Rayondesoleil.org

Un forum pour les victimes d'abus et de violence

tes mots seraient destructeurs ?? :-[ :-X
heureux les coeurs purs ... ce long chemin

Bon.. j'essaie de faire une petite mise au point sur moi-même... ce qui est encore d'actualité aujourd'hui dans tout ça....

Se sentir différent(e) des autres
Avoir l'impression qu'au fond de vous qu'il y a quelque chose qui cloche, que si les gens vous connaissaient vraiment, ils ne voudraient plus vous parler.
Avoir des difficultés à faire des choses pour soi, pour prendre soin de soi, à se sentir « bien ».
Difficultés à faire confiance à son intuition.
Vous êtes incapable de vous protéger vous-même dans des situations dangereuses. Vous avez tendance à vous engager dans des relations abusives.
Pas toujours conscience de ses qualités, capacités, intérêts, buts.
Difficulté pour être motivée.
Peur de réussir.
Essayer d'être parfait(e).
Utilisation du travail ou de certains objectifs pour compenser des manques dans d'autres parties de votre vie.
Avoir des difficultés à exprimer ce que vous ressentez.
Vous ne donnez pas forcément de l'importance à ce que vous ressentez.
Manque de confort par rapport à la colère, la joie, la tristesse.
Tendance à la dépression, aux attaques de panique, cauchemars.
Peur de devenir fou/folle.
Peur de vos sentiments, impression d'absence de contrôle sur vos sentiments, émotions.
Comportement parfois violent ou colère exagérée
Peu conscient(e) des messages provenant du corps : faim, soif, douleur, peur, fatigue. Vous ignorez parfois ces messages.
Vous n'aimez pas votre corps, vous ne vous sentez pas « à la maison » dans votre corps.
Vous n'aimez pas faire des activités qui impliquent votre corps comme la danse, le sport en général, la marche, etc.
Difficulté à faire confiance aux gens, à avoir des amis proches.
Sentiment qu'on abuse de vous, qu'on profite de vous.
Tendance à « s'accrocher » de manière excessive à certaines personnes que vous aimez beaucoup.
Tendance à tester les gens de façon répétitive.
S'attendre à ce que les gens vous quittent.
Difficulté à dire non.
Difficulté à dire non dans la sexualité
Sentiment que c'est « mal » de ressentir du plaisir.
Avoir le besoin de tout contrôler dans une relation sexuelle pour se sentir en sécurité.
Flashbacks pendant les relations sexuelles.
Avoir un comportement beaucoup trop protecteur avec les enfants.
Le stress de tous les jours a un exagère impact sur vous.

Oh....
ça "agresse" mon cerveau de voir tout ça...
Je ne pensais pas que tout ça pouvait être relié aux agressions que j'ai vécu... c'est gros.. c'est un méchant gros morceau.. :(
jpense bien qu'il me reste encore un bon bout de chemin à faire avant de réussir à vivre comme il faut.... ca me semble une énorme montagne..

ouais c'est impressionant d'un coup, et les bilans sont à double tranchant... le mieux est d'ouvrir cela pas à pas  :)
et puis nous ne sommes pas issus d'une seule histoire, mais d'une mosaique d'un tressage de choses, heureusement : des bonnes aussi !

Pas à pas... c'est toujours ce qu'on se dit.. mais au fond, on a envie de sauter plusieurs étapes.. pour arriver au mieux-être directement..
c'est dur sur le moral de me rendre compte à quel point je peux être aussi faible encore aujourd'hui.. je me sens inutile.. comme si tous les efforts que j'y mettais ne donnait rien.. ou plutôt.. ne donne plus rien maintenant.. comme si j'étais arrivée au bout de ce que je pouvais faire.. au bout de la guérison possible.. et que là.. je me trouve devant un mur.. :S aaaa bref.. laissons aller le temps encore..

Ne dit on pas "l'espoir fait vivre" ?
Alors courage il faut le garder ;)...
:-* :-*
" Les cicatrices nous rappellent d'où on vient, mais elles ne doivent nous dire où aller."

Oui l'espoir, l'espoir, l'espoir...
Voilà un mot qui veut dire tant de choses.. et qui en même temps parfois se retrouve dans le néant car on ne sait plus le décrire comme il se doit... le vivre.. parfois un mot plein de positivisme mais parfois un mot qui fait mal quand on perd ses repères et qu'on ne sait plus sur quoi fonder cet espoir...

