Rayondesoleil.org

Un forum pour les victimes d'abus et de violence

oui c'est souvent ça le plus difficile  ;D,
mais on peut démarrer soft avec de la marche, des petites balades à vélo à son rythme, ou aller à la piscine...
Pas obligé de s'imposer un entrainement de futur(e) marathonien(ne) non plus pour se sentir mieux ;)...
:-* :-*
" Les cicatrices nous rappellent d'où on vient, mais elles ne doivent nous dire où aller."

Merci pour vos réponses. J'avais déjà pensé à écrire mais comme j'héberge ma mère depuis quelques mois (elle est du genre curieuse), j'évite de laisser des écrits.

Faire du sport serait la solution mais je suis tellement épuisé avec mon travail et mes nuits agitées que je n'en ai pas la force.

Pourtant, je pense que le sport serait la solution pour évaquer ces colères dont la plus grosse, celle contre ma mère qui n'a rien fait quand je me suis faite violée. Et quand elle me traitait de pute, de salope, etc... quand je m'étais faite violée les nuit précédante.

Enfin bref, j'essaye de me contrôler mais si je n'y arrive pas.

Comment contrôler sa colère face à une personne qui vous a détruit au plus profond de vous même? Comment réussr à lui pardonner?

Au final, je me sens la méchante comme je n'arrive à contrôler ma colère contre la personne qui était sensé me protéger. 

Terra

Ouille!
La colère,
une force qui épuise  :P...

J'ai une combine toute simple,
je vais au bord de la mer les jours de tempête et je vide mon sac dans le vent,
seul face à Neptune et ses éléments qui se déchaînent...
Ça fait du bien... ;D

Il y a les sports de combat aussi,
ça apprend la maîtrise de soi pour certains,
et d'autres permettent de se défouler comme jamais,
rien ne t'empêche alors d'imaginer à la place du punching bal ,
les personnes à qui tu en veux vraiment ;)...
Mais là aussi il faut de l'énergie à revendre :P...

Autres solutions, à l'inverse,
sont dans la maîtrise de soi,
yoga, sophrologie, méditation...

ça permet de se recentrer sur soi,
et mettre de coté cette colère...
C'est plus long,
ça ne vient pas tout de suite,
et reste pourtant efficace...
L'important au final c'est soi et son bien être, s'accepter, s'occuper de soi,
un énorme travail sur l'amour propre...
là colère tombe d'elle même pour ceux qui y arrivent :)...

Se jeter à corps perdu dans le boulot peut le faire aussi,
ça occupe l'esprit,
si comme pour moi le boulot est assez physique en plus,
ce mélange de stress qu'il apporte et d'efforts me mettent tellement ko,
qu'il m'est impossible de ne pas tomber de fatigue quand je rentre à la maison,
et me pose enfin...
Si c'est un boulot ou tu n'as pas de contraintes horaires,
ça prend des proportions assez folles,
avec des pics de 110h hebdomadaires à certaines périodes,
le challenge alors n'est plus de maîtriser sa colère,
mais de déterminer une limite à ne pas dépasser,
parce que le corps et l'esprit ont des limites, et elles varient dans le temps.

Je les ai souvent franchies sans m'en apercevoir,
ou trop tard :P....

Je ne compte plus les tendinites,
elles ne m'ont jamais arrêté,
en 2009 j'ai bossé tous les jours avec sans prendre le moindre antalgique,
6 mois de nuits ou les lancements réveillent, ou les matinées sont dures,
puis vers midi une fois réchauffé,
je ne sentais plus rien et travaillais à 100% les après-midis,
j'ai payé ça chaque soir quand les muscles et tendons se refroidissaient,
juste en acceptant la douleur, sans jamais me plaindre,
mais ça faisait super mal...
Je n'en suis pas fier du tout,
je n'ai jamais pratiqué l'automutilation dont d'autres souffrent ici,
mais avec le recul,
c'était la même chose...

Et comme le mental prenait toujours le dessus sur ces douleurs,
j'ai atteint le point de non retour au printemps 2010... :o

Le burn out...

un matin comme les autres au boulot,
avec une douleur de plus que les autres jours dans la poitrine, de plus en plus forte,
vers 10h elle était si prenante que je retenais ma respiration, et respirais le plus doucement possible, car chaque fois que je prenais une inspiration,
la douleur était insoutenable....

On ne tient pas longtemps quand tout le corps est en déficit d'oxygène,
vers 10h30 j'étais comme un zombie :-[,
incapable d'avancer la moindre tache...

