est ce que mon silence a entrainé d'autres victimes après moi ?
Le doute planera toujours pour moi car mes deux bourreaux sont décédés .
La première , il y a seulement quelques années, elle a donc eu beaucoup de temps pour faire d'autres victimes, le second moins de six mois après m'avoir violé, un samedi soir trop arrosé, un accident de voiture......Je ne l'ai pas pleuré!
Bonne nuit.
" Les cicatrices nous rappellent d'où on vient, mais elles ne doivent nous dire où aller."

Tu n'as pas à t'en vouloir tu sais. Si ils ont fait du mal à 'autre gens tu n'y'est pour rien. Porter plainte ne les empéche pas forcément d'agir car ils ne vont ps forcément tous en prison. Et dans tous les cas c'est LEURS faute. Je te trouve déj trés courageuse supporter cela en toi.  Si tu as besoin d'en parler n'hésite pas

Tu as parfaitement raison quand tu dis que c'est de leurs faute.
Mais la première personne à avoir abusé de moi était ma nounou, une personne a qui de nombreux parents ont confiés leurs enfants puisque c'était son métier.
je ne peu donc m'empêcher de penser régulièrement, que si j'avais parlé, elle aurait eu suffisamment de soucis pour au minimum perdre son agrément, et ne plus côtoyer d'enfants quotidiennement.
Mais voilà, je n'ai jamais rien dit.
pourtant elle ne m'avait jamais menacé, juste manipulé, juste profité de mon innocence pour instaurer un silence complice entre nous.
Forcement après on se sent coupable; et si je supporte l'idée pour moi même, pour les autres qui ont peut être suivi c'est bien plus compliqué.
A +.
" Les cicatrices nous rappellent d'où on vient, mais elles ne doivent nous dire où aller."

Moi c'était le mari de ma nourice. Et c'est le même problème. Je n'ai jamais osé dire non de peur de perdre ces gens que je considéré comme ma famille. Pourtant on m'avait tendu beaucoups de perche avant que je parle: j'ai eu des psychologue scolaire ma maman ect car il y'avait déja eu une affaire contre lui qui n'avait rien donnée.
Tu as été suffisament traumatisée. C'est facile de manipulé une enfant qui a koi maximum 10 ans.
C'est cette culpabilité qui ma forcé à parler parce que il y'avait mon petit frère et je voulais être sur qu'il n'y avait pas touché. Et j'ai eu la chance d'avoir un ami qui a su me tirer les ver du nez.
Je sais c'est dur a intégré mais RIEN n'est de ta faute pour toi et pour les autres.

bonsoir,
je m'imisse dans votre discussion et je m'en excuse, je voulais simplement parler de cette culpabilité par rapport aux autres victimes. mon père a abusé d'autres enfants, après moi. j'en ai la certitude.
la faute, c'est celle de celui qui abuse, pas la notre! les personnes qui abuse d'enfants sont des manipulateur, tellement qu'ils nous imposent un silence impossible a briser même lorsqu'adulte, on essaye... pour ma part, je suis encore sous son emprise, terrorisée par lui. et je suis adulte! alors je suis persuadée qu'un enfant ne peut pas briser ce silence et dénoncer parcequ'il en a envie. c'est d'ailleurs ça, la clef du probleme! ce silence qu'on nous impose, il est tellement en nous que même notre mémoire efface des faits!! on ne peut pas être coupable de ce silence qu'un abuseur nous impose. nous ne somme pas responsable de ça, ni même du reste.
j'ai mis longtemps a comprendre ce que voulais dire victime. ce n'est pas une faiblesse!nous n'avons pas été faible, nous avons subit. la violence est physique, et mentale.
nous ne pouvions pas parler, notre corps et notre tête ne pouvait pas..
je vous embrasse et vous dit à bientôt et encore pardon d'être intervenue dans votre discussion.

bonsoir andréa,
Ne t'excuse pas d'intervenir, il n'y a pas de soucis pour moi.
Tu dis avoir été et être encore terrorisée par ton père, mais pour ma part je n'ai pas de souvenir de moment violent ou traumatisant avec cette nounou. Bien au contraire, aussi répugnant soit il a dire, j'ai éprouvé du plaisir dans ces interdits, j'ai chercher sciemment a les renouveler très souvent, et a les compenser par des masturbations compulsives longtemps après que les hasards de la vie m'en aient séparé.
Contrairement a tout ce que j'ai subi plus tard adolescent en pension, ou la j'ai bien la notion de traumatisme sous la contrainte, il m'a fallu dans le premier cas devenir père pour réellement réaliser qu'elle avait surement "un grain", et regretter mon silence qui me rend complice contre ceux qui se sont trouvés chez elle après moi.
cette notion de plaisirs même si il avait surement un "coté mécanique", avait aussi un coté affectif très fort qu'il m'est toujours très difficile d'avouer aujourd'hui de peur d'être incompris. Je pense que ça compensais un manque réel d'affection, vivant dans une famille assez rigide ou l'on montre peu ses sentiments, ou l'on ne dit jamais ce qui est bien ou bon....
Aujourd'hui j'ai honte de l'avouer, mais je cherche toujours cette affection lors des rapports avec ma femme, et je crois que même si elle en connait la raison, ça la dépasse complètement.
" Les cicatrices nous rappellent d'où on vient, mais elles ne doivent nous dire où aller."

