Rayondesoleil.org

Un forum pour les victimes d'abus et de violence

Bonsoir Miralèle,

Ca c'est une excellente nouvelle,  :lol: je me dis que peut être il y a eu plusieurs plaintes, et que les éléments que tu donnes s'ajoutent et complètent les autres plaintes, du moins c'est ce qui me plait à croire.
Je suis super contente que ces dernières nouvelles te démontrent que l'enquête n'est pas oubliée, qu'au contraire, est avance.
N'hésites pas à nous donner de tes nouvelles, et continue de prendre soin de toi.
Amicalement Laurine
"Quand quelqu'un désire la santé, il faut d'abord lui demander s'il est prêt à supprimer les causes de sa maladie. Alors seulement il est possible de l'aider." Hippocrate

Bonjour,

C'est une super nouvelle. Je te souhaite de tout coeur que cette démarche aboutisse et que le coupable soit puni;mon histoire est très différente de la tienne mais je suis passée par un tribunal suite à l'assassinat de l'épouse de mon agresseur qui était un ami de ma mère ( je vais mettre mon témoignage bientôt sur le site mais je n'ai pas encore eu le courage) j'ai du mentir pour protéger ma mère qui était au courant et ce n'est pas un bon souvenir mais je fais une thérapie qui m'aide à voire claire dans tout ça.
Je te souhaite plein de bonne chose et garde espoire je reviens de très loin moi aussi et aujourd'hui je suis mariée , j'ai deux enfants et je mène une vie plus ou moins normale ;> C'est possible !

bonjour

je suis content moi aussi que ça se débloque un peu

bon courage à toi pour la suite :)
« Les Hommes naissent libres et égaux en droit. Après, ils se démerdent. » (Jean Yanne)

Bonjour,

J'ai été contacté au téléphone par la brigade de protection des mineurs de Paris. On m'a demandé si je pourrais le reconnaître avec une photo de passeport ou de carte d'identité.

Ca vaut le coup d'être tenté, je sais qu'au fond de moi, j'ai certainement gardé trace de son physique, mais pour l'instant, je ne me rappelle que son sexe. J'ai refoulé le reste. Je sens qu'il est nécessaire que je débloque ces dernières infos enfouies. J'ai bien retrouvé tout le reste. Tout les événements du traumatisme se déroulent comme dans un film. Mais, rien sur son visage ou sa silhouette. Juste des fantasmes. Est-il blond aux yeux bleus? Brun aux cheveux bouclés? Maigre ou gros? Je sens que la réponse fait partie d'une de ces définitions. Mais laquelle?  Comment retrouver ça?

Est-ce que l'un d'entre vous a retrouvé au fond de sa mémoire ce type d'infos? Pourquoi, ça me fait si peur de revoir son physique dans ma tête? Y a-t-il des techniques psy pour forcer l'info... ?

Merci pour vos réponses.

bonjour
je ne sais pas si il y a des techniques psy pour forcer la mémoire.
en ce qui me concerne, j'avais 5 ans et ma soeur en avait 9 .... elle ne se souvient plus comment était notre agresseur..... moi j'ai encore queLques flashs :
homme 1 m 70 ou 1 m 75, brun , type portugais, bazanés, beau jeune homme, pas gros à cette epoque, je me souviens de poils sur le torse....et les détails de la cave ou j'ai été enfermée...je me souviens meme de son nom et prénom, lieu de l'habitation.....

si tu regardais quelques photos du lieu de colonie peut etre arriverais tu à te souvenir..... moi je me souviens car je passe tous les jours devant le lieu de mon ancienne agression...et si on te donnais tous les  prénoms des animateurs de cette époque ?

bon courage pour la suite
amicalement
coraline

Suite à ces questionnements, j'ai fait un rêve. Il était brun, plus grand que les autres et il avait une petite barbiche. Ca ne me dit rien. Ma psy est la psychologue du CMP m'ont dit toutes les deux que je le reconnaîtrais. Que ça me ferait quelque chose, un choc, une certitude... Son regard... La mémoire émotionnelle devrait se mettre en route. Je suis rassurée par ça.

