Rayondesoleil.org

Un forum pour les victimes d'abus et de violence

Je suis tombée il y a quelques temps sur un site super intéressant "La petite douceur du coeur" où on y retrouve plusieurs textes très inspirants. Je vous en mettrai un de temps en temps! Ça fait toujours du bien de lire des petits textes comme ça.



En 1952, une jeune femme du nom de Florence CHADWICK s'avança dans l'eau sur la plage de Catalina Island, déterminée à nager jusqu'en Californie.

Elle avait été la première femme à traverser la Manche aller et retour à la nage et possédait donc une solide expérience. Ce fameux jour, il faisait froid et le brouillard était si dense qu'elle voyait à peine les bateaux chargés de l'escorter. Elle nagea 15 heures d'affilée. Elle supplia plusieurs fois qu'on la prit à bord de l'un des navires, mais son entraîneur la pressa de persévérer, lui répétant qu'elle y arriverait, que l'arrivée n'était pas loin.

Épuisée physiquement et émotionnellement, elle décida finalement de s'arrêter et fut retirée de l'eau, pour constater que le rivage n'était plus qu'à 800 mètres.

Le lendemain de sa tentative, elle confia aux journalistes lors d'une conférence de presse : « Je ne cherche pas d'excuses. C'est moi qui ai demandé à mettre fin à l'expérience. Mais je pense que si j'avais pu apercevoir le rivage, j'y serais arrivée. »

Son échec fut seulement provisoire. Quelques mois plus tard, elle fit une autre tentative dans les mêmes eaux. Ce jour-là, le soleil brillait et avec son objectif clairement en vue, Florence Chadwick établit un nouveau record en natation.

Il y a vingt ans, je conduisais un taxi pour gagner ma vie. Lorsque je suis arrivé à 2 h 30, l'immeuble était sombre, à l'exception d'une petite lumière provenant d'une fenêtre du rez-de chaussée. Dans ces circonstances, plusieurs chauffeurs auraient seulement klaxonné une ou deux fois, attendu une minute et seraient repartis. Mais, j'avais trop vu de gens démunis et qui n'avaient d'autre moyen de se voyager que les taxis. Je me suis donc dirigé vers la porte et j'ai cogné doucement.

Après une longue pause, la porte s'est ouverte. Une dame âgée d'environ 80 ans se tenait devant moi et à ses côtés, une valise de nylon qu'elle avait péniblement traînée jusqu'à la porte. L'appartement était désert, comme si personne n'y avait vécu depuis des années.

J'ai porté la valise jusqu'au taxi, puis je suis retourné vers la femme. Elle a pris mon bras et nous avons marché lentement vers le trottoir. Elle ne cessait de me remercier pour ma gentillesse.

« Ce n'est rien, lui ai-je répondu, j'essaie simplement de traiter mes passagers de la façon dont je voudrais que ma mère soit traitée... »

— Oh, vous êtes le genre de bon garçon », m'a-t-elle dit alors.

Quand nous sommes montés dans le taxi, elle m'a donné une adresse, puis m'a demandé si je pouvais la conduire en ville.

« Ce n'est pas le chemin le plus court », lui dis-je.

— Oh, ça ne me dérange pas, je ne suis pas pressée. Je suis en route pour un hospice. Il ne me reste pas de famille et le docteur dit que je n'en ai pas pour longtemps. »

J'ai tranquillement éteint le compteur et lui ai demandé quelle était la route qu'elle désirait que je prenne.

Pendant les deux heures qui ont suivi, nous nous sommes promenés dans la ville. Elle m'a montré les édifices où elle avait travaillé, le quartier où elle et son mari avaient vécu, ... Parfois, elle me demandait de ralentir en avant d'un immeuble particulier, comme pour se remémorer une tranche de vie.

Puis nous nous sommes rendus à l'adresse qu'elle m'avait donnée. Deux infirmiers sont venus l'accueillir avec une chaise roulante. Elle a précautionneusement placé sa petite valise sur elle, comme si toute sa vie se résumait dans ces quelques vêtements et objets. Puis, elle m'a demandé combien elle me devait.

