Rayondesoleil.org

Un forum pour les victimes d'abus et de violence

Bonjour,

Je vis avec mon ami depuis plus de 4 ans et je l'aime de tout mon coeur. Dans la vie quotidienne, nous nous entendons super bien mais par contre, d'un point de vue sexuel, c'est vraiment pas le top. Il ne se lâche pas, a très peu d'envies... Et nous avons beaucoup de mal à communiquer... Un jour, alors qu'il sentait qu'il me perdait, il m'a avoué avoir été abusé par le fils d'un ami de ses parents alors qu'il était tout petit.
Beaucoup de choses s'expliquent alors... Les mois passent et je ne sais pas quoi faire pour l'aider... Il a fait quelques séances chez une sexologue mais a très vite abandonné... Comme avec moi, il a du mal à en parler et il a fait cette démarche pour me faire plaisir.
Alors à vous qui connaissez bien le sujet, que faut-il que je fasse ? Faire comme si cela n'avait jamais existé ? Car je vois bien que quand j'évoque le sujet, cela lui fait mal... Moi je me sens impuissante face à la situation. Qu'en pensez-vous ?
Merci de vos conseils
Fanny

Bonjour Fanny
je trouve formidable ta démarche, essayer de comprendre et de l'aider. cela t'a tout de même amenée jusqu'à Rayon ! ton ami visiblement n'a jamais pu "évacuer" ce passé trop lourd, vu qu'il a beaucoup de mal à en parler. Peut-etre que les séances chez un sexologues étaient prématurées, car pour le moment, ses problèmes sexuels sont plus des symptômes de sa souffrance. Est ce qu'il a pu parler de son traumatisme au sexologue ? Est ce que tu sens qu'il est prêt à vouloir faire une thérapie ? Sinon, le conseil que je pourrais te donner, c'est de ne surtout pas le forcer, ni à parler, ni à consulter, il faut que la démarche vienne de lui. Dis lui que tu es prête à l'écouter s'il a envie d'en parler, à l'aider s'il en a besoin, car  c'est important de se savoir soutenu. Perso j'ai connu le même problème avec mon ami, mais jamais durant 4 ans de vie commune je n'ai réussi à lui parler des abus subis, et ça a brisé notre couple. Déjà, il a pu t'en parler et c'est un grand pas en avant !

Salut!

Je pense comme les autres qu'un sexologue devrait venir a la fin, pas au debut. Un psy serait plus utile au debut. Peut-etre que tu peux le convaincre de t'en parler a nouveau, sans le forcer, mais lui dire que tu es la pour lui, que tu es prete a l'ecouter, le supporter... Dis-lui que parler aide. Envois le sur ce site.

Avoir une personne pour supporter, comprendre, ne pas juger, est tres important pour la guerison, et ton ami a deja ca grace a toi...

Alex.

Vous n'imaginez pas à quel point vos réponses sont réconfortantes car je ne peux pas en parler ailleurs. Vraiment merci pour tout !
Pour l'instant, je ne peux que tenter de le réconforter. Je lui ai dit que jamais je ne pourrais comprendre sa douleur puisque je ne l'ai pas vécu mais j'essaie.
Effectivement peut être que le sexologue était prématuré mais en fait, c'est l'urologue qui l'a envoyé là-bas suite à phimosis. Ce médecin avait bien compris que quelque chose d'autre clochait.
Durant nos relations intimes, son corps dit oui mais sa tête dit non. Et comme tu dis Toma, ses problèmes sexuels sont les symptômes de sa souffrance. Malheureusement, il n'a pas fait beaucoup de séances avec la sexologue car il a vite laissé tomber. Il me dit qu'il a déjà beaucoup de mal à m'en parler à moi alors il ne va pas raconter sa vie à une inconnue. Alors effectivement, je me suis dit qu'il ne valait mieux pas le forcer à y aller s'il n'était pas vraiment prêt. Je crois qu'il y allait plus pour me faire plaisir...
Et la question que je me pose, est-ce lui rendre service que de ne plus en parler ? Car lui a sincèrement envie d'oublier ces moments atroces... mais il refoule...
C'est vraiment dur tout cela ; moi qui ait une enfance idyllique, j'étais à mille lieux d'imaginer tout cela...

