Rayondesoleil.org

Un forum pour les victimes d'abus et de violence

Bonjour à tout le monde.

J'aurai besoin de vos avis éclairés, car il y a quelque chose que je ne comprend pas.

ce soir, pour la première fois, j'ai fait l'amour avec mon copain, sans capote. Quel bonheur de pas ressentir ces fameuses brûlures qui faisaient revenir ma mémoire...

Enfin bon, c'est pas le sujet. Je n'ai absolument aucun plaisir physique, corporel, et pourtant, après, je me sens bien, heureuse, comblée, et je m'endors sereinement.

Côté positif quand même, c'est que ce sentiment est assez récent (environ six semaines).

Mais je me demande comment c'est possible, et surtout comment y remédier ?
la vie ne vaut rien, mais rien ne vaut la vie.
malheureusement, depuis quelques temps, je ne suis convaincue que de la première moitié, tentant souvent d'y mettre fin...

Bonjour Liliane,

"Enfin bon, c'est pas le sujet. Je n'ai absolument aucun plaisir physique, corporel, et pourtant, après, je me sens bien, heureuse, comblée, et je m'endors sereinement."

C'est que tu te trouves bien en confiance avec ton compagnon qui te prête toute son attention pour que tout se passe au mieux entre vous dans la parfaite intimité.
Ce côté positif que tu soulignes est un bon début.
Pour ce qui est de t'abandonner complètement et vous confondre tout les deux pour ne faire qu'un, ton corps et /ou ton esprit, ne sont peut être pas encore prêt à le vivre.
Il n'y a pas de secret lorsque l'on s'appécie, il faut juste que chacun soit naturellement attiré l'un vers l'autre et le désir s'intensifie lorsque l'on se retrouve dans les bras l'un de l'autre et se poursuit dans l'intimité.
Il est possible que tu n'as jamais connus ces sensations, ou que tu as du vivre quelques choses qui s'en rapproche sur des moments très court sans pouvoir apprécier les moments les plus intimes.
Cela viendra progressivement ne te culpabilise pas, laisse parler ton corps à son rythme, cela se déclanchera au moment où tu t'y attendra le moins. Si par moment tu as juste besoin d'être dans ses bras et puisque tu t'y sens bien, dis le lui.

Bon week end à vous deux
"Quand quelqu'un désire la santé, il faut d'abord lui demander s'il est prêt à supprimer les causes de sa maladie. Alors seulement il est possible de l'aider." Hippocrate

merci, ça redonne un peu espoir et confiance !

bon week end à toi aussi
la vie ne vaut rien, mais rien ne vaut la vie.
malheureusement, depuis quelques temps, je ne suis convaincue que de la première moitié, tentant souvent d'y mettre fin...

Oui je pense que c'est le fait d'être avec lui, de te sentir aimer et desirer font que tu te sente bien,  tu apprecie de compter pour lui . meme si tu resent rien, un beau jour ca viendra, faut laisser faire les chose il faut juste que ton ame et ton corps cicatrise.pour l'instant il sont pas pret mais je pense que ca arrivera certainement plus vite que tu crois
La douleur et la souffrance sont des croix personnelles. On est toujours seul à les porter.

Je viens de lire l'article très interressant et bienvenu, qui s'intitule "TRAUMATISMES SEXUELS, INCESTES, PEDOPHILIE, ET SEXUALITE A L'AGE ADULTE, QUELLES CONSEQUENCES ?
Il se trouve dans le lien suivant qu'a posté Fatma dans son topic et je t'invites à lire l'entier du texte qui apporte une foule d'informations sur le problème que tu as abordé.
http://www.aihus.fr/prod/system/main/main.asp?page=/prod/data/publications/couple/traumatismes.asp

Les chemins de la guérison
La guérison est possible. Elle demande du temps, une thérapie, le concours du partenaire quand il y en a un. Grâce à lui, à son amour, une autre image de l'homme peut se mettre en place et remplacer celle du violeur, de l'abuseur. Il sera l'irremplaçable support par lequel le changement peut s'opérer. Le changement passe par un corps à investir, une identité à construire, une relation à l'autre, aux autres à transformer. Guérir, c'est transformer peu à peu l'expérience affective du corps. C'est apprendre à aimer la vie qui s'éprouve en soi. C'est apprendre à se sentir libre d'accepter ou de refuser le désir de l'autre, c'est apprivoiser le plaisir.
Pour guérir, il faut cesser d'être victime.
"Quand quelqu'un désire la santé, il faut d'abord lui demander s'il est prêt à supprimer les causes de sa maladie. Alors seulement il est possible de l'aider." Hippocrate

merci, très enrichissant le texte, en effet. c'est rassurant, et redonne un peu l'espoir d'une guérison possible.

bon dimanche à toutes et tous
la vie ne vaut rien, mais rien ne vaut la vie.
malheureusement, depuis quelques temps, je ne suis convaincue que de la première moitié, tentant souvent d'y mettre fin...