« Rien, ai-je répondu.

— Mais vous devez gagner votre vie.

— Il y a d'autres passagers...

Je me suis alors penché et l'ai serrée dans mes bras, lui offrant peut-être ainsi l'une des dernières étreintes de sa vie.

« Vous venez de donner à une vieille femme un grand moment de bonheur. Merci. »

Je lui ai serré la main, puis j'ai marché dans la faible lumière du matin. Derrière moi, une porte s'est refermée. C'était le son de la fermeture d'une vie.

Incapable de parler et complètement perdu dans mes pensées, je n'ai pris aucun autre passager de la journée.

« Que serait-il arrivé à cette femme si elle était tombée sur un chauffeur fâché, ou impatient de finir son quart de travail? Et si j'avais refusé de prendre cette course, ou que j'étais reparti après avoir klaxonné une fois? »

Je me suis donc arrêté pour remercier la vie de m'avoir permis de vivre ce moment inoubliable. Ce n'est certes pas un événement qui fera la une des journaux; toutefois, dans le livre dans ma vie, il figurera parmi mes moments les plus heureux et les plus vrais. Merci Mme Chiasson!


Les gens vont oublier ce que vous avez dit... Les gens vont oublier ce que vous avez fait... Mais jamais ils n'oublieront comment ils se sont sentis avec vous.

#3 Juin 07, 2012, 01:19:35 AM Dernière édition: Juin 07, 2012, 01:21:36 AM par Moderateur 2
oui, il l'a sérré dans ses bras... cela est faire qql chose ! et a suffit à donner une aube à sa vie  ::)
puissions nous être attentif à l'autre, subtilement présent jusqu'à rejoindre son attente profonde
une lueur un écho qui peut renvoyer au centuple , faire fructifier le sens du partage, nourrir l'autre de son humanité !

Faites une liste de ce que vous désirez.
Faites une liste de ce que vous désirez, pas de ce que vous aimeriez avoir ou ce que vous avez besoin, ces mots impliquent un manque plutôt qu'une abondance. En disant/pensant/écrivant « Je désire que (ceci) ou quelque chose d'encore mieux se manifeste pour le bien de tous ceux concernés», vous créez un espace pour de plus grandes possibilités.

Rappelez-vous un souvenir d'abondance que vous avez connu.
Si vous réalisez que vous ressassez un mauvais souvenir ou que vous n'arrivez pas à faire disparaître une idée qui n'est pas la bienvenue, rappelez à votre mémoire un souvenir différent où vous vous sentiez riche, beau, capable et plein de succès... n'importe quel état d'esprit auquel vous aspirez.

Agissez en fonction de vos passions.
Même si vous ne faites qu'un tout petit pas vers un but, une passion qui vous nourrit, vous allez vous sentir rafraîchi, plus énergique et avec des idées plus claires, et vous ferez du progrès dans l'obtention de votre but. Dieu a un plan pour votre vie et Son plus grand désir pour Sa création...vous...est votre prospérité.

Regardez vers l'avenir.
Faites la liste de vos rêves les plus chers et de vos souhaits immédiats. Encore mieux, sortez des photos d'un moment passé où vous étiez heureux, découpez des images provenant d'une revue qui représentent des bonnes choses que vous désirez pour le futur et collez-les dans un journal ou un carton et regardez-les dans vos moments de réflexion.

Simplifiez votre vie continuellement.
Laissez aller les situations et les désordres qui ne sont pas en accord avec vos aspirations.

Passez du temps avec des gens positifs.
N'écoutez pas les « chialeux ». Vous travaillez à surpasser les limites de vos propres croyances, alors pourquoi travailler aussi sur celles des gens négatifs? Éloignez-vous mais avec bonté.

Choisissez vos sources d'information avec soin et limitez votre temps d'écoute.
Ne lisez qu'un journalisme responsable, soucieux du vrai, ce qui n'est pas le cas de la plupart des nouvelles offertes à la télévision. Vous n'allez pas perdre de temps ainsi avec de vilaines histoires qui engendrent des sentiments négatifs et des réponses physiologiques nocives. Vous vous sentirez beaucoup mieux.