La suite au prochain épisode...

Pfiouuuu, que tu as du courage !
Mais je ne manque pas de te dire, bon courage quand même !
Bien cordialement.
Mourir à soi pour vivre ? Ou vivre pour mourir à soi ?

Suite à l'enquête qui a été faite et ce qui était remonté dans mes souvenirs, j'ai recollé à peu près tous les morceaux du puzzle. Je veux réentendre les informations qu'ils ont récolté à la brigade des mineurs. J'ai des questions à poser. Mais, ça traîne. Le brigadier, une jeune femme adorable mais débordée devait me donner les infos, lundi mais le dossier n'était pas remonté des archives. Elle avait une grosse opération, mardi et mercredi. Elle devait me rappeler ce soir, mais elle ne l'a pas fait. Je n'ai pas oser appeler, j'ai l'impression de la harceler, mais je ne supporte plus d'attendre. Je veux enfin être tranquille avec tout ça pour les vacances de Noël.
J'essaierai de la rappeler demain soir.
Je viens d'apprendre que j'ai des résultats hormonaux (des androgènes) anormaux et qu'il y a des risques d'effets secondaires, cholestérol, ostéoporose. Il faut me faire une irm pour vérifier qu'il n'y a pas de tumeur bégnine dans les surrénales (au dessus des reins) qu'il faudrait dans ce cas opérer. De toute façon, on ne peut pas me faire de traitement aujourd'hui, car le traitement est un contraceptif et que je veux un enfant.

J'ai envie que la vie me laisse un peu tranquille. J'ai envie de craquer, j'ai besoin de vacances, sur une île déserte, loin de tous les soucis. La loi de l'emmerdement maximum, je l'ai tellement vécue ces derniers temps, je me dis. Maintenant, je suis partie pour une tumeur à opérer à la place d'un bébé. Une excroissance à l'intérieur, rien que de l'imaginer, ça me fait penser au fruit du viol. Je lie les deux événements puisque le hasard du calendrier vient me parler de tumeur au moment où j'essaye de joindre la brigade des mineurs pour réentendre si c'était bien Jérôme qui était dans le dortoir des garçons et qui m'a violé et Antoine qui surveillait mon dortoir. Savoir quel âge, il avait, si il jouait d'un instrument, savoir si il est bien animateur encore aujourd'hui (horreur) comme j'ai cru le comprendre. Réentendre le nom de l'animatrice qui a de supers souvenirs de cette colo et qui est chef de choeur sur Paris, qui s'occupait du dortoir des garçons avec Jérôme pour pouvoir peut-être la contacter et pouvoir lui poser d'autres questions si elle veut bien. Savoir quelles chansons, elle nous a apprise. Je les connais sans doute encore par coeur. Qu'elle me parle du Jérôme qu'elle a connu. Comment était-il? Si c'est eux qui le dernier soir, lendemain de la nuit où j'ai été violée, ont fait une méga fête dans le dortoir des garçons alors que je n'étais plus là et que je n'avais pas parlé.

Que de questions sans réponses qui trottent dans ma tête et m'empêchent de souffler et me reposer.

Epuisée par le petit nouveau dans ma classe, jamais scolarisé, qui s'est échappé vers la route, qui m'a mordu, tapé, qu'il a fallu que je porte au début du spectacle pour qu'il se calme. Les autres qui expriment leur ras le bol et leur mécontentement vis à vis de lui. Ils me pompent affectivement, s'accrochent à moi.
Et moi qui en aie marre, envie de tout balancer, envie d'un arrêt maladie. Vacances dans 2 semaines, que ça me semble loin! Besoin d'exploser.
Mardi, seule dans ma classe à midi, j'ai jeté une table et une chaise par terre, j'ai hurlé, j'ai pleuré de rage et d'épuisement.
Mais, je résiste, je dors beaucoup, je fais la sieste, je ne vois presque plus personne, demande des câlins à mon amie et agrippe mon nounours quand je suis seule pour me faire du bien.
Pourtant, je pense que je ne vais pas si mal que ça. Il faut que j'ai le courage de lacher mes 1/4 d'antidépri par jour (c'est rien, presque un placébo) mais pour l'instant je m'y raccroche comme à quelque chose de magique...

