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Un forum pour les victimes d'abus et de violence

Bonjour à tous,

J'écris ici car j'ai des questions qui reviennent sans cesse et qui deviennent tellement envahissantes que je perds la notion du temps et l'envie de me distraire.

Il y a bientôt 1 an j'ai dit que j'avais été volée, et pourtant j'en doute encore. Aurais-je pu inventer ? Mal interpréter ? Est-ce que j'utilise un mot trop fort, trop violent comparé à la réalité de ce qu'il s'est passé ?
Je ne suis pas objective, je ne peux pas me juger moi même et je ne peux pas être neutre. Alors peut être quelqu'un ici pourrait m'apporter son point de vue ?

Il y a environ trois ans, alors que j'étais en stage, j'ai décidé de partir en voiture au bord d'un joli lac pour faire une nuit de camping. Mon stage se passait mal, j'étais stressée concernant mes études et j'avais besoin de respirer mais j'étais toujours entourée car je vivais en coloc. Alors voilà je suis partie au bord de ce lac pour être seule, faire le point avec moi même et respirer.

Un type est arrivé, seulement quelques minutes après que j'ai posé ma tente au bord de l'eau. Il m'a demandé s'il pouvait mettre sa tente à côté car il se mettait là habituellement. Je précise que c'est un Sdf. J'ai dit oui, que ça ne me dérangeait pas tant qu'il ne collait pas sa tente à la mienne car j'avais envie d'être seule.
On a dormi chacun dans notre tente, il n'a rien tenté, rien dit de travers, je ne le considérais pas comme une menace, je ne voyais pas de danger.

Il avait 53 ans. J'en avais 21.
Le lendemain matin il m'a proposé d'aller de l'autre côté du lac car il y avait un joli endroit qu'il voulait que je vois. J'ai accepté. Mais arrivé la bas il s'est déshabillé totalement, il a demandé de le regarder et m'a demandé comment je trouvais son sexe. Subitement je n'ai plus rien compris de ce qu'il se passait, j'étais dépassée par la situation et je n'arrivais à réfléchir. C'était fou, c'était absurde, je me retrouvais devant cet inconnu de 53 ans nu devant moi qui me demande si son sexe est assez gros.
Il m'a demandé de me déshabiller, je me suis exécutée sans même essayer de refuser. Pourtant j'ai toujours été très pudique, ça ne m'arrive jamais de me déshabiller comme ça dans un lieu public et encore moins devant un inconnu.
Ensuite il m'a demandé de m'allonger par terre, il voulait me faire un massage car j'étais stressée.  Je n'ai pas dit non, je me suis allongée nue sur le sable, pourtant cet homme mae dégoûtait, je n'avais aucune attirance pour lui. Il était vieux, il était sale et avait des paroles parfois bizarres, des idées que je ne partageais pas.
Il s'est assis sur moi. J'étais nue, il était nu et il s'est assis sur moi. Ça me dégoute encore. Je n'ai rien dit pourtant. Je l'ai laissé faire. Il m'a touché de partout puis il a enfoncé ses doigts en moi. Il me caressait et bougeait ses doigts en moi pour me de stresser et me donner du plaisir. Et il a réussi. J'ai eu du plaisir. Pourtant quand j'y repense ça me dégoute. Ensuite il a arrêté. J'ai trouvé une excuse pour repartir en voiture et je suis restée dans le déni pendant plus d'1 an, j'avais oublié la totalité de cette histoire.

Alors est-ce un viol ou un malentendu ? Je n'avais aucune envie qu'il me touche mais je n'ai pas dit non. A t-il pu croire que j'en avais envie ?

Je ne comprends rien, je suis perdue.

Bonjour,
Je n'ai pas une réponse claire mais je pense que tu l'as vécu comme un viol à cause des conséquences et du contexte.
Cet homme t'a emmené dans un endroit isolé. J'imagine que tu as du avoir très peur quand il s'est déshabillé. Que ce serait-il passé si tu avais résisté? La peur paralyse souvent les personnes et les empêche de réagir, de se débattre. C'est un instinct de survie du cerveau en cas de danger, fuir, combattre, ou se figer.
Alex.