En tous les cas, MERCI beaucoup pour vos conseils avisés et votre soutien !

#4 Octobre 27, 2009, 09:36:36 AM Dernière édition: Octobre 27, 2009, 09:41:32 AM par kentaka
bonjour Fanny ,
c'est normal de te sentir impuissante au début , ton ami a eu un grand courage de t'en parler et petit à petit il faudra qu'il ne ferme pas "le couvercle" mais au contraire oser explorer ce qu'il a vécu
en étant aidé bien sûr par un professionnel , après on peut apprendre à se distancer de cet enfant outragé et perdu ... au seuil de sa vérité , on doit d'abord s'en rapprocher pour prendre soin de lui , l'écouter et être écouté -sans jugement bien sûr, sans projet- permet de soulager une souffrance ... si "spéciale"
qui sinon envahit des tas d'espaces en sourdine , notamment celui de la sexualité ! c'est un chemin extraordinaire et je vous souhaite l'amour la force de le faire côte à côte  :)
oui pourquoi ne pas lui proposer de venir voir le site , les parcours de certains ici , les poêmes  les paroles  les cris  les batailles  les soutiens  les relevés  les guérisons !?
heureux les coeurs purs ... ce long chemin

c'est bien d'essayer de l'aider,c'est un beau geste, je pense comme les autre que le sexologue ne peut pas faire grand chose tant qu'il aura tant de souffrance sur le coeurs, il faut qu'il arrive a faire sortir cette souffrance en lui.laisse lui du temps , ne le brusque pas surtout et essaye de l'aider et de prendre surtout en compte de ses envie et besoin.attend qu'il soit pret pour aller voir un psy, un psy lui permettra de vider et exprimer ses souffrance, c'est parfois dur et delicas d'aller en voir un au debut, mais il faut qu'il sesentepret, quand i sera pret tu pourrai lui proposer de l'accompagner(si il veut) pour qu'il trouve cela moins dur et qu'il puisse se sentir soutenu.
La douleur et la souffrance sont des croix personnelles. On est toujours seul à les porter.

Oui ça fait 4 ans et demi que je patiente donc je peux attendre. Mais le connaissant, aussi introverti et peu communicatif, j'ai peur qu'il garde cette souffrance en lui toute sa vie sans aller jamais consulter un psy...
Et puis j'ai peur, qu'un jour, il fasse une bêtise et mette fin à ses jours... A l'heure actuelle, aucun signe ne présage un tel geste, je vous rassure ; je reste vigilante et j'essaie de suivre ses humeurs. Mais je me dis que dans quelques années, si je ne suis plus aussi vigilante (pour x ou x raisons), un tel drame arrive alors je m'en voudrais toute ma vie de ne rien avoir fait...
Et pire, c'est horrible de dire ça (horrible de le dire et de le penser, et surtout de l'évoquer ici), mais nous envisageons d'avoir des enfants sous peu et j'espère qu'il ne pourrait pas y avoir de choses horribles qui pourraient se produire. Il n'a aucune violence envers quiconque, il est doux et attentionné avec moi et mes proches, toujours serviable... mais j'y pense.
Que pensez-vous de toute cela ? De mon côté, vous m'aidez terriblement à avancer. Je mets des mots sur mes émotions et ça me fait du bien... D'après vos conseils, j'ai bien compris qu'il ne fallait pas le brusquer ou le forcer à aller voir un psy, c'est peine perdue... Alors j'attends...
Panthéonne, quand tu dis, essaie de l'aider, tu veux dire quoi ? J'essaie d'être gentille, douce, compréhensive... mais je ne vois pas quoi faire d'autre.