10h45 j'abandonnais mes outils sur place,
et prenais le volant pour faire le petit kilomètre qui me séparait de mon domicile...

10h50 j'étais en position fœtale sur mon lit,
ma vue se brouillait et j'ai eu toutes les peines du monde à composer le numéro de la doc,
j'ai chuchoté un petit "au secours" et mon adresse................

11h j'étais sous oxygène, raccordé à un électrocardiogramme...
Elle soupçonnait une crise cardiaque...

12h10 civière,
mes filles en pleurs en bas de l'escalier qui venaient de rentrer de l'école,
puis l'ambulance, et l'hôpital...
L'électro était normal pourtant,
mais pas mon état général....
Ma sat était catastrophique, je devenais bleu...
3 jours de perf et d'examens de la tête au pieds radio, scan, Doppler, écho, irm...
Moi qui fuyait les doc depuis toujours,
et bien j'étais servi... ::)

Ils n'ont rien trouvé  ???...

Dès le premier soir tout était redevenu normal....
Je dévorais mes plateaux repas, et dormais....

Le troisième matin je devenais fou à rester ainsi enfermé dans cette chambre,
alors je me suis mis à faire des pompes, puis des tractions à la potence du lit...

Une infirmière est entrée et a eu l'air effarée :o...

Une heure après j'avais une discussion avec le chef du service,
venu spécialement pour moi...

Il m'a dit "physiquement vous n'avez rien! ???
Vous êtes d'une robustesse incroyable et votre corps fonctionne comme une horloge,
le problème est ailleurs!
Voulez vous un entretien avec le psy?"

"Bah non, j'ai toujours fait sans jusque là..."

"Vous travaillez combien d'heures par semaine?"

"En ce moment aux alentours de 110h..."

C'est là qu'il a posé son diagnostique,
le burn out....

Il m'a fait promettre de lever le pied, de m'imposer des limites,
et de boire plus avant et pendant les efforts pour limiter les risques de tendinites...
avant de me laisser sortir...
Deux jours de repos de plus à la maison,
puis j'ai repris le boulot tranquillement...
Sans plus jamais dépasser ces limites que m'ont corps avait su m'imposer...

Je flirt encore parfois avec la douleur, mais je l'écoute,
c'est elle qui me dit maintenant de lever le pied.... 8)

Je ne ressens plus aucune colère, mais je me suis bien fait peur parfois avant d'y arriver,
j'espère que ce récit d'une anecdote de ma vie, t'aidera, et t'évitera peut être de faire la même erreur..

Tu n'es pas méchante, c'est juste le passé et cette réaction complètement anormale de celle sur qui tu espérais tant pouvoir te reposer et obtenir du soutien qui ont provoqué ça.... :-\
Apprendre à te maîtriser sera déjà un beau pas en avant, pardonner ça vient parfois longtemps après, la il faut vraiment se donner du temps...

:-* :-*
" Les cicatrices nous rappellent d'où on vient, mais elles ne doivent nous dire où aller."

Bonjour tout le monde ;)

aela777, je ne sais pas si ça va t'aider.. mais 2 choses ont été efficaces dans mon cas pour avancer et me faire prendre conscience de certaines choses à surmonter.. la première est le théâtre.. évacuer à travers des personnages sans peur du jugement des autres justement parce que sous couvert du personnage.. et la seconde est la danse (à deux et danse moderne en ce qui me concerne, après ça peut être sans doute être n'importe quel autre type de danse en fonction des goûts de chacun)..

Dans tous les cas, tu es concentrée sur ce que tu fais et ça te fait lâcher prise le temps du cours ou de la répétition.. ça fait un bien fou et ça ressource..

Rhoo ouiii,
C'est une bonne idée ça!
j'en avais déjà entendu parlé, pour ma part jamais essayé trop "intimidé" ::)...
Mais c'est un bon moyen de se changer les idées ça c'est sur! 8)
:-* :-*
" Les cicatrices nous rappellent d'où on vient, mais elles ne doivent nous dire où aller."

Tu n'es pas la méchante, ta mère aurait dû te protéger, t'écouter, et certainement pas t'insulter ainsi.
C'est absolument dévastateur, et ta colère est légitime...
Co-habiter avec elle dans ces conditions depuis plusieurs mois ne doit pas être facile pour toi..