Pratiquez la proverbiale «attitude de gratitude».
Énumérez vos bénédictions. Pensez souvent à toutes les bonnes choses que vous avez dans la vie. Dites «Merci» plus d'une fois par jour. Regardez les domaines de votre vie dans lesquels vous réussissez bien; utilisez ces talents et appliquez-les à ce que vous voulez améliorer.

Exprimez votre gratitude.
Remerciez les autres fréquemment, avec des cartes de remerciement, des courriels expressifs, des gestes d'encouragement et des sourires. Les gens apprécient toujours la bonté et les belles manières, spécialement quand la politesse n'est pas courante.

Souriez!
Quand vous répondez au téléphone, affichez un sourire sur votre figure et dans votre voix. Accueillez les gens dans votre vie, même si ce n'est que pour un court moment. Laissez-les ressentir votre chaleur humaine. Quand vous réalisez que vous travaillez avec un air renfrogné, arrêtez-vous pour respirer par le nez et remettez un beau sourire sur votre figure!

Texte paru dans le Journal La Presse le 5 décembre 2011 suite au suicide de la jeune Marjorie Raymond, victime d'intimidation, par Stéphane Laporte


Avant de m'apprendre l'alphabet ou la table de trois, l'école m'a appris que j'étais repoussant. Le taupin de la 1re année ne cessait de me pousser pour me faire tomber, ce qui faisait rire une bonne partie de la classe. Ce fut pour moi un choc. À la maison, j'étais tant aimé que je ne pouvais comprendre qu'à l'école, je sois aussi malmené.

Pourquoi moi? Pourquoi c'était moi qui subissais les humiliations de mes camarades et pas un autre? Ça devait être parce que j'étais moins bon que les autres. C'est cette constatation qui fait le plus mal. Beaucoup plus que les coups. Mais elle ne m'a pas hanté longtemps. J'ai vite compris que si la petite brute s'en prenait à moi, c'est juste parce que j'avais les jambes croches et que c'était facile de me faire tomber. Les petites brutes aiment la facilité. C'est pour ça qu'elles s'attaquent à ceux qui ont l'air les plus vulnérables. Ce n'est que ça qui détermine le choix des victimes. On s'attaque aux fragiles. Aux sensibles. Pas aux moins bons, juste aux moins solides. C'est la lâcheté des bourreaux. Heureusement pour moi, si mes jambes étaient faibles, mon caractère était fort. J'étais un faux fragile. Un résistant. Et quand l'intimidant a constaté qu'il avait beau m'accrocher les pieds, jamais il ne ferait tomber ma tête, il a abandonné.

Au fil des ans, il y en a d'autres qui se sont essayés. Étant un handicapé allant à l'école des enfants normaux, j'étais toujours le différent de la gang. Et la différence attire ceux qui ont un trop-plein de haine à expulser. Ces épisodes d'intimidation n'ont jamais duré longtemps. Mon imperturbabilité décourageait les plus acharnés. Je n'ai pas de mérite. C'est la nature qui m'a donné une tête de cochon!

Malheureusement, il y a plein d'enfants qui n'ont que des petits cœurs d'anges. Plein d'enfants que les agissements des persécuteurs minent, marquent et détruisent. À jamais.

Ce qui est paniquant quand on est victime de la méchanceté, c'est l'isolement. Il n'y a personne pour nous défendre. Chacun sauve sa peau. Quand je me faisais jeter à terre, il y avait les cons qui riaient, mais il y avait surtout les autres qui regardaient ailleurs. Ces autres qui avaient assez d'humanité pour réaliser que ce n'était pas correct, ce que faisait le terroriste en culottes courtes, mais pas assez de courage pour s'en mêler. Ils ne voulaient surtout pas être à ma place. Et en venant à ma rescousse, ils risquaient de l'être. Pourtant, s'ils étaient tous venus, la bonté aurait gagné. Mais la bonté est difficile à faire bouger. Alors, les pas fins en profitent.

Les plus faibles dans les histoires d'intimidation ne sont pas ceux que l'on pense. Ce ne sont pas ceux qui sont attaqués, ce sont tous ceux qui laissent faire, ce sont tous ceux qui laissent défaire.