courage, c'est normal c'est le contre coup de tout ce que tu a entreprit ces dernier temps, dur a accumuler, tu a fait telment de chose ces dernier temps ,c'est normal que tu craque, c'est même plutot dans l'etat d'esprit logique.et pourquoi aurait tu pas le droit de craquer, laisse toi aller a ces larme qui demande a couler, laisse toi aller , tu a le droit d'avoir des faiblesse, surtout il faut t'en accorder pour tenir

j'espere que tu aura bientot des nouvelle de la brigade, que tu en saura bientot plus, c'est normal que tu veuille savoir, et c'est comprehensible, ne te décourage pas, appelle les pour savoir si tu en a envie, ce n'es pas du harcelement .d'autant plus qu'il devait te rendre réponse aujourd'hui.c'est juste que tu a besoin de ces information.

arf pour la tumeur, tout arrive d'un coup je te trouve tres courageuse de vivre tout cela en même tant, tu gere bien mieux que tu le pense, mais tu ne voit surement pas tout ce que tu fait pour t'en rendre compte, les vacances c'est encore dans quelques semaine mais dit toi que tu pourra bientot te reposer et enfin penser un peu a toi et te soulager de tout ces dernier jour.

Isabelle tu es sur la bonne voix, je t'envoi plein de nuage de courage pour qu'il te soutienne pour ces longues epreuves
La douleur et la souffrance sont des croix personnelles. On est toujours seul à les porter.

t'inquiète pas les androgènes élevés c'est fréquent et loin d'être un signe de tumeur , quand même . (fais les exams pour éliminer cette faible éventualité) mais bon, ton présent c'est de t'éclairer encore sur ce passé qui te bouscule
tiens bon deux semaines encore ! quel grand boulot tu fais ... j'espère que les conditions vont être meilleures . bises  k
heureux les coeurs purs ... ce long chemin

Bon courage pour ces 2 semaines et pour l'enquête.....peut etre qu'il vaut mieux que cela traine un petit peu le temps de te préparer psychologiquement ? (excuse moi j'essaye toujours de voir le côté positif des choses et parfois c'est énervant !). C'est très encourageant en tous cas que l'enquête ait mené sur des personnes concrètes, dont certaines peuvent répondre à tes questions. Que le coupable soit découvert et puni !

Bon, ben samedi, ma psychiatre m'a mise en arrêt maladie pour une semaine et elle était prête à m'y mettre pour deux.

Vendredi soir, j'ai appelé la brigade des mineurs et j'ai appris que le brigadier n'était pas là. On m'a dit que je pouvais la rappeler lundi. Ce matin, j'ai rappelé et j'ai appris qu'elle n'était pas là de la semaine. Je pense, (à la voix de sa collègue) qu'elle est en arrêt maladie (elle avait l'air débordé ces derniers temps). J'espère qu'elle sera là la semaine prochaine, j'aimerais tellement me débarrasser de tout ça avant les vacances de Noël.

