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Un forum pour les victimes d'abus et de violence

#15 Août 06, 2020, 02:46:05 PM Dernière édition: Août 06, 2020, 03:56:22 PM par Cytosine
Citation de: Anayl le Août 06, 2020, 02:23:30 PM
Je suis du même avis qu'alexandra, tu devrais parler à ton ami S.
Je n'arriverais vraiment pas à lui en parler. Déja, parce que j'ai beaucoup trop honte de ce que j'ai fait. Et aussi car j'ai malgré tout peur d'accuser ce mec "pour rien", d'avoir une vision faussée des choses. Je ne veux pas qu'il s'imagine que je raconte des conneries, que je diffame, que je cherche à foutre la merde...
J'hésite à en parler avec cette fille à qui j'ai parlé au travail. Si elle a aussi eu des problèmes (hors travail) avec T., ca confirmerait qu'il y a effectivement un problème avec lui et que ce n'est pas moi qui ai une mauvaise vision de la chose. Mais j'ai très peu parlé à cette fille et je ne lui ai jamais parlé en dehors du travail, j'ai donc peur que ce soit déplacé, malpoli, de lui envoyer un message demandant de but en blanc ce qu'il s'est passé avec ce mec.

Citation de: Anayl le Août 06, 2020, 02:23:30 PMSinon, concrètement tu cherches du boulot dans quel secteur? Tu as quoi comme diplôme? Juste pour t'aider à te remotiver dans tes recherches d'emploi.
Mon soucis, c'est que j'ai juste un master en biologie. Ca ne vaut rien. Pour avoir un travail en biologie, il faut soit un BTS (bac+2), soit un doctorat. Eventuellement une école d'ingénieur. Mais un master, ca ne vaut rien. Et la plupart des labos refusent d'embaucher des diplomés Master pour un poste niveau BTS. C'est d'ailleurs simplement interdit dans les labos publics, car ils considèrent que si on embauche du bac+5 pour un niveau bac+2, ca va tout "shifter", on va finir par embaucher du bac+8 pour du bac+5 et donc, quoi, on demande bac+15 pour les postes bac+8?
Du coup, avec mon diplome "intermediaire", il n'y a finalement pas de poste pour moi. D'autant que, avec le covid, je n'ai pas pu continuer mon stage. Je devais faire 9 mois de stage, mais entre le covid et un autre soucis interne à mon labo, je n'ai pu faire que 2 mois. Je n'ai donc quasiment aucune expérience, aucune connaissance concrète, je ne sais rien faire dans un labo....  Je suis un peu perdue. Et j'ai beaucoup de mal à me concentrer sur ma recherche d'emploi. Pourtant, mon ami m'y encourage et essaye de me pousser, tous les soirs il me demande où j'en suis...
Je viens de faire un tour sur linkedin, puisqu'on me dit que je dois y être actif pour construire mon réseau et trouver un emploi. Mais l'autre con commente partout, on suit les mêmes pages et profils puisqu'on travail dans le même domaine et dans la même ville... Pas moyen de continuer ma recherche plus loin, le seul fait de le croiser sur un réseau social me rend dingue.

Citation de: Anayl le Août 06, 2020, 02:23:30 PM
PS si tu intéresses les gens sur internet, il n'y a pas de raisons que tu ne les intéresses pas dans la vraie vie.
Et pourtant. Ce n'est pas faute d'essayer. J'essaye vraiment de m'ouvrir aux autres, et de me comporter de la même façon que je le ferais sur internet, mais, rien à faire, les gens ne m'aiment pas.


Citation de: Anayl le Août 06, 2020, 02:23:30 PMRéécrire ton histoire, ce qu'il s'est passé chez T. mais avec deux axes uniquement :
1) Les faits précis
2) Ce que tu as ressenti
Les faits et ressentis en même temps, ou en faisant deux textes différents ?

Un seul texte.

Ensuite, éventuellement, si tu as peur d'en parler à S., tu pourrais en parler à cette ancienne collègue, elle ne voit plus T. donc tu n'as pas besoin d'avoir peur. Sa réaction t'aidera à voir plus clair je pense, non? Au lieu de lui demander ce qu'il s'est passé, tu lui racontes ce que toi tu as vécu. Mais une fosi que tu as mis tes idées un peu au clair en séparant les faits, et ton ressenti, de tes supposés.

Bon pour le boulot je comprends, j'ai fait autrefois des études de biologie (master aussi, enfin ça se nommait DESS à mon époque). J'ai galéré et puis je me suis lancé dans la compta, on recrute beaucoup (en France la compta recrute davantage que l'informatique) et c'est franchement facile à côté de la biologie ! Tu peux aussi facilement te reconvertir dans l'informatique. Il y a aussi des emplois dans l'agroalimentaire, si tu as fait de la biochimie ou de la microbiologie. Pense aussi au concours dans la police technique, ils recrutent bcp !

Bref, ne baisse pas les bras, il y a moyen de trouver quelque chose !

« Les Hommes naissent libres et égaux en droit. Après, ils se démerdent. » (Jean Yanne)

Citation de: Anayl le Août 06, 2020, 03:58:33 PM
Ensuite, éventuellement, si tu as peur d'en parler à S., tu pourrais en parler à cette ancienne collègue, elle ne voit plus T. donc tu n'as pas besoin d'avoir peur. Sa réaction t'aidera à voir plus clair je pense, non? Au lieu de lui demander ce qu'il s'est passé, tu lui racontes ce que toi tu as vécu. Mais une fosi que tu as mis tes idées un peu au clair en séparant les faits, et ton ressenti, de tes supposés.
Je pense que j'aurais du mal à lui en parler comme ça de façon directe. Comme dit, je ne parle pas avec cette collègue, ce serait donc difficile de lui envoyer un premier message pour lui dire "hey, coucou, ton collègue m'a forcé à faire des trucs". Il faut tout de même un contexte pour adresser la parole comme ca à quelqu'un, non?