Bonjour Alexandra,
Merci pour ta réponse. En fait je ne me souviens même pas avoir eu peur. J'étais seulement dans un état d'incompréhension totale. Je n'arrive pas à comprendre pourquoi je ne suis pas partie, pourquoi je n'ai rien fait. Et surtout  je ne comprends pas pourquoi il a fait ça. Pourquoi subitement la situation à pris cette tournure. Je me demande dans quelle mesure je suis responsable. Comment dire que c'est un viol alors que je ne suis pas persuadée qu'il ait tout prémédité ?

#3 Novembre 15, 2019, 11:32:57 AM Dernière édition: Novembre 15, 2019, 11:58:40 AM par intime idée
Bonjour Nomane,
Difficile de te répondre :-\,
si effectivement tu n'as jamais exprimé de refus,
il me semble difficile de pouvoir exprimer la notion de viol devant la justice :-[...

Maintenant je comprends très bien l'absurdité de la situation,
et que tu puisses le ressentir comme un viol...

J'espère que tu arriveras à surmonter cette épreuve.

Comment te sens tu aujourd'hui?
Tu laisses entendre dans ta présentation que tu as cessé de pratiquer une bonne partie de tes passions,
elles restent bloquées dans ton incompréhension de cet instant sans doute...

Tu exprimes ton dégoût vis à vis de lui, du moment,
peut être ressens tu de la honte aussi,
et la peur de n'avoir pu exprimer de refus...

ça doit être très perturbant.

Je ne suis pas psy,
impossible donc pour moi d'expliquer ce qui c'est passé pour Toi,
mais ici tu trouveras une écoute, et seras préservés de tout jugement,
car nous avons tous été victimes à des moments de nos vies de situations avec d'autres qui nous ont dépassé...
Alors à défaut de pouvoir t'expliquer,
nous pouvons être à l'écoute si ça te fait du bien...

N'hésites pas à venir t'exprimer ici aussi souvent que tu en as besoin...
Bon courage.
:-*
" Les cicatrices nous rappellent d'où on vient, mais elles ne doivent nous dire où aller."

Bonjour,

J'ai parfois la sensation que cette histoire n'est pas réelle, qu'elle ne fait pas partie de ma vie.
Quand j'y repense je crois que je n'avais pas le choix, que j'ai pas pu exprimer de refus car j'avais trop peur, peur de sa réaction, peur de mourir.
Cette histoire me dégoute oui, je me dégoute moi même. Je ne peux pas m'empêcher de me dire que c'est à cause de moi. Je n'avais pas envie que ça se passe, comment aurais pu vouloir qu'un homme vieux et sale me touche ?
Je ne comprends rien, en fait quand j'y repense je suis systématiquement dépassée.

Depuis le jour où ça s'est passé, j'ai testé toutes les stratégies d'évitement possible.... L'anorexie, l'alcool, l'hyperphagie boulimie, les mutilations, l'excès de médicaments, les conduites à risque.... Je me sens mal, en permanence. Je suis toujours à deux doigts de tout foutre en l'air. Je ne souhaite à personne de vivre comme ça, c'est un enfer.

Je ne comprends pas comment m'en sortir. J'ai l'impression d'être si seule. Que personne ne peut comprendre.

Tu as toutes les réactions de quelqu'un qui a vécu un trauma,
l'impression d'avoir vécu ça de l'extérieur, comme un mauvais rêve,
qui donne à cette histoire un coté irréel...

Je me doute bien que devant cette situation incongrue,
tu t'es sentie en danger et n'avais d'autre choix que de laisser faire...
Seule avec cet homme dans un endroit isolé,
tu vivais une réelle situation à risque...
Pas étonnant que tu te sois sentie dépassée,
et que d'y repenser te dépasse encore...

Les symptômes que tu décris se retrouvent chez beaucoup de celles et ceux qui passent ici...

Tu as mis en place de nombreux moyens de soutiens,
c'est bien!
Il te faudra du temps pour assimiler ce traumatisme et apprendre à vivre avec,
j'espère de tout coeur que tu y arriveras...