tu sais je pense que faut pas t'inquieter pour tes futur enfant , meme si un petit pourcentage reproduit, il es qu'infime toute victime ne reproduit pas ce qu'il a produit et heureusement, sinon quelle serait encore pire cette société.je comprend que tu te pose cette question car on dit souvent qui subit reproduit, c'est parfois le cas mais la société fait d'une minorité qu'on croit que c'est majorité.ca n'empeche pas d'observer, d'être prudente.fait lui confiance surtout c'est tres important que tu es confiance en lui,si il es ni agressif, ni violent ni se genre de chose je pense qu'il aucune raison de t'inquieter, c'est simplement des cas médiatiser qui font peur mais t'inquiete pas. Je voulais dire d'essayer d'être a son ecoute et peut être l'aider dans ses demarche vers un psy mais pas si c'est contre son insue, l'aider a en parler, car c'est important qu'il en parle, c'est ainsi qui libera sa souffrance et ses peine.si il sent trop difficil pour le psy il existe des association avec des entretien individuel ou des  groupe de parole, ou ces personne ont l'abitude d'aider les victime, tu pourrait lui en parler pour savoir déja ce qu'il en pense, comment il réagit, ce serait déja un premier pas vers sa guerison d'ouvrir la parole vers quelqun d'exterieur.

En fait quand il t'en a parlé la premiere fois de son passer douloureux, comment as tu reagit aupres de lui, qu'es ce que tu lui a dit? Qu'es ce que ta penser?
La douleur et la souffrance sont des croix personnelles. On est toujours seul à les porter.

Bonsoir "Monamouramoi. "
Ta peur est légitime, et elle répond a un stéréotype que l'on trouve dans plein de séries télé.
Pour ma part ces stéréotypes m'ont fait me poser la question à moi aussi un peu avant la naissance de ma première. J'avais peur que ce petit être me fasse devenir un monstre!
Quand elle est arrivée, ce fut au contraire la révélation pour moi que j'avais été victime d'horreurs et que je ferais tout pour lui éviter ça!
De plus pour éviter que le doute se pose un jour pour ma femme à mon sujet car elle connaissait mon passé, j'ai naturellement évité tout ce qui avait rapport avec d'hygiène de ma gosse comme des suivantes d'ailleurs. Je ne leurs ai donné le bain que dans des cas de force majeur des jours ou la mère était absente et que personne ne pouvais le faire à ma place.
J'espère t'avoir un peu rassurée ;).
" Les cicatrices nous rappellent d'où on vient, mais elles ne doivent nous dire où aller."

Bonsoir, Bonsoir,

Merci merci merci... Tout ce que vous me dites me fait un bien fou. Ca me conforte tout à fait dans ce que je pensais mais j'avais besoin de l'entendre, histoire de me dire que je ne m'enfermais.
Panthéonne, quand tu me dis "l'aider à en parler", le problème c'est qu'il refuse le dialogue. Il me dit que c'est du passé et qu'il veut oublier ; quand à en parler avec un psy, une personne d'association... il en veut pas en entendre parler. Je lui ai bien dit que ça peut l'aider de discuter avec une personne qui ne le connaît pas, qui ne le juge pas... mais il me répond qu'il a déjà eu bcp de mal à m'en parler, alors en parler à quelqu'un qu'il ne connaît pas...
Pour répondre à ta question, la première fois qu'il m'en a parlé, je l'ai écouté et pleuré avec lui. J'étais un peu abasourdie car je ne m'en doutais pas. J'ai essayé de le rassurer en lui disant que cette personne n'avait aucun droit de faire ça, qu'il ne fallait pas culpabilisé,... et surtout que j'étais là pour lui. Je ne sais pas si j'ai bien réagi à ce moment là mais c'est pas évident. Et quand je dis qu'il m'en a parlé, il est resté très évasif... et je ne veux pas le torturer à lui poser mille questions sur le sujet.
Et merci pour ta réponse "intime idée", oui effectivement, ça me rassure beaucoup et je me dis qu'il faut être bien courageux pour affronter ses peurs... et encore plus pour en parler à une parfaite inconnue. Bien sûr, je me pose la question concernant nos futurs enfants mais au fond de moi, il est impensable qu'une telle chose se produise (mais j'avais peur que mon amour pour lui ne m'aveugle).
Je ne voudrais pas être trop indiscrète mais toi, as-tu été voir un psy ? Penses-tu qu'il puisse "s'en sortir" en refoulant le problème sans en parler à personne ?
Encore merci pour vos conseils !