Citation de: Anayl le Août 06, 2020, 03:58:33 PMBon pour le boulot je comprends, j'ai fait autrefois des études de biologie (master aussi, enfin ça se nommait DESS à mon époque). J'ai galéré et puis je me suis lancé dans la compta, on recrute beaucoup (en France la compta recrute davantage que l'informatique) et c'est franchement facile à côté de la biologie ! Tu peux aussi facilement te reconvertir dans l'informatique. Il y a aussi des emplois dans l'agroalimentaire, si tu as fait de la biochimie ou de la microbiologie. Pense aussi au concours dans la police technique, ils recrutent bcp !
Je pense que mon plus gros problème, c'est que je refuse la vie métro-boulot-dodo sans passion. Faire un travail que je n'aime pas, un travail qui m'emmerde, juste pour payer mes factures? A quoi bon, autant mourir tout de suite. Si c'est pour passer mes journées à attendre désespérément que le temps passe parce que mon travail n'est qu'une plaie au quotidien, je n'ai vraiment pas envie d'essayer. C'est pourquoi je m'obstine à postuler uniquement à des postes qui semblent un minimum intéressants, ou au moins supportables. La vie est déja suffisamment un fardeau, autant ne pas en rajouter avec le travail... On y passe sa vie, on y perd sa vie, au final.
La police technique, par contre, ça m'intéresse, mais je n'ai pas trouvé comment postuler... Ils donnent des infos générales, mais rien de bien concret (on s'inscrit où, et surtout, quand?). Ou alors, j'ai mal fouillé... J'irais chercher encore.

#18 Août 06, 2020, 05:22:55 PM Dernière édition: Août 06, 2020, 08:32:52 PM par Cytosine
Du coup. Je vais tenter de relater les faits à nouveau, sans me référer à mon premier message (sans le relire). Je vais surtout m'arrêter aux événements factuels sans trop me concentrer sur mes ressentis, puisque je finirais forcément par les utiliser pour me justifier.

J'ai rencontré T. lors de mon premier stage dans ce laboratoire (janvier 2019). Il était pote avec ma maitre de stage et venait parfois discuter. J'ai parlé plusieurs fois avec lui, on se croisait parfois dans le tram, ou en sortant du laboratoire, et discutions donc sur le trajet. J'ai une fois participé à une soirée étudiante (j'ai tendance à fuir ce genre de choses, mais une camarade de classe tenait à ce que je vienne) et ai finalement passé la soirée à discuter avec lui (ca fait bien dix ans qu'il n'est plus étudiant, mais visiblement il traine souvent aux soirées étudiantes). J'appréciais beaucoup cet homme, sans jamais avoir réussi à vraiment me rapprocher de lui. Il a démissionné en octobre, je le revoyais quand il revenait régler quelques formalités au laboratoire, ou discuter de son article de recherche qui n'était toujours pas publié. Entre temps, j'avais rencontré S. et compris que ces deux là sont des amis très proches. Je suis assez rapidement devenu proche de S. (on est devenus très proches et complices en quelques mois à peine, on s'appelle tous les jours), et il m'a dit plusieurs fois qu'il aimerait que je vienne avec eux pour leurs prochaines vacances. Je me suis dit que ce serait effectivement sympa de pouvoir faire des trucs à trois, même en dehors des vacances, et ai alors à nouveau cherché à me rapprocher de T.. Durant le confinement, je lui parlais de temps en temps. Il répondait de façon neutre, mais j'avais toujours l'impression de le faire chier. Il répondait à peine, par quelques mots, jamais de phrase complète. Je me suis dit qu'il n'est peut-être pas à l'aise sur un clavier, mais la complexité et la longueur de ses messages sur son mur ou sur linkedin me démontrent le contraire. Tant pis, je me contente de venir aux nouvelles de temps à autres, sans grande prétention. Il me téléphone un soir, on discute de tout et de rien pendant une heure. Un autre soir, on se téléphone à nouveau, on discute de tout et de rien, puis il amène le sujet de la sexualité. Concrètement, il me demande si je suis attirée par les garçons ou par les filles, je répond que je ne suis attirée par rien du tout, et il s'en étonne. Bon, ca a tendance à étonner les gens, qui vont souvent poser des questions à ce sujet, donc j'accepte de répondre à ses interrogations, jusqu'à ce que ca devienne assez indiscret. J'admet ne pas avoir de pudeur, mais quand un même de dix ans mon ainé, et que je connais à peine, me demande si je me suis déja masturbée, et comment je m'y suis prise, ca devient quand même gênant. Je lui dit donc que la conversation me met mal à l'aise, mais il insiste. Tant pis, il est presque minuit, je suis épuisée, je répond à ses questions, puis chacun va se coucher. J'ai tenté de lui reparler une fois après ça, il répond toujours de façon courte et incomplète, je me dis que je le fais chier et que je devrais laisser tomber. J'ai donc laissé tomber. Mais, un mois après, je recroise son nom sur Facebook et, c'est plus fort que moi, je lui envoie un message. Hey, salut, ca va?
Nous sommes un samedi soir, il est 19h, nous échangeons quelques messages, puis il me propose de le rejoindre chez lui pour diner, dans une demi-heure. Je suis très surprise, puisqu'il n'avait pas l'air de s'intéresser à moi, mais, contente de pouvoir enfin me sociabiliser un peu, et dans l'espoir de pouvoir enfin m'en faire un ami, je m'y rend joyeusement. Dans ma tête, c'était une simple invitation amicale. On allait manger ensemble, discuter de tout et de rien (et surtout discuter de travail), puis j'allais rentrer chez moi. Et c'est tout. Bon, il m'avouera en fin de soirée (après les événements) qu'il m'avait invitée simplement parce qu'avec ce confinement, il n'avait eu personne dans son lit depuis un moment et n'avait plus eu le temps de chercher quelqu'un. Bref, tendons de garder les choses dans l'ordre.