N'hésites pas à venir ici aussi souvent que nécessaire,
nous ferons notre possible pour t'accompagner...
Bon dimanche.
:-*
" Les cicatrices nous rappellent d'où on vient, mais elles ne doivent nous dire où aller."

Bonsoir,

Merci pour ta réponse. C'est vrai que j'ai mis en place du soutien, ma famille, mes amies, une psychologue, un psychiatre, ma médecin généraliste.... Mais pour autant j'ai l'impression que personne ne comprend. Chacun me donne des conseils sans savoir vraiment de quoi il parle. D'ailleurs on me donne beaucoup de conseils contradictoires. Je commence à ne plus vouloir leur faire confiance.
J'aimerais voir un professionnel qui sache vraiment de quoi il parle, mais je ne trouve pas de psy en traumatologie ou victimologie. Personne ne m'y encourage.

Parfois on me donne des conseils qui me font me sentir très mal, je ressens beaucoup de honte, de culpabilité, surtout la culpabilité de ne pas réussir à aller mieux. On me dit d'avancer, mais moi je passe mes journées à tourner en boucle les questions qui hurlent dans ma tête. Je ne sais plus si je n'avance pas parce que je me complais dans mon malheur ou si c'est parce que je n'ai pas assez décortiqué

Je ne connais personne qui se complaît dans son malheur...
Tu souffres d'un traumatisme qui te dépasse,
et tu ne sais comment en sortir...
C'est bien réel,
tu as mis peut être trop de moyens pour chercher la solution qui te convienne...

Oublies les proches qui peuvent te serrer dans leur bras,
ou tenter de te réconforter quand ils devinent ton mal-être, mais rarement plus...

Du coté des thérapeutes,
il faut parfois en croiser plusieurs avant d'avoir celui ou celle qui sera en cohérence avec tes ressentis, il y a un feeling à trouver, et il ne faut pas hésiter à cesser avec ceux qui n'arrivent pas à t'aider à avancer et en rencontrer d'autres jusqu'à ce que tu ressentes une aide en cohérence avec tes besoins...
Je conseille souvent de commencer par son généraliste quand on en dispose,
si il n'a généralement pas les moyens d'aider personnellement,
il dispose par-contre souvent d'un bon répertoire de collègues spécialisés qu'il pourrait te conseiller...
j'espère que ce sera le cas.
Tu sais ici la honte, la culpabilité, les difficultés à aller mieux, c'est malheureusement classique...
Souvent il faut déjà essayer d'accepter son statut de victime, un premier pas pour entreprendre le reste...
Bon courage...
" Les cicatrices nous rappellent d'où on vient, mais elles ne doivent nous dire où aller."

Bonsoir Intime,

Aujourd'hui  je suis allée dans l'association France Victime pour rencontrer une juriste. J'ai pu lui raconter en gros ce qu'il s'était passé. Contrairement à ce que je craignais elle n'a émis aucun doute quant à la véracité de mon récit. Elle m'a conseillée et avertie concernant la procédure de dépôt de plainte. Je suis sortie soulagée de l'entretien, mais en même temps après avoir raconté je me suis sentie dégoûtante. Et puis ce soir je ne comprends plus rien, est-ce que je n'ai pas dramatisée ? Est-ce que je ne suis pas en train d'accuser un innocent ? Est-ce que nommer cela un crime ce n'est pas un peu exagéré ? Démesuré ? Je ne suis pas en train de faire tout ça pour me rendre intéressante ?
Bref je remets tout en question et je ne sais plus discerner le vrai du faux...

Je comprends tes doutes. Mais, peu importe la réponse à la question de viol ou malentendu, tu as vécu un traumatisme et tu as beaucoup de conséquences depuis. Ton mal-être, la douleur ressentie, ce sont des choses réelles, que tu vis vraiment  :( Ta priorité est d'aller mieux, après, tu peux essayer de comprendre le pourquoi. Ou bien, lorsque tu comprendras le pourquoi, ça t'aidera à avancer. Difficile à dire. L'aide d'un bon professionnel (ils ne sont pas tous bons malheureusement) devrait t'aider à avancer. Les proches, même s'ils sont plein de bonne volonté, ne sont pas des personnes formées pour aider des personnes qui vivent un trauma, peu importe la cause du trauma.
Alex.

