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Un forum pour les victimes d'abus et de violence

Oui je t'avais comprise mais je te charrie un peu pour te changer les idées. Tu es trop dépressive en ce moment tu as besoin de rire un peu.
« Les Hommes naissent libres et égaux en droit. Après, ils se démerdent. » (Jean Yanne)

 ;D ::) ;)
" Les cicatrices nous rappellent d'où on vient, mais elles ne doivent nous dire où aller."

Bonjour

Je pense que tu devrais éviter de te focaliser sur le plaisir reçu, un psychiatre avait fait une étude montrant que la majorité des femmes adultes victimes d'agressions sexuelles avaient ressenti un orgasme. C'est juste un réflexe du corps et il ne faut pas s'y attarder.

Par contre, tu pourrais :

1) essayer de repenser au ton et aux paroles employés par le SDF, avait-il l'air normal? Les psychotiques sont généralement très convaincants dans leurs délires et peuvent entraîner des personnes vulnérables.

2) quelles étaient les émotions que tu as ressenties ? peur? compassion? curiosité? etc etc

3) comment était ta vie sexuelle avant? étais-tu plutôt docile avec tes partenaires ou dominante? juste pour te permettre de voir si cette "soumission" correspondant déjà à ta vie sexuelle passée. Es-tu du genre sentimentale/romantique? peux-tu faire l'amour avec un inconnu qui te plait sans être amoureuse? As-tu déjà couché le premier soir? bref, inutile de répondre sur le forum si tu souhaite garder ta vie sexuelle secrète mais ce sont des pistes à mon avis pour te permettre de voir ce qui est inhabituel ou pas dans ta conduite cette fois.

Enfin, quelque soit la réponse juridique à ton soucis, tu as clairement subi un trauma puisque ta vie sexuelle et ta santé s'en retrouvent perturbées. Ne te focalise pas trop sur ce que peut dire un juriste, l'essentiel c'est les conséquences qu'il faut traiter.

Allez, courage !
« Les Hommes naissent libres et égaux en droit. Après, ils se démerdent. » (Jean Yanne)

C'est dur ces questions... Je ne sais pas si j'ai assez de ressources pour m'y attaquer, j'ai peur que les réponses fassent trop mal... C'est comme si y répondre allait me tuer

J'en ai bien conscience, mais faudra y passer par là tôt ou tard, même si tu auras besoin de temps bien sur, peut-être des mois.

Tu peux déjà commencer par le premier point, le sdf te semblait-il psychotique? bizarre? fou? quel ton employait-il? te souviens-tu un peu de ses paroles?

Allez courage !
« Les Hommes naissent libres et égaux en droit. Après, ils se démerdent. » (Jean Yanne)

Je comprends tes craintes,
c'est vrai que c'est très directe posées comme ça...

Les psy le plus souvent "tournent autour du pot",
ça n'a rien de péjoratif vis à vis d'eux hein,
ça leur sert pour mieux cerner ta personnalité,
préparer le terrain,
tenter d'y venir en te préparant doucement,
sur des semaines, des mois,
parfois des années...

Malgré toutes leurs précautions,
on devine parfois qu'elles arrivent ces questions fatidiques,
et même alors,
les fuir est encore une option possible...

Si tu ne te sens pas prête à y réfléchir,
prends ton temps,
attends de t'en sentir capable,
mais une partie de la réponse que tu recherches
est probablement dans les réponses à ces questions "dérangeantes" que pose Anayl...

Bon courage oui...



" Les cicatrices nous rappellent d'où on vient, mais elles ne doivent nous dire où aller."

oui, pardon, je suis un peu direct, et puis l'écrit ça fait plus froid.
« Les Hommes naissent libres et égaux en droit. Après, ils se démerdent. » (Jean Yanne)

Pourquoi ma vie est-elle un enfer ?

"l'Enfer, c'est les autres" (Jean-Paul Sartre)

Alors, Noname, dis-nous ce qui t'arrive? On peut surement t'aider un petit peu.