Quant au gynéco, je me suis rendue compte samedi soir grâce à internet qu'il avait complètement débloqué (ma soeur qui est médecin a confirmé et ma psy aussi). En fait, il pensait que j'avais le syndrôme de Cushing et il m'a sorti des trucs genre : "Ca donne des problèmes d'obésité; vous n'êtes pas grosse mais c'est parce que vous faites attention. Ca donne des maladies genre diabète, ostéoporose" Moi qui vient de perdre les 6 kg (et même plus) que j'avais pris pendant ma dépression, ça m'a fait bizarre. Je lui dis que j'avais trop de cortisol, dans les analyses qu'il m'a faites. Il me dit froidement "si on n'a pas de cortisol, on est mort". Je me suis demandée pourquoi il disait ça, alors que moi j'en avais trop. Après, je me suis rendue compte sur internet que syndrôme de cushing + trop de cortisol + trop d'hormones surrénaliennes = suspicion de cancer des surrénales avec métastase vers le foie et les poumons. Aïe, aïe, aïe. J'étais effondrée samedi soir.
Dimanche, j'ai pris des notes sur mes lectures internet (merci les services endocrino des hôpitaux de mettre des textes en ligne) et je me suis rendue compte que je n'ai pas le symptôme de cushing (pas de diabète, pas d'ostéoporose, pas de visage bouffi, rien qui aille dans cette direction...) En plus, l'analyse de cortisol qu'il m'a faite, je me suis rendue compte qu'elle ne voulait rien dire faite comme ça et qu'il faudrait la faire autrement. Je me suis rendue compte que ce n'était pas une irm qu'il fallait faire mais un scanner (ma soeur a confirmé) pour vérifier qu'il n'y avait pas de tumeur. Quant au cortisol, autant ne pas faire le test maintenant, le résultat élevé pourrait être dû à mon état dépressif!!! En même temps mais résultats hormonaux et du cortisol élevé pourrait être une des causes de ma dépression (de la poule ou de l'oeuf...)
Je vais me faire prescrire un scanner par mon médecin traitant mercredi et lui demander une lettre pour aller faire un tour en endocrinologie à l'hôpital Cochin spécialiste des maladies de la surrénale, histoire qu'on s'occupe sérieusement de mes hormones surrénaliennes qui font le yoyo depuis belle lurette et qu'ils me rassurent ou qu'ils me soignent bien!!

Ma psy me redonne un autre antidépresseur ancien qui est connu pour avoir un effet sur la plasticité neuronale et permettre aux neurones de s'organiser mieux même quand je ne prendrais plus ce médoc. Avec mes doses homéopathiques de séroplex, je me sens replonger dans la dépression. Avec tout ce qui m'arrive, ça n'aide pas... Elle me dit que c'est comme si le seroplex servait de pansement efficace sur le moment mais qui n'avait pas modifié le mode de fonctionnement de mes neurones. Je suis allée bien pendant un an avec le seroplex et sans, mon cerveau redébloque. En plus, elle a regardé ce que disait le dico médical (vidal) sur ce médicament, si je suis enceinte, et il dit qu'on peut continuer de le prendre même enceinte, s'il est important pour l'équilibre de la personne. C'est un peu rassurant, même si je compte bien essayer d'arrêter si j'apprends que je suis enceinte.

Il y a des moments où les épreuves s'accumulent dans la vie...

Au fait, merci Toma de voir les choses positivement. Je vais peut-être être obligée de mettre mes interrogations de côté pour un moment. Alors, j'ai plus qu'à prendre ma semaine d'arrêt maladie pour souffler, me reposer et en profiter. M'occuper des cadeaux de Noël... :P

Aie ca fait peur l'histoire avec le médecin ! mieux vaut consulter d'autres personnes surtout pour les cas inquiétants, car on ne sait jamais... je te souhaite bon courage pour faire ces examens et attendre les résultats. je croise les doigts ! en espérant que la dépression entraine juste des dérèglements bizarres, mais temporaires, et que ça n'ait rien à voir avec quelque chose de plus grave du point de vue santé...

Mon médecin m'a rassuré. Elle m'a dit que les médecins angoissent parfois leurs patients quand ils ont l'impression de ne pas être pris au sérieux et qu'ils craignent que les examens de routine ne soient pas fait. J'avoue que quand j'ai entendu que c'était bien de vérifier qu'il n'y ait pas de tumeur bégnine, j'ai eu une réaction qui semblait légère presque joyeuse pour conjurer mon angoisse.  :? Et là le mécanisme s'est mis en route. Mon médecin m'a rassurée, je me sens de nouveau relax par rapport à ça. Mon irm sera le 23 décembre et j'espère que tout sera nickel chrome...  Mais en tout cas pour le cancer, j'ai rien à craindre! Ouf.