Intime idée, en parlant d'être terrorisée, et donc de violence, je ne paralit pas de violence physique. mon père n'a jamais été violent ni menaçant, c'est bien plus sournois...ça passe par l'affectif : fait plaisir à papa viens faire un calin...
c'est ce que ça fait dans la tête qui est violent : c'est étrange mais j'ai entendu l'autre jour une personne dire une réflexion, a propos d'un viol : "ce n'est pas du sexe, c'est de la violence"
cette phrase m'a frappé.  parce que adulte, j'ai de gros souci avec ça...ma vision de la sexualité, elle n'est pas comme elle devrait. j'ai une vision de violence, et pas d'amour.pour moi le sexe c'est dominer l'autre pour obtenir du plaisir.

tout ça pour dire que, comme nos abuseurs n'étaient pas violent mais au contraire, gentil, cajoleur, on a du mal a comprendre ou s'arrête la tendresse et ou commence l'abus sexuel.
tu était si petit, ta nourrice savait parfaitement s'y prendre et je comprend bien ton sentiment ambigu  : quand mon père "s'occupait de ma soeur" (il abusait d'elle devant moi), j'était jalouse...je voulais qu'il s'occupe de moi et j'était jalouse.... je me trouve immonde en me rappelant ça, mais j'était petite et je voyait cela comme un gros calin. je ne voyait pas encore le mal, la perverssion.
c'est ce coté affectif, qui nous fait sentir coupable! on a aimé nos abuseurs...comment aurait'il pu en être autrement?surtout si tu ressentait un manque affectif  que tu comblait logiquement avec cette nounou. comment aurais tu peu dénoncer des actes que tu ne comprenais pas? c'est impossible! les abuseurs jouent avec cet affectif pour nous imposer inconsciement le silence.

moi aussi je recherche certaines choses qui me font honte, dans mes rapports avec les hommes..mais vraiment honte... j'ai l'impression d'être un animal...bref peu importe.

Tite Miss, je suis comme toi, je n'ai subit "que" des attouchements (et du voyeurisme) j'ai tendence aussi a dire que c'est moins grave que le reste. mais quand je vois comme ça m'a rendue tarée...je me dis que je peut enlever ce "que"...


Excuse moi andrea, je répondais a un cliché, pensant que les hommes usaient plus de leur force, menace ou autorité envers leurs victimes, peut être aussi simplement parce que j'ai vécu les deux,la femme gentille et sournoise, et l'homme qui commence par être gentil pour mettre en confiance, mais qui le moment venu  usa de toute sa force physique pour me maitriser.
Il est bien évident que dans le cas d'un père, il peut user des sentiments pour arriver à ses fins tout comme une femme, et le faisant avec ta soeur devant toi devait rendre la situation encore plus ambigüe dans tes yeux d'enfants.
Moi aussi, avec elle je croyais que cette relation était normale, même si quelque part le simple fait de n'en avoir jamais parlé aux parents prouve que mon inconscient savait déjà que la situation n'était pas clair. Alors j'imagine si elle avait gardé d'autre enfants en même temps que moi et agis de la sorte avec eu et devant moi. J'aurais réagi de la même façon, avec jalousie envers ces petits rivaux.
" Les cicatrices nous rappellent d'où on vient, mais elles ne doivent nous dire où aller."

dsl j'étais en vacances.

J'avais aussi ce entiments trés ambigue. Mais j'ai trés peu de souvenir de cette période,j'ai des flash back j'ai une vision trés précise de la première fois et je me souviens pas voir été forcé. Aprés j'avais l'impression détre coincée meme si évidement je le suivais sans jamais rechigné.
Il ya quelque jours, a la suite d"une dispute cette histoire est sorti devant mon beau frère. Il n'a eu aucun détail mais il a trés bien compris de quoi je parlais.
Je ne sais pas si je dois lui expliqué ou si je dois laissé coulé?

Salut tite-miss j'espère que t'as passé de bonnes vacances, moi les miennes approchent.
Pour ton "bof" je ne sais quoi te dire?
Je pense que la réponse t'appartient, d'un coté que les proches connaissent notre passé leur permet de mieux nous comprendre, et de mieux comprendre nos réactions parfois étrange ou excessive à leurs yeux.
De l'autre c'est très gênant, alors ne te sens pas obligée de lui en dire plus, les secrets sont souvent dur à garder dans les familles, chacun répète à sont conjoint qui risque de le répéter aussi et finalement tout le monde sait..........
" Les cicatrices nous rappellent d'où on vient, mais elles ne doivent nous dire où aller."

tite miss, de quoi as-tu envie ? de quoi as-tu besoin par rapport à ton beau frère et tes mots ?
c'est bien que tu aies pu nommer les choses, quand c'est juste pour toi et que tes proches  puissent le  comprendre !
alors bonnes vacances ? :)
heureux les coeurs purs ... ce long chemin