Dur dur cet exercice  :'(
depuis je me rend compte de pas mal de choses qui sont liées à mon agressions ( la liste est longue !!!)
Je fais de très très mauvais rêves (lol). En tous cas une chose de positif ressort de cela : je suis sortis un peu plus chaque jour de ma léthargie.
Je relis et refais régulièrement cet exercice, parfois je me dis que je suis un peu maso. Je commence à trouver des réponses par exemple ma résistance à la douleur, le fait de m'oublié au profit des autres même si je sais au fond de moi que je ne devrait pas et que les autres pensent d'abord à eux (enfin maintenant de temps en temps j'ose pensé à moi, mais c dur car il faut changer un mode de fonctionne ment que j'ai mis en place depuis + de 10 ans ).
Les douleurs que je traîne au ventre que je traîne depuis viennent surement de là, je me dis !! A certain moment j'ai des douleurs à certaines parties de mon corps : là où l'autre m'a attrapé.
Je me fais mal s'en m'en rendre compte, je m'arrache des bouts de peaux, je me gratte  le crâne jusqu'au sang mais je mettais tous cela sur le compte de la nervosité mais en y réfléchissant je me rend compte que ce n'est peut être pas qu'a cause des nerfs.

je suis en pleine introspection  :-\ :-\ :-\

Impressionnant hein, on lit ça et soudain tant de manies nous sautent aux yeux et deviennent si révélatrices ::)...
Quand on lit les "histoires" des autres, c'est un peu pareil, on  se trouve des points communs, et l'on se sent tout de suite bien moins seul(e)... ;)
:-* :-*
" Les cicatrices nous rappellent d'où on vient, mais elles ne doivent nous dire où aller."

Je voulais juste faire remonter cet exercice pour les nouveaux membres car il peut etre utile...
Alex.

salut
sympas de partagez ces exercices,
je me suis reconnu dans plusieurs points dont j'interprétais autrement : "penser que les gens s'ils me connaissent, ne m'aimerai pas.""et m'attendre tout temps à ce qu'on me quitte", ''me sentir pas a l'aise dans mon corps, ma maison'', et les angoisses, et de ne pas m'écouté si j'ai faim, soif.. ne pas me sentir en sécurité et ne pas savoir quand il y a du danger...

j'ai eu du mal à rencontré des personnes biens, j'ai mon copain maintenant, c'est génial, et pour zita, moi je m'en suis souvenu il y a quelques moi,quand mon copain c'est coupé ses longs cheveux, et c'est rasé comme mon agresseur, le choque ! et flashs, je ne pouvais plus rien faire avec.. laisse le temps venir, les souvenirs sont toujours en toi, mais se caches.. si t'as écrit un poste je viendrai volontié te lire.

biss et bonne matinée ;) courage à toussss

Je deteste les homes avec les cheveux rases pour la meme raison... C'est parfois etonnant de realiser comme il y a beaucoup de choses que l'on fait sans se render compte qui sont des consequences "typiques" de personnes abuses.
Alex.

salut,
oui alexandra je comprend ! mais je dois m'habituer en plus à la coupe de cheveux de mon copain car lui ça lui plait !(c'est un peu moins rasé ouffffff ;) )

bon je vais me coucher, je suis en mode insomnies... je sais que ça fait partie de la liste, dérnièrement j'ai peur de me coucher par peur de mes cauchemars ! ça parait bête ! mais bon !

bisouss bon courrage pour les symptoms

Bonjour à vous,

Je me suis inscrite très récemment et j ai pu faire ce test très éloquent. Je suis majoritairement assez proche de ces descriptions... Mais une fois que les faits ont étés désignés, que l'on sait que nous avons plusieurs pb relationnels, de concentrations, de dissociations, comment tenter de recouvrir, en parallèle d'une aide psy, une vie plus agréable?
Je me pose vraiment la question du comment, se réapproprié notre passé pour qu'il nous affecte moins. Comment réecrire en quelque sorte le scénario pour qu'il soit moins douloureux et surtout, se construire une personnalité, une identité autre que celle d'une victime ou d'une petite fille.
Je sais que depuis que les flash sont apparut, et que j ai accepté de consulté, il y a 6 ans maintenant, j ai complétement changée... Je suis devenue une femme nettement plus vulnérable, plus sérieuse, plus craintive, moi qui était avant une fille qui renvoyait aux autres de l'humour, de la force et de la joie.
Comment retrouver cette énergie? J'ai l'impression que, depuis que cela est sortis de moi, ces événements ont accaparés beaucoup trop d'espace dans la construction de mon identité et j aimerai tellement arrêter d'être obséder par ça!!! Car en période de difficulté, cela reviens tout le temps et cela ne me permet pas d'aller de l'avant....
Bref, recherchant des solutions, quand à comment réparer ces profondes blessures de l'estime et de l'égo, je suis tomber sur ce site http:www.relation-aide.com/dos_description.php?id=38&
qui peut être, vous aidera. Je n ai pas pris le temps de  faire les démarches des lettres mais il me semble que cela peut être des nouvelles pistes à creuser: Extrait