Je ne sais pas si tu dois "contrôler" cette colère... Je pense plutôt qu'elle doit sortir, d'une façon ou d'une autre. Qu'il faut l'accepter et accepter qu'elle sorte. Je pense qu'il n'y a que comme ça qu'elle peut disparaître durablement.
(peut-être que je me trompe, mais pour moi la colère est difficile à accepter, alors peut-être pour toi aussi je ne sais pas).

Bref, je crois que ça reste (et restera ?) toujours un peu difficile pour nous de gérer ce genre d'émotions...
Mais c'est un peu comme pour les angoisses, il y a des choses qui fonctionnent pour certains et d'autres moins. Ca dépend aussi des moments.
En tout cas, Intime' et Maya t'ont donné de bonnes idées à explorer :) Je rajoute un bon point à l'idée du sport, même si je sais à quel point c'est difficile de se lancer quand on n'a pas la force ni l'énergie...
A chacun de trouver son "truc".

#21 Septembre 25, 2017, 10:35:19 PM Dernière édition: Septembre 26, 2017, 11:51:45 AM par aela777
Bonsoir,

encore merci pour vos réponses.

@Intime idée, j'allais aussi pendant un moment en face de la mer pour me décharger. De ce que j'ai pu m'en rendre compte, pour nous les bretons, la mer est sacrée.  ;)

Mais maintenant, aller en forêt m'aide plus.

C'est fou le rythme que tu avais... Personne autour de toi n'a essayé de te faire ralentir?

Ca m'avait aider de faire 70 heures par semaine pour ne pas penser et enfermer mes souvenirs dans ma petite boîte. Mais je n'avais tenu que 2 ans...

J'ai déjà essayé la méditation mais dès que je fermais les yeux et me détendais, les souvenirs en profiter pour remonter et je revenais vite fait.


@Maya, j'avais failli faire du théâtre quand j'avais 15 ans comme une de mes amie en faisait mais je n'avais jamais osé. Par peur sûrement.

Et la danse n'est pas trop faite pour moi...  :P

@beebeevit

Cohabiter est assez difficile mais je prends sur moi, elle m'a hébergé pendant des années donc je n'ai pas le droit de refuser. Même si j'avais failli refuser quand elle m'avait dit une semaine avant qu'elle emménage chez moi "j'espère que tu n'es pas un tyran déguisé?".

Le soucis, c'est que cette colère sort, mais pas sur les bonnes personnes. Mais je n'arrive pas à la controler quand elle m'envahi alors que les personnes sur qui elle sort ne m'ont rien fait....

Justement, j'aimerai connaître mon 'truc".


Encore un grand merci pour vos réponses et pour votre aide.

J'ai réussi de prendre rendez-vous un psy pour avoir une aide en plus. Mais je ne sais pas, j'ai rendez vous jeudi mais je pense vraiment annuler.

A chaque fois que j'ai voulu en parler, ça c'est retourné contre moi. Et le dernier psy que j'ai vu m'a clairement dit que comme je n'avais pas porté plainte, j'étais complice des autres viols et agressions que mes agresseurs avaient commis.

Comment savoir si je peux vraiment lui faire confiance? Comment réussir à lui faire confiance et lui parler? Si vous avez déjà vu un psy, comment avez vous réussi à lui faire confiance? Qu'est qui vous a fait comprendre que vous pouviez lui faire confiance?

Aela




Bonjour Aela,
non, pour ma part personne ne m'avait jamais dit de lever le pied ::)...

Je suis choqué par ce que t'avait dit le psy,
te faire culpabiliser, te rendre complice,
c'est lamentable et vraiment pas le boulot que l'on attend d'eux.... :o

De mon coté je n'ai jamais consulté,
ne pourrais donc te conseiller sur le choix du psy,
je pense aux nombreux échanges que j'ai eu ici avec d'autres,
on ne peut malheureusement pas savoir avant d'avoir essayer,
c'est une question de feeling avec la personne,
la confiance s'installe et les échanges se font,
ou pas....
Si tu as fait la démarche du 1er rendez-vous,
il serait dommage de ne pas y aller... :-\
Ce premier rendez-vous n'exige pas de Toi de tout raconter tout de suite,
c'est une prise de contact,
c'est avec lui que tu sentiras si le feeling, la relation de confiance,
est susceptible de s'installer, ou pas...

Enfin c'est ma vision des choses,
évidemment ceux qui auront fait la démarche,
et passent ici régulièrement,
pourront t'en parler mieux que moi....