« Les Hommes naissent libres et égaux en droit. Après, ils se démerdent. » (Jean Yanne)

Le son strident de l'alarme
Raisonne au sein du drame
Sans préambule la sourde sirène
S'immisce au creux des peines
Et retentissent en cœur
Les larmes du malheur
Le corps tétanisé
Par le soudain vacarme
L'esprit allumé
D'une monstrueuse pagaille
La sonnerie infernale
Prisonnière de l'arène du mal
Je cherche une sortie
Pour m'extraire au cri
Mais les portes restent closes
Et mon cerveau bientôt implose
J'implore le ciel de m'accorder pardon
Mais les sirènes s'accordent à l'unisson
Et chanteront l'horreur jusqu'à mon expiation 

Je me sens mal. J'ai l'impression d'avoir tout essayer pour aller mieux. J'ai appelé à l'aide partout, j'ai eu des réponses, du soutien. Pourtant rien n'y fait, je me sens mal, angoissée, coupable, honteuse. Je me sens sale, je me sens horrible. Je me suis accrochée à mes études, je me suis mise au sport, j'ai fait des sorties avec des amies, j'ai fait l'effort de voir ma famille, de leur dire. J'ai consulté une psychologue, un psychiatre, j'ai appelé plusieurs fois le SAMU quand ça va vraiment pas. J'ai essayé de diminuer ma consommation d'alcool et de café, d'arrêter de fumer, d'arrêter de me mutiler, de mieux gérer mon alimentation. Je me suis intéressée à la psychologie, j'ai lu des livres sur la résilience, j'ai compris des mécanismes. Pourtant rien n'y fait. Je me sens mal et je n'ai pas l'impression qu'il y ait autre chose que je puisse faire pour aller mieux.

Oui je l'ai laissé me toucher. Non je n'ai rien fait pour l'en empêcher. Oui j'ai joui alors même que cet homme me dégoute. Non je n'ai pas porté plainte. Non je n'ai pas de colère pour cet homme. Oui je suis triste et angoissée de manière permanente. Non je ne vis pas, je survie. Et non je ne peux pas vivre comme ça. Alors mourir peut etre oui, puisqu'il n'y a plus rien à faire ?

Bonjour Nomane,
merci pour tes mots.

Il y a un blocage intérieur il me semble, en Toi.
Ce n'est que mon avis et je ne suis pas psy évidemment...
Mais quand je te lis, mon ressenti, c'est que tu t'es jetée à corps perdu dans tous les possibles pour tenter de digérer ce traumatisme...

Alors peut être que dans l'intervalle tu t'es oubliée :P...

Là tu es à bout de force et n'a pas ressenti d'avancée suffisante pour te sentir mieux, tu te sens impuissante, te retrouves a penser qu'il n'y a pas d'issue vers du mieux être, alors tu en arrives à penser au pire :-[...

Je commence par l'essentiel, rien ne vaut de se foutre en l'air,
si aujourd'hui rien ne semble aller pour Toi, demain et dans l'avenir, il en sera autrement,
un état n'est jamais figé, bientôt il ira un peu mieux, ensuite il fera des vagues, il y aura des hauts et des bas, et plus tard je suis sur, vu la volonté que tu mets depuis le début, tu remonteras la pente ;)...

Je le dis toujours je ne suis pas psy,
mais je reste persuadé que ta jeunesse te fait juste manquer de patience,
que ton impatience t'a fait aller dans toutes les directions possibles à la fois,
ne te laissant peut être plus le temps de vraiment analyser, ressentir, les infimes petits mieux que ça t'a porté...
Une thérapie classique, c'est quelque-chose de long, qui remue par petites touches,
et laisse le temps de décanter à chaque fois...

Celles qui ont fait des thérapies semi-hypnotiques ici, ont été beaucoup plus vite qu'en thérapies classiques, mais ont aussi été chamboulé à un point qu'elles ont souvent été sur le fil, et m'ont fait très peur...

Je te retrouve dans le même état,
mais dispersée et abattue par le mélange de toutes tes tentatives,
contrairement aux autres qui avaient peur car elles savaient que ça allait les remuer et être très difficile à chaque séance, mais en même temps elle ressentaient des mieux qui leur permettaient de s'accrocher et d'y aller encore...

J'ai juste envie de te répéter de penser à Toi,
de faire une pause pour reprendre des forces,
offres Toi des activités qui te plaisent et te ressourcent  durant quelques temps,
mets de coté tes émotions vis à vis du traumatisme si tu le peux,
et essayes de déterminer les actions qui t'ont fait te sentir un peu mieux afin de les trier et de te concentrer juste sur celles là prochainement...

Tu vas y arriver,
c'est juste une question de temps,
ne perds pas espoir,
accroches Toi à la vie...

Viens ici nous dire chaque fois que ça ne va pas,
mais aussi et surtout chaque fois que tu sens un petit mieux,
cette liste de petits mieux tu pourras y revenir et t'y accrocher à chaque creux de vague,
pour trouver le courage de remonter sur la suivante ;)...
Nous pourrons aussi revenir avec Toi sur ces mieux pour t'encourager et t'aider à avancer...

Je crois en Toi, et je compte sur Toi pour ne pas sombrer...
Tiens bon...
:-*
" Les cicatrices nous rappellent d'où on vient, mais elles ne doivent nous dire où aller."

