Rayondesoleil.org

Un forum pour les victimes d'abus et de violence

Wiii de la "ronron thérapie" 8),
ça c'est cool!
Je conseille ça souvent ici,
peu importe l'animal, ils offrent un Amour inconditionnel,
c'est si rare aujourd'hui...
Ils ne nous jugent pas et nous pardonnent nos erreurs aussi ;)...

Un peu de compassion enfin! 8)

Ce n'est pas grave d'avoir annulé ou reporté tes rendez-vous,
c'est juste que tu es perdue dans le doute et la peur..
Ça nous arrive à tous...

Tu as peut être besoin que ça décante un peu,
et puis surtout de reprendre des forces ;)...
Alors le weekend te tend les bras,
trouves Toi des petites activités porteuses et plaisantes à faire,
et reviens nous raconter ce que tu auras fait et comme ça t'aura fait du bien...

Le reste ça reviendra plus tard,
quand tu auras refait le plein de bonnes énergies ;).

Bonne nuit.
:-*
" Les cicatrices nous rappellent d'où on vient, mais elles ne doivent nous dire où aller."

Je n'ai pas assez de temps pour te répondre comme je le voudrais. Je le ferai ce week-end. En gros, je suis d'accord avec ce qu'Intime a dit et te conseille, et de continuer à penser à ce qu'il t'a dit pour t'aider dans ton cheminement vers trouver une réponse, mettre des mots pour pouvoir avancer.
Alex.

Bonsoir,

Je n'arrête pas de me poser des questions sur les conseils que me donnent les professionnels qui m'entourent. En particulier le psychiatre. Je me demande s'il m'aide correctement... J'ai l'impression que les médicaments qu'il me donne ne font qu'empirer le problème. Je crois que les médicaments me poussent vers le déni, participent à me faire oublier ou du moins à me faire croire que c'est irréel. Parfois je me sens détachée de mes émotions, je ne peux pas dire avec certitude que c'est à cause de médicaments mais je suis convaincue que ça y contribue.

De plus il m'a diagnostiquée borderline, d'après lui j'ai un trouble de la personnalité. Or j'ai lu qu'un trouble de la personnalité se construit dès l'adolescence ou l'enfance, on ne peut pas subitement avoir une personnalité borderline. Je n'avais aucun des critères avant ce qui est arrivé. Alors je me demande si je n'ai pas un état de stress post traumatique et s'il est possible qu'il ait confonfu cela avec le trouble borderline. J'ai lu que les symptômes sont similaires.

Je ne saurais pas dire pourquoi mais je sais que pour moi c'est important.

Peut être parce que si mon hypothèse est vraie alors cela démontrerait que j'ai eu un traumatisme et que c'est ça qui m'a rendue si fragile. Cela voudrait dire que les symptômes que j'ai prennent leur source dans ce qu'il s'est passé. Il y aurait alors une explication logique, du moins que je trouve davantage logique que le diagnostic borderline

Bonjour Nomane,

les médocs c'est possible oui,
ils atténuent souvent toute la réalité, les ressentis, les sentiments, émotions bonnes comme mauvaises,
ils "édulcorent" le présent, le passé, ton comportement, tes réactions...

Je pense que c'est nécessaire quand on touche le fond,
parce que le passé est insupportable,
et qu'on n'a plus la force ou la capacité de faire face...

Mais comme tous les médicaments et autres moyens artificiels, les effets sont doubles :-\...

Pour ton psy, je serais bien incapable d'émettre un avis,
ta perception de choses comme étant les séquelles du trauma semble tout aussi plausible oui...

Le seul moyen de savoir serait un second avis de quelqu'un du métier,
mais ça voudrait dire tout recommencer avec lui, c'est lourd... :-[ :P

Maintenant j'imagine ta déception devant ce diagnostique inattendu,
qui reporte le poid de l'événement encore et toujours sur tes épaules et en ajoute même,
je crois qu'en pareille situation j'aurais essayé d'avoir un autre avis quand même...
Mais évidemment ça t'appartiens.

Bon courage.
" Les cicatrices nous rappellent d'où on vient, mais elles ne doivent nous dire où aller."

Le problème la dedans c'est que je n'arrive pas à mettre vraiment des mots sur ce qu'il s'est passé, alors je les mets et je les enlève aussitôt, je nomme une chose et son contraire. Tout devient flou, je doute, je ne sais plus si c'est un traumatisme ou pas, si c'est une agression, ou un viol, ou rien du tout. Je ne sais plus si je suis légitime à me plaindre comme je le fais ici ou à chacun de mes rendez vous psy. J'ai envie de crier que c'est un cauchemar, un enfer, et la seconde d'après je me trouve pitoyable et ridicule à m'appitoyer sur mon sort. J'ai l'impression de dramatiser, d'en faire tout un plat alors que ma vie est parfaite, que je n'ai pas à me plaindre.
Je n'ai jamais souffert de manque de soutien financier de ma famille, je suis même plutôt aisée, j'ai un diplôme, un travail, un appartement... J'ai des amis, une famille... Alors pourquoi je me plains sans cesse ?

Je me sens lourde, chiante, j'ai l'impression de déranger tout le monde, d'être un énorme boulet qui saoule tout le monde et qui n'est pas capable d'avancer. Ce truc est une obsession, est-ce que c'est moi qui en ai fait une obsession sans raison ? Et qui n'arrive plus à me l'enlever de la tête ?
Est-ce que c'est moi qui me suis rendue prisonnière toute seule ?