Les techniques du traitement


L'écriture de lettres et les jeux de rôles sont indiqués tant en thérapie de groupe ou individuelle. Chaque patient doit écrire une série de lettres (une par semaine) à différentes personnes et les lire au groupe. Il doit refaire l'exercice autant que nécessaire. Ces lettres seront des instruments de guérison, des baromètres indiquant le progrès accompli. On ne demande pas aux personnes de les envoyer, elles pourront le faire quand elles se sentiront assez fortes. Les différentes lettres à rédiger sont à destiner à


1/ lettre à l'agresseur : elle devra exprimer toute l'indignation ressentie pour faciliter la prise de conscience des responsabilités de l'agresseur. Les lettres font resurgir plus de sentiments que des heures d'entretien. En exprimant ainsi l'indignation, on abandonne une grande part de dégoût et de haine de soi. On s'engage sur la voie de la guériso

2/ lettre à l'autre parent : elle devra exprimer toute l'indignation pour son manque de protection, de son incrédulité et d'avoir sacrifié son enfant pour satisfaire ses besoins propres.


3 / lettre à l'enfant blessé qui se trouve dans l'adulte : elle met en route le processus destiné à redonner un substitut parental. Elle console, rassure et protège cette partie de soi restée vulnérable et pleine de frayeur.



4/ un « conte » à propos de sa vie : on réécrira son histoire en utilisant « il » ou « elle ». cela aidera à regarder son monde intérieur dans une perspective nouvelle, plus objective, en plaçant une distance entre soi- même et ses traumatismes d'enfant. Malgré un début triste, le conte devra obligatoirement avoir une fin plein d'espoir, cela permettra à la personne d'avoir des rêves plus positifs dans sa tête.

5/ lettre au conjoint ou à celui qui les aime : elle devra expliquer comment ce traumatisme d'enfance affecte la relation. Pour se libérer de la honte, il faudra parler ouvertement.


6/ lettre à chacun de leurs enfants : elle servira à affirmer la capacité d'aimer et de trouver la force intérieure pour être un meilleur parent.


7/ Réécrire sa vie en disant « non » : En visualisant yeux fermés la scène du premier abus, on peut se représenter qu'on repousse l'agresseur, qu'on lui dit « non » qu'il quitte la pièce. Ainsi renaît sa propre force, on réapprendra à dire « non ».

Bonsoir,
j'ai repris le questionnaire pour compléter là où je me sentais concernée, j'espère que ce sera compréhensible!

Estime, image de soi, influence

Se sentir « mauvais(e), sale, honteux/honteuse. Je ressens totalement ça
Se sentir différent(e) des autres? J'ai l'impression d'être à part, hors du monde
Avoir l'impression qu'au fond de vous qu'il y a quelque chose qui cloche, que si les gens vous connaissaient vraiment, ils ne voudraient plus vous parler. J'ai peur de me révéler et que la personne qu'ils voient soit hideuse
Avoir l'envie de se faire du mal volontairement ou pensées suicidaires. Ou bien simplement vouloir mourir sans pourtant penser au suicide. J'ai envie de disparaître sans vraiment mourir mais juste disparaître
Se détester. Je me hais



Sentiments et émotions

Avoir des difficultés à exprimer ce que vous ressentez. J'ai du mal à dire vraiment ce que je ressens car j'ai peur que ça se retourne contre moi
Tendance à la dépression, aux attaques de panique. J'en ai par intervalles
Peur de devenir fou/folle. J'ai peur de perdre contrôle de moi-même



Votre corps

Se sentir « en dehors » de son corps souvent, avoir l'impression d'avoir quitté son corps. Parfois je ne me sens pas rattachée à moi même
Consommation abusive de nourriture (excessive ou pas assez). Avant je faisais des crises de boulimie avec le sucre principalement maintenant je mange toujours des grosses quantités mais je ne touche plus au sucre et ça va de mieux en mieux
Vous n'aimez pas votre corps. J'ai k'impression qu'il ne me correspond pas
Vous vous êtes blessé(e) de façon intentionnelle (automutilation). Pendant mes crises de panique je me mords