Bonsoir ,
je n'ai pas encore lu tous les témoignages du site mais je pense que mon parcourt fut atypique. Jamais de psy pour moi, juste des choix de vie qui furent les uns après les autres de véritables électrochocs, ils m'ont sans doute permis de m'en sortir presque sans aucune aide, mais le prix a payer est excessif et je ne peux le conseiller a personne.
En bref je suis parti volontairement dans des pays en guerre, au départ une façon d'aller au casse pipe et d'en finir. Mais voila j'en suis revenu, guéri de mes vieux démons mais avec de nouveaux qui hantent mes nuits encore aujourd'hui.
Et comme si je n'en avais pas eu assez j'ai essayé d'effacer ceux là , en faisant de l'humanitaire en Afrique de l'est. là dans la chaleur, la poussière et la famine des autres je n'existais plus et mes démons non plus, mais que de souvenirs atroces, d'histoires inracontables. Je n'ai pas trouvé de forums pour me soulager de ceux là .
Voila pour en revenir à ton homme, autant je peux te rassurer vis a vis de vos futurs enfants, autant je ne peu pas te donner d'avis sur comment l'aider, n'ayant rien dans mon passé de comparable.
Je vous souhaite bonne chance à tous les deux .
" Les cicatrices nous rappellent d'où on vient, mais elles ne doivent nous dire où aller."

Bonjour !

je crois que la première chose à faire, c'est de le remercier, et de le féliciter d'avoir réussi à t'en parler.

après, il te faut patience, écoute, compréhension, mais il ne faut surtout pas que tu ne vives plus que pour lui. garde toi des moments pour toi, pour te ressourcer, car aider et soutenir un conjoint abusé, c'est épuisant.

au niveau intime, ne le force pas, propose, mais si tu vois qu'il est réticent, embraye sur un "câlin".

pour l'aider à se réaproprier son corps, intègre la sensualité dans votre quotidien, genre massages (huiles essentielles, bougies, encens, musique douce, lumière tamisée...), c'est la première étape vers une sexualité épanouie.

tu peux aussi lui dire (ou lui écrire) que ce qu'il t'a raconté t'a touchée, émue, et que c'est une magnifique preuve de confiance qu'il t'a offerte. mais aussi que cela t'a ébranlée, que tu te rends compte que tout cela le perturbe, et que tu souhaite l'aider à accepter les démons de son passé. dis lui aussi que ce n'est pas pour autant que tu ne l'aimes plus, ou ne le désires plus

mais sache aussi que quoi qu'il arrive, seul lui peut décider de guérir, et avance sur son chemin de guérison. tu peux le soutenir, mais en aucun cas le faire à sa place.

et s'il n'a pas envie d'en parler, dis lui que ça te gène, mais que tu respecte son choix. quand il sera prêt, il te le fera savoir.

pour ce qui est des enfants, il faut savoir que si la majorité des violeurs ont été abusés dans leur enfance, ce n'est qu'une infime minorité des victimes qui devient abuseur à leur tour.

mais je vous conseillerai d'attendre un peu que la situation se stabilise émotionnellement, car le nouveau-né à venir est innocent, et a droit à des parents aimants, et surtout, disponibles, ce qui est difficile quand un des conjoints est sur son chemin de guérison.

(enfin, c'est le choix que mon compagnon et moi-même avons fait)

je te conseillerai volontier de chercher sur Internet, d'acheter des bouquins... malheureusement, même s'il y a des dégâts similaires, les ressources sur les victimes masculines d'abus sexuels sont rares, et celles de bonne qualité, encore plus.

pour terminer, je t'adresse mes félicitations pour les démarches que tu entreprends, pour ton courage, et ta volonté d'aider ton compagnon.

et je te remercie de m'avoir appris qu'il existe des enfances idylliques. je commencais à avoir de sérieux doutes sur leur existence... ;)
La vie ne vaut rien mais rien ne vaut la vie
http://lesbijouxdeliliane.blog4ever.com/blog/index-446323.html

Bonjour à tous,

Je vais tenter de suivre vos conseils. Merci pour vos réponses ;elles m'apportent beaucoup de réconfort et me permettent d'avancer un peu même si le travail, ce n'est pas à moi de le faire. Je trouve ici le moyen de parler ouvertement car je ne veux en parler à personne afin de ne pas trahir son secret. J'aimerai beaucoup en parler à mes amies mais je ne peux pas. Et je vous rassure, je me préserve
Notre couple est fort mais malgré tout les relations intimes restent un gros problème... Je ne le force pas mais c'est dur quand je propose de constamment entendre dire non ; parfois je me dis même qu'il "se force" pour me faire plaisir ; s'il faut que j'attende que lui ait envie et c'est rare...