Le principal rôle de l'école, ce n'est pas d'apprendre aux enfants le français, l'histoire, les mathématiques ou la chimie, c'est d'apprendre aux enfants à vivre ensemble. À peine sevré, on quitte sa famille pour passer ses journées avec des dizaines d'étrangers. Pouvez-vous nous montrer comment nous apprivoiser? Apprenez-nous la responsabilité. Des actes que l'on fait. Et des actes que l'on ne fait pas. Il faut connaître les conséquences de nos coups, et les conséquences de notre indifférence.

Il faut se servir du français, de l'histoire, des mathématiques et de la chimie pour nous apprendre la connaissance de soi et la connaissance des autres.

Adulte, quand on est victime d'intimidation, on peut décider de quitter notre emploi, notre club de hockey ou notre mari. Enfant, quand on est victime d'intimidation, on ne peut pas décider de quitter l'école. L'école a le monopole de notre destin. Changer d'école ne change souvent pas grand-chose. Chaque école a son quota de gentils, de tièdes et de mauvais. On est pris dans le cul-de-sac du malheur. Et il n'y a qu'une façon de s'en échapper...

Voilà pourquoi l'école doit être le milieu le plus sain du monde. Voilà pourquoi l'école ne doit pas être un endroit où on apprend tout par cœur, mais tout avec le cœur. Nos enfants y abandonnent leur jeunesse, en échange, donnons-leur le meilleur de nous-mêmes.

Il faut créer la Société des intimidés disparus. À la mémoire des âmes fragiles qui n'ont pas su résister au climat hostile qui règne dans plusieurs des établissements scolaires. Il faut être attentif, prévenant et pacificateur. Il faut que cette société regroupe tous les profs, tous les élèves, tous les parents, tous les intervenants, tous ceux qui sont passés par là. Que ce soit la priorité numéro un. Que le plus important de tous les savoirs soit le savoir-vivre.

Bien sûr, il y aura encore des taupins. Bien sûr, il y aura encore des victimes. Mais s'il y en a seulement un peu moins, tous ces efforts ne seront pas vains.

Il aura fallu le suicide d'une enfant pour éveiller les consciences. Pourtant, ceux qui continuent de vivre malgré les blessures du rejet devraient aussi nous émouvoir.

Donnons leur raison d'avoir cru en la vie, d'avoir cru en eux, d'avoir cru en nous.

Arrêtons d'être complices par omission de tous les actes d'intimidation.

Pas besoin d'avoir les jambes croches pour avoir du mal à se tenir debout.

Que tout le monde se lève. Que tout le monde se tienne.

Je dis respect à tous les intimidés.

Je connais très bien une victime d'intimidation,
Il a fallu presque une année de dialogues, avec parents et enseignants, sans résultat probant ???...
L'enfant perdant confiance et patience, demanda de changer d'école...
Je pris le taureau par les cornes et décidait d'aller en référer auprès de la directrice de l'établissement.
Elle est réputée pour être une personne fermée avec qui tout dialogue est impossible, mais devant mes doléances et celles de l'enfant, j'ai trouvé une personne qui a pris le problème très au sérieux et avec fermeté.
Elle a littéralement inversé les rôles du jour au lendemain, en privant "le caïd" de récréation, en l'accompagnant partout dans l'enceinte de l'établissement, en l'isolant de tout contact avec les autres...
En moins de 15 jours, "le caïd", est venu de son propre chef présenter ses excuses à la personne intimidée, malgré cela la directrice n'a pas modifié sa façon d'agir tout de suite, ce n'est qu'au bout d'un mois qu'elle a relâché très progressivement la pression ::)...
Aujourd'hui "caïd" et ex-intimidée son les meilleurs amies du monde et tout va pour le mieux...
La seule chose à déplorer dans cette histoire, c'est le temps que ça avait pris, un an et un trimestre de l'année suivante...
Il ne faut donc pas hésiter dans ces histoires à remonter très vite vers la ou les personnes compétentes pour une solution rapide et efficace. ;)