L'intimité

Tendance à avoir des relations avec des gens qui ne sont pas bons pour vous ou pas libres. Je ne choisis jamais la bonne personne
Avez-vous été dans une relation avec quelqu'un qui ressemblait à votre abuseur?   Oui mais j'ai vite arrêté et ça ne s'est plus jamais produit
S'attendre à ce que les gens vous quittent. C'est souvent le cas
Difficulté à dire non. Je n'aime pas décevoir mais je fais des efforts pour m'imposer


Sexualité


Difficultés à rester "présent(e)" pendant que vous faites l'amour ou bien devenir comme engourdi(e) ou effrayé(e). Ca dépend mais je peux me tétaniser
Usage du sexe pour satisfaire des besoins non sexuels (par exemple, vous avez le sentiment de n'être aimé(e) qu'à travers le sexe, ou que c'est votre seule qualité). Ou difficultés à proche de quelqu'un et accepter des marques d'affection, des contact physiques lors d'un contexte non sexuel. Ca m'arrive
Eviter toutes relations sexuelles ou au contraire rechercher des relations sexuelles que vous ne désirez pas vraiment en fait. J'ai fait les deux et souvent j'oscille


Avez-vous des relations sexuelles avec des partenaires qui vous respectent ? Est-ce que vous avez déjà eu des partenaires qui ont été abusifs? Oui et non (heureusement)
Sentiment que le sexe est dégoûtant ou que vous êtes dégoûtant(e) pour ressentir du plaisir. Je me sens sale après 
Est-ce que vous êtes excité(e) par des fantasmes violents, sadiques ou incestueux? Il m'arrive d'en avoir ce qui me fait me sentir encore plus sale surtout que je ne les apprécie pas mais ils s'imposent à moi des fois
Flash-backs pendant les relations sexuelles. A certains moments
Est-ce que vous avez des relations sexuelles car vous le voulez ou parce que votre partenaire le veut? Il y a eu des deux


La famille d'origine

Est-ce que vous avez de bonnes relations avec votre famille ou au contraire de mauvaises et difficiles relations? De bonnes relations
Est-ce que les personnes de votre famille connaissent la vérité par rapport à votre abus ? Sont-elles là pour vous aider? Non et je n'ai pas l'intention de leur dire
Vous vous sentez fou/folle, dépressif/dépressive, ou non pris(e) en considération quand vous êtes en famille. Avez-vous été rejeté(e) par votre famille? Ils font ce qu'ils peuvent pour m'aider même s'ils ne comprennent pas
Vous attendez que les gens de votre famille changent, essayent de comprendre ce que vous ressentez, qu'ils vous croient. J'aimerais que quelqu'un me sauve

Autres

Le stress de tous les jours a un exagere impact sur vous. Je réagis mal au stress
Vous avez l'impression d'etre un(e) enfant dans le corps d'un adulte.

Ca fait une très longue liste... Et je ne suis pas sure que ce soit pertinent pour moi de faire ça si peu de temps après les événements, mais autant tenter.

Se sentir « mauvais(e), sale, honteux/honteuse
Même s'il m'a forcée et manipulée, je reste persuadée que c'est de ma faute d'avoir cédée, et d'y être allée. Je me sens effectivement terriblement sale. Je n'avais jamais touché qui que ce soit avant, et, bien que je ne juge pas les actes des autres, pour moi il était impensable d'avoir un quelconque contact sexuel sans amour véritable. Pour moi, mon premier rapport sexuel serait avec une personne que j'aime et qui m'aime, en qui j'ai confiance et avec qui j'ai déja une relation sur le long terme. Je tenais à l'image de pureté et d'innocence que je m'étais forgée. Alors, oui, finir par donner ma virginité à un mec que je connaissais à peine, un connard qui a profité de moi et ne me montre aucun respect, ça a sacrément abimé mon image de moi. J'ai terriblement honte de ce que j'ai fait, de ce que j'ai laissé faire, et je me sens profondément sale... Je me dégoute, même. Je me dégoute d'avoir été aussi docile, d'avoir finalement été une "fille facile". J'ai tellement honte de moi, de ce que je suis devenue.