je vais suivre tes conseils cher Indigo et essayer les bougies, la musique douce,... j'ai déjà tenté les huiles essentielles (d'ailleurs c'est ce que la sexologue nous avait conseillé) mais il n'aime pas trop... Il a beaucoup de mal à accepter que je le touche dans une situation aussi intime... encore une fois, s'il n'aime pas, je ne vais pas le forcer
Et je pense que je vais lui écrire une longue lettre pour lui expliquer tout ce que je ressens et le rassurer. Je ne veux pas le forcer à en parler et très franchement, je ne vois pas quoi lui dire pour l'aider. Comment oublier un tel acte ? Comment accepter que des personnes fassent de telles choses ? A cela je ne sais pas quoi répondre

Petit coucou à toi Intime idée... J'étais sidérée en lisant ton message. Soigner le mal par le mal... Tu as une vie bien compliquée mais j'espère aujourd'hui que tu as pu trouver une certaine stabilité. En tous les cas, je te souhaite beaucoup de bonheur.

Quant à mon enfance que je qualifie idyllique, c'est certain que par rapport à mon ami qui a vécu de telles choses et qui de plus, a eu des parents alcooliques... moi elle a été heureuse. Mes parents m'ont entouré d'amour,de câlins,... mais m'ont aussi appris les valeurs de la vie. Je comprends maintenant que même s'ils m'avaient paru injustes à certains moments, ce n'était que pour mon bien...

Bon je vous souhaite un bon week end, profitez des petits plaisirs de la vie...

Bonsoir Fanny.
Merci à toi, et oui je te rassure, j'ai trouvé un certain équilibre et je peu dire qu'a présent ça va plutôt bien pour moi.  :)
Bon week-end.
" Les cicatrices nous rappellent d'où on vient, mais elles ne doivent nous dire où aller."

bonjour à toi,
je voulais réagir à ta phrase :
"Notre couple est fort mais malgré tout les relations intimes restent un gros problème... Je ne le force pas mais c'est dur quand je propose de constamment entendre dire non ; parfois je me dis même qu'il "se force" pour me faire plaisir ; s'il faut que j'attende que lui ait envie et c'est rare...",
J'ai l'impression de retrouver mes problèmes de couple sauf que c'est mon homme qui est dans ton cas...... Bon voila, que tu saches que c'est malheureusement inévitable dans ce genre de problèmes; surtout si le passé ressurgit, et qu'il veut l'oublier (le refouler), c'est un poids tellement énorme qu'il n'y a plus de place pour le reste... Refouler demande toute notre énergie, notre vitalité, ça oblige à s'endormir ou à s'occuper l'esprit et le corps avec toutes sortes de lubies, d'activités, ou de dépression, que sais-je. chaque rapport intime rappelle le viol du corps si on reste dans cet état d'esprit, car plus on refuse de voir la vérité en face, plus elle nous "pète à la figure".
Je te conseillerais ce que je voulais de conseiller à mon homme : les massages, mais sans que ça débouche sur aucune relation intime : un calin soft et au dodo ! Alors on se sent plus en confiance, en sécurité, et on finit par accepter d'être touché en sachant que ça ne débouche pas forcément sur le sexe. Tu comprends ?
Je pense que rien ne sera réglé tant qu'il refoulera. Maintenant, il lui faudra certainement du temps avant d'accepter cela. et comme toujours, on a beau conseiller, vouloir aider l'autre, tant qu'il n'a pas compris par lui même, par sa propre expérience, il n'écoutera pas. Et les messages indirects ? peut etre qu'il les acceptera mieux ? exemple : acheter un livre sur le sujet, qui explique bien et qui donne des solutions (tu as des références biblio sur ce site) et lui offrir, ou à laisser traîner... lui donner des moyens de comprendre et d'avancer par lui même en fait, et l'idée fera son bonhomme de chemin.
Voila, ce sont des idées qui me viennent, si je pense à mon expérience