Oui.. c'est clair... y'a tellement de jeunes méchants de nos jours... qui ne se rendent pas compte de l'ampleur de la tristesse qu'ils peuvent causer...
et les établissements sont vraiment loin de bien gérer ce genre de situation.. disant toujours qu'ils n'ont pas le temps ou des problèmes graves à régler avant de s'occuper de petits problèmes entre élèves.. c'est déplorable.. suite au suicide de cette adolescente, le gouvernement a mis des programmes en place dans les écoles, contre l'intimidation... mais est-ce vraiment mieux?.. ça a fait une vague fin novembre, début décembre.. peut-être jusqu'à début janvier, mais on entend plus parler de rien maintenant.. ça revient au beau fixe de ce côté là...

Contente de voir que votre parole a pu être entendue.. enfin fini par l'être... et qu'une victime a été sauvée! L'intimidation peut mener très loin... il faut en effet tenir notre bout quand on se rend compte de quelque chose... et aller au bout de nos idées... vers les bonnes personnes

Dis pépé, c'est quoi le bonheur ?

Le bonheur mon enfant, c'est d'avoir des yeux,
Même en vitrine, sous d'horribles lorgnons.
Pouvoir observer, sur la fleur, un bourdon
Gorgé de nectar, s'arracher vers les cieux.

Le bonheur, mon petit, c'est d'être fasciné
Par une perle de rosée, courant sur le fil de la vierge,
Dans une aube radieuse au soleil qui émerge,
Cordiale promesse d'une belle journée.

Le bonheur, tu sais, c'est pouvoir admirer,
Dans l'azur doré d'un printemps qui s'éveille,
Un magnifique rapace qui, de là-haut, surveille
Le lapereau étourdi qui a quitté son terrier.

Le bonheur, mon garçon, c'est pouvoir arpenter
La garrigue provençale, ta main dans la mienne :
Balade matinale, avant que ne survienne
Le vent brûlant, au zénith de juillet.

Le bonheur, mon enfant, c'est quand la pluie est tombée
Et fait que la terre craquelée et agonisante,
Exhale soudain une odeur douce et enivrante,
Pour remercier le ciel de la bienfaisante ondée.

Le bonheur, vois-tu, c'est, quand finit l'été,
Cueillir une pomme au sein du verger familial,
L'essuyer sur sa blouse, d'un geste machinal,
Puis mordre à belles dents, dans sa chair sucrée.

Le bonheur, tu sais, il se trouve n'importe où :
Se coucher dans le pré, écouter chanter l'herbe,
Le souffle du Mistral dans le chêne superbe,
Le murmure du ruisseau, polissant ses cailloux...

Je te souhaite des choses pures, du bonheur !
Point n'est besoin d'honneurs et de richesses.
Qu'un avenir utopique, et de folles promesses,
Ne puissent jamais, ô jamais ! Endurcir ton cœur.


Pierre Clérico




SI CHACUN FAIT UN PEU, C'EST LA VIE QUI Y GAGNE ...

Une histoire qui fait réfléchir... et verser quelques larmes.

À la dernière minute, je me suis dépêchée de me rendre au magasin à rayons pour faire mes emplettes de Noël. Quand j'ai vu tout le monde qu'il y avait, je me suis mise à maugréer: je vais passer un temps interminable ici et j'ai encore tant de choses à faire. Noël commence vraiment à devenir une corvée. Ce serait tellement bien de me coucher et de me réveiller seulement après. Mais je me suis fais un chemin jusqu'au département des jouets et là, j'ai commencé a maugréer contre le prix des jouets en me demandant si les enfants joueraient vraiment avec.

Je me suis retrouvée dans l'allée des jouets.

Du coin de l'oeil, j'ai remarqué un petit bonhomme d'environ 5 ans qui tenait une jolie petite poupée contre lui... Il n'arrêtait pas de lui caresser les cheveux et de la serrer doucement contre lui.

Je me demandais à qui était destinée la poupée.