#10 Novembre 30, 2019, 03:03:49 AM Dernière édition: Novembre 30, 2019, 03:05:20 AM par intime idée
Difficile de te répondre Nomane,
les doutes, sont peut être des moyens de rendre tout ça plus tolérable pour Toi,
le cerveau est ainsi fait qu'il utilise selon les personnes divers moyens pour se protéger,
parfois c'est l'amnésie traumatique, parfois poser un doute suffit au moins temporairement :-\...
Requalifier un événement traumatisant pour tenter de le pondérer est peut être encore un autre moyen...
Je ne suis pas psy...
Te sentir mal après en avoir parlé est un classique, ça remue beaucoup de chose en Toi, d'autres ont témoigné le même sentiment après des séances de thérapie ou elles avaient réussi à parler,
ça s'estompe après quelques jours, puis vient l'appréhension de la séances suivante,
car elle aussi va remuer encore...
Pourtant ce travail sur soi est essentiel pour avancer...

Peut être est ce encore un peu tôt pour Toi,
peut être n'es tu pas encore capable d'accepter le statut de victime...

Te rendre intéressante ???,
il y aurait des moyens plus positif je pense,
certains s'inventent des vies, mais un traumatisme faudrait souffrir d'un immense désert affectif,
et puis il y aurait des moyens plus cool pour tenter d'en sortir non? ::)

Moi j'ai envie de retenir du positif dans ton dernier message,
tu es actives et mets en oeuvre tout ce qui est possible pour avancer,
c'est beau ça 8)...
Tu as réussi à en parler de vive voix à une juriste,
ça ce n'est pas donné à tout le monde,
d'autres s'y sont reprises longtemps devant leur psy, sans vraiment pouvoir y arriver,
alors j'ai envie de te dire Bravo!
pour les sentiments qui ont suivi, il faut les laisser décanter un peu,
ça devrait s'éclaircir en quelques jours, et surtout ne pas hésiter à l'écrire ici si ce n'est pas le cas,
on fera notre possible pour te rassurer ;)...
Bon weekend.
" Les cicatrices nous rappellent d'où on vient, mais elles ne doivent nous dire où aller."

Bonjour,

Peu importe qu'il s'agisse d'un viol juridiquement ou pas, tu n'es pas bien dans ta peau et c'est ça qui compte.

Ce qui compte c'est le ressenti et le pourquoi, à mon humble avis, tu as davantage besoin d'un conseil d'un psychologue pour t'aider à comprendre ce qui s'est passé que d'un procès (qui apporte certes la Justice mais pas forcément une libération ou un soulagement).

Avais-tu eu des relations sexuelles avant? Et ensuite? As-tu ressenti une différence? bref c'est ce genre de questions qui méritent d'être posées plutôt que celles sur une responsabilité pénale.

Bref, je te recommence de trouver un psychologue ou un groupe de parole, quelque chose dans ce style.

Courage
« Les Hommes naissent libres et égaux en droit. Après, ils se démerdent. » (Jean Yanne)

Bonjour,
Le week-end n'a pas été ressourçant malheureusement. J'ai arrêté de manger, et hier soir j'ai recommencé à fumer et à boire. Je sais que ce sont de mauvaises stratégies de défense. Elles m'apaisent sur le moment (l'alcool) ou me font croire que je reprends le contrôle de ma vie (jeûner), mais finalement c'est illusoire car c'est toujours le bordel.