Je me retrouve donc chez lui. Je suis super mal à l'aise, complètement coincée. Il s'excuse du bordel et m'emmène dans sa chambre à l'étage. Il a une sorte de tapis posé au pied de son lit (lit sans "pieds", posé au sol), on s'installe là pour manger. Ma foi, pourquoi pas. En voyant le bordel sur les tables de la cuisine et du salon, je suppose que c'est le seul endroit libre. On discute un peu de choses et d'autres. Je manque de mourir avec la nourriture beaucoup trop pimentée. Je ne supporte absolument pas la moindre dose de piment, et il y en avait vraiment beaucoup, mais je n'osais rien dire. Il finit par se rendre compte que ça ne va pas, me demande si je veux autre chose à manger, et fini par me ramener un verre de lait pour faire passer le piment. Je m'efforce de manger autant que je peux, jusqu'à vraiment avoir la gueule en feu. Il remarque que je suis complètement coincée et mal à l'aise, fermée sur moi même dans ma posture. Je lui dit que je suis toujours stressée et tendue. Il tend un bras vers mes épaules et me demande si il peut vérifier un truc. Je le laisse faire, il tate mes épaules, et constate avec stupeur qu'elles sont complètement dures à force d'être constamment tendues et contractées. Il me dit qu'il connait une très bonne technique de massage pour détendre les muscles. Je suis très mal à l'aise, mais je ne peux vraiment pas dire non à un massage.... Je le laisse faire. Il recherche les noeuds et les zones douloureuses, il insiste dessus, suivant les noeuds mais aussi les lignes de muscles. Il me fait également travailler ma respiration. Il dégrafe mon soutien-gorge pour pouvoir suivre les lignes des muscles du dos. J'ai l'habitude avec mon meilleur ami, qui me propose souvent des massages et donc fini aussi par se débarrasser de la lanière du soutien-gorge (mais sans jamais la moindre tentative sexuelle, évidemment), donc je me laisse faire, ça me semble finalement presque naturel dans le cadre d'un massage du dos. Il chasse chaque noeud musculaire tout le long de mon dos. Je l'arrête quand il descend trop bas et que ses doigts s'approchent trop de la  raie de mes fesses. Je lui demande d'arrêter, il insiste à demander si ça fait mal dans cette zone, je lui dit que non, il remonte donc chercher plus loin. Je finis par me détendre. Pas forcément psychologiquement, mais au moins physiquement. Mes muscles se détendent petit à petit, se débarrassant de leurs noeuds, de leur tension et de leurs douleurs, je finis par me retrouver un peu shooté par cette détente inhabituelle, moi qui suis toujours si tendue. Mon cerveau comate à moitié, tandis que T. s'attaque à mes épaules, passant finalement vers l'avant, massant au dessus de ma poitrine. A un moment, il m'a demandé si c'est ok s'il touche ma poitrine. Mon cerveau engourdi a réagit avec dix minutes de retard, je n'ai pas du tout réalisé ce qu'il me demandait. Et je n'ai pas du tout réalisé ce qu'il  faisait. J'ai un soucis de dysphorie physique depuis l'enfance, j'ai totalement refusé l'existence de ma poitrine (pour tout vous dire, je me douche les yeux fermés ou en fixant les murs bien haut, pour être sûre de ne pas la voir). Donc, puisque, pour mon cerveau, mes seins n'existent pas, ca veut dire qu'il n'était pas en train de les toucher, puisqu'il n'existe pas... Bref, je n'ai rien remarqué. Moi, je profitais juste du massage. Il n'était pas concrètement en train de me tripoter les seins (je crois?), mais juste en train de masser autour. Il me dira plus tard, quand je m'étonnais de ses avances, qu'il pensait que j'étais ok puisque je l'avais laissé me toucher les seins. C'est à ce moment là que j'ai rembobiné le film dans ma tête pour comprendre de quoi il parlait. Bref, à ce moment là, je roupille à moitié sous les mains de cet homme qui est bien trop doué en massages pour mon propre bien. Mon corps est totalement détendu pour la première fois depuis bien trop longtemps, et mon cerveau est comme à moitié shooté. Il finit par me prendre dans ses bras par derrière, me poussant en arrière jusqu'à ce que mon corps repose contre le sien, ma tête contre la sienne, sur son épaule. Je n'ai pas réagi lorsqu'il a déposé un rapide baiser dans mon cou. Le temps que l'information montre au cerveau et qu'il accepte de se réveiller.... En fait, non, il refusait de se réveiller.
Il a fini par se glisser face à moi et m'a embrassée. Sous la surprise, je n'ai absolument pas su réagir. Mais ce baiser fut, à ma grande surprise, particulièrement agréable. Je me sentais si bien dans ses bras, sous ses caresses. Il m'a posée sur le lit tout en continuant à m'embrasser. J'ai fini par réagir et comprendre que ça commencait à prendre une direction que je ne désirais pas. Je le repousse doucement en lui demandant quel est son plan. Il me dit qu'il n'y a pas de plan. Je lui dit que je ne compte pas aller plus loin avec lui (je ne me souviens plus de mes mots ici), il semble comprendre. Je baisse ma garde, on se retrouves allongés sur le lit, je le laisse m'embrasser et me caresser. Il finit par retirer mon haut et s'attaque à nouveau à ma poitrine. Je suis mal à l'aise, la situation devient gênante et je n'aime vraiment pas que l'on me rappelle l'existence de mes seins. Mais, ma foi, si ça peut lui faire plaisir... Je laisse faire. Mes doigts finissent par s'aventurer timidement sur son corps, caressant lentement ses cheveux, ses épaules, son dos et ses bras. Je ne réagis pas lorsqu'il retire son pantalon. Tant qu'il garde son caleçon... Je réagis cependant lorsqu'il cherche à retirer le mien. Je l'arrête à nouveau, lui rappelant que je ne veux pas de sexe, pas de contact sexuel. Il me dit qu'il a compris. Je laisse faire. Je ne résiste pas à ses baiser, ses caresses et ses calins. Je ne comprend pas ce que je suis en train de faire, pourquoi je fais ca avec cet homme dont je ne suis pas amoureuse. Mais, sur le moment, il m'est comme irrésistible, et je suis incapable de mettre fin à tout cela, tout en ayant conscience que je ne devrais pas laisser faire ça.