Puis le petit garçon se retourna vers la dame près de lui: " Ma tante, es-tu certaine que je n'ai pas assez de sous? " La dame lui répondit avec un peu d'impatience: " Tu le sais que tu n'as pas assez de sous pour l'acheter"

Puis sa tante lui demanda de rester là et de l'attendre quelques minutes. Puis elle partit rapidement.

Le petit garçon tenait toujours la poupée dans ses mains.

Finalement, je me suis dirigée vers lui et lui ai demandé à qui il voulait donner la poupée. " C'est la poupée que ma petite soeur désirait plus que tout pour Noël. Elle était sûre que le Père Noël la lui apporterait "

Je lui dis alors qu'il allait peut-être lui apporter.

Il me répondit tristement: " Non, le Père Noël ne peut pas aller là où ma petite soeur se trouve maintenant... Il faut que je donne la poupée à ma maman pour qu'elle lui apporte ".

Il avait les yeux tellement tristes en disant cela.

" Elle est partie rejoindre Jésus. Papa dit que maman va aller retrouver Jésus bientôt elle aussi alors j'ai pensé qu'elle pourrait prendre la poupée avec elle et la donner à ma petite soeur "

Mon coeur s'est presque arrêté de battre.

Le petit garçon a levé les yeux vers moi et m'a dit: " J'ai dit à papa de dire à maman de ne pas partir tout de suite. Je lui ai demandé d'attendre que je revienne du magasin "

Puis il m'a montré une photo de lui prise dans le magasin sur laquelle il tenait la poupée en me disant: " Je veux que maman apporte aussi cette photo avec elle, comme ça, elle ne m'oubliera pas. J'aime ma maman et j'aimerais qu'elle ne me quitte pas mais papa dit qu'il faut qu'elle aille avec ma petite soeur "

Puis il baissa la tête et resta silencieux.

Je fouillai dans mon sac à mains, sortis une liasse de billets et demandai au petit garçon: " Et si on recomptait tes sous une dernière fois pour être sûrs? "

" Ok " dit-il " Il faut que j'en aie assez ".

Je glissai mon argent avec le sien et nous avons commencé à compter. Il y en avait amplement pour la poupée et même plus.

Doucement, le petit garçon murmura: " Merci Jésus pour m'avoir donné assez de sous "

Puis il me regarda et dit:" J'avais demandé à Jésus de s'arranger pour que j'aie assez de sous pour acheter cette poupée afin que ma maman puisse l'apporter à ma soeur. Il a entendu ma prière. Je voulais aussi avoir assez de sous pour acheter une rose blanche à ma maman mais je n'osais pas lui demander. Mais il m'a donné assez de sous pour acheter la poupée et la rose blanche. Vous savez, ma maman aime tellement les roses blanches... "

Quelques minutes plus tard, sa tante revint et je m'éloignai en poussant mon panier. Je terminai mon magasinage dans un état d'esprit complètement différent de celui dans lequel je l'avais commencé. Je n'arrivais pas à oublier le petit garçon. Puis, je me suis rappelée un article paru dans le journal quelques jours auparavant qui parlait d'un conducteur en état d'ivresse qui avait frappé une voiture dans laquelle se trouvait une jeune femme et sa fille. La petite fille était morte sur le coup et la mère gravement blessée.

La famille devait décider s'ils allaient la faire débrancher du respirateur.

Est-ce que c'était la famille de ce petit garçon?

Deux jours plus tard, je lus dans le journal que la jeune femme était morte. Je ne pus m'empêcher d'aller acheter un bouquet de roses blanches et me rendre au salon mortuaire où était exposée la jeune dame. Elle était là, tenant une jolie rose blanche dans sa main, avec la poupée et la photo du petit garçon dans le magasin.

J'ai quitté le salon en pleurant sentant que ma vie changerait pour toujours.

L'amour que ce petit garçon éprouvait pour sa maman et sa soeur était tellement grand, tellement incroyable. Et en une fraction de seconde, un conducteur ivre lui a tout enlevé.

LES AMIS SONT DES ANGES QUI NOUS SOULÈVENT QUAND NOS AILES N'ARRIVENT PLUS À SE RAPPELER COMMENT VOLER !!!