Avoir l'impression qu'au fond de vous qu'il y a quelque chose qui cloche, que si les gens vous connaissaient vraiment, ils ne voudraient plus vous parler.
Je n'arrive pas du tout à parler de cette histoire à mes proches, à mes amis, ou à qui que ce soit que je connaisse "pour de vrai" (mais je peux m'étaler sur internet derrière un pseudo). Car je suis persuadé qu'ils seraient déçu de mon comportement, voire totalement dégoutés de ma personne. Ma mère serait si déçue que je finisse par céder mon corps à un connard sans respect. Mes amis seraient si déçus que je ne sois finalement pas la fille pure et intègre qu'ils connaissaient, de se dire que je suis finalement prête à sucer à la demande juste parce qu'on me force un peu. Je reste persuadé que je pourrais même perdre quelques amis, perdre leur affection, s'ils venaient à savoir.
Je me suis aussi persuadée que je ne pourrais pas être en couple après ça. Que si un mec tombe amoureux  de moi, puis apprend comment s'est passée ma "première fois", il sera dégouté, me pensera sale et ne voudra plus de moi. Je sais que j'ai des pensées un peu moyennageuses, mais je n'arrive pas à me défaire de cette idée.

Avoir l'envie de se faire du mal volontairement ou pensées suicidaires.
Je dirais que ça ne compte pas trop puisque j'ai toujours été suicidaire. Mais ces pensées s'étaient très fortement atténuées suite à une rencontre au début de l'année (oui, il suffit parfois d'une rencontre pour changer toute une vie.... en mal ou en bien, finalement). Mais au final, avec ça, ces pensées sont revenues en force. La peur de l'avenir, de ce que les gens vont penser de moi. Etre persuadée que personne ne peut vouloir de moi en sachant ça. La peur de perdre la personne la plus importante pour moi, la seule qui puisse me donner envie de vivre, car cette personne est aussi un ami très proche de mon agresseur. Ca va être difficile sur le long terme de voir l'un sans voir l'autre, et je ne sais pas comment je vais gérer ça. Au final, si je devais perdre cette personne qui fut la seule à me donner le gout de vivre, mais, surtout, de la perdre à cause de ma propre faiblesse, je suppose que je n'aurais pas la force de continuer plus loin. Je culpabiliserais bien trop d'avoir perdu ça à cause de cette histoire là. C'est simplement quelque chose que je ne peux pas me pardonner.

Se détester.
Evidemment, je me déteste d'avoir été aussi stupide, d'avoir laissé faire ça, d'avoir potentiellement perdu quelque chose de très important, qui aurait pu totalement changer ma vie, en positif pour une fois.

Avoir des difficultés à faire des choses pour soi, pour prendre soin de soi, à se sentir « bien ».
J'ai des difficultés à faire quelque chose de façon globale, que ce soit pour moi ou quoi que ce soit d'autre. Je suis incapable de me concentrer sur quoi que ce soit. J'essaye de me détendre, mais j'ai perdu le goût de tout. Je ne joue plus, je n'écris plus, je ne dessine plus, je ne lis plus, c'est à peine si j'arrive encore à rêver...

Pas toujours conscience de ses qualités, capacités, intérêts, buts.
En effet, si je reste bloquée dans ma recherche de travail, c'est bien parce que je suis incapable de me trouver la moindre qualité ou capacité. J'ai le sentiment de ne pouvoir remplir aucune tâche. Je ne me sens donc pas légitime à postuler.

Difficulté pour être motivée.
Je n'arrive à rien. Je ne fais plus rien de ma vie.

Difficulté à reconnaître vos sentiments, à faire la distinction entre vos sentiments
Ca, c'était mon principal soucis juste après les faits. Le mec m'a forcée la première fois que j'étais chez lui. Après ca, j'étais complètement perdue dans mes émotions et sentiments. J'avais peur de lui, j'angoissais à la seule vue de son nom, il me manquait et j'avais envie de lui parler, je voulais ne plus jamais le revoir, j'espérais le revoir au plus vite, j'étais dégouté par ce qu'il m'avait fait tout en me persuadant que j'en avais eu envie, il m'intimidait et je l'admirais, j'étais dégoutée de l'avoir laissé me toucher et j'avais envie d'aller plus loin encore avec lui. Je le haïssais et je l'aimais. Et au final, j'étais tellement perdue que j'ai finalement répond à sa seconde invitation. Je ne comprend toujours pas.

Se sentir troublée ou perdue la plupart du temps.
Tout le temps.

Ressentir seulement quelques émotions et non toutes une variété.
Tendance à la dépression, aux attaques de panique, cauchemars.

