Rayondesoleil.org

Un forum pour les victimes d'abus et de violence

Un autre site avec un petit résumé pour les proches des victimes... pour qui ce n'est pas toujours facile..
http://www.agressionssexuelles.gouv.qc.ca/fr/que-peut-on-faire/role-proches.php

Merci pour ce lien :).
Mais je suis d'un naturel très curieux ::), et je suis étonné de ne pas réussir à naviguer sur le reste de ce site :-\.
Peut être juste un bug momentané ::).

:-* :-*
" Les cicatrices nous rappellent d'où on vient, mais elles ne doivent nous dire où aller."

euh.. bizarre.. ça fonctionnait bien hier.. et là ça me dit "Accès interdit" ... je ne pourrais te dire pourquoi!!


Que faire en tant que proche d'une victime de viol ?

Si vous êtes la personne à qui elle se confie, encouragez-la à parler, assurez-la de votre aide, puis notez par écrit ses paroles avec ses propres mots.

Pour des proches qui ont pu rester dans l'ignorance, cela arrive mais sachez que si vous ne signalez pas les faits dont vous avez maintenant connaissance, vous en devennez complices.

Il est plus que probable que la révélation de telles situations entraîne un bouleversement familial qui nécessite soutien et entraide, encore plus spécialement pour les enfants mais le silence est encore plus destructeur.


Accompagner une victime

Si un jour vous étes appellé à recevoir une personne qui a été victime de viol, cette situation peut susciter en vous de fortes émotions et vous confronter à vos propres sentiments sur la violence sexuelle et la culpabilité, et faire monter en vous une série de préjugés sur le viol, gardez votre calme, et écoutez.

De plus, vous êtes peut-être la première personne à qui la victime parle après l'agression et vous serez peut-être amené(e) à en témoigner en justice.


Ce qu'il faut faire

Etre rassurant et attentif. Donner du temps. Veiller à ce que la personne se sente en sécurité et dans le calme.

Croire la réalité des faits, tels qu'ils sont expliqués par la victime. Accepter son anxiété, sa souffrance, sa colère, sans favoriser son éventuel refus d'admettre qu'elle a été violée. Suivez son propre rythme.

essayez de l'aider à trouver les mots qui permettrons de reconstituer les faits (ce qu'elle a ressentit) l'aider à comprendre le pourquoi de ce qu'elle a fait ou n'a pas pu faire,et ce dans le but de revaloriser ses moyens de défense et diminuer son sentiment de culpabilité. Clarifier les différents moments de l'agression.

Lui permettre d'exprimer ce qu'elle attend de vous, des autres, ce qu'elle compte faire.

Quelles sont ses craintes aujourd'hui :
. pour elle (santé, travail, logement)
. par rapport à l'agresseur (représailles, peur d'une nouvelle agression)
. par rapport à son compagnon éventuel
. par rapport à ses proches

veut-elle un soutien exterieur ?

L'aider à comprendre les réactions de toutes personnes de son entourages.

essayer de trouver, avec elle, ses forces interne pour l'aider à surmonter cette épreuve.

Trouver des infos sur la justice, sur les différentes démarches qui pourraient l'aider à sortir du silence  (plainte, visite médicale...).

un petit conseil...Noter par écrit les faits et les sentiments rapportés, mot à mot, sans interprétation personnelle.


Ce qu'il faut éviter

Evitez de mettre en doute ce que la vicitme vous explique. Ne pas chercher les preuves des faits qu'elle vous révèle.

Eviter de banaliser la situation ou de minimiser le traumatisme du viol et ses conséquences

Eviter de mal interpréter un comportement de "calme trompeur" qui masque souvent un choc particulièrement important.

Ne pas manifester de pitié, mais seulement compréhension et solidarité.

Ne pas la bousculer de questions. Préférer des clarifications.

Ne rien décider à sa place et s'appuyer sur ses forces, sur son rythme, lui rendre confiance dans ses propres capacités

Ne pas orienter trop vite vers des services avant d'avoir écouté et entendu les propres demandes de la victime.

Eviter de terminer l'entretien d'un façon brusque : prévoir une suite, un coup de fils, un autre rendez-vous,.... et donner la possibilité de trouver de l'aide quand elle veut.


Ce qu'il faut savoir

µle fait d'avoir été agressé peut confronter la personne devant sa propre mort ce que l'on appelle en jargon psychologique un trauma.

Chaque personne réagit différemment au traumatisme de viol selon sa personnalité, et ses antécédents, selon les circonstances de l'agression et selon les paroles du premier intervenant. Cependant, il y a des symptômes communs depuis l'agression jusqu'à la reconstruction. Pour chacune, le viol représente une cassure complète dans sa vie, qu'elle ne pourra jamais oublier.

La réaction immédiate peut se caractérise par un refus de la réalité et un état de choc émotionnel qui peut s'exprimer par des émotions extrêmes (pleurs, sanglots, agitation), ou bien être refoulé sous une apparence faussement calme qui peut être interprétée à tort comme l'indice que le viol n'a pas eu lieu.

A cette période de bouleversement émotionnel qui peut durer quelques semaines, les sentiments de honte d'humiliation de souillure irréparable, de culpabilité provoquent des troubles du sommeil (cauchemars), de l'alimentation, l'impossibilité de se concentrer, de prendre des décisions, la difficulté à exécuter les tâches journalières. A ce moment, un accompagnement est facilement accepté.

Dans l'étape suivante vers la reconstruction, on note un bouleversement du mode de vie (travail, logement, isolement) tandis que les cauchemars et les peurs, persistent : peur d'être seule, peur de sortir, peur de rencontrer des hommes qui ressemblent au violeur.

La victime, pour oublier et se réorganiser, essaie de nier, de rationaliser, de refouler, mais la détresse peut refaire surface sous forme d'une grave dépression avec perte de confiance en soi et dans les autres.

À cette période de reconstruction, qui peut durer quelques mois, il faut l'encourager par des suggestions pratiques et évaluer avec elle, ce qu'elle peut attendre des autres et éventuellement l'accompagner dans la procédure.

La participation à des groupes de parole de femmes victimes de viol est particulièrement utile.

« .. Ce qui n'est pas exprimé reste dans le coeur jusqu'à le briser ... »