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j'ai compris qu'en toutes circonstances, j'étais à la bonne place, au bon moment. Et, alors, j'ai pu me relaxer.
Aujourd'hui, je sais que ça s'appelle Estime de soi.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j'ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle, n'étaient rien d'autre qu'un signal lorsque je vais à l'encontre de mes convictions.
Aujourd'hui, je sais que ça s'appelle Authenticité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j'ai cessé de vouloir une vie différente et j'ai commencé à voir que tout ce qui m'arrive contribue à ma croissance personnelle.
Aujourd'hui, je sais que ça s'appelle Maturité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j'ai commencé à percevoir l'abus dans le fait de forcer une situation, ou une personne, dans le seul but d'obtenir ce que je veux, sachant très bien que ni la personne ni moi-même ne sommes prêts et que ce n'est pas le moment.
Aujourd'hui, je sais que ça s'appelle Respect.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j'ai commencé à me libérer de tout ce qui ne m'était pas salutaire, personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie. Au début, ma raison appelait ça de l'égoïsme.
Aujourd'hui, je sais que ça s'appelle Amour Propre.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j'ai cessé d'avoir peur du temps libre et j'ai arrêté de faire de grand plans, j'ai abandonné les méga – projets du futur. Aujourd'hui, je fais ce qui est correct, ce que j'aime, quand ça me plaît et à mon rythme.
Aujourd'hui, je sais que ça s'appelle Simplicité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j'ai cessé de chercher à toujours avoir raison et me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé.
Aujourd'hui, j'ai découvert l'Humilité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j'ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l'avenir. Aujourd'hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe.
Aujourd'hui, je vis une seule journée à la fois, et ça s'appelle Plénitude.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j'ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir, mais si je la mets au service de mon cœur, elle devient un allié très précieux.

-Kim Mc Millen

#11 Juin 13, 2012, 03:03:10 AM Dernière édition: Avril 16, 2015, 01:17:17 AM par intime idée
C'est rigolo   :),
Dès que j'ai lu ce texte je me suis dit:
"Tiens j'ai déjà mis ça ici quelque part."
Je ne savais plus ou, j'ai retrouvé, c'était début 2010, ici:
http://www.rayondesoleil.org/index.php?topic=2874.0
Par contre je n'avais pas le même auteur, alors qui se trompe?
Mais ça n'enlève rien au texte lui même, il est magnifique ;)...
Merci.
:-* :-*
" Les cicatrices nous rappellent d'où on vient, mais elles ne doivent nous dire où aller."

et bien après vérification c'est bien toi qui avait juste!!!
J'ai mis la référence que j'avais sur le site où je l'ai trouvé! désolée :)

Très beau texte en effet, peu importe de qui il provient :)

La vie comme banc d'essai

« La vie n'est qu'un banc d'essai, une expérience. Sinon on aurait tous un manuel d'instructions qui nous dirait où aller et comment faire. »

Chaque fois que je pense à cette phrase, elle me rappelle de ne pas prendre la vie trop au sérieux.

Quand on imagine la vie et ses défis comme un banc d'essai, ou une série d'expériences, on s'aperçoit que chaque obstacle constitue une occasion d'avancer et de mieux se connaître.

Que l'on croule sous les problèmes ou les responsabilités, que l'on se trouve devant un obstacle qui paraît insurmontable, quand on voit la vie comme un test, on a forcément toujours une chance de gagner.

Si, au contraire, on perçoit chaque nouveau défi comme une lutte à finir, on s'expose à bien des stress inutiles. On ne doit pas attendre pour être heureux que tout aille pour le mieux dans le meilleur des mondes. Les conditions idéales au bonheur n'arrivent que trop rarement.

Faites-en l'expérience en appliquant le principe du banc d'essai à un problème que vous devez surmonter, un patron difficile ou une relation compliquée, par exemple. Et voyez comment vous pouvez revoir la situation, non sous l'angle d'un problème, mais d'un essai. Qu'avez-vous à perdre ? Ainsi, au lieu de vous battre contre ce problème, essayez de voir s'il peut vous enseigner quelque chose.