Alexandra, je ne crois pas pouvoir aller mieux si je ne pose pas un mot sur ce qu'il s'est passé. Puisque de ce mot découle mon degré de culpabilité... Si c'est un viol je ne suis pas coupable, je suis seulement victime. Mais si c'est un malentendu ? Alors je suis lâche, naïve, coupable, stupide et surtout je suis une menteuse.
Pour aller mieux il faut accepter, mais pour accepter il faut comprendre. Or je ne comprends pas. Ma psychologue m'aide, elle m'encourage à parler, à décortiquer, mais elle ne mettra pas les mots pour moi, elle ne m'apportera pas de réponses car c'est à moi de les trouver. Comment ?

Anayl, tu as raison, j'ai pour l'instant plus besoin de ma psychologue que d'aller porter plainte. Je ne suis pas prête puisque je suis dans le doute permanent.
J'avais des relations sexuelles avant ça oui, j'étais même plutôt épanouie, j'ai eu quelques copains sans trouver la personne qui me convenait vraiment. Ça fait  1 an que je n'ai plus de rapport sexuel. J'ai essayé deux fois. A chaque fois c'était horrible. Mon corps ne veut pas, je suis tendue, je ne bouge plus et j'attends que ça passe. Je n'éprouve aucun plaisir.
M'a psychologue est très bien, et j'ai un rendez vous cette semaine pour intégrer un groupe de parole bientôt.

Intime, je crois que le doute me protège mais il m'empêche aussi d'accepter ce qu'il s'est passé. Peu importe si c'est un viol ou un malentendu, dans tous les cas je me sens horrible. Mais au moins si je savais peut être que l'histoire arrêterait de tourner en boucle.

Oui ça remue beaucoup, et comme tu le dis c'est normal, c'est la thérapie qui veut ça. Mais quand est-ce qu'on cessera de tout remuer ? Et à quoi ça sert de tout remuer si ce n'est pas pour mieux comprendre ? Je ne comprends pas en quoi ça me permet d'avancer.

Je me suis promis de ne pas tout abandonner avant d'avoir essayer tous les moyens à disposition. La thérapie, la justice, les groupes de paroles, les forums, etc. Mais chaque fois que je prends mon courage à deux mains pour tenter quelque-chose, si c'est un échec alors je tombe un peu plus bas. Je prends le risque, mais l'issue est incertaine. J'ai peur que rien ne fonctionne.

Merci pour vos réponses à tous les trois.


Wouahou!
Comme tu es dure avec Toi même :P...

C'est évident ce besoin de comprendre et de pouvoir qualifier ce moment traumatisant de ta vie,
et comme tu le dis si bien, ce n'est pas ta psy qui apportera les réponses pour Toi,
nous non plus malheureusement  :-[...

Je ressens un mélange d'incompréhension, de colère, d'impatience aussi dans tes écrits,
et je comprends bien ces sentiments qui mettent ta vie sans dessus dessous...

Je ne sais que dire,
car c'est vrai que tu navigues en eau trouble pour encore ???

Effectivement il te reviendra en premier de devoir accepter l'une ou l'autre éventualité,
sachant que toutes deux portent un traumatisme pour Toi.
Ta psy essayera de t'aider à clarifier tout ça, ça risque d'être long,
car aucune n'est acceptable à tes yeux... :'(

Ensuite il faudra apprendre à vivre avec :P...

Dis Toi que chaque moyen que tu mets en oeuvre te rapproche un peu plus de la réponse,
pour peu qu'intérieurement tu sois prête à cela...

La réponse c'est aussi dans tous les cas sentir le sol se dérober sous tes pieds,
et devoir ensuite retrouver un équilibre, ça fait peur, et ça peut te bloquer...
Alors en parler et ressasser tout ça t'aidera progressivement à dépasser ta peur...

C'est très important que tu arrives à exprimer tes séquelles,
comme d'exprimer ton mal être et les conséquences, chaque fois que tu les remues encore,
que ce soit auprès de ta psy, comme dans tous les autres cas possibles, donnes lui des retours...
Ta psy pour pouvoir t'aider au mieux, doit savoir aussi pour le jeûne, l'alcool, et autres...
Il faut lui dire sans honte, ce sont des expressions de ton mal-être...

Ça lui permettra d'adapter ses séances et leurs cadences à ton état réel du moment,
qui peut lui échapper si tu le gardes pour toi...