Ca, c'est finalement habituel.

Peur de vos sentiments, impression d'absence de contrôle sur vos sentiments, émotions.
Oui. Comme dit plus haut, mes sentiments foutent le bordel dans ma tête, à tel point que j'ai fini par retourner chez cet homme, et ca, je ne peux pas me le pardonner. Du coup, j'ai peur qu'il vienne à nouveau me parler et me proposer de passer chez lui, car même si j'ai terriblement peur de lui et que je reste persuadée que je saurais l'envoyer chier maintenant que j'ai compris ce qu'il se passe dans ma tête, j'ai tout de même peur d'être finalement trahie par... par moi même? Car j'ai finalement le sentiment d'avoir perdu tout contrôle sur moi même.


Se sentir « en dehors » de son corps souvent, avoir l'impression d'avoir quitté son corps.
Sentiments très limités au niveau de votre corps. Impression que votre corps est engourdi.
Vous n'aimez pas votre corps, vous ne vous sentez pas « à la maison » dans votre corps.
Vous n'aimez pas faire des activités qui impliquent votre corps comme la danse, le sport en général, la marche, etc.

Ca encore, ce n'est finalement pas nouveau....

Difficulté à faire confiance aux gens, à avoir des amis proches.
Je ne fais plus confiance à mes amis les plus proches... Nous étions très affectueux l'un envers l'autre, mais je ne supporte plus qu'il me touche. Et il ne comprend pas pourquoi, puisque je ne lui ai pas parlé de ça....

Difficulté à imaginer une relation saine.
Comme dit plus haut, je reste persuadé qu'aucun homme ne voudra de moi après ca.

Avez-vous été dans une relation avec quelqu'un qui ressemblait à votre abuseur?
Je suis amoureuse (en secret) de l'un de mes amis proches qui lui ressemble beaucoup. Mais la situation est inversée, puisque je suis tombée amoureuse de cet homme avant l'agression. C'est plutôt parce que l'abuseur est proche de l'homme que j'aime que j'ai voulu devenir amie avec lui, à la base. Mais maintenant, ces ressemblances me perturbent. Je me sens parfois mal à l'aise en présence de mon ami, car certains traits en lui me rappellent l'abuseur.

Sentiment qu'on abuse de vous, qu'on profite de vous.
Bah euhh lui, clairement, oui.

Tendance à « s'accrocher » de manière excessive à certaines personnes que vous aimez beaucoup.
Quelques personnes que je ne connais pas (rencontres sur internet) m'ont apporté du soutien vis à vis de cette histoire, et j'ai l'impression de m'être accrochée à eux de façon excessive....

Eviter toutes relations sexuelles
J'étais déja assez fermée au sexe avant (jamais voulu faire quoi que ce soit avec qui que ce soit), mais là, c'est mort, je me suis mis dans le crâne de ne plus jamais me laisser toucher par qui que ce soit.
Il n'y a pas seulement le dégoût physique et la peur de réveiller un mal-être, mais aussi de profondes angoisses accompagnant l'acte sexuel (et s'il m'avait refilé des maladies? Et si j'étais enceinte? Et si je faisais un déni de grossesse?), et je me rend compte que, même dans le cadre d'une relation saine, ca ne vaut pas le coup de risquer sa vie juste pour coucher avec quelqu'un.

Manque de plaisir dans les relations sexuelles, de désir. Sentiment que c'est « mal » de ressentir du plaisir.
Pas vraiment une question de plaisir, puisque je n'en ai jamais ressenti dans le sexe, mais le sentiment que c'est mal de ressentir du désir. Quelque chose que je ne comprend pas, c'est la réaction de mes hormones. J'étais asexuelle, je n'avais jamais ressenti le moindre désir pour qui que ce soit, et je n'avais pas même de désirs solitaires. Rien du tout, aucune sexualité, ni seule ni à deux. Pourtant, depuis ce qu'il s'est passé, c'est comme si mes hormones réclamaient quelque chose qu'elles n'avaient jamais voulu. J'ai fini par ressentir du désir envers cet homme. C'était la première fois de ma vie que je ressentais du désir envers quelqu'un, alors pourquoi lui? Comment puis-je avoir envie de ce mec qui m'a traitée comme une merde? Je me sens tellement sale....

Est-ce que les personnes de votre famille connaissent la vérité par rapport à votre abus ? Sont-elles là pour vous aider?
Je suis bien incapable de leur en parler. Trop peur qu'ils soient dégoutés de moi.