Demandez-vous : « Pourquoi ce défi dans ma vie ? Que signifie-t-il et que m'en coûtera-t-il de l'affronter ? Est-ce que je pourrais envisager ce problème d'une autre façon ? Est-ce que je peux le voir comme une sorte d'essai ou d'expérience ? »

En optant pour l'essai, vous serez étonné de constater que les solutions ont changé. Si par exemple, vous êtes frustré parce que vous manquez de temps dans une journée et que vous courez pour arriver à tout faire, vous en rejetez le blâme sur votre horaire, vos responsabilités, les circonstances, ou toute autre raison.

En choisissant de voir ce problème comme un bout d'essai, vous pourriez réaliser que pour vous sentir mieux, il n'est pas nécessaire d'organiser votre vie afin d'avoir plus de temps mais plutôt pour arriver à être satisfait de vous, même si vous n'avez pas tout accompli. En d'autres termes, le vrai défi est de voir votre problème comme un bout d'essai.

Au fil des essais et des expériences, vous apprendrez à affronter vos plus grandes frustrations. Et surtout, vous arriverez plus facilement à accepter les choses comme elles sont au lieu de toujours les combattre.


– Dr Richard Carlson

M'aimer assez, c'est...

...c'est insérer mes critiques dans le coffre de mon coeur.

...c'est me permettre d'être ce que je suis, complètement, sans gêne, sans me reprocher rien, tel quel. C'est d'être l'original de moi-même.

...c'est arrêter de faire le mariole et le serviable devant les autres pour me faire aimer.

...c'est demander des éclaircissements, le nombre de fois qu'il sera nécessaire pour être sûr et certain de répondre à la demande de l'autre ou de comprendre vraiment ce qu'il veut dire.

...c'est éclaircir des situations où je me sens rejeté ou blâmé. C'est aussi de poser des questions claires et précises et d'insister pour obtenir des réponses claires et précises.

...c'est m'impliquer corps et âme dans quelque chose que j'aime, dans le but de me satisfaire moi, de me réaliser moi, de me créer moi. De laisser faire les opinions des autres, surtout de ceux qui ne s'aiment pas assez pour se le permettre.

...c'est ne pas donner des conseils aux autres, mais de me les donner à moi-même. Car de toute façon, quand je donne un conseil à quelqu'un, c'est que je me dis à moi-même, inconsciemment, ce que je dois faire.

...c'est prendre le temps de me planifier, de me structurer, d'agencer mes idées. De transférer mes rêves en réalité, donc en projets et de les réaliser jusqu'au bout, d'en profiter pleinement, instant par instant, de leur conception jusqu'à leur réalisation.

...c'est arrêter de me révolter contre ce qui se passe à l'extérieur de moi-même, car je n'ai aucun contrôle sur mon environnement. Le seul contrôle que je peux avoir, c'est sur moi-même et cela s'appelle de la maîtrise. Cette dernière s'obtient à partir du moment où j'arrête de responsabiliser les autres pour ce qui m'arrive et que j'en accepte la charge complète et entière.

...c'est garder toutes mes énergies pour réussir, pour me réaliser, pour me créer.

...c'est assumer ma vie, développer un équilibre, une confiance. Et tout cela, je peux les acquérir que sur moi-même.

...c'est ne pas laisser les autres prendre mes responsabilités à ma place, sinon, je cours le risque qu'ils le fassent à leur façon, pour leur bien-être personnel.

...c'est me laisser respirer, de me reposer quand je suis fatigué, de me respecter dans mes états divers, de ne pas m'obliger à faire quoique ce soit de plus que j'en suis capable.

...c'est accepter que j'aie un territoire bien à moi et qu'il est très important pour ma survie, que j'aie des choses qui me sont personnelles, que j'aie des amis personnels. C'est de protéger ce territoire contre les assauts de ceux qui veulent se servir de mes choses ou de s'ingérer dans les relations que j'ai avec les autres.

...c'est me planifier des vacances et de les prendre, pas pour déménager ou faire le grand ménage ou améliorer l'aspect de ma propriété, mais pour me reposer et jouir du plaisir d'avoir accompli des choses.