Il prend ma main et la pose sur son entrejambe. Il est en érection, ce qui m'étonne bêtement. C'était pourtant prévisible. Je retire aussitôt ma main et lui dit que je ne veux pas toucher à ca. Je ne veux ni la voir, ni la toucher. Ok. Il continue les calins, puis il rééssaye rapidement. Je refuse encore. Il finit par baisser son caleçon et refermer ma main de force sur sa bite. Je refuse encore, je lui rappelle que je ne veux pas la toucher ni même la voir. J'essaye de me redresser, de me lever, mais il me bloque et me recouche. Je suis incapable de lui résister... Comme un lapin pris dans les phares d'une voiture, je le vois venir sans pour autant réussir à bouger. Je suis totalement à sa merci, avide de calins et de tendresse, quémandant son affection, oubliant en quelques secondes chaque mauvais geste de sa part. Il insiste encore et encore, je finis par céder. Soit, si c'est juste avec la main...

Pour la suite, j'ai un peu du mal à remettre les choses dans l'ordre ou à me souvenir des détails.

Je me souviens qu'il se frottait à moi, il s'est mis sur moi, sa bite contre ma culotte, et faisait des mouvements comme s'il me baisait. Je le poussais mollement, sans aucune force, de sorte qu'il n'a sans doute même pas remarqué que je le poussais. Je tournais la tête et fixait le mur, j'étais très mal à l'aise mais je n'osais rien dire, à part lui répéter encore et encore que je ne veux pas coucher avec lui. J'ai fini par lui dire que j'ai mes règles. Il me dit que je reviendrais chez lui lorsque je ne les aurais plus. Qu'importe le jour, même en semaine, même s'il travaille, il veut que je revienne chez lui dès que mes règles sont finies. Il m'a dit "I will fuck you so hard", quel romantisme.

Plusieurs fois, je me suis retrouvée roulée en boule sur son lit, cachant mon visage derrière mes bras et mes mains, à marmonner "mais qu'est-ce que je fais? Je ne veux pas faire ca, qu'est-ce que je suis en train de faire?". Il me disait que tout va bien, que je n'ai pas à être gênée, que nous sommes juste deux personnes profitant d'un moment à deux, s'appréciant l'un l'autre. Il me calinait jusqu'à ce que je me détende nouveau.

Il insistait pour que je le suce. Je refusais, évidemment, hors de question que je fasse ça. Il me disait alors que je lui doit ca, parce qu'il m'a fait plaisir avec ses calins et son massage, et que je dois donc lui faire plaisir en retour. Il m'expliquait que c'est donnant-donnant, qu'on ne peut pas recevoir sans donner, que ca ne marche pas comme ca. Que je dois maintenant lui faire plaisir également. Je refusais, je le repoussais, je ne voulais absolument pas m'approcher de son entrejambe, ni même la regarder. Il a fini par me foutre sa bite devant le visage. J'étais couchée sur le dos, un peu relevée avec le coussin, et il s'est mis plus ou moins à quatre pattes pour approcher sa bite de mon visage. J'ai détourné la tête en le repoussant, lui disant que je ne veux vraiment pas faire ça. J'ai à nouveau voulu me lever et partir, il m'a rattrapé en me disant que tout va bien, que tout se passe bien, et m'a recouchée. Quelques calins et à nouveau je baisse ma garde. La troisième fois qu'il m'a mis sa bite devant le visage en me demandant de la prendre en bouche, j'ai fini par céder. Il bougeait au dessus de moi en gémissant. Cette image là reste particulièrement tenace. Il finit par se recoucher et me demande de descendre sur lui pour continuer à le sucer. Je n'essaye même plus de refuser. Je sais bien qu'il aura ce qu'il veut de toute façon, quoi que je dise. J'accède donc à sa demande. Mais comme je ne sais absolument pas m'y prendre et que je manque de m'étouffer avec son machin, il finit par laisser tomber.

Je ne sais plus exactement à quel moment il m'a touché l'entrejambe (comme dit, ces paragraphes là sont posés un peu dans le désordre, je ne sais plus les lier entre eux). Je l'ai tout de suite repoussé, lui demandant de ne pas toucher. Il insistait, je l'ai repoussé plus fermement. Je répétais "non, s'il te plait, arrête!! Je ne veux pas de ca!". Il a alors bloqué mes deux mains, tenant mes deux poignets avec une seule de mes mains (pas compliqué, au vu de la minceur de mes poignets). Je le repousse avec mes jambes. Il bloque mes jambes avec les siennes : il est sur moi, il peut facilement m'immobiliser de part son poids et sa force. Il continue à frotter mon entre-jambe. C'est non seulement genant, mais aussi super désagréable. Presque douloureux. Je continue à le supplier d'arrêter, il me répond juste "tu crois vraiment que je vais arrêter?".

Plusieurs fois, quand je lui demandais d'arrêter, quand je lui répétais que je ne veux pas de tout ca, il me disait que si, j'en avais envie. Qu'il voyait bien que je le voulais, puisque j'avais les tétons qui pointent (et alors? Le froid suffit à les faire pointer, ca ne veut rien dire), et j'avais malgré moi l'entre-jambe humide (mais là encore, c'est purement mécanique, ca ne veut rien dire...). Oui, j'aimais les calins et baisers, mais pas le reste. Je ne voulais rien de sexuel, ni sur lui, ni sur moi, et je n'appréciais pas du tout cela. Je finissais simplement par céder car je n'avais pas la force de me défendre, de le repousser pour de bon ou de partir. Ou parce que j'étais prête à trop accepter juste pour continuer à avoir des calins et des baisers. Je voulais juste de la tendresse, et je voulais vraiment y croire, à cette tendresse. A m'imaginer que tout ca, c'est bel et bien une affection sincère. Je ne voulais pas accepter qu'il n'ai absolument aucune tendresse, aucun sentiment en ma faveur, et qu'il en faisait que réagir aux injonctions de sa bite qui avait visiblement pris le controle sur son cerveau. Bref, lui était persuadé que je voulais tout ca.