C'est une chose très importante qui m'a sauté aux yeux nombre de fois pour d'autres avant Toi,
qui souffraient tellement du passé en séance qu'elles perdaient pied après,
au risque de perdre aussi les bénéfices des séances, et parfois de ne plus avoir la force ou les motivations d'y retourner...
Nous avons tous des limites,
l'accepter c'est aussi mettre plus de chances de son coté d'y arriver...

Je ne sais pas si c'est clair, ni si ça t'aidera, j'espère que oui,
même si là encore ça ne t'apportera pas les bottes de 7 lieues que tu espères trouver rapidement,
si tu te souviens aussi souvent que nécessaire de ce fait,
tu mettras vraiment un bon atout supplémentaire de ton coté...

Tiens bon hein, et n'hésites pas à revenir poser tes doutes, et autres ici,
ça peut toujours t'apporter...

Maintenant tu exprimes du mal-être légitime,
un toubib te répondrait par quelques médicaments qui apaisent parfois,
et entretiennent une part de flous supplémentaires...
A chacun son métier,
si ils disent qu'il le faut,
je n'irais pas t'affirmer le contraire...

Mais j'ai quand même envie d'ajouter une touche bien être...

Tu uses beaucoup de forces à chercher une solution, c'est beau,
mais attention à ne pas atteindre le burn-out...

Penses à Toi, accordes Toi des moments plaisants, pratiques un peu d'exercice,
pas courir un autre marathon que celui que tu viens déjà d'engager hein!

Non, des trucs plus cool en relation direct avec ce que tu aimes,
piscine, marche à pied, moments de détentes,
pourquoi pas des massages bien être sans but thérapeutique,
un peu de musique, ou tout autres choses plaisantes à tes yeux,
capables de délivrer quelques petites endorphines bien plus profitables et saines pour Toi que les travers de ce weekend ;)...

Du ressourçant comme tu as écrit, c'est essentiel!
Tu ne peux espérer livrer le combat que tu t'apprêtes à mener, sur tant de fronts à la fois,
sans trouver des petits moyens simples de te ressourcer à coté...

Et ça me ferait vraiment plaisir de lire bientôt au milieu des doutes, des avancées ou non,
quelques lignes régulières de choses porteuses, inspirantes, ressourçantes pour Toi. 8)

C'est un atout indispensable et relativement simple,
que tu peux mettre en place rapidement en plus,
pour y arriver ;)

Bon courage.
:-*
" Les cicatrices nous rappellent d'où on vient, mais elles ne doivent nous dire où aller."

Bonjour Intime idée

Je crois que tu as raison, aucun mot n'est acceptable à mes yeux. Alors je cherche ailleurs et j'évite peut être le cœur du problème. Je dis mettre tout en œuvre pour aller mieux mais en réalité je passe mon temps à fuir. Hier encore j'ai annulé tous mes prochains rendez vous prévus avec ma thérapeute. Parce que les séances sont trop difficiles alors je choisis d'arrêter, je choisis de fuir.

J'ai peur que le sol se dérobe sous mes pieds oui, j'ai peur de voler en éclat, j'ai peur d'exploser et qu'il ne reste plus la moindre intégrité de moi même, que l'explosion finisse de me découper en mille petits morceaux qui s'envoleront au moindre coup de vent.

Je pense que les médicaments ne font que camoufler le problème. Pire, ils empêchent l'émotion de remonter, ils la contraignent à rester prisonnière. Mais les médicaments permettent aussi d'avancer, parce qu'on ne peut pas vivre dans l'angoisse permanente... Alors je ne sais pas...

C'est vrai que je ne me préoccupe pas tellement de bien être... C'est en bas de ma liste, alors ça passe souvent à la trappe. Je ne sais plus trop ce que j'aime faire, mais je vais y réfléchir...
Ce qui me ressource c'est mon chaton que j'ai adopté en septembre, il est adorable et vient toujours me demander des câlins :)

Merci pour ta réponse, après t'avoir lu je me suis un peu moins blâmée, je crois que j'ai même eu un peu de compassion pour moi même....