En tout cas si tu franchis le pas jeudi,
je penserais fort à Toi,
et te souhaite bon courage...

N'hésites pas à partager ton ressenti ici après ;)...


La mer est sacrée oui,
je ne me sens pas capable de m'en éloigner longtemps,
les balades en lisière de foret j'aime aussi,
mais y rentrer vraiment m'oppresse,
j'ai besoin de voir l'horizon,
de me sentir libre face ou sur l'immensité du désert bleuté...

Dans une précédente vie,
je ressentais la même plénitude face et dans les déserts de sable du nord ou de l'est africain, avec en summum les endroits ou les deux se rencontrent, fiouuuu!!
La s'était fou comme je me sentais bien à la lisière des deux,
et finalement au milieu de nulle part... ::) 8) ;)

Merci de m'avoir ramené dans ces beaux et forts souvenirs... 8)

Belle journée à Toi...
:-* :-*
" Les cicatrices nous rappellent d'où on vient, mais elles ne doivent nous dire où aller."

Bonjour Aela,

Je suis complètement d'accord avec Intime Idée.

Le psy n'a pas à te culpabiliser.. Qu'il ait son avis, c'est une chose mais il n'a pas à t'en faire part.. A la base, il est là pour aider les gens qui viennent le voir, pas pour les enfoncer.. et je suis choquée aussi parce que là franchement, bonjour la déontologie et le tact..!

Après cette ( très) mauvaise expérience (avec ce qui me semble être un abruti fini.. il donne son envie donc donnons le nôtre après tout..!  ;D ), je pense que
1) tu ne pourras de toute façon pas trouver pire donc tu ne risques pas grand chose à aller voir un autre psy
2) ça te fera effectivement du bien et puis comme le dit très justement Intime Idée, le premier rendez-vous n'est qu'une prise de contact. Si tu ne le sens pas, tu es libre de ne pas y retourner et si au contraire le feeling passe, et bien c'est qu'a priori c'est le bon :)

Comment j'ai choisi la mienne?
Là pour le coup, elle m'a été recommandée par une amie proche.
Jusqu'à ce que je lui dise ce que j'avais vécu, je ne voulais pas entendre parler de psy.. et comme ma famille n'était pas au courant et que j'ai longtemps habité chez ma mère, ça aurait été plus que compliqué d'entamer un travail thérapeutique sans que ça se voie ou en tout cas sans éveiller les soupçons.
Du jour où je me suis mise chez moi( grâce à une prise de conscience émanant de la même amie soit dit en passant.. c'est fou comme certaines rencontres changent la vie..! :) ), ça a été différent. J'ai fini par lui lâcher le morceau, et elle m'a parlé de quelqu'un qui selon elle pouvait m'aider..
J'ai appelé (avec un boule au ventre en mode ascenseur qui monte et qui descend sans fin..!). J'ai pris rdv, le 1er a duré 2h le temps de faire connaissance, qu'elle m'explique son mode de fonctionnement, etc etc..
Le contact est bien passé( c'est une énergéticienne ceci dit, pas une psy "classique", là c'est de la thérapie psycho corporelle en fait) et grâce à elle( + la danse et ma prof - juste pour dire que les acôtés aident aussi beaucoup) j'ai vraiment bien avancé, j'y vais toujours mais aujourd'hui je n'appréhende plus les rdv.

Bonjour Aela

Je rejoins Maya, le psy est un sinistre crétin qui ne sait absolument pas de quoi il parle. Pour différentes raisons parmi lesquelles figurent la honte et la peur (mais ce ne sont pas les seules), il est assez rare qu'une victime porte plainte. Il est même plutôt fréquent qu'elle ne dise rien à personne... Et plus les problèmes commencent jeunes plus il est courant que tout reste caché...

Est-ce que cela fait des victimes des complices ? Non... Les complices ce sont ceux qui ont pu voir, comprendre, deviner (etc.) et qui n'ont rien fait pour aider.

Faire confiance à un psy ? Est-ce possible ? Je ne sais pas ... Mon épouse en voit un nouveau maintenant... Peut être même que je vais tenter avec lui... Il me semble mieux que les autres, mais si je le vois réussirais-je à lui faire confiance pour autant, je ne sais pas... Dans tous les cas, je pars dans l'idée que la confiance se gagne, qu'elle ne doit pas être données trop rapidement

Courage à toi
Refuser de renoncer c'est refuser d'accorder une nouvelle victoire aux pourris que l'on eu le malheur de croiser

Bonjour Aela

Je ne sais pas si ce psy etait un psychologue ou un psychotherapeut en tout cas il n a aucune deontologie...c est pour cela qu il faut bien s assurer avant de consulter qui on va voir...