Puisque je ne savais pas m'y prendre avec sa bite, il a fini par laisser tomber et s'est simplement branlé sur moi. Je me contentais de tourner la tête et de fixer le mur afin de ne rien voir, essayant d'oublier ce qui était en train de se passer. Il m'a essuyée avec un sopalin puis s'est recouché à coté de moi, enfin calmé.

Il m'aurait sans doute laissée partir à ce moment là. Mais je voulais encore m'imaginer que tout allait bien, qu'il ne se passait rien de mal, et que ce n'était que de la tendresse partagée, une forme d'affection. Je suis restée là encore un moment. Je caressais ses cheveux, sa barbe et son torse, du bout des doigts, timidement. Je restais contre lui, m'accrochant à son bras, caressant ses mains et ses doigts. Je réclamais encore sa tendresse même après tout ça.

Toujours aussi romantique, il me dit qu'il me réveillera durant la nuit pour que je le suce. Attend, quoi, je suis censée rester chez toi? Je lui fais comprendre que je n'ai pas l'intention de dormir chez lui. Il insiste, je lui dit finalement que je n'ai pas prévu assez de protections hygiéniques pour la nuit. L'argument semble fonctionner. Il finit par me laisser repartir. Il m'embrasse encore sur le pas de la porte. J'ai encore envie de croire à sa tendresse.


Citation de: Cytosine le Août 06, 2020, 04:15:17 PM
La police technique, par contre, ça m'intéresse, mais je n'ai pas trouvé comment postuler... Ils donnent des infos générales, mais rien de bien concret (on s'inscrit où, et surtout, quand?). Ou alors, j'ai mal fouillé... J'irais chercher encore.

J'ai trouvé ça : https://www.police-scientifique.com/category/recrutement/
« Les Hommes naissent libres et égaux en droit. Après, ils se démerdent. » (Jean Yanne)

Mon message dépasse la limite de caractères autorisés, je met donc la suite dans un autre morceau :

Je suis rentrée chez moi, j'ai pris une très longue douche, j'ai tenté de me rincer la bouche une dizaine de fois, puis je suis allée me coucher.

Le lendemain, je me sentais mal vis à vis de tout ça, et j'ai fini par tout raconter à quelqu'un sur internet. J'étais prise d'un profond dégout. J'avais l'impression de sentir encore le goût de sa bite dans ma bouche, de sentir encore son odeur sur mes mains. Je n'arrêtais pas de me laver les mains, mais ca ne partait pas, j'ai fini par me faire à l'idée que c'est juste dans ma tête. J'étais dégoutée de ce qu'il s'était passée, mais aussi dégoutée de moi même. De ce que j'avais finalement accepté de faire. A ce moment là, j'avais bien l'intention de ne plus jamais revoir ce gars. Et je pensais qu'il ne me parlerait de toute façon plus. Je n'avais pas su m'y prendre, alors pourquoi s'embêterait-il avec moi? Il n'a qu'à s'inscrire sur tinder pour trouver une partenarie expérimentée qui saura lui faire plaisir. Je pensais donc être tranquille. Même s'il m'avait encore répété, avant de me laisser partir, que je devais lui dire dès que mes règles seraient terminées.

Malgré tout, il revenait me parler. Il me demandait simplement comment je vais, si je m'en sors avec mes CVs, et me disait de lui envoyer mon CV lorsqu'il sera finalisé pour qu'il puisse me donner des conseils (bon, j'ai fini par lui envoyer le CV mais  n'ai bien sûr reçu aucun commentaire, il veut bien faire semblant d'être gentil mais y a des limites). Bref, il me parlait de facon normale et bienveillante. J'ai alors fini par changer mon discours à son sujet. Au début, j'étais bien d'accord quand mon amie disait que c'est un connard et que je ne dois plus jamais le revoir. Je me sentais vraiment mal par rapport à ce qu'il s'était passé et ce qu'il m'avait forcé à faire. Je me sentais coupable, mais c'est surtout à lui que j'en voulais, car j'étais persuadé qu'il était en tord, que c'était un connard pervers et manipulateur.
Mais petit à petit, je commencais à le défendre, à dire que, finalement, il n'avait juste pas compris mon refus. Qu'en fait, il est sympa, il m'apprécie, et c'est peut-être le début d'une relation. J'ai fini par me persuader d'avoir envie de le revoir et d'aller plus loin avec lui. Quand cette fille à qui j'ai raconté l'histoire me disait que c'est un salaud, je lui disais que non, que le pauvre gars n'y est pour rien, que je n'avais juste pas été assez claire.
J'étais morte d'angoisse du matin au soir, je sursautais à la moindre notification Facebook, j'avais toujours peur que ce soit lui et me sentais mal dès que je voyais son nom. Pourtant, je continuais à vouloir lui parler, à surveiller ses posts sur les réseaux sociaux (je ne regarde absolument jamais les "stories" de mes amis sur les réseaux, ca ne m'intéresse pas du tout. Par contre, dès que lui postais un truc, je regardais de suite...). J'étais terrifiée à l'idée de le revoir. J'avais terriblement envie de le revoir. J'avais détesté ce qu'il m'avait forcée à faire et aurait voulu que ca n'arrive jamais. J'avais envie d'y retourner et d'aller plus loin encore. Je le détestais et l'aimais à la fois. J'avais terriblement peur de lui, j'étais persuadé que c'est un dangereux pervers manipulateur. J'avais le sentiment de craquer pour lui. Je voulais ne plus jamais le revoir. J'envisageais une vraie relation avec lui. Je voulais croire qu'il m'apprécie, qu'il a de l'affection pour moi, voire qu'il est amoureux, et que c'est pour ça qu'il m'avait fait ca. Je voulais que ce mauvais souvenir devienne quelque chose de positif. Que je ne sois pas forcée, mais que ce soit une vraie relation. Me convaincre que j'en avais eu envie, et que j'en voulais plus encore. Et j'étais tiraillée par des hormones qui ne s'étaient pourtant encore jamais exprimées. Comme si cette vie d'abstinence cherchait soudainement à rattraper le coup. Je voulais qu'il m'aime, et j'étais prête à tout pour ça.