#20 Décembre 14, 2019, 12:04:10 PM Dernière édition: Décembre 14, 2019, 12:31:56 PM par intime idée
La peine partagée est la moitié de la peine,
mais le bonheur lorsqu'il est partagé, est doublé  ;),
Penses y!
Essayes de remettre du positif sur le présent,
ça t'aidera peut être à y voir un peu plus clair...
" Les cicatrices nous rappellent d'où on vient, mais elles ne doivent nous dire où aller."

Les médicaments, même si ont une solution imparfaite, si tu trouves les bons, peuvent t'aider à avoir la force de travailler sur la vraie raison du problème, dans ton cas, cette aggression. Est-tu en train de faire une dépression? C'est quand on n'arrive pas à aller bien quand toutes les choses autour de nous semblent bonnes dans l'ensemble. C'est pas une question de se plaindre, c'est une maladie, comme les autres désordres psychologiques.
Il y a aussi les solutions "naturelles" comme l'exercice, se forcer à sortir mais quand c'est la dernière chose que l'on veut faire, etc.
Alex.

Je dirais que le problème n'est pas tellement que ça soit un viol ou pas en fait. Même un rapport sexuel consenti peut engendrer un traumatisme si le consentement n'a pas été donné pour de bonnes raisons.

Le problème c'est la conséquence et la façon dont tu le vis mal. Et tu as le droit de venir te plaindre, le forum est fait pour ça.

J'aurais tendance à dire que tu devrais te pencher sur la question du pourquoi tu as été aussi passive? La réponse ne viendra pas vite et elle ne te plaira peut-être pas, mais c'est la seule façon d'avancer.

Quant aux médocs, ça peut aider à traverser une phase difficile, à voir avec un médecin habitué.

« Les Hommes naissent libres et égaux en droit. Après, ils se démerdent. » (Jean Yanne)

Du positif je sais qu'il y en a, mais je le ressens à peine. Tout me paraît dérisoire à côté de mes crises d'angoisse...

Je suis allée aux urgences psychiatriques samedi matin, j'ai vu un psychiatre. Je l'ai trouvé très bien, c'est la première fois qu'un psychiatre considère l'événement et non pas seulement mes symptômes. Il ne m'a pas dit que j'étais borderline, ni dépressive, ni bipolaire. Il m'a dit que je souffrais probablement d'un état de stress post traumatique, et en train de faire une crise suicidaire de plusieurs semaines.
Je suis ressortie soulagée, je me suis dit que j'étais pas folle, que c'était vrai tout ça. Je me sens plus légitime à parler de ce qui m'est arrivée.

J'aime le sujet de ma thèse et ça c'est très positif. Je n'ai aucunement envie de lâcher ça.

Je pense que j'ai des symptômes dépressifs oui par moment oui, mais là depuis quelques semaines c'est surtout l'angoisse permanente. Je suis tendue tout le temps. C'est pour ça que je bois.

Cette question de savoir pourquoi j'ai été passive, j'y pense souvent, et j'ai toujours plein de théorie pour l'expliquer. A un moment j'ai cru que j'étais masochiste, puis gérontophile. J'ai besoin de ma psychologue pour trouver la réponse car moi je trouve des trucs et j'en persuade alors que clairement c'est faux.

#24 Décembre 16, 2019, 07:11:57 PM Dernière édition: Décembre 16, 2019, 07:13:56 PM par Anayl
Je pense que la réponse viendra d'elle-même quand tu seras prête.

Tu as des anti-dépresseurs du coup? Attention ça se mélange mal avec l'alcool !

PS : gérontophile pour 53 ans? merci pour moi ! grrr !  >:(
« Les Hommes naissent libres et égaux en droit. Après, ils se démerdent. » (Jean Yanne)

CitationPS : gérontophile pour 53 ans? merci pour moi ! grrr !  >:(
;D ;D ;D
Anayl quand on avait son age, nous aussi on trouvait ça vieux 53 ans ::),
et puis curieusement ça nous rattrape avant même qu'on s'en aperçoive ;)...
" Les cicatrices nous rappellent d'où on vient, mais elles ne doivent nous dire où aller."

oui c'est vieux pour une fille de 21 ans, mais gérontophile quand même ! 53 ans c'est pas le troisième age hein !  >:(
« Les Hommes naissent libres et égaux en droit. Après, ils se démerdent. » (Jean Yanne)

 ;D
J'ai des amis qui sont grand parents depuis leurs 40 ans,
mais je te rejoins sur le fait que nous n'avons pas atteint le troisième age...
Et puis c'est dans la tête ça non?
Moi j'ai toujours l'impression d'être un gamin le plus souvent ::)
Mais il n'y a pas si longtemps ma fille aînée me répétait un fait divers local, entendu à la radio et qui l'avait choqué...
Elle avait commencé sa phrase par:
"Il y a un vieillard de 50 ans qui....." :o :o :o
J'en rigole encore quand je la croise...
" Les cicatrices nous rappellent d'où on vient, mais elles ne doivent nous dire où aller."

Vieillard? pfff ces enfants, aucun respect !  >:(
« Les Hommes naissent libres et égaux en droit. Après, ils se démerdent. » (Jean Yanne)

Pardon je ne voulais pas vous offenser ^^
Je voulais dire beaucoup plus vieux que moi, une différence d'âge trop grande pour que ça soit acceptable/comprehensible/imaginable