Pour ma part j en ai consulte plusieurs et au final celles avec qui j ai pu travailler sont celles qui m ont laisse la parole et qui ont su me guider sur mon chemin psychotherapeutique...l empathie et la bienveillance sont les principaux atouts d un psychologue...ce sont ceux la meme qui cree la relation de confiance...

Tu es dans mauvaise periode et toutes mes pensees les plus douces sont pour toi...car je sais combien ces periodes d anniversaires sont eprouvantes physiquement et psychologiquement...

En ce qui concerne les crises d angoisse, celles ci sont toujours tres compliquees a traiter car chaque individu est different.
De plus cela depend aussi de l intensite et de la duree de la crise d angoisse...chacun met en place ses propres ressouces pour la surmonter...
En ce qui me concerne malgre les annees de therapie mes crises sont toujours aussi violentes, intenses et plus ou moins longues...du coup seul les hypnotiques peuvent en venir a bout en m anesthesiant...
Tout cela pour te dire que chacun trouve SA solution au fur et a mesure mais quand rien n y fait...la consultation d un psychiatre est inevitable et indispensable pour attenuer les effets et l impact sur la vie quotidienne...

Prends bien soin de toi et surtout n hesites pas a venir ecrire si cela te fait du bien

Je t embrasse

Mireille

Citation de: aela777 le Septembre 25, 2017, 10:35:19 PM
le dernier psy que j'ai vu m'a clairement dit que comme je n'avais pas porté plainte, j'étais complice des autres viols et agressions que mes agresseurs avaient commis.

Sympa le psy ! ce n'est pas normal qu'il dise ça ! D'autant que certaines personnes victimes d'agressions n'en sont pas encore au stade de porter plainte.

Ben écoute, une bonne psychothérapie implique d'avoir confiance en son psy, ça ne veut d'ailleurs pas forcément dire d'être à l'aise avec lui, car un bon psy va savoir toucher un point sensible, comme un dentiste va toucher ta carie et ça fait mal. Sauf que la dent sera soignée parce que le dentiste sait ce qu'il fait, heu bon j'arrête là les métaphores, je m'enfonce.

Je n'étais pas trop pour les psys jusqu'à ce que je tombe sur deux bons psys (psychologues cliniciens/psychanalystes). En général les psychiatres sont les meilleurs psychothérapeutes mais certains psychologues cliniciens sont très bons. Évite ceux qui ne sont ni l'un ni l'autre. Si tu veux des adresses, le mieux est de trouver une association d'aide aux victimes qui t'enverront vers des thérapeutes habitués aux victimes d'agressions. N'hésite pas à changer 20 fois jusqu'à avoir confiance en le tien.

Sinon, le sport favorise la sécrétion d'endorphines, des anti-dépresseurs naturels. Tu peux aussi manger du chocolat mais là le sport sera aussi nécessaire pour d'autres raisons.

Bon courage, bonnes séances de sport et bonne dégustation de chocolats !  :P
« Les Hommes naissent libres et égaux en droit. Après, ils se démerdent. » (Jean Yanne)

Remarque pour les chocolats, entre Halloween qui arrive et Noël qui suit.. why not?  ;D

Oui!
le sport mon métier m'en fait faire plusieurs heures par jour :P....
Le chocolat j'en suis gaga, noir, très noir 80 ou 90% de cacao pour en manger le moins possible ::),
Je croque quand même3 tablettes par semaine :-[ mais schuuuuutttt ::) ;)....
" Les cicatrices nous rappellent d'où on vient, mais elles ne doivent nous dire où aller."

#29 Octobre 18, 2017, 08:33:30 PM Dernière édition: Octobre 18, 2017, 08:35:02 PM par Anayl
D'un autre coté si tu fais des heures de sport par jour, tu peux te permettre ta tablette quotidienne aussi !

Allez Alea, comme dit la chanson : "Mais cesse de faire le point, serre plutôt les poings, relève la gueule, on est là, t'es pas seule"

PS : fr69, je ne suis pas certain que ça soit bien d'avoir le même psy quand on est en couple, pour éviter qu'il se retrouve entre deux patients. Je ne sais pas ce que les autres en pensent?
« Les Hommes naissent libres et égaux en droit. Après, ils se démerdent. » (Jean Yanne)