Ainsi, lorsqu'il m'a à nouveau invitée à diner chez lui (me promettant simplement que, cette fois, il n'y aurait pas de piment...), j'y suis retournée. Je savais très bien ce qui allait se passer, et je m'étais persuadée d'en avoir envie.
On a mangé à nouveau, il m'a proposé de regarder un film. On s'installe sur le lit. Il coupe rapidement le film et commence à m'embrasser. Je laisse faire, aucune défense. Il me dit "tu sais très bien que cette fois je ne m'arrêterais pas". J'acquiesce sans un mot. Je répond à ses baisers et caresses, et je répond à ses ordres. Il n'insiste qu'une ou deux fois pour que j'accepte de le sucer. Et je le laisse faire pour la suite. Il y va rapidement, brutalement. Je lui dis qu'il me fait mal, il me dit juste "ca fait toujours mal la première fois" et continue son affaire. Je me contente de détourner le regard et d'attendre que ca passe. Je ne sais pas de quoi j'avais envie, mais en tous cas il n'y avait clairement aucun plaisir. Il fait des pauses, et me demande de le toucher ou de le sucer. J'obéis bravement, je suis ses ordres comme un brave toutou. Ca dure presque deux heures. Il veut que je reste chez lui. Soit. Il s'endort rapidement. Je me rhabille, mais je reste. Je ne dors pas de la nuit. Je me tourne encore et encore. Quand il se réveille, j'ai droit à quelques calins. Du moins, je croyais. Je croyais encore betement qu'il voulait juste quelques calins, de l'affection. Evidemment, il me fout rapidement sa bite dans la main. Bon, ok. Quand il s'arrête, je réclame encore des calins. Il me dit qu'il doit travailler mais que je peux continuer à dormir. On est dimanche et il n'est même pas 7h. Il se lève et s'installe sur son PC. Il regarde une série sur Netflix. Je ne peux pas dormir, je me lève et tourne un peu en rond. Il me regarde d'un oeil mauvais et me dit que je dois partir, sinon il ne pourra pas se concentrer sur son travail (mec, tu es en train de mater une série...). Je rentre donc chez moi. Je prend une douche qui dure au moins quinze minutes et je vais me coucher. Je ne dors toujours pas. Je passe la journée dans un état de semi-torpeur, à essayer de comprendre ce qu'il se passe, ce qu'il s'est passé. Surtout, que se passe-t-il dans ma tête? Qu'est-ce que je croyais? Que c'était de l'amour ? Je ne comprend absolument pas pourquoi j'y suis retournée. Je me lave encore, comme si ca pouvait servir à quelque chose.