Bonjour Nomane souviens-toi comme mes questions t'ont fait peur, pourtant c'est essentiel d'y arriver.

Déjà ne te focalise pas sur le plaisir ressenti, un orgasme c'est un réflexe, comme le rire quand quelqu'un te chatouille contre ton gré. Pareil.

Reste confiante en toi, ne te demande pas l'impossible trop vite. Arrêter de fumer, de te mutiler ou de trop boire sont des effort considérables en soi. Sois heureuse et fière de ces avancées là.

Pour le reste la sexualité, c'est plus dur de donner des conseils, peut-être changer d'attitude avec ton copain? Etre celle qui prends les décisions et les initiatives pour éviter d'être trop dans la peau de al file docile qui se laisse faire. Qu'en penses-tu?

Ne pas porter plainte ne veut pas dire grand chose, après tout, peu de victimes le font. Pour des tas de raisons. Ne pas avoir de colère aussi, c'est bien car la haine ne mène nulle part, tu n'y es en aucun cas obligée, mais par contre ne retourne pas cette colère contre toi.
« Les Hommes naissent libres et égaux en droit. Après, ils se démerdent. » (Jean Yanne)

Salut,
Tout tes efforts pour aller mieux prouvent la profondeur de ta douleur. "Guérir" d'un traumatisme est un long parcours et prend du temps. Tout ce que tu as fais, va certainement aider avec le temps mais ça n'a pas un résultat immédiat. Donne-toi des petits buts, n'essaye pas de tout changer d'un coup. Essaye une ou deux choses pour t'aider, mais donnes du temps à ces solutions. Tout d'abord, donne-toi la permission de ne pas être bien, d'aller mal. Mais aussi, accroche-toi, ça va aller mieux, c'est un processus qui prend du temps. Essaye de remarquer le positif. Le fait de pouvoir exprimer que tu vas mal est un grand pas.
Alex.

Bonjour,

Hier j'ai fait de la peinture à l'huile sur toile, c'était sombre mais je ne pouvais pas faire autrement je n'avais pas envie de lumière ou de soleil. Alors j'ai peint des arbres dans la nuit. Je crois que la peinture est une bonne façon d'exprimer des émotions sans avoir à les dire.

J'ai fait comprendre à mes parents que quand je leur disais  que ça n'allait pas, en réalité ça allait même très mal (idées suicidaires notamment). J'ai dit que parfois je me posais la question de savoir si je ne préférais pas mourir. Mon père a dit "mais arrête voyons". Je trouve qu'il n'y a rien de pire que de ne pas prendre au sérieux quelqu'un qui ose se livrer et exposer une telle chose. C'est même un encouragement au suicide. Heureusement que je n'ai pas d'idées noires aujourd'hui. Ma mère a essayé de dire quelques phrases... Mais je crois qu'elle est dépassée.

Aujourd'hui je suis allée faire une balade à vélo, il faisait beau c'était agréable.

Il y a tout de même quelque chose qui m'empêche de profiter du présent. Un truc qui me perturbe mais que je ne sais pas décrire. Comme si une voix me rappelait à l'ordre, en me disant "mais tu n'as pas oublié quelque chose ? Tu te souviens l'agression ?". Alors je suis tout le temps aux aguets, à l'affût, tendue, vigilante, prête à me faire rattraper par le passé. Prête à m'effondrer ou à exploser en mille morceaux.
C'est difficile de décrire un tel sentiment, je ne sais pas si vous allez comprendre.


Alexandra, c'est dur de s'accorder la permission d'aller mal quand les gens autour de moi attendent au contraire de moi que j'aille bien. Quand je suis seule je m'y autorise un peu. Mais entourée je ne peux pas, c'est interdit, comme si j'avais l'obligation de rester forte et de faire bonne figure.

Anayl, je n'ai pas de copain, et je n'ai pas l'intention d'en avoir.
Quant à mes petites avancées, elles sont de courte durée, j'ai déjà recommencé à boire et à fumer. Je ne vois pas le bénéfice d'arrêter ça. J'ai plus de bénéfice à continuer.

Intime, c'est vrai, je suis trop impatiente et je l'ai toujours été d'ailleurs. Mais là, mon impatiente vient du fait que c'est une souffrance de vivre dans l'état dans lequel je suis. Est-ce que m'accorder plus de temps peut améliorer un peu mon état ? Je n'en suis pas certaine...
On m'a toujours dit de me donner les moyens. C'est pour ça que je me jette à corps perdu dans toutes les solutions possibles. Je me donne les moyens d'aller mieux, mais si ça ne fonctionne pas, et que j'ai usé de tous les moyens, alors oui le pire s'immisce dans mes pensées