Je ne sais plus quoi penser de tout ça, et je ne sais plus ce que je voulais ou non. Je ne sais plus si je peux l'accuser de quoi que ce soit après être retournée chez lui. La première fois, oui, il m'a forcée, mais je suis retournée chez lui. Là, il m'a juste traitée sans respect, mais il ne m'a forcée à rien. J'ai cédé à tout sans résistance. Je me rend alors compte que je ne suis plus une victime, j'ai fait de moi une complice, voire une coupable. Je ne peux plus me plaindre à ce stade, et je ne peux plus l'accuser.
Et je me sens de plus en plus mal. De plus en plus sale. Je culpabilise de plus en plus. J'angoisse de plus en plus à la vision de son nom. Et pourtant je le cherche de plus en plus, surveillant toujours ce qu'il peut poster sur internet. Je pense tout le temps à lui, j'en fais des rêves et des cauchemars. Je lui parle de temps en temps, juste pour m'imaginer qu'il y a une relation entre nous. Il répond vaguement, puis ne répond plus. Une fois, il répond de façon agressive et désagréable. Je finis par comprendre. Je finis par comprendre ce qu'il s'est passé dans ma tête. Ca me hante et me torture, et j'ai terriblement besoin de lexprimer. J'en parle à plusieurs personnes sur internet, mais toujours personne que je ne connaisse vraiment. Je m'enfonce dans mes angoisses et une dépression plus violente que jamais. Je suis incapable de me concentrer sur quoi que ce soit. Impossible de travailler sur ma recherche d'emploi. Je ne peux meme pas me concentrer sur un jeu, un film, une vidéo, un dessin. Sauf si je joue avec quelqu'un, éventuellement. Alors, je joue avec une autre personne rencontrée sur internet, à qui je parle beaucoup. On a beaucoup échangé, on s'est beaucoup confiés l'un à l'autre. On joue ensemble en ligne. On passe des heures à discuter. Il cherche à m'aider, me comprendre, me soutenir. Il me dit qu'il est là pour moi et fera tout pour m'aider. Je m'accroche désespérément à lui. J'ai terriblement besoin d'aide et de soutien. Je me sens tellement mal vis à vis de tout cela. Je passe mes journées prostré, à penser encore et encore, à toujours parler de la même chose, à angoisser, à avoir terriblement peur que T. me reparle, et à avoir terriblement envie qu'il me reparle. Tout en me disant que jamais, ô grand jamais je ne remettrais les pieds chez lui. Quelques semaines passent.
Il finit par m'écrire à nouveau. Il me propose de repasser chez lui, "dans une demi-heure". Je met quasiment une heure à lui répondre pour finalement lui dire que je n'ai pas le temps. Il est déja tard alors il n'insiste pas. Le lendemain, dans la soirée, je me dispute avec cet "ami" (je ne l'avais encore jamais rencontré, finalement) sur qui je comptais pour un soutien. Il me dit qu'il ne s'embetera plus à me parler, que je n'en vaut pas la peine, que je ne fais pas d'efforts pour aller mieux et me sortir de ma situation, et que c'est bien normal que tout le monde baisse les bras avec moi et me laisse seul. Il me dit que je mérite d'aller mal. J'allais déja tellement mal, avec mes angoisses vis à vis de l'autre, ma solitude, le stress du chomage qui se rajoute malgré tout. J'ai pété un cable. Je l'ai presque supplié de ne pas m'abandonner, lui disant que j'ai vraiment besoin de son aide. Je me sentais tellement coupable, misérable et seul. J'ai ressenti l'envie de me faire du mal. De me détruire pour de bon. Je n'ai jamais eu de pulsions autodestructrices (en dehors du suicide..... mais, disons, je ne me suis jamais amusé à me découper les bras ou que sais-je), mais, pour la première fois, j'avais vraiment envie de me faire du mal mentalement et physiquement. Au moment où ce pote m'affirmait une fois de plus qu'il me laisse tomber pour de bon, je recois un autre message sur messenger. T. me propose de passer chez lui, là maintenant tout de suite, dès que je peux. Ok. Je voulais me détruire pour de bon, voila la solution qui s'offre à moi. Je n'ai qu'à y retourner, et après ca, je sais que je serais anéanti pour de bon. J'y suis donc retournée une troisième fois dans cette optique. Dans le but de me détruire pour de bon, pour n'avoir plus aucune excuse. J'avais vraiment pour intention de me balancer au fond du trou. Et, ma foi, ca a bien marché. Il m'a traitée encore plus mal que d'habitude, sans aucune forme de respect. Je n'étais qu'un brave jouet docile et malléable dont il pouvait faire ce qu'il voulait. Je ne cherchais plus à me défendre, j'obéissais simplement. Toujours sans plaisir. Il m'a foutue à la porte sitôt sa bite fatiguée, sans plus de considération, sans même un au revoir.
Voila. Je voulais me détruire, j'ai réussi. Après y etre retournée deux fois, je n'ai vraiment plus aucune excuse. Tout est désormais de ma faute et je ne peux plus l'accuser de rien. Et je me sens plus sale encore. Profondément sale. Mais là, je ne peux m'en prendre qu'à moi même.

Je ne comprend vraiment pas ce qu'il s'est passé dans ma tête. C'est totalement insensé. Pourquoi ai-je voulu à ce point me détruire ? De cette manière? Pourquoi ai-je voulu me faire du mal et anéantir le peu d'estime que j'avais encore pour moi ?

Plus le moindre mot de sa part depuis ce jour. Evidemment, je ne lui parle plus non plus.

Bonsoir

Juste quelques mots au début. Tu as parlé d'hormones en route, c'est peut-être une conséquence aussi de tes soucis avec ta poitrine et ton corps?

Ensuite, une autre victime de viol ne vas pas forcément réagir comme toi, chacun est tellement différent. J'ai le souvenir d'une victime (Nina) qui a été violée, non pas 2 fois mais 20 fois, oui 20 fois elle y est retournée.

Ce n'est pas noir ou blanc, tu peux être consentante une fois et violée une autre fois. Le premier cas, que tu as raconté en premier, est un viol à mon avis personnel. Pour les deux fois où tu es retournée, c'est assez courant ces processus de soumission à son agresseur, l'estime de soi est souvent diminuée, alors qu'au départ, tu sembles déjà avoir peu d'estime de toi non? Qu'en penses-tu?

En tout cas, je te recommande de ne plus voir T. du tout, y compris en présence de S. Bien sur, c'est ta vie, tu es libre.

Pour ton ancienne collègue, tu peux peut-être l'inviter chez toi? Et au cours du dîner, lui parler de ton expérience avec T.? Je ne pense pas qu'elle ira lui raconter.

Bon courage pour tout !
« Les Hommes naissent libres et égaux en droit. Après, ils se démerdent. » (Jean Yanne)

Bonsoir Anayl,

Citation de: Anayl le Août 06, 2020, 09:10:07 PM
Juste quelques mots au début. Tu as parlé d'hormones en route, c'est peut-être une conséquence aussi de tes soucis avec ta poitrine et ton corps?
C'est possible. J'ai effectivement un gros problème avec mon corps, ce qui peut expliquer au moins en partie mon asexualité, mon refus de toute forme de sexualité.

Citation de: Anayl le Août 06, 2020, 09:10:07 PMEnsuite, une autre victime de viol ne vas pas forcément réagir comme toi, chacun est tellement différent. J'ai le souvenir d'une victime (Nina) qui a été violée, non pas 2 fois mais 20 fois, oui 20 fois elle y est retournée.
En effet. L'une des personnes à qui j'ai parlé de cette histoire m'a dit être restée 6 ans sous l'emprise de son agresseur. Elle savait très bien ce qu'elle subissait, mais elle y retournait toujours sans réussir à se contrôler.... Au final, je me demande ce qu'il se passerait s'il demandait à me revoir. Aurais-je la force de lui dire non?

Citation de: Anayl le Août 06, 2020, 09:10:07 PMCe n'est pas noir ou blanc, tu peux être consentante une fois et violée une autre fois. Le premier cas, que tu as raconté en premier, est un viol à mon avis personnel. Pour les deux fois où tu es retournée, c'est assez courant ces processus de soumission à son agresseur, l'estime de soi est souvent diminuée, alors qu'au départ, tu sembles déjà avoir peu d'estime de toi non? Qu'en penses-tu?
C'est fort possible, en effet. Il y a souvent des processus psychologiques particuliers qui se mettent en place durant une agression. La victime a souvent tendance à se persuader d'être consentante pour ne pas accepter l'idée de ne pas l'être. C'est assez bizarre, comme processus, mais, après tout, notre cerveau a souvent tendance à faire des choses étranges. Les victimes se persuadent très souvent d'être coupables. Retourner chez son agresseur fait sens avec cela.

Citation de: Anayl le Août 06, 2020, 09:10:07 PMEn tout cas, je te recommande de ne plus voir T. du tout, y compris en présence de S. Bien sur, c'est ta vie, tu es libre.
J'aimerais vraiment ne plus le voir du tout. Mais je ne supporterais vraiment pas de perdre S.. A ce stade, je préfère mille fois me détruire plus encore, plutot que de perdre S.. Car le perdre serait bien pire que tout. Pourtant, je sais bien qu'il va bientôt quitter l'Europe et que je ne le reverrais plus. Mais, justement, je veux encore plus profiter de chaque instant que je peux passer avec lui avant son départ. Quitte à devoir voir l'autre en même temps. Dussé-je ne jamais m'en remettre. Après tout, j'étais incapable de vivre avant de le rencontrer, alors je veux bien mourir pour lui.

Citation de: Anayl le Août 06, 2020, 09:10:07 PMPour ton ancienne collègue, tu peux peut-être l'inviter chez toi? Et au cours du dîner, lui parler de ton expérience avec T.? Je ne pense pas qu'elle ira lui raconter.
Ce n'était pas du tout une amie, on ne se parlait quasiment jamais. Ce n'était pas une collègue directe, elle travaillait dans le labo d'à côté. Ce serait trop bizarre de l'inviter à diner seule chez moi. Bien sûr qu'elle n'ira pas lui raconter, puisqu'elle semble vraiment ne pas l'apprécier. Mais ca me semble trop compliqué de l'inviter chez moi sachant que l'on ne se connait pas (d'autant que ca lui ferait une heure de route). Si je devais lui en parler, ce serait plutôt sur internet... Ou si j'ai une fois l'occasion de retourner au laboratoire, mais à priori, je ne pourrais plus jamais y foutre les pieds.


Citation de: Anayl le Août 06, 2020, 09:10:07 PMBon courage pour tout !
Merci beaucoup.

Citation de: Cytosine le Août 06, 2020, 09:29:58 PM
Après tout, j'étais incapable de vivre avant de le rencontrer, alors je veux bien mourir pour lui.

ne dis pas ça, tu es jeune encore non?

Au final, S. est un ami ou tu en es amoureuse?
« Les Hommes naissent libres et égaux en droit. Après, ils se démerdent. » (Jean Yanne)

Oui, je suis jeune, et alors? Cela fait déja des années que j'attend désespérément la mort. Cette vie ne m'intéresse pas du tout. Je me forçais à continuer pour ne pas faire de peine à ma mère, mais je n'en pouvais plus. J'en venais à espérer qu'elle meure pour pouvoir enfin mourir à mon tour. Je n'avais aucun espoir, ni même l'envie d'un espoir. Je n'essayais pas d'aller mieux, j'attendais juste d'avoir enfin le droit de partir.

Certes, il a finalement suffit d'une rencontre et d'un battement de coeur pour tout changer. S. est un ami, et il n'y aura rien de plus entre nous. Mais, oui, je suis amoureuse pour la première fois. Terriblement amoureuse. C'est la première fois que je ressens ce sentiment. Du coup, je suis peut-être juste comme une ado qui tombe amoureuse pour la première fois et je me laisse envahir par mes émotions. C'est beaucoup trop fort pour moi. Mais c'est aussi tellement positif. Il me donne envie de vivre, il me donne envie d'avoir de l'espoir pour ma vie et mon avenir. Il me donne envie de m'améliorer, de devenir meilleure que ce que je suis pour être à la hauteur de l'affection qu'il me porte. J'ai tellement changé depuis que je le connais. J'ai envie de m'ouvrir au monde et à l'avenir. J'ai envie de m'apprécier et de m'accepter, tout en faisant l'effort de m'améliorer encore.
Mais j'ai surtout envie de lui parler tous les jours, de le voir le plus souvent possible, de passer du temps avec lui. J'ai envie de le voir sourire, de l'entendre rire. De tout faire pour le faire sourire. Je veux le voir heureux. Alors, oui, je suis prête à tout sacrifier juste pour passer autant de temps que possible avec lui.
Je sais bien que c'est stupide. Mais je ne veux pas changer ça.

Mais tu sais, ce n'est surement pas la dernière fois que tu aimes, tu peux tomber encore amoureuse ensuite.
« Les Hommes naissent libres et égaux en droit. Après, ils se démerdent. » (Jean Yanne)

En effet. Ca arrivera peut-être à nouveau. Mais ca ne change rien à ma problématique, au final. Ce n'est pas ca la question.

Ben disons, que je n'ai pas vraiment envie que tu te suicides, c'est pas comme ça que tu vas aller mieux :(

En relisant ton message, que penses-tu de T. finalement? Et de ce qui s'est passé?

« Les Hommes naissent libres et égaux en droit. Après, ils se démerdent. » (Jean Yanne)

Au contraire, j'irais beaucoup mieux en quittant ce monde...

Je suis toujours assez perplexe vis à vis de T.
J'ai finalement réussi à en parler (vite fait, sans détails) à ma tante. Elle m'a dit que c'est normal, que les hommes sont comme ca, que les pulsions prennent le dessus et que le cerveau ne marche plus une fois qu'ils sont excités, et qu'au final il n'y peut rien....
Il n'y avait peut-être aucune méchanceté de sa part. Il n'a juste pas su s'arrêter.

Pardon? Heu désolé mais ta tante est débile.

« Les Hommes naissent libres et égaux en droit. Après, ils se démerdent